 Frances Burnett 2008-07-27 . chapter 9Je n'aime vraiment pas cette fin. Elle me laisse un goût positivement atroce.
Je veux dire, c'et toujours bien écrit, fluide, un petit chef d'oeuvre avec humour noir et sous entendus scabreux mais...
C'est triste, tout simplement.
Ou alors, je suis fatiguée.
En tout cas, bonne chance pour la suite !
Frances |
 Subtility-Lyra 2008-05-15 . chapter 9 Alala, j'ai vraiment adoré ta fic !
Je m'en suis tapé des fous rires grâce à toi !
Tu as énormémement de talent et d'humour, c'est vraiment bien écrit et c'est drôle à souhait !
Et cette première fin alternative est géniale, je me demande comment seront les autres !
Bisous. |
 Subtility-Lyra 2008-05-14 . chapter 1 Han j'adore j'adore j'adore !
C'est génial, plein d'humour, l'idée est excellente !
Je reviendrais vite lire la suite ^^ !
Bisouus. |
 RedAnneFlint (encore) 2008-03-28 . chapter 2 Aller trève de plaisanterie ("oui oui une trève!") je vais te faire une critique un peu plus détaillée.
bon, petit un : je déduis que tu as un livre sur les anges et les démons chez toi parce que j'ai eu bien du mal à trouver des références sur les net (même si je n'y ai pas passé deux heures)
petit 2 : t'as de la suite dans les idées, je dirai même plus : t'as un cortège d'idées avec une suite derrière.
j'arrête de compter (de toute façon après 3 je sais plus): je ne sais pas où tu puises ton inspiration mais aller détourner des lieux, des personnages, des situations comme tu le fais... t'as rien à faire chez toi hein!?
J'ai pleuré de rire sur quelques scènes, genre quand elle lache son arme presque fatale dans le cimetière... j'en rigole rien que d'y penser et j'en rigolais dans la piscine tout à l'heure. Et ça... ça je ne te le pardonnerai pas facilement.
Ton style est toujours excellent. Je me suis rarement perdue en cours de route. Ca se lit bien, ça se lit vite, si vite qu'on est arrivé à la fin sans s'en rendre compte.
Je reviens sur tes personnages. Tellement si peu mary et Gary-Sue, même quand ils sont sensés être parfaits. Forcément on s'attache. D'autant que parler de Dieu c'est très casse gueule!... ben non! Toi t'arrives tu nous lances ta petite histoire qui finit mal pour lui et personne n'a rien à redire. C'est politiquement correcte et ça se prend pas au sérieux.
Et pourtant ça tient debout! Aves même la petite morale à La Fontaine sur la fin. Non parce que c'est pas parce que c'est drôle que ça peut pas glisser deux trois petites choses grinçantes (comme ces références à la mort glacée)
C'est pas du polard, c'est pas tout à fait de la science (fiction surtout), pas complètement de l'aventure... c'est délirant, ça se tient, ça rend accro... c'est du Dekado!
Pis finalement on rêvait d'un nouveau monde et tu l'as fait. (sur l'air de "je suis un homme" de Zazie)
Bon ben merci (je suis pudique que veux-tu, je ne te sauterai jamais dessus en criant "ma déesse, ma gourou, mon idole!"... non, JAMAIS!)
RedAnneFlint |
 RedAnneFlint 2008-03-28 . chapter 1 J'ai pas écrit plus hier parce que quand c'est nul je ne sais pas quoi dire.
Hahahaha elle est bien bonne. Non en fait j'ai attendu un peu parce que j'étais pête à me prosterner devant toi et à te promettre fidélité en te disant "faites de moi ce que vous voulez ma reine..."... comme j'ai trouvé ça un peu dangereux j'ai préféré m'éclaircir les idées avant de revenir t'écrire tout le bien que je pense de ta fic.
