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Reviews For: La vitre froide

taraxacum qui passe par là....
2007-09-19
ch 1, anon.
abuseBon comme d'hab je suis traumatisée par ton texte et soufflée en même temps par sa force.
A l'origine je passais par là pour te demander si tu avais lu Fin d'un Jeu, un recueil de nouvelles de Julio Cortazar car je pensais que cela te plairai.

Passe une très bonne journée
Pissenlit
Lunenoire
2007-09-18
ch 1,
abuseatroce, magnifique très bien écrit comem d'habitude, ns'y croirait
Umbre77
2007-09-10
ch 1,
abuseC'est marrant... Pendant toute la lecture de l'histoire, je n'ai pas cessé de me dire "Elle n'est pas au-dessus... C'est arrivé au-dessus d'elle et elle va pouvoir s'en sortir. Elle va pouvoir descendre à temps"...
Mon côté optimiste, toujours! "Dans chaque situation, il y a du bon!"
Qu'y a-t-il de bon, dans le fait que deux avions s'écrasent contre deux tours pleines de monde?
C'est encore plus marrant... parce que pour une fois, mon côté optimiste ne trouve rien du tout.
Ooh, il y a bien mon côté méchant qui dit "Moins de gens sur terre, ça tombe bien, y paraît qu'on est en surpopulation!"...
Mouais... Faible argument du côté méchamment optimiste.
Non, il n'y a rien de "bien", là-dedans.
J'ai trouvé ton texte beau. On pourrait penser que j'utiliserais un autre terme, pour le définir, mais je l'ai trouvé beau. Même si c'est inventé (encore heureux, je ne te souhaite pas d'y avoir été.. brr). Cela donne une nouvelle perspective à l'évènement. Car comme toujours, on prend la place de l'héroïne, même si on ne partage pas sa vision (je sais d'avance que je n'aurais pas bousculer la grosse... j'aurais plutôt été du genre à la porter... Bien sur, je n'en sais rien. Après tout, ça ne m'est jamais arrivé...
Je ne peux que supposer).
Le malheur, c'est pour les autres, dit ton héroïne.
Moi, ça me fait rire. J'ai dit un jour à une amie qui me demandait "Pourquoi moi" que le malheur, c'était pour tout le monde. Si on avait pas du malheur dans la vie, comment savoir que l'on est heureux, le moment venu?
Ton héroïne, elle, elle ne le saura pas. Elle ne pourra que se dire qu'elle a été heureuse.
Mais aussi méchant que cela soit, c'est déjà bien.
Je pense aussi que si j'avais été là, ce jour là... Je n'aurais pas pu attendre la mort. Je pense que j'aurais fait partie de ceux qui se seraient sois jeter du haut de l'immeuble... soit saouler pour ne pas la voir venir...
C'est drôle, ça aussi... On est prêt à tout pour ne pas voir la mort venir, pourtant, qu'on se le dise: Elle viendra! Et ça aussi, je l'ai dit à cette amie: "Pour apprécier la vie, nous avons besoin de la mort... C'est le fait qu'elle soit courte qui la rend si précieuse... Sinon, on se ferait bien chier, mine de rien, en étant immortel!"
Et pourtant je fais partie de ceux qui ne veulent pas de la mort.
Ce qui n'est pas marrant, c'est que toutes ses personnes n'avaient rien demandé. Elles sont allées travailler, comme tous les jours. Peut-être même que certains ont pensé, en se levant "Je prends congé, j'ai pas envie d'y aller!" Mais ils y sont allé quand même...
A quel prix? Celui de leur vie...
Oui, je l'ai trouvé beau, ce texte. Il montre justement ça. La vie est courte. Il ne faut pas se croire à l'abri des malheurs, car c'est aussi ça, la vie. Ce sont les morts rapides, comme ce garçon de mon village qui a percuté un bus alors qu'il roulait à plus de cent kilomètres/heures. Ce sont les maladies, les souffrances, les connards, le temps pourris...
Mais aussi, c'est la vie. La vie qui continue sans nous, sans nous attendre, sans s'inquiéter. Alors plutôt que de s'arrêter pour pleurnicher sur notre sort, on devrait la suivre au maximum... Tant qu'on le peut encore et tant qu'elle est là, surtout.
A présent, je me dis que j'ai mit trop de mots qui ne servent à rien. Simplement dire que c'était beau était suffisant, mais j'aime m'entendre parler (façon de parler, d'ailleurs, vu que j'écris). Je vais donc m'arrêter avant de tout effacer pour résumer mon long bla bla en "C'est beau".
Merci pour ce texte.
RedAnneFlint
2007-09-09
ch 1, anon.
abuseOn sent notre propre peur monter avec elle, même si on réagit plus vite qu'elle étant donné qu'on sait... on sait aussi qu'elle va mourir, juste un peu avant elle mais à ce stade là plus tard on l'apprend mieux c'est.

