 deedeehasbeen 2007-12-11 . chapter 1Bonsoir !
Alors comme ça tu me caches des choses ! *outré* (je me permets même de textoter, du coup ! *débile*) ... Ca se trouve c'est même moi qui suis à la masse *rit bêtement* ... Enfin bon, pénétrons notre sujet (si je puis dire !)
Ton titre est sublime. Que signifie t-il ? A mes yeux et oreilles il résonne comme un doux prénom féminin, mais est-ce que s'en est un ? (je refuse de faire des recherches, j'attends que tu éclaires ma lanterne, et puis comme ça ça me fait du suspence)
En tout cas, ta note me met en bouche, et je me demande plus encore de quoi il retourne. C'est donc de ce pas que je m'attèle enfin à la lecture de l'oeuvre.
" Nous sommes des êtres de destruction, nous savons détruire mais nous ne savons pas influer la vie. " Ton personnage est injuste avec le genre humain (si c'est bien de lui qu'il s'agit). Voyons, quand tu te reproduis, tu influes la vie, c'est beau ! Et quand tu soignes, et ... Bref, que de pessimisme ! *taquine* (promis, je vais essayer de faire ça avec sérieux dès maintenant !)
" Nous voulons toujours approcher l'excellence, être plus fort, plus performant, plus riche, plus heureux, tout ça pourquoi ? Pour mourir sans regrets ?" Très certainement. Mais avant tout pour vivre sans regrets, dirai-je. C'est vrai que lorsqu'on se pose deux secondes pour y réfléchir, on se demande à quoi bon ceci, à quoi bon cela. "Pourquoi investir dans une super baraque, le temps que je paie le crédit je serai déjà dans le caveau". "Pourquoi se tuer au boulot, quand j'aurais ma super retraite (je me serais tué à la tache pour la garantir) je finirai dans ce même caveau." etc, etc ... Mais enfin, se fixer des buts à atteindre avant l'ultime est effectivement une bonne idée pour ne pas sombrer immédiatement et pour avoir une vie correcte, pour maintenir l'illusion et surtout parce que c'est ainsi qu'une société survit en tant que telle, n'est-ce pas ? Je vais néanmoins éviter de trop en dire dès le début, sans ça tu ne vas jamais venir à bout de cette review et elle atteindra une longueur abominable.
" Notre seule façon d'oublier notre triste destin c'est d'avancer toujours, car si on n'avance pas on stagne… Et c'est là que tout commence, l'ennui amène le désespoir, le désespoir amène le réel, la vérité, la vie sans artifices". " C'est exactement ça. Tu te fixes des buts, tels que "payer ta maison", "te marier", "être patron", "fonder une famille" et ça t'occupe un moment jusqu'à ce que tu y parviennes. Il est certain que démarrant sans aucun but, sans aucune envie, avec cette désillusion de ce par quoi s'achève ineluctablement notre existence n'aide pas à affronter cette triste vérité. Cependant, lorsque tu mets le "réel" en cause, reste à savoir si à tes yeux réel inclut forcément la vérité et une vie sans artifices ... Pour le coup, je suis légèrement dubitatif, tout ceci demande réflexion et long débat sur MSN, n'est-ce pas ? *idiot*
Bref, malgré tout, j'aime déjà bien ces premières phrases, chapeau ! On reconnait toujours ton charmant style d'écriture, j'adhère donc pour le moment. *sourit*
" Selivan avait décidé des années plus tôt de trouver la vérité, la vraie, celle qui ronge la nuit et s'immisce insidieusement dans chaque pensée. Il s'était dit que c'était la seule raison pour laquelle il était sur Terre." Charmant prénom au passage. Où l'as-tu trouvé ? Bref, ces quelques mots me rappellent une citation assez célèbre de Lovecraft, je ne sais pas si tu la connais, alors je suis gentil *débile*, je te la récite ici : "A mon sens, la plus grande faveur que le ciel nous ait accordée, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur un îlot de placide ignorance au sein des noirs océans de l'infini, [...] ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et sur la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyons cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix d'un nouvel âge de ténèbres." ... Bref, je te la tronque parce qu'elle est super longue et que ça se trouve ça ne t'intéresse pas, mais ça m'a sauté à l'esprit avec ces quelques lignes, et je la trouvais parfaitement adaptée. Pas toi ?
