 Padchan 2009-10-19 . chapter 1Coucou !
J'espère que tu ne m'en voudras pas, mais je n'ai ni le temps ni le courage de te faire une magnifique et longue review comme celles que j'ai vu.
Ta nouvelle était vraiment de qualité, on sent le travail et l'application derrière. L'idée entre voisins m'a beaucoup plu (on n'y pense pas souvent) et surtout le contexte de commérages. C'est tellement vrai dans les petits lotissements comme ça... Et vouloir être aimé des autres, comme Eddy, ça peut vraiment pourrir une vie.
Etre celui qui est "différent" aussi, comme le montre Isidore. J'ai adoré comment ces deux personnages pourtant bien différents en viennent à se taquiner, s'apprécier, se découvrir... Adapter leur perception de la vie par rapport à l'autre. Quelque part, on a eu l'impression qu'Eddy a grandi. J'ai aimé tous ces moments de tendresse, de timidité, ce parfum de première fois avec ses maladresses et ses douleurs. Elle se rapproche en un sens de la réalité, par son côté imparfait.
La fin a été un sacré bon compromis. C'est quelque part une fin heureuse (ils sont ensemble, malgré tout) mais il y a un côté dramatique à tout ça : ce qu'ils vont affronter... Merci de ne pas en avoir fait une happy end toute rose et de les avoir fait se rencontrer, s'aimer, afin que notre consolation soit qu'ils ne seront pas seuls (comme ils l'étaient en fait au début...) dans cette dure épreuve.
Bref, je commence à m'embrouiller T_T Pardon pour cette review décousue, au début je voulais seulement te dire que j'avais dévoré ta nouvelle.
On en aura droit à d'autres ?
J'en lirai bien une autre volontiers ^^
Bisous et bonne continuation ! |
 Ligeia1987 2009-08-31 . chapter 1 Hello!
Désolée je t'avais promis une review pour aujourd'hui auplus tard, malheureusement, j'ai la défense d'un travail demain et la préparation de celle-ci m'a pris plus de temps que prévu... Tu m'en veux pas trop?
Biz |
 MahOrO 2009-07-30 . chapter 1Salut =)
J'ai failli pleurer. Nan, l'histoire est vraiment triste.
C'est vrai que les apparences font tout. (je me souviens encore des rumeurs courant sur une de mes amies - fausses, bien entendu - et c'est exactement ça !)
Enfin, en tout cas, j'ai bien apprécié ta nouvelle.
Bisous :) |
 ayase 2009-07-25 . chapter 1Après avoir lu les reviews qu'on t'a déjà laissées, je ne sais pas quoi dire de plus. Ta nouvelle m'a beaucoup touchée et les personnages sont criants de vérité. Leurs défauts les rend humains et attachants. Je me suis bien marré en lisant les vannes qu'ils se lançaient! Et j'adore tes remarques ironiques sur l'intelligence limitée d'Eddy et son souci des apparences. En plus le tout est bien écrit. J'ai même trouvé certains passages poétiques (pas ceux où Eddy s'exprime!). Voilà. Au plaisir de te relire. |
 Enna 2009-07-20 . chapter 1 Que dire pour commencer?!
Ton histoire m'a été conseillée par une auteur de SamaraXX.
Donc j'ai adoré!
Au début, je m'attendais à une histoire centrée sur Anthony, et après on découvre Eddy, a la la la, c'était dur au début de lire ce qu'il disait, qu'est ce qu'il parle mal! ^^
Mais bon, mon personnage préféré est, sans aucun doute, Isidore avec son côté marginal, sa confiance en lui et sa force malgré ce qu'il se passe dans sa vie!
Edouard, il est tout ce qu'Isidore n'est pas, populaire et se souciant du regard des autres. En plus, il est vraiment dans la vague de ce qui est normal, ce qui ne l'est pas. Pour exister, il faut être beau et bien habillé alors que derrière l'apparence il y a quelqu'un et Eddy l'oublie et blesse Isidore, même s'il ne lui montre pas.
J'ai bien aimé le développement de l'histoire tout en douceur, tout en n'étant pas trop lent. On voit l'évolution des personnages surtout Eddy, avec la bonne influence d'Isidore!