"tout le bien que je pense de ta fic"
Voilà!
bises à plus! |
 redanneflint 2008-03-27 . chapter 9 ... |
 koredik 2007-11-09 . chapter 9 :D l'Equilibre, je suppose? Disons que le Bouc et le Hamster, dans l'inconscient de leur Divinité, ont réussi leur coup. L'homme est à l'image de Dieu, et l'homme détruit Mater. La fin du syllogisme est évidente. J'aime bien cette fin, je l'aimerai davantage si tu ne t'étais pas laissé aller à un brin de vulgarité avec Mater et Gaby. Le sexe n'a pas besoin d'être vulgaire, et bon bref, tu le sais, je kiff pas la vulgarité. Mais je dis ça juste pour complèter ma mission de 'critique' :D Un détail, quoi! Et puis ton étron qui dépose les premières bactéries sur la planète vièrge, ça rachète tout! Voilà une image sympa de la création du monde! Un étron divin! Mieux, un étron mythologique. Merveilleux.
Bin voilàvoilà! Reste plus qu'à découvrire tes autres fins. Que dire sur la nouvelle dans son ensemble? Déjà que t'as bien fait de ** les lemonistes hystériques d'HP. Si t'as assez d'imagination pour un scénario pareil, pas la peine de lambiner chez les fans. T'as le talent aussi, et le neurone déjanté dégoulinant d'acide qui accouche du miroir déformant de ce monde de lopettes qui en a besoin. Bref, bravo! Ca m'a fait plaisir de te lire, et ça m'a fait du bien aussi. C'est fou ce qu'on peut relativiser après, lol! Moi qui n'arrête pas de me prendre la tête sur ma pauvre fic qui n'avance pas, je prends une bouffée d'air frais. ca va pas durer, mais c'était bon le temps d'en rire. Merci Chachou! Bisous, et à plus tard! |
 Koredik 2007-11-09 . chapter 8 Trop chou, ta bande de tarés! Tous empaquetés comme un tas de chiots abandonnés, avec leurs mouches complètement barrées et tout! Trop mignons. Bon, j'ai pas grand chose d'autre à dire. On s'attache aux personnages, on presse l'intrigue pour en voir exploser la tête. Bref, c'est tout ce qu'on demande.
J'ai tout de même un peu hésité avec l'ajout de toute la grande famille du Sieur Yaya (ça 'décrédibilise' le côté réflexion sur l'origine de la religion ou même du monde), mais tout compte fait le talent est de savoir mélanger la farine de la vérité au lait de l'absurde. C'est pas de la poésie, c'est juste que j'adore les crêpes. |
 koredik 2007-11-09 . chapter 7 Chapitre un peu différent, plus action après la tension, plus "cinéma". C'est pas une critique, mes neurones avaient besoin d'une pause :D C'était drôle et facile à lire, une fois de plus. Le Chéri et son "tu vas parler, charogne!" était hilarant! Et puis les miliaires, of course. Et le Mal qui sera notre fin à tous. C'est discutable philosophiquement parlant, mais du point de vue du scénario, ça tombe bien et ça sonne juste.
Bref, j'ai de moins en moins de trucs à dire :D Mais c'est une bonne chose. Il faut savoir doser les acions et les 'pauses' dans une histoire (pas du point de vue des personnages, mais du point de vue du carburateur neuronal des lecteurs) parce que ça va encore quand tu publies chapitre par chapitre, mais quand t'auras fait ton propre bouquin, Chachou, les gens le liront d'une traite. Faut les ménager pour les amener en bout de course, et ça tu le fais très bien avec cette histoire. |
 koredik 2007-11-09 . chapter 6 La petite altercation entre Gaby et Asta au début du chapitre est ma scène préférée, je crois. "ton Angélisme n'est pas remis en compte". Y a du talent là-dedans, Déka, du vrai talent! Cet humour parallèle, ces réflexions parallèles... Enorme! Comment aimer le sexe sans être nympho? Comment être nympho sans être perverse? Comment être perverse sans être infréquentable? Des évidences à rappeler, et qui font plaisir. Et puis il y a aussi des aspects terribles. Gaby qui lutte pour son angélisme. Comment rester bon et pur quand plus personne n'attend ça de nous? Quand même son Père n'y croit pas? La bonté par peur du Jugement, de la mise à l'écart, ça s'appelle l'attrition. Faut-il lutter contre ses pulsions, ou y céder pour respecter sa nature? L'emprisonnement de l'apparence. Des myriades de thèmes et de petites piques jetées à tout va en quelques mots. Ca, encore une fois, c'est du talent. Quand je lis les livres à la mode récents, jme dis que y en a qui ferait bien d'en prendre de la graine. Ils sont aussi familiers avec la profondeur et l'implicite qu'un chat avec la notion de partage. Ce-disant je pense notamment à mon chat qui fout présentement sa grosse queue hirsute devant mon écran, malgré mes coups de fouet et mon langage fleuri.