" Il s'interdisait toute envie, toute pensée joyeuse, toute compagnie. Il restait enfermé dans son appartement du sixième étage jour et nuit, essayant d'attraper dans son étau le désespoir le plus complet et corrosif. " C'est de cette façon qu'il espère trouver la vérité ? Il crée l'effet pour remonter à la cause ? *n'est pas certain d'avoir tout saisit*
" Mais la chose la plus importante dans cet appartement consistait en une télévision. " Je crois que c'est une des choses les plus importantes dans chaque maison. Tu vois des gens sans le sous qui investissent des fortunes dans la dernières télé haute définition et qui vivent dans une seule pièce ... Comme quoi ... Bref, je divague. *se concentre à nouveau*
" l'envie de pleurer le prend d'un seul coup. Il comprend qu'il n'a pas encore touché le fond. " Tant qu'il y a des émotions, il y a de la vie, n'est-ce pas ? (oui, bon, j'analyse peut-être un peu trop, mais enfin, tu me détromperas si je suis totalement à l'ouest ! *sourit* )
" La plus grand malédiction de l'homme c'est d'être mortel, une vie de mortel est bien trop courte pour comprendre les mystères de la vie. " Et oui, c'est triste ça, et tellement dommage.
" Elle restait dans une logique terrienne, idiote et stérile.
Elle n'avait pas saisi que le matériel auquel elle songeait était éphémère, superficiel, sans intérêts. Elle n'avait pas compris que l'esprit humain avait la capacité de capter l'immatériel et l'impalpable ; et que c'était en décodant les mystères insaisissables de l'univers qu'ils seraient libérés. " C'est charmant. Bien dit, bien écrit (comme tout le reste, ton écriture est toujours aussi belle, limpide et dénuée de toute erreur). Très juste, aussi (en revient-on à notre chère théorie du labyrinthe ? En tout cas ça m'y fait penser ...). Bref ... (dans le genre, faut vraiment que tu lises "1984" toi *débile* )
Belle description de la douleur ressentie, de la pérégrination de ce cher homme. J'apprécie fortement.
Voilà, chapitre achevé, et j'aurais écrit une longue, bien longue review ... Trop longue ?
Bref, concernant l'écriture, donc, aucun bémol, je te donne une note des plus excellentes, pour changer (tu sais que je pense que tu écris très bien, je l'ai déjà dit après tout. *sourit* ).
Du point de vue de l'histoire, là ... Tu m'avais habitué à des choses clairement dites (et j'aime ça) et là, je dois reconnaître qu'on ne sait pas exactement qui ou bien ce qu'est "elle". La situation peut (à mes yeux) laisser songer à nombre d'hypothèses, et c'est pour cela que je n'ai pas trop commenter l'histoire tout au long du chapitre, parce que j'attendais de voir, j'attendais de me fixer, de valider une de mes hypothèses. Ceci étant dit, j'espère que tu auras l'amabilité de me résumer ça clairement, pour désembuer mon brave esprit qui réfléchit vraiment trop, à tout et n'importe quoi ! Tellement tout et tellement n'importe quoi que je ne note même pas ça ici parce que ça me prendrait au moins deux pages Word de plus (si, si), qu'il est tard et que je dois me reposer un peu, que j'en suis déjà à deux pages d'élucubrations incessantes, et comme ça au pire on en débattra calmement et avec plus de temps devant nous sur MSN, n'est-ce pas ?
Bon, et bien, la suite sera là rapidement, je compte sur toi ! *débile*
Bisous Mamzelle.