Je sais pas laisser de très longues reviews. Quand je vois la taille des autres reviews qui ont été laissée... Mais c'est la première fois que je lis une fiction sur ce site, j'ai plus l'habitude des Harry Potter fanfiction. Tout çà pour dire que je suis pas déçue d'être arrivé ici! ^^
Et bonne continuation à toi! |
 Milii 2009-07-10 . chapter 1Waouh ...
tu t'es déchainé pour cette nouvelle.
et comment il parle mal la france le Eddy...(bon, en même temps, avec le surnom qu'il s'est choisi..)
non sérieux, tu aurais placé l'histoire en banlieue, ç'aurait été encore plus crédible côté vocabulaire.
ceci mis à part, j'ai beaucoup aimé.
ton style bien sûr, mais aussi les personnages, avec une préférence pour celui qu'on ne voit pratiquement pas , j'ai nommé Anthony :p
Très franchement, ton Eddy me parait imbuvable, mais c'est ça qui fait la crédibilité de l'histoire.
et du coup, j'arrive pas à me faire une idée précise du physique d'Isidore,( lui par contre, je l'aime :p) bah oui, entre la "description" hyper brutale d'Eddy et son avis qu'il est dan sles normal + ... :p
ça et l'impression de vécu qui s'en dégage.
c'est criant de réalisme, et j'ai vraiment beaucoup aimé.
Mention spéciale au proverbe sur les limaces =)
il y a des gens qui ont analysé bien mieux que moi, donc je m'arrête là.
Sache juste, que j'adore cette fin, mais qu'elle reste affreuse.
Et avec ces histoires de rumeurs, j'ai des potentialités effrayantes en tête :p
Allez, bisous =)
et à très bientôt |
 Ad-vitam 2009-07-10 . chapter 1 Tout d'abord, ta nouvelle m'a été conseillée par une certaine SamaraX - donc remercie-la si jamais tu le peux.
Donnons tout de suite la suite la couleur : j'ai beaucoup aimé. Dans une grande majorité, du moins.
Ce que j'ai particulièrement aimé en réalité - et pourtant comme tu vas le voir, c'est un détail carrément hors de l'histoire - c'est le début, et le personnage d'Anthony. Je me suis dis en lisant, et logiquement je pense, que l'histoire suivrait Anthony, ou du moins qu'il serait l'un des personnages principaux. Et en fait non, on en parle deux trois fois dans l'histoire ensuite et c'est tout. Et pourtant, tu prends le temps de décrire ce personnage très intriguant. Et ça m'a agréablement rappelé un autre auteur : Stephen King. Peut-être as-tu lu de lui le roman "Les Régulateurs". Sans spoiler outre mesure, dans ce roman, Stephen King prend le temps de décrire, en profondeur, certains personnages pour les tuer la minute qui suit alors qu'on croyait vraiment qu'ils auraient une importance. Bon, certes, tu ne tues pas Anthony, mais ça m'y a fait songer, et vu que c'était un procédé que j'avais absolument adoré chez King, ça m'a donné un excellent à priori pour la suite.
Le personnage d'Eddy est touchant. Il parle comme un jeuns "tel qu'on se l'imagine" si je puis dire, même chose pour ses vêtements, ses préoccupations... Au début, je ne l'aimais pas trop, j'avais peur qu'on tombe ou reste dans le cliché ; et finalement non, il "fait" très vrai, ton Eddy. Je sais pas pour toi, mais quand je lis un texte, je classe souvent les personnages en deux catégories : ceux que je ne pourrais jamais imaginer réellement, qui sont vraiment des personnages. Et ceux qui... me semblent vivants, authentiques. Eddy est de ceux-là.
Quant à Isidore, j'aurais plus de mal à statuer sur lui. Même en ayant tout lu, je n'arrive pas à me faire une opinion à son sujet...
J'ajoute que, je ne sais pas si c'est moi qui ai mal compris ou si c'est voulu, que je trouve bien que certaines questions quant à certains de leurs actes / réactions / autres dans le récit restent sans réponse. Ca ajoute quelque chose en plus à ce mystère inhérent à la saison de l'automne...
L'atmosphère m'a aussi beaucoup rappelé un roman que j'apprécie, "La maison noire" de Michel Grisolia... Cet espèce de calme perpétuel, de mystère, de froid, de beauté avec les feuilles qui voltigent... Et l'orage, qui donne un côté mélodramatique à l'ensemble...
J'emploie peut-être pas les bons termes, mais je le ressens très bien. Enfin bon, je m'arrête ! Merci pour ce texte, jolie histoire, touchante, que j'ai aimé lire. Si seulement il y avait plus d'auteurs comme toi de qualité sur internet ! |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1 (Re !)
Tout cela pose donc une question cruciale concernant l'attitude à adopter lorsqu'on on est face à ce genre de situations. Faut-il plus agir comme Isidore ou comme Eddy ? Surtout qu'on ignore encore quelle sera la conclusion pour Eddy. Comment est-ce qu'il pourra s'en sortir en cachant ce lourd secret qui semble déjà se voir autour de lui. Apparemment, Anthony n'en a pas eu vent vu qu'il porte Eddy haut dans son estime mais c'est à se demander s'il n'a pas insisté pour parler des rumeurs qui régissaient dans son quartier pour mettre la puce à l'oreille d'Eddy, lui faire comprendre que peut-être on pouvait raconter des choses sur son compte. Je me demande si on va revoir ce cher Anthony, ou pas du tout. En tout cas, je me demande si ce n'était pas une tentative pour lui en toucher un mot ou pas mais étant donné qu'il semble affolé qu'on puisse être au courant de son propre secret, je me dis qu'il n'avait pas d'idée derrière la tête. Sa réflexion s'est peut-être simplement construite autour de son obsession et pas du tout par-rapport à Eddy.