Et puis l'arrivée au paradis est vraiment drôle. Avec à la fin Satan et Dieu en inverse, on a l'impression de se retrouver dans un poker menteur merveilleusement incorrect, comme un reflet qui ne correspondrait pas tout à fait à celui qui regarde dedans.
Et t'as bien fait de ne pas faire "cru" la scène de touche-pipi. Ca aurait cassé cette ambiance de poésie de chèvre, qui grince et qui fait rire. Comme ça c'est parfait. |
 koredik 2007-11-09 . chapter 5 Court, mais excellent!
D'abord le style! Belle scène de combat (même courte - rappelons-le). Je souligne ce point parce que, personnellement, je trouve que ce sont les scènes les plus compliquées. faire rendre le mouvement par des mots, c'est quand même pas évident! C'est le côté 'cinéma' de l'écriture, l'exercice le plus inaproprié du papier. Et puis l'arrivée de Satan est simplement géniale. "Le gel éternel qui s'étendra à la fin du monde" (ou un truc comme ça). superbe! Suivi du Hamster Divin qui court sur la grande roue du monde! lol!
Et l'explication du problème est grande, elle aussi. D'abord la Mère (c'est toujours de la faute à la mère). Chercher la Femme... Génial, du point de vue de l'humour. Mais aussi du côté du scénario. Grosse poussée de fièvre neuronale sur Dieu et ses Idées, et la Matière. T'as du quand même cogiter quelque peu pour sortir un tel scénario (cogiter et déprimer aussi, non?) C'est assez flippant et plus qu'original, avec une Mater en mode destruction récurant (la force de la nature, comme on dit. Avec tout le monde qui se fait petit, les hommes comme leurs créatures les Anges/Démons). J'aime aussi beaucoup Astaroth qui dit qu'il préfère se savoir sorti de la matière que de la tête. C'est très... humain. Ca nous parle. La relation ambigüe avec la Vie. Deka, c'est vraiment excellent! Très drôle, très noir, très décalé, très vrai. Et cet instinct de survie final, où tout le monde se retrouve. Mais comment survivre à la Vie? That is the question. |
 koredik 2007-11-09 . chapter 4 Roh! Je me laisserais presque aller à glousser que "c'est trop mignon!" si je te ne connaissais pas. Mais comme je te connais, je m'abstiens, histoire de ne pas tomber de trop haut :D
Côté humour, juste un petit coup de chapeau au "il a tellement l'habitude d'obéir" de Uriel. HA! Excellent! C'est pas le seul qui m'ait fait tiquer, mais si je fais un relevé on va pas s'en sortir.
Côté surenchère, je me répète encore mais des fois... Bref. Je n'aime pas trop l'accumulation faite à propos de l'arme fatale d'Astaroth. Tout le monde a compris quelle était cette arme fatale. Tu peux jouer dessus, mais en mettre dix lignes c'est trop. Ca fait perdre son intensité à la blague, ça la dilue. 'Fin, jdis ça, doser de l'humour, y a pas de règles - faut vraiment que j'arrête de m'excuser chaque fois que je fais une critique.