Heureusement qu'elle avait un charmant comptable à portée de main, ça l'aura un peu aidée à accepter son destin.

Tu décris très bien la peur viscérale qu'on ressent devant le feu.

Je penserai à toi, à elle et à eux la prochaine fois que j'appuierai mon front sur une vitre froide.
lussange
2007-09-09
ch 1, anon.
abuseJe me demande, ce qui a pu t'inspirer parmi les textes que je t'ai écrit , pour que tu écrives : La vitre froide. C'est magnifique ! De plus, c'est très vraissemblable . J'étais sûre que cela finirait mal, te connaissant. C'est plein d'émotions et de moqueries de soi . Cet humour noir qui te sauve les apparences. Et tu sais que c'est très vrai, cette envie de faire l'amour dans ces moments tragiques, c'est reconnu. Cela m'a fait passer un moment vivifiant avant de me préparer à partir pour Manthelan. Merci pour lui.
inavouable
2007-09-08
ch 1,
abuseJe crois que j'ai mal quelque part... au ventre. C'est la boule d'angoisse qui remonte. C'est l'acidité de la peur qui ronge. C'est comme avoir bu trop de jus d'orange d'un coup, comme si on allait se faire bouffer l'intérieur par quelque chose. Je crois que j'ai mal aux yeux. Ça picote juste un peu ; je crois que j'aurai envie de pleurer, bientôt.
Je crois que ton texte en est la cause. Tu vois, j'en suis même sûre. Moi j'aurais pas aimé vivre ça. Les gens qui l'ont vécu sont pareils, évidement. Ils ont rien demandé. Les catastrophes, c'est pour les autres, toujours. Ton héroïne le dit si bien.
Et moi de ma chambre, avachie dans ma chaise à roulette, je pense encore un peu à mon devoir d'anglais qui m'obsède et je me dis : mais putain ta gueule, ya bien pire dans le monde! Cesse d'être égoiste, pour une fois! Mais ça le fait pas, parce que si je pense à ton histoire plus intensément, si j'essaye de m'imaginer encore plus à la place de l'héroïne que tu me l'as fait ressentir (de force) et bien je vais vraiment être incapable de passer une bonne journée. Et je pense qu'aujourd'hui est un jour heureux, qu'il y a plein de bonnes nouvelles qui m'assaillent, et que je ne dois pas penser au malheur des autres.
On m'a déjà dit que j'étais trop sensible. Empatique qu'on dit, je crois. Je sais plus.
Lire ton texte me fait bien sûr repenser à cette fameuse date. Mais tu vois, j'étais tellement jeune à l'époque que je n'y ai rien compris. Peut-être certaines personnes de mon âge ont-elles réalisées plus que moi, mais à l'époque je crois que je n'avais jamais entendu parler des deux tours. C'était confu, toute cette histoire. Pourquoi s'en faire pour ces édifices alors que tous les jours, aux nouvelles, on nous raconte un nouvel incendie, un nouveau tremblement de terre? Pourquoi lui nous touche et pas les autres? Parce qu'il est plus proche, qu'il appartient à nos riches voisins du Sud?
Et c'est là qu'on réalise qu'en fait, tout le monde est égoïste, en un sens. On se fou de l'Amérique Centrale ou du Paquistan, qui ont connu bien pire. Eux, ce sont des villes entières qui ont succombées, à cause d'entrepreneurs avares. Évidement on s'en fou. Il n'y avait pas de gros bonnets dans ces hôtels. On n'a pas touché au Symbole sacro-saint de la plus grande nation. Ils se sont fait ça tout seul.
Et ça me rend encore plus triste de réaliser que le 11 Septembre est le seul évènement horrible que les gens ont retenu. Pour moi qui n'en garde qu'un souvenir ridicule, c'est cela qui est triste. Je me rapelle que le lendemain, notre professeur nous parlais de ce malheur et nous demandais de nous receuillir quelques minutes en silence en mémoire de ceux qui y avaient péris. Et je me rapelle qu'elle était du genre à prêcher avec le sourire qu'il fallait aimer le tiers-monde, qui souffrait, le pauvre. Mais jamais il n'avait eu droit à une minute de receuillement, lui. Seulement les gros bonnets, comme toujours.
Je me rapelle aussi qu'à l'époque mon père cherchait justement à établir une nouvelle boutique à N-Y. Il y avait passé plusieurs jours, aux alentours des tours, tout juste une semaine avant l'incident. J'ai le souvenir d'avoir boudé lors de la minute de silence, mais d'avoir été étrangement émue pour une hypotétique petite fille, qui avait peut-être perdu son père car il n'avait pas eu la chance du mien, et était passé le jour fatidique.
C'est étrange que je me rappele de telles choses. J'étais encore à l'école primaire à l'époque. Je devais avoir 11 ans.
Je n'ai pas vu le film la tour infermale, pas plus que je n'ai vu stupeur et tremblement. Mais en tout cas pour le premier, je n'ai aucun regret. Si c'était pour me faire vivre la dtéresse de ces gens...
Ton texte à cela de difficile aussi. Ça s'est véritablement produit. Et ça m'angoisse encore plus.
Je peux au moins me dire que ton héroïne n'a pas réellement existée. Mais en fait, je suis sûre que oui. Peut-être pas avec ce nom, mais je sais qu'elle existait. Ça me fait plus mal encore.
Je vais te laisser, mon père m'apelle ... pour la cinquième fois.
Sache que ton texte est génial et qu'il retourne vraiment. Il nous force à prendre la place de l'héroïne et vivre ce qui se passe en même temps qu'elle.
Je sais bien qu'elle ne peut pas s'en tirer, mais j'espère encore. Si ceux du 11 n'ont pas pu s'en sauver, peut-être que la fiction le fera pour eux. Peut-être qu'elle sera clémente, qu'elle leur proposera enfin le salut qu'ils méritaient.
N'arrête jamais d'écrire
B i s o u x X x !
Lunabel
2007-09-08
ch 1, anon.
abusele 11 septembre...je me souviendrai toujours de ce matin où prenant tranquilement mon café je vis la première tour bouffant un avion. Et je fut surprise bien sure, n'y croyant pas vraiment, et je lève mon homme pour qu'il vienne voir . Wow!