En tout cas, c'est clair que selon Eddy, sa famille réagirait très mal, ce qui nous pousse à croire que c'est peut-être vrai mais Isidore soulève toujours des points justes et importants. Il est vrai que vu qu'ils sont complètement faux-cul, on ne peut pas trop savoir comment ils réagiraient. Ils pourraient bien réagir pour être faux-cul ou bien, bien réagir parce qu'en réalité Eddy ne les connaît pas vraiment et ignore comment ils pourraient réagir. C'est bien possible qu'ils réagissent bien. M'enfin, c'est pourtant dur à croire vis-à-vis de Vincent… Pas qu'il ait l'air d'un boulet mais si quand même, mais bon, je ne vais pas m'attarder sur l'apparence de ce mec. Ca se trouve, il est cool.
Voilà Eddy qui revint enfin sur ce qui le préoccupait dans les bois. Il veut vraiment comprendre le fonctionnement des rumeurs comme s'il n'avait jamais compris ça marchait. Je pense qu'il s'en fait vraiment beaucoup. Cela dit, c'est clair à mes yeux que la réponse d'Isidore ne doit pas beaucoup l'aider. Après tout, c'est sûr qu'Eddy ne fait pas gay, que c'était vraiment plus une supposition comme il dit qu'une certitude, qu'il fallait vérifier. J'imagine qu'il y a rarement du vrai dans une rumeur et s'il y a une petite part de vrai, c'est souvent noyé dans l'amas de conneries.
Ce que j'adore jusque là ce sont les petits gestes tendres que tu inclues entre deux dialogues, les mains posées sur les corps, les bisous, les câlins. C'est vraiment agréable, chaleureux cette petite scène. J'aime beaucoup :). Je vois que ça continue tout le long de cette scène qui sert de dénouement. On peut dire qu'il y a vraiment un lien avec le début de l'histoire. Les mystères soulevés au début sont expliquées à la fin, les thèmes du début reviennent à la fin. Eddy a évolué tout le long de ta Nouvelle.
C'est vraiment dans cette scène qu'on s'en rend compte. Evidemment, il reste obsédé par les rumeurs mais elles sont le thème de ton OS, après tout. Cependant, à présent, il est nu, au chaud avec son petit-ami excentrique, en train de parler de rumeurs auxquelles il ne voulait même pas prêter attention avant. En tout cas, du pourquoi du comment elles arrivent. Maintenant il s'interroge plus posément, vient chercher les réponses. Il y a une certaine évolution, Eddy a l'air plus mature et plus sincère avec lui-même. Evidemment, l'attitude d'Isidore semble celle qu'il faut adopter : elle est exactement représentative de ce que représente Isidore dans ton OS. Il ne s'en soucie pas mais en sait plus qu'Eddy même si ça ne pourrait être que des rumeurs une fois encore, ses explications sont plus vraisemblables. Il s'intéresse aux choses telles qu'elles sont. En définitive, Isidore est simple, non ?
Il agit sans penser aux conséquences, à tout ce que ça pourrait impliquer par-rapport aux autres. Il réfléchit sur ce qu'il veut lui, un point c'est tout. Sa décision de rendre visite à Eddy est donc expliquée ainsi, et c'est encore un mystère de soulevé. Même si on se demande quand même quels soucis l'exhortaient à prendre l'air. La lassitude de garder sa petite sœur, peut-être ? Finalement, Isidore ne se dévoile pas tant que ça et reste un personnage qui n'est pas entièrement dévoilé. J'aimerais savoir comment il vit la situation chez lui, à quel point ça peut le saouler et même ce qu'il ressent vraiment vis-à-vis d'Eddy. Il est clair qu'il apparaît plus authentique qu'Eddy mais vu qu'on ne voit pas constamment l'histoire à travers ses yeux, certaines réponses demeurent incertaines. On se doute qu'il est vraiment honnête, pas du tout manipulateur, gentil et proche d'Eddy. Cela dit, il pourrait aussi tromper son monde, qui sait ? Cela dit, j'apprécie Isidore et il m'apparaît plus comme étant l'exact contraire d'Eddy que comme un mec cherchant la complication.