Côté histoire, voilà des revirements interessants! Belle conception de Celest Engeen. & Son (c'est le nom que je donne à la fusion Paradis/enfer, lol! tu m'inspires!). On a presque l'impression que c'est la Vie qui les condamne. Gaya, quoi! S'ils ne vivent que lorsqu'il y a des hommes (ou des créatures intelligentes) car ils sont la personnifications de leurs peurs et leurs espoirs, s'ils ont des nombrils, c'est qu'ils sont immortels à échelle humaine mais mortels à échelle de la matière. La Vie les rappelle à elle! Seulement si elle le fait avec tendresse - la tendresse d'une mère qui étouffe son nouveau-né - on est en droit de se demander quelle est l'adresse de son dealer. Qu'est-ce que tu nous couves, Chachou? Ou alors on a affaire à des terroristes du côté de la Vie. Des mecs qui cherchent à détruire l'imagination des hommes pour mieux les libérer? Mais y a des humains aussi dans le cimetière. Alors quoi? C'est un coup de la SPA céleste? (lol perso) Bon, bin je vais investiguer la suite! |
 koredik 2007-11-09 . chapter 3 Dekado, ou la Perverse Originelle. Tsktsktsk. "si ses anges trouvent le plaisir autrement qu'avec Lui...". *ricanement stupide du Lutin* C'est marrant, mais c'est vraiment avec cette phrase que je te retrouve le mieux. Les tâches sur la traine de la mariée, c'est ta spécialité, pas vrai?
Bon, revenons-en au chapitre. Un peu court pour faire beaucoup de remarques, mais c'est pas plus mal pour moi. Parce que faire des reviews longues me gâche un peu mon plaisir, et franchement cette nouvelle me fait plaisir à lire! Et je peux te dire que c'est un vrai compliment, parce que en ce moment je boudine à max et je ne suis vraiment pas d'humeur à lire quoi que ce soit.
J'ai bien tripé sur ton Satan parce qu'il prouve, une fois de plus, que tu sais parfaitement nous prendre par surprise. On s'attendait à un Cornu chaud-bouillant, toujours prêt à rire, toujours prêt à la godriolle, et au lieu de ça... Excellente description du glaçon - le vent froid dans la tronche à l'alpiniste qui dévisse, énorme! Ca brouille un peu plus les pistes et les débuts de 'clichés' qu'on pouvait trouver. Du coup je repose la question: qui a dit que les criminels étaient des gens sérieux? On considère en général - d'un point de vue biblique - que le rire est satanique. Et moi ça m'a toujours posé un pbl, parce que j'adore le rire. C'est quand même la chose la plus géniale que cte pauvre humanité a en sa possession. Du coup ça me plaît de tomber sur un Satan marchand de glaces et gai comme une tombe. C'est inattendu, c'est ambigü, c'est fun quoi!
- Je ne sais pas trop quoi dire sur le style. C'est facile à lire, clair, drôle - l'humour est un excellent fluide de lecture. Et puis perso j'adore tous tes petits cailloux de reflexion semés sur le chemin. Genre Gaby qui est quand même heureux d'être en vie, malgré tout. C'est marrant, ça. Surtout de la part d'un pseudo-immortel. Parce que la mort a beau être douce ou bienvenue, ça fait toujours plaisir de se réveiller. Comme si toute cette douceur n'était qu'un rêve, au fond. Putain d'instinct de survie. Putain d'humanité! |
 koredik 2007-11-09 . chapter 2 J'ai moins à dire sur ce second chapitre, plus action que description. J'aime beaucoup au début lorsqu'on apprend que Gab a bordé Asta. Ca me fait penser à une phrase biblique (ou à peu près biblique). Et puis dans le premier chapitre Gab n'était pas dégoûté de prendre la main pleine de sueur du démon. C'est vraiment bien que tu n'ais pas fait des EvilAngel partout. Je ne sais pas s'il y a des terroristes du Bien dans ta nouvelle (il y a déjà les Brigades, lol!) mais ça aurait été dommage de clichéifier tous les anges comme des "mauvais" ou je ne sais quoi. L'ironie ne tiend la route que s'il reste un soupçon de crédibilité à entâcher. Tu reprends ça d'ailleurs en signalant que Jesus est amour. On aime ou on n'aime pas, mais c'est important de laisser une part de 'bien' au Bien. J'en reviens quand même aux "brigades du Bien" qui m'ont fait marrer! Parce que des anges soldats capables de passer à tabac, y en a quelque uns! Et c'est pas du jojo, n'en déplaise au Grand Barbu! Michel, par exemple, est armé et dangereux. Soldat, du Bien! HA! "soldat" du Bien! J'te jure! Y en a vraiment qui croient n'importe quoi!