A très bientôt. |
 Youkai Yuy 2007-12-11 . chapter 1Bonjour,
Et bien oui j’ai vu que tu avais posté quelque chose alors j’ai eu la curiosité d’aller voir (surtout en voyant « étrange » en indication, moi ça m’intrigue :p). Et je t’assure que je n’ai pas mal fait en allant lire ce début (d’où ma review sinon je ne sais pas à quoi elle aurait servi :)°). Tout d’abord, je vais partir sur ce qui est plus général en commençant à te parler de ton écriture. A propos d’elle je crois qu’il n’y a vraiment rien à reprocher. Elle est vraiment de qualité, c’est visible. Les détails sont présents sans que tu t’y attardes d’une manière qui lasserait, on est donc capable de très rapidement se représenter cet univers, son atmosphère même grâce aux pensées que je trouve très bien retranscrites qui vont bien entendu avec le style de cette histoire. Dès les premières lignes on est plongé dans ce genre.
J’ai, par ailleurs, très franchement apprécié ces phrases de début, je les trouve saisissantes. Surtout qu’elles exposent directement la suite de l’histoire, on voit dans quoi est-ce que cet écrit va nous amener. Donc on imprègne vite l’état d’esprit du personnage.
Celui-ci est d’ailleurs très intéressant, j’aime beaucoup les personnages complexes dans son genre, aux pensées vraiment très spéciales et fixées sur un point qu’il lui faut assouvir pour telle raison personnelle à laquelle il donne une énorme importance tout en étant celui qui va la comprendre le mieux. Il a sa propre vérité. C’est d’ailleurs pour ça qu’il reste encore difficile d’aller dans son sens pour le moment bien qu’on s’adapte vite à sa manière de penser.
J’aime vraiment les fics avec ce côté particulier, du moins à écrire car il est vrai que sinon je ne me dirige que rarement vers ce genre de texte pour une lecture mais là j’ai trouvé ça intéressant. L’écriture accompagne bien le tout donc le lecteur est obligé de se laisser entraîner et de garder les yeux fixer sur chaque lignes qui vont défiler sans même qu’il se sente le courage de quitter la précédente. Il faut dire aussi que c’est peut être dû au fait qu’on recherche sans cesse le sens de ce qui est dit et qui est difficile à trouver puisque l’on suit le raisonnement du personnage et il suffit de voir l’état dans lequel il est pour savoir que ça ne peut pas être chose facile.
On ressent aussi très fortement la dose de mystère qu’il y a derrière ce début, on suit son présent en tentant d’imaginer son passé pour leur donner le rapport le plus exact. Car on croit saisir ce qu’il se passe et l’instant d’après ça peut vite nous échapper. J’aime cette impression que donne ces moments de compréhensions volages, car elles permettent de rester concerné tout en se gardant intéressé par la suite. On veut en savoir plus, on veut suivre davantage encore ce qui se déroule, ce qui se pense exactement.
Bref, avec tout ça je ne sais même pas si j’ai dit ce que j’avais envie exactement, je me suis laissée écrire sans rien dire à propos d’Elle. Déjà cette manière de désigner ce second personnage est intéressante et rend encore plus particulier ce texte car elle semble existente mais, en même temps, impalpable. Des fois on se demande même si elle existe vraiment. Mais, petit à petit, on ressent sa présence dans l’histoire, et on veut toujours un peu plus déterminer son rôle. C’est qu’elle est la seule ‘chose’ capable de faire réagir Selivan d’une réelle manière. Elle rend les évènements, les réactions, imprévisibles.
Quoiqu’il en soit, j’aime le fait qu’on ne puisse pas tout saisir d’un coup, ça rend l’intérêt plus grand. Et cette ambiance que tu instaures, je la savoure même encore quand je t’écris cette review ;).
J’ai sûrement beaucoup de choses à dire sur ce que tu as écris mais je crois que je vais tout de même m’arrêter là au risque de trop m’attarder. Dans tous les cas, sache que j’ai beaucoup apprécié :). Ne te presse pas à faire une suite mais je voudrai être présente quand elle viendra ;).
Je t’embrasse.
.Youkai Yuy.
Ps : Saura-t-on la signification du titre par la suite ? Ou a-t-il déjà une importance maintenant ? :)°. |