Ce dénouement apporte les réponses, reste pudique sur ces deux personnages et leur relation. Il y a de la chaleur, des gestes tendres mais tout cela reste vraiment touchant, pudique. Il y a beaucoup de tendresse dans tes mots, ce qui ajoute une impression de cocon. Là encore, l'allégorie de ton écriture (petit moment chaleureux au coin du feu :)) convient totalement. Il y a toujours un peu d'humeur. Ils me font rire tes personnages et me touchent vraiment beaucoup. Cette scène est en fait rafraîchissante, je trouve :). Est-ce le calme avant la tempête ? Doit-on s'attendre à des déconvenues ? Surtout, Isidore semble donner l'impression qu'il faut profiter du moment présent, de profiter de la présence de l'autre, de ne pas s'en faire et de ne pas essayer de décoder les rumeurs et autre. Mais j'ai peur qu'il ait tort et qu'au final, les rumeurs vont les rattraper au point de les séparer – ou autre. La suite promet d'être intéressante bien que l'OS pourrait finir ici en toute simplicité. Il y a déjà bien matière à réfléchir.
Cependant, je me dis qu'il y aurait une légère frustration, le manque d'un dernier souffle avant la fin. J'imagine que ma frustration après l'épilogue sera d'autant plus forte. Je l'ignore. J'attends de voir ce que tu mijotes ! *sourit*.
Et voici l'épilogue !
Déjà, je sens l'ambiance lourde et humide du bus. Ça n'a déjà plus rien à voir avec le début léger des feuilles tournoyant. Il pleut et j'ai l'impression qu'il fait déjà bien gris, presque noir dans ce bus. Je sens le malaise d'Eddy, surtout grâce aux explications qui s'ensuivent. Je sens déjà que l'ambiance n'est pas vraiment la plus belle qui soit. C'est communicatif. Mon ventre s'est soudainement serré. Le rythme n'est pas le même non plus, il s'est comme accéléré, essoufflé, pris dans l'attente du stress d'Eddy.
AH ! *cri désespéré*
Ca y est ! J'ai lu cette fin, ces quelques mots, phrases, paragraphes. Quelle fin frustrante ! Tant de questions se bousculent dans ma tête, et le soulagement se mêle au stress, à la peur, à la crainte. Que s'est-il passé ? Heureusement, je suis soulagée qu'ils soient ensemble, qu'ils restent ensemble. Mais que s'est-il passé ? Pourquoi est-ce qu'ils tombent au sol ? L'horreur est-elle si grande… ?
Et là je comprends toute la force de ton écriture, toute la grandeur de ton esprit (d'ailleurs je fais plein de bisous à ton front qui abrite un si merveilleux cerveau) parce que tu nous laisses dans le flou du regard des autres et de soi. Et on se dit : que s'est-il passé ? Qu'y-a-t-il pu avoir de si probable ? Les seules choses qui peuvent me venir à l'esprit sont les rumeurs (avec leur part de vrai) que tu as glissées le long de cette Nouvelle. Le lecteur ne peut que se remettre à ces "on-dit", informations floues car IL NE SAIT PAS ce qui s'est passé ! (oh ! frustration ! ^^). Et du coup, tu nous obliges à voir au-delà des apparences ou à rester cloîtré du côté des rumeurs, et prendre les choses au pied de la lettre. Naturellement, je me dis qu'il y a peut-être un truc louche du côté de la famille d'Eddy ? Après tout, on ignore ce qu'ils ont de bizarre. Ou Isidore ? Sa petite sœur ? (putain *a peur*). Pourquoi Isidore a-t-il si peur ? Lui qui n'est pas trouillard ? A-t-il senti quelque chose ?
Si les deux accusent le coup, est-ce que c'est quelque chose qui a touché plusieurs maisons ? Ou est-ce que l'horreur est juste trop énorme ? Leur seule consolation : ils sont ensemble. Ces mots sont affreux ! Mais tellement, tellement bons :). Oui, ils sont ensemble en dépit de tout mais est-ce que ça sous-entend qu'ils sont seuls ? La police est là, les pompiers, les ambulances. Tout peut avoir survenu. Un meurtre ? Un terrible accident (incendies impliquant la mort de plusieurs personnes) ? J'ai peur et cette Nouvelle me laisse un goût terrible dans la bouche, à la fois de frustration, d'émerveillement et d'admiration.
TU ES UN DIEU ! Je me suis tellement éprise de tes personnages. J'ai bataillé pour discerner le faux du vrai dans cette fic. Je me suis plongée dans cette lecture pour en ressortir toute chamboulée. Ahlala, cette fin n'est pas horrible en soi mais elle tient au ventre. C'est du grand art ! Vraiment, je le pense. Bravo, Deedee.
Je sais que plus que jamais tu es mon auteur préféré !
Bravo. Ce point final est terrible, il me scotche à l'écran. C'est magnifique. Merveilleux. Comment la violence de cette scène rattrape le côté aigre-doux de ta Nouvelle. Finalement, tout nous rattrape mais hourra ils sont ensemble !
*bisous*
Tu n'es pas aussi cruel. Tu aurais pu les faire se séparer. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'imagine et l'imagination est tellement pire… Ohlala…
Merci.
Cette Nouvelle est géniale.