- Il est certain que tes deux personnages sont très "humanifiés", avec des personnalités et tout. Ca fait partie de l'humour (ce n'est pas une nouvelle de pure reflexion sur les choses de la religion). Ca m'a fait grogner un peu, mais enfin je comprends. Par contre j'adore le déclancheur de l'action, quand Asta arrive dans la crypte. Tu sais que j'adore me prendre la tête, Deka. Et bien j'ai adoré me prendre la tête sur les effets de cette découvertes sur les Immortels. Parce que les effets que la découverte de sa mortalité peut avoir sur quelqu'un (un Esprit), voilà un sujet idéal de masturbation neuronale! Que seraient les anges et les démons s'ils devenaient mortels? Est-ce que les anges continueraient vraiment leur leçons de morale et de condescendance? Est-ce que les démons ne découvriraient pas les notions de l'amitié, de la pitié, voire de la compassion? En gros, qu'est-ce qui fait un homme? Quel combat est livré en lui entre les hordes de la peur de la souffrance, et les troupes de la douleur partagée? C'est une question qui me plaît, et tes deux protagonistes à la recherche de l'Equilibre - de la réponse à cette question - me plaisent aussi.
Jvé ptêt un peu loin dans mes élucubrations. Mais même si tu trouves ça délirant, c'est aussi que tes mots soulèvent des pierres dans l'esprit des lecteurs. C'est ce qui compte. Je me souviens quand j'étais en Troisième au collège, on avait étudié un livre de R.Queneau et on avait fait de longues explications de textes dessus. Après plusieurs jours de travail sur le sujet, au moment de passer à un autre bouquin, la prof (qui était un peu hors-catégorie dans son genre) nous avait lu le compte-rendu d'une interview de Queneau sur ce même bouquin. Le journaliste lui posait des questions sur les interprétations des analystes (et des étudiants) de son oeuvre. En gros, qu'est-ce qu'il en pensait? Queneau a répondu que ça le faisait marrer, parce qu'il n'avait JAMAIS pensé à tout ça. Ses mots lui avaient échappé, et il en était heureux. Ca m'a toujours fait sourire. |
 koredik 2007-11-09 . chapter 1 Et après, quoi? pratiquement un an de retard? Moui, quelque chose comme ça. Donc, après pratiquement un an de retard, voici enfin les investigations du lutin sur la plume libérée du chachou. Heu, on fait comme on a dit, hein? C'est à dire que j'écris ce que je veux, froidement et tout, mes opinions n'engagent que moi, et elles sont dans le désordre (en fait elles suivent le cheminement hasardeux de mes pensées, mais lues comme ça ça fait désordre).
Ceci ne correspond qu'au premier chapitre (pas encore vu les autres)
- déjà j'ai commencé par bien rigoler sur le "Paradis Inc.", bien qu'un peu moins sur "Enfer and Co" qui faisait très répétition, même si je ne vois pas très bien ce que tu aurais pu faire d'autre. J'ai trouvé le début assez décevant dans la mesure où il aurait pu être excellentissime (vraiment! j'y reviendrai) si il n'y avait pas eu quelques lourdeurs. Ici je rappelle que ces "lourdeurs" ne concernent que ma pomme, et que chacun son sale goût, surtout en matiere d'humour. Quand je parle de "lourdeurs" (sur lesquelles je reviendrai également) je pense notamment au rappel que tu fais au début rapport au diable qui était employé chez Paradis Inc à ses débuts. Ca fait redite avec le fait qu'il n'est pas rancunier (tu dis ça la phrase d'avant ou d'après). Tout le monde a compris (ou devrait avoir compris) l'implication implicite avec le fait qu'il n'est pas rancunier. Et la satisfaction du lecteur venant avec le fait qu'il "comprend" des trucs sans qu'on n'ait besoin de lui expliquer, l'humour de cette phrase perd en intensité parce que l'explication - pas nécessaire à la compréhension - est fournie.
Je ne sais pas si c'est clair, mais enfin depuis le temps tu sais que ça c'est pas mon fort! Désolé pour la purée de mots, je reformulerai si tu veux.