Et l'on pense au copains de Quebec New-York qui sont dans le coin car ils se préparent à cette rencontre qui aura lieu dans les tours ou à proximité..M'en souvient plus..le projet de mon conjoint avait pas été retenu donc on s'en souvenais plus, pas qu'on boudais mais on avais d'autre chat à fouetter.Mais là.. ils ont un spectacle de choix et ce ne sont pas eu qui va le donner! Pas de chance tant de préparation...


Puis vint le cris du journaliste et la deuxième avion..Puis tout va vite les tour qui s'effrondrent...Mon coeur qui s'effondre. Nathalie, Olivier, thalie et tout les autres que je croise au détour d'une scène, d'un festival!

Et je pleure pour eux. Puis entendant la panique à cause du Pentagone je pleure pour l'occident et pour la terre.

Pour moi le début de la fin était commencer, il l'est encore..Je vis et j'attend. Comme ils attendent pour frapper.Pas que j'ai peur de mourir...Après tout je suis assise sur mon cul à commenter un écrit alors que d'autre creuve de faim.Il doit bien y avoir une justice dans ce monde.Et mon pays n'a pas encore été toucher. Et mon pays commence grandement à les emmerder..

Remarque il m'emmerde aussi...

Il est loin le temps ou les américain s'achetait une trousse du parfais canadien pour partir en voyage pour assurer sa sécurité.Tu sais ce petit drapeau que l'on met sur sont sac...