Merci, merci, merci, Deedee d'avoir écrit quelque chose d'aussi beau. Tu écris vraiment des choses sensationnelles.
Je te câline fort, toute émue.
SamaraXX.
(Voilà comment je finis ce rom - commentaire !) |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1 Je ne sais pas si tu me comprends mais en tout cas, je trouve que dans cette scène, on trouve bien qui est le « vainqueur ». Isidore est celui qui n’a pas de succès, qui est supposé moche, débile et tout un tas de choses mais il a la place dominante dans cette scène. Il s’affirme alors qu’Eddy n’a plus cette place. Je trouve que ça montre à quel point Eddy s’était trompé sur toute la ligne, qu’il a perdu en quelque sorte et qu’en fait dans cette histoire, c’est lui le débile qui fait pitié. Je ne trouve pas qu’ils fassent pitié mais le jugement qu’il plaçait sur Isidore c’est en réalité sur lui que ça s’applique. Eddy s’est fait rouler, s’est trompé. Isidore, conscient de la propre image qu’il rejette, gagne sur le fait qu’il ne s’est pas fourvoyé.
Malheureusement, on ne peut pas dire jusqu’au bout qu’il est « gagnant » car ce qu’il a enduré à cause de la stupidité d’Eddy prouve bien qu’on choisit pas du tout la facilité en choisissant d’être franc, vrai. De ce fait, tu laisses la question ouverte. Doit-on être un Eddy ou un Isidore ? Dans cette scène, on choisit Isidore. Il est sensé, il est celui qui marque le point dans la conversation et sa situation apparaît plus satisfaisante que celle d’Eddy. Mais j’ignore encore ce qui va se passer et le suspense règne. En effet, je me demande si tu vas aller dans ce sens ou ne pas finalement démontrer qu’on est tous prisonniers de la société, et que d’une certaine façon, les mecs comme Isidore ils finissent seuls. Que la loi du plus fort est toujours la meilleure (ou de la majorité ?) et que si la majorité est conne (ou le con), le plus sensé et intelligent finit par être évincé ou même puni. Ce ne serait pas nouveau, c’est malheureusement ce qui arrive souvent. Non ? Les illuminés – qu’ils le soient vraiment ou non – semblent être souvent lynchés avant d’être encensés.
Voilà ma réflexion pour l’instant. Je crois avoir bien dévié et n’être pas vraiment dans le juste mais ta fiction me donne matière à réfléchir, vraiment. Et je me demande de plus en plus quelle sera la suite.
J’ai peur, terriblement peur en lisant la fin de cette scène ô combien merveilleuse. Déjà, j’admire, j’adore l’attitude d’Isidore. Il est franchement gentil. Il a carrément le cœur sur la main dans cette scène. Le voir revenir vers Eddy, essayer de le réconforter en lui expliquant toujours clairement les choses telles qu’elles sont, sans artifices. Tout ça doit bien changer de ce qu’Eddy vit en temps normal. Pourtant, les mots d’Isidore ne sont pas réconfortants, ils sont juste vrais. La vérité fait mal, ici. Ca rend littéralement malade le pauvre Eddy mais en même temps je stresse énormément pour Isidore. Je sens quelque chose de néfaste mais c’est aussi parce que je sais que la fin ne sera pas gaie. Je serais infiniment triste si Isidore venait à regretter sa gentillesse *croise les doigts*.
Passage d’une nouvelle scène : on voit que le temps a passé. Et oh ! merveille, tu écris de manière vraiment incroyable. Tes descriptions de saison sont juste superbes. Lorsque je voyais ce que tu as fait de la description de l’automne, je me suis demandée si une autre saison moins intéressante à tes yeux serait aussi bien dépeinte. Il faut avouer que oui ! L’hiver avec tes mots est un régal à lire. Tu mets bien en scène le froid, les arbres qui se dégarnissent et ce côté un peu « noble », impressionnant de l’hiver. Je suis vraiment fan ! :D. J’avoue que j’aime les descriptions hivernales et la tienne, loin de ressembler à celles mystiques qu’on peut trouver partout, a ce petit quelque chose que toi seul peut faire ressortir, chose dont je suis accro maintenant.
J’ai remarqué tout le long de la Nouvelle, les petites limaces qui se baladent. Beau clin d’œil vis-à-vis du titre et c’est rigolo de les retrouver à chaque fois. Je ne sais pas si elles annoncent à chaque fois un événement important, je n’ai pas trop fait attention mais ce serait intéressant qu’elles soient là pour prévenir que les rumeurs nous rattrapent toujours malgré toutes les précautions. Ce serait assez représentatif de cette scène alors qu’on voit Eddy penser aux justifications qu’il donne pour expliquer ses mystérieuses absences. On peut se dire que tout cela est bien précaire et que son secret va finir par être clairement dévoilé. Importante chose : Eddy a des sœurs ! Je l’imaginais avoir qu’un frère, moi ! ^^ Je ne sais pas si c’était déjà mentionné quelque part mais je ne pense pas. Dans tous les cas, celles-ci semblent au courant de ces rumeurs.
Tu décris aussi bien les saisons que les personnes, j’adore comment tu le représentes, mort de froid. Ton écriture est fluide, si belle et ce mélange de soutenu et de langage courant me fait toujours le même effet (au cas où tu en douterais, ça provoque chez moi que du ravissement :)). Je remarque que tu insistes toujours un peu, l’air de rien, sur les idées toujours bien ancrées dans la tête d’Eddy à propos du regard des autres lorsque tu fais référence à ces vestes qui ne protègent pas du froid mais qui sont « à la mode ». Une façon de nous rappeler qu’en dépit du fait qu’il sorte avec Isidore plus ou moins officiellement (du moins à ses yeux :p), il n’a pas laissé tomber ces vieilles pensées. Ce qui apparaît totalement vraisemblable vu qu’en si peu de temps, Eddy n’a pas eu le temps d’évoluer énormément même si c’est évident qu’il y a déjà eu quelques modifications dans son comportement. Rien que le fait qu’il accepte l’idée de « sortir » avec Isidore, c’est un grand changement. J’espère, en tout cas.
Cependant, je me demande ce qu’il a en tête, il a l’air de se rappeler quelque chose qu’il avait occulté et ça n’augure rien de bon. Si Eddy repart vers ses vieux trucs, c’est mal barré. C’est tout de même agréable de lire qu’ils sont ensemble depuis six semaines et je n’ai pas envie que ça change moi ! *a peur*.
J’aime beaucoup cette scène mais je stresse. Et si ce n’était pas Isidore ? Pourquoi est-il en retard ? Est-ce qu’Eddy va tout foutre en l’air ? Uh, ça fait plein de questions et le suspense est là. Je veux savoir la suite, je veux dévorer les lignes et connaître la fin qui me terrifie plus que jamais. Je me suis vraiment attachée à tes personnages malgré leurs défauts. *bisous*.
*suspense intense*
*attente douloureuse*
Ah c'est Isidore ! ^^ Soulagement, et amusement. Je suis contente de le revoir même si techniquement il est pas parti très longtemps :p. C'est vraiment charmant de les voir soudain si proches et leur petite complicité déjà installée. Parler des câlins et tout ça. J'adore ! :).
Je ne suis pas surprise quant à la famille d'Isidore. Je me doutais que c'était quelque chose du genre. Cela dit, Hortense m'a bien étonnée ! Moi qui la pensais juste un peu turbulente :p. En fait, elle a carrément un problème. Comme quoi, tout s'explique :). De plus, on comprend qu'Isidore est frustré, dans l'incapacité de faire ses études. Je trouve ça un peu dommage pour lui quand même. En somme, sa famille est très normale si je puis dire. C'est intéressant de voir la vérité, ce qu'il en est vraiment. La famille d'Isidore a juste des problèmes comme n'importe quelle famille. Depuis le début, quand on voit à travers les yeux d'Eddy, tout est faussé et depuis qu'on voit un peu par Isidore, tout s'éclaircit. Ca sent la fin, le dénouement tout ça. Les révélations qui arrivent enfin après tant d'élucubrations sur le compte d'Isidore. J'attends encore de voir ce qui va bien pouvoir se passer… C'est intéressant de voir Isidore de ce côté-ci. Déjà responsable de sa petite sœur, devant s'en occuper. Il est vraiment différent d'Eddy, c'est clair.
Eddy est toujours obnubilé par ces rumeurs tout de même, souhaitant avoir le fin mot de toute cette histoire. Comprendre d'autres choses. J'ignore encore de quoi il s'agit mais j'attends toujours la suite ! :).
Nous apprenons ensuite qu'Isidore a déjà tout révélé à ses parents concernant son homosexualité, ce qui une fois encore montre bien la différence qu'il existe entre Eddy et Isidore. Nous pouvons voir qu'il y a vraiment deux attitudes qui peuvent être adoptées lorsqu'on a un secret : l'assumer et le vivre plutôt bien ou le cacher et le vivre plutôt mal. Jusqu'ici c'est vraiment Eddy qui s'en fait énormément concernant son homosexualité. Il ne cesse d'en parler, surtout par-rapport aux autres alors qu'Isidore lui semble s'en ficher un peu. On voit que la réaction de sa famille est assez naturelle tout de même. Ils ont plutôt mal réagi mais la situation s'est vite tassée bien que ce ne soit pas non plus la nouvelle la plus génialissime du siècle. En fait, ils restent vraiment honnêtes ; ils cachent pas que ça les a choqués tout de même mais ne veulent pas lui tourner le dos. En tout cas, c'est ce qui ressort de la réplique d'Isidore. De l'autre côté, on peut se demander dans quel pétrin serait Eddy s'il annonçait son homosexualité. Serait-il renié par sa famille ? Est-ce que son frère le regarderait différemment ?
(C'est immense, et je veux pas couper au milieu d'un paragraphe :s). |
 Drotchka 2009-07-09 . chapter 1 Je comprends bien qu'Eddy panique littéralement et c'est la conséquence directe du fait que ça a été trop vite entre eux mais cela reste tout de même bien dommage. Nous le voyons ensuite se diriger vers la maison d'Isidore et tu nous offres entre temps une magnifique description de l'automne dont je suis fan. Un autre côté de cette saison qui comme tu l'expliques n'est pas le plus beau mais n'est pas moins sublime à lire. Encore une fois, je sens l'odeur, l'impression, le froid. Je trouve cela enchanteur. C'est merveilleusement bien écrit. Tes descriptions de paysages ou de personnages, d'attitudes comme Isidore s'en allant nu en direction de sa maison sont vraiment ahurissantes tellement elles sont bien écrites. J'adore.
La maison d'Isidore délivre une information quelque peu attendue : chez eux ils ne sont pas les supermans du balai ! :p. Cependant, c'est comme les jardins mal entretenus ou ceux d'une propreté irréprochable qui attirent tout de même quelques limaces après la pluie. L'intérieur de ces deux familles (Eddy et Isidore) sont radicalement différents. D'un côté, il y a la famille dont l'apparence est toujours propre, rien à se reprocher, de la droiture, une bonne éducation à la base. De l'autre, une famille qui a l'air bien dans ses baskets, qui semble un peu se foutre de ce que pensent les autres et qui préfèrent passer du temps à faire d'autres choses que le ménage.
Et puis, finalement, d'une façon ou d'une autre, les maisons les plus propres finissent par être salis (c'est pas Eddy qui dira le contraire ! :p). On peut essayer aussi fort que l'on voudra, même les secrets les mieux gardés finissent par être dévoilés.
Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé la rencontre avec la mère d'Isidore. Elle a l'air un peu à l'ouest, je trouve :p. Pas trop au courant de ce qui se passe dans la vie de son fils mais attentionnée, elle a un côté mignon je trouve quoique sûrement agaçant à la longue. Quant à Hortence, la vraie fautive de ce bordel innommable dans la maison, elle a l'air déjà bien sympa :p. En tout cas, la famille d'Isidore est encore une fois bien différente de celle d'Eddy.
Avant cela, il y a la terrible scène d'intimidation et vraiment j'ai eu envie de taper ce débile d'Eddy, et les réponses sarcastiques d'Isidore témoignent de la tristesse qu'il doit ressentir. Je suis complètement fan de cette scène ! C'est bien écrit, juste mais vraiment frustrant. Heureusement, la suite offre une jolie consolation lorsqu'Eddy revient dans la chambre et tente de le consoler. Tu n'es pas cruel jusqu'au bout mais je continue d'avoir peur ! Je croise les doigts pour eux :). Ils iraient bien ensemble si Eddy n'était pas si stupide. J'ai envie de les voir s'enlacer et se réconcilier, vraiment. Ils sont mignons tous les deux ! ^^ Je croise plus fort les doigts :p.
C’est clair qu’il y a comme un combat intérieur en ce qui concerne Eddy. Il est partagé entre égoïsme et culpabilité. Il l’explique lui-même d’ailleurs. Cependant, la personne qui est le plus intéressant ici c’est Isidore qui est lui-même partagé entre tristesse et colère. Il fait vraiment pitié mais pas dans un mauvais sens. Sa façon de se laisser aller dans les bras d’Eddy puis de déblatérer toutes ces phrases qui sonnent si justes, c’est vraiment frappant le contraste. Il est très conscient de ce qu’on raconte sur lui et surtout de ce que pense Eddy.
Il est évident qu’il s’en rend compte mais c’est la première fois qu’on approche cet aspect des choses, voir Isidore se confier sur le regard des autres. Toutes ses phrases doivent être cruelles à entendre pour Eddy au moment où le lynchage lui est destiné. Parce que ce sont toutes ses peurs qui s’avèrent être vraies, qu’il doit se rendre à présent compte que tout ce qu’il croit est faux, factice, inutile et superficiel. Lui qui se contentait du superficiel ne peut que comprendre à présent que c’est impossible de s’en satisfaire à moins de se foutre de l’opinion des autres, ce qu’Eddy ne sait pas faire. Il est donc coincé dans son raisonnement. Isidore a toutes les clefs en main, Eddy s’en va, ne sachant quoi répliquer. Il est clair que le fait que tout le monde soit en fait au courant qu’il est gay et que pourtant personne ne lui en ait parlé semble être vraiment horrible à concéder pour Eddy. Pourtant, c’est sûr qu’on attendait l’explication d’Isidore concernant sa venue chez lui ce soir-là, et on l’a maintenant. C’est étrange de se dire que les rumeurs sont à la fois une des raisons de leur rencontre et ce qui les ont amené à une telle déchirure entre eux. Ce qui est génial c’est que tout de même tu dis des choses vraies, tu fais réfléchir même si on ne pense pas nécessairement comme Isidore. Cet OS fait décidément bien réfléchir. C’est incroyable ce que tu peux influer dans un écrit. C’est fabuleux :).
Cette scène est tout de même très dure. Les deux en prennent plein la gueule et j’avoue que l’un comme l’autre, je les plains. Même si Eddy a mérité ce qu’il vient d’entendre, et que j’espère qu’ainsi il saura mieux réagir, et changera un peu sa vision des choses. La façon dont il retient ses larmes est touchante, pas courant de voir ça dans un texte, je tenais à le signaler car ce sont des détails comme ça qui font tout le charme de tes personnages.
L’un comme l’autre, ils sont touchants et ont tous les deux leur moment « tortionnaire » et « victime ». Ils incarnent l’un et l’autre le rôle de celui qui subit les critiques de l’autre. C’est intéressant de voir qu’Eddy est vraiment peu à l’aise dans le rôle du tourmenteur : il passe de l’attitude contrite à l’énervement. Et je trouve ça fascinant ! Vais m’expliquer :). En fait j’adore tout ce qui est trait au langage dans les fictions (c’est un point que je maîtrise mal moi-même), or une bonne fiction ou un bon roman de tous temps a toujours pris en compte le niveau social des protagonistes. Pour moi, le langage dans les dialogues est une chose primordiale, elle inclue une maîtrise de chaque nuance de chaque mot selon les personnes qui les prononcent. J’imagine que ça semble plus simple le langage oral et c’est pourtant un exercice difficile malgré ce que l’on pourrait croire. Par exemple, je me verrais mal écrire un dialogue entre un mineur du début du siècle – parlant un langage populaire, grossier, bien français et authentique – et un aristocrate du XVIème siècle qui aurait fait un superbe saut dans le temps. A part si on a eu des parents, grands-parents parlant comme un mineur ou si on est des spécialistes du XVIème c’est vraiment difficile.
Pourtant, c’est très important. Ainsi, Eddy n’est peut-être pas compréhensible par tous. Je pense que certaines personnes au-dessus de la quarantaine auraient déjà un peu de mal à le faire s’exprimer mais alors je n’imagine même pas à quel point son parlé aura l’air démodé au siècle prochain. Et je trouve que c’est merveilleux de retranscrire la façon de parlé d’un individu qui permet si bien de le placer dans un contexte, une époque, une classe sociale qui amène par là même des sensations que toutes les descriptions du monde ne pourront pas faire transparaître. Aujourd’hui, ton Eddy ressemble à mon voisin ou à n’importe quel mec avec ce genre de langage que je peux rencontrer souvent dans ma journée, dans dix ans, ce sera déjà pas pareil alors t’imagines quand je serai une vieille rabougrie ? ^^ J’adore ça. Vraiment. Isidore, c’est différent. Sa façon de parlé est à la fois actuelle (efficace, directe) et assez atemporelle. Il utilise des mots qui n’ont pas vraiment vieilli mais il mélange le soutenu et le langage courant très bien, ça fait de son discours quelque chose de reconnaissable mais qui a priori pourrait rester actuel encore de nombreuses années.
Ce que je voulais dire à la base, c’est que les discours des protagonistes avec leurs imperfections personnelles sont très importants. C’est fascinant de voir Eddy se débattre avec son manque de vocabulaire. En général, c’est lui qui a la ‘tchatche’, qui réussit à caser ce qui veut dire en deux temps trois mouvements. Cependant, son discours n’a peu de nuances. Or, dans ce passage, on observe facilement l’aisance d’Isidore (déjà à en voir par ses répliques plus longues) et la peine qu’éprouve Eddy à parler correctement. Je pense qu’il manque de mots, il pâtit de son langage fortement réduit qui le pousse à dire des choses incorrectes, imprécises. Il a même l’air un peu con tel qu’il est décrit par Isidore à le voir aussi peu à même de se défendre, sachant simplement nous resservir de son langage grossier et restreint. Il ne présente pas autant de facettes dans ses mots qu’Isidore qui possède ici la force du langage, de l’oral et qui peut clouer le bec à Eddy sans devenir véritablement grossier.
On remarque alors qu’Eddy est empêtré dans son rôle, sa carapace et ce que la société, le regard des autres a fait de lui. Un mec sans personnalité. Incapable de briser les murs de l’image qu’il s’est construite pour exprimer avec des mots justes ce qu’il ressent. C’est vraiment grossir ce qu’il en est vraiment mais je trouve que la façon dont