- toujours sur le côté humour, je me suis tapé une belle crise de rire avec "ce type ne s'est jamais curé le nez" suivi du "le gars qui sent la rose". L'humour ne s'explique pas, mais je vais quand même essayer de t'expliquer ce qui me fait marrer la-dedans (j'ai jamais réussi à appliquer mes principes). Je ne doute que tu saches bien pourquoi c'est drôle, mais jme lance quand même là-dedans pour que tu suives le "cheminement intellectuel" de l'un de tes lecteurs :D Bref, ça me fait marrer parce que bien entendu chacun se reconnait mieux dans le démon qui se cure le nez que dans l'ange qui pue la rose. C'est une nouvelle très noire qui se planque derrière l'humour. Je kiff le sarcasme. La faillite du Paradis, et le Diable qui n'est pas rancunier (implication que le 'Bien' et les lapins roses le sont) et ça, ça brouille merveilleusement bien l'image qu'on se fait des Gentils et des Méchants. J'adore! Démolition à l'arme nucléaire du Paradis des bigots, lol! Le Mal qui récupère tout, qui intègre, suivi bien sûr de merveilleuses allusions, comme le fait que les démons savent se cacher parmi nous, alors que les anges se la pètent avec leurs ailes et leurs auréoles. Et puis ton démon a traffiqué une Clio - il a SU traffiquer une Clio. Eux nous connaissent, eux sont des potes. On peut rigoler avec eux, pas avec les piafs du Saint Esprit (qui a dit que seuls les vrais criminels n'avaient pas le sens de l'humour?) Et on retrouve ce retournement de situation dérangeant (enfin! Dérangeant pour les grenouilles des clochers) avec la "mission" et le rôle de chacun dedans. LOL! MDR!! Quel sarcasme! Quelle noirceur dans cette constatation magnifique que tu fais en remarquant qu'une nouvelle invention équivaut à de nouveaux massacres en puissance! C'est tellement vrai! C'est tellement historique! C'est délicieusement déprimant.
- Dans un autre registre, j'ai adoré le plan social céleste et les conneries qui suivent avec Belzebuth qui se plaint rapport qu'il ne sait rien faire d'autre que le Mal. C'est très... actuel.
- en revanche j'ai un problème avec la surenchère mal dosée - le dosage, une fois de plus, ne concerne que MA pomme!. Ta nouvelle est tellement sarcastique en elle-même que certaines tartes à la crème la rabaissent un peu. Le coup du "Brise d'Anus de Cacacharel" me déçoit, parce que j'ai tripé sur le parfum pas normal (trop...trop) de Gab. Et puis je préfère les tartes à la crème de situation. Par exemple quand tu causes de la nuisette bleue à bisounours, c'est trop insister que de rajouter des dialogues dessus avec le démon qui crie "qu'est-ce que c'est que CA!", tu vois? Sans mettre de dialogue, juste dire que ça le dégoute aurait suffi, il me semble. Parce que trop de dialogues et d'exclamations humoristiques décrédibilisent celui qui les pousse. Bref. La question de la surenchère nous a toujours séparées, de toute façon :D
- l'humour de la fin du chapitre, en revanche, m'a totalement conquise. D'abord la découverte du slip dans les affaires de Gab. Ca aurait pu être "trop", mais c'était suivi de merveilleuses ironies (comme le fait qu'un ange pervers est encore plus déstabilisant qu'un démon). Et puis l'amour des hommes, toujours rose et luisant, MWAHAHA! J'en ris encore! Une phrase parfaite, implicite mais qui ne laisse pas place au doute, et sans reprise derrière. Une bonne petite pierre jetée dans la mare du politiquement correct, PARFAIT!
Voilà, je crois que c'est tout pour le premier chapitre. Quelques reproches, comme tu peux le lire, mais avant tout un grand BRAVO très sincère. Parce que tout ça est d'une aigreur géniale! Le scénario, ou en tout cas le problème de départ, est superbement trouvé (beaucoup de superlatifs, mais ça les vaut). A mes yeux, seul l'équilibre de l'humour pèche, mais une fois encore ça ne regarde que moi. Et je file voir la suite avec plaisir! |
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