Je me dis qu'il doivent attendre 2008,400 ans ça se fêtes! La reine, le pape, les dignitaires c'est un beau tableau de chasse! La plus vieille ville au Canada. Il me semble que la boucle serait bouclé après avoir faillit perdre des notre en 2001.Et 7 c'est mon chiffre chanceux!Et en 2008 c'est moi qui participera aux spectacles.Mais bon c'est sans doute un espèce de complexe comme ton héroine...Je prend ma ville pour plus important qu'elle est..

Mes compagnons sont revenu de New York, ils n'aiment pas en parler. Une copine, qui devait prendre l'avion pour s'y rendre juste le lendemain et elle ,elle n'arrêtait pas d'en parler..

Excuse de ce long commentaire Dekado mais la lecture ramène parfois de long souvenir. J'imaginais une de mes copines,celle qui devais y être, comme ton héroine. D'ailleur elle lui ressemble beaucoup, rien n'est jamais assez bien pour elle,ses vêtements jamais assez classes...Faudrais que je lui fasse lire mais on n'est plus copine j'ai décidé que j'était pas assez bien pour elle...Moi pauvre échevelé pleine de peinture je faisais tache..J'ironise bien sure..Tu vois ce que tu me fais encore!!

Ah! toujours tes écrits m'ébranles et me noient d'émotions.Pourtant je souris..un sourire cynique et amère..Il me va bien.

Certains crieront à l'infamie face a ton écrit moi je dis que
tu as mis en lumière l'humanité primitive, sans fausses romances, de tes héros, maintenant sous ground zero..
Haagenti
2007-09-08
ch 1,
abuseje ne sais pas quoi dire. J'ai ri et frémi à la fois. Tu es et restera mon auteur favori...enfin, je crois, mais pour te déloger va y avoir du boulot ^^

j'ai ri quand elle s'est vengée sur son patron et la façon dont elle dit qu'elle n'est qu'une faible femme paniquée.
J'aime ton humour même si c'est fois j'ai du mal à déceler le vrai du faux...chuis un peu (beaucoup) blonde sur les bords parfois.

Pour l'après...c'est là que je ne sais pas quoi dire. Ce qui m'a le plus marqué ce jour là, ce n'est pas les images vues et revues des avions qui se crashent dans les tours mais le fait d'imaginer ceux que les gens qui s'y trouvent vivent. Et aussi le bruit que font les corps des personnes qui se jettent dans le vide pour échapper aux flammes...

Et là, tu as réussi à transmettre quelques unes de ces émotions. Enfin, si je puis dire... *apprécie le confort de sa chaise et la sécurité de son bureau*

Bon bref, même si je m'exprime mal et que je dis des bêtises, tu auras compris que j'ai beaucoup apprécié :)

Fan31
mysing
2007-09-08
ch 1,
abuseTu sais ce qu'il y a de plus terrifiant dans cette histoire: c'est que ça s'est vraiment passé. On ne peut pas se dire que ce n'est que de la fiction, on ne peut pas se "rassurer" comme on le ferait en fermant un roman de Stephen King (je ne sais pas si l'exemple est très heureux mais c'est le seul qui me soit venu à l'esprit).
Elle est très attachante ta secrétaire, j'aurais aimé qu'elle se tape son gâteau et le comptable.
sioban parker
2007-09-08
ch 1,
abuseQue dire qui ne paraisse pas mièvre après un texte pareil ?
C'est très fort. Très secouant. A l'intérieur du World Trade Center comme si vous y étiez...
Bien contente de ne pas y être.

ce qui m'a frappée surtout:
"Moi je suis civilisée, moi je bouffe bien, moi je vis dans une démocratie riche. Donc, normalement, je n’ai pas droit aux catastrophes."
Je trouve cette phrase purement géniale !

Et aussi:
"Je veux changer de corps. Je veux me réincarner, là, tout de suite, dans une autre personne. Une qui est dehors, une qui fait ses courses en ce moment, une qui n’est pas dans cette tour."
Parce que c'est une pensée que je me rappelle avoir eu devant les images en 2001. Que ceux à l'intérieur auraient tout donné pour être ailleurs, y compris être SDF au Bangladesh.

Bravo pour ce texte génial, incroyable, et tellement maîtrisé !
septentrion
2007-09-08
ch 1, anon.
abuseC'est une description très vivace, pour ne pas dire vivante, que tu nous offres là. Les sentiments de la narratrice rendent cet événement plus réel que n'importe quel rapport officiel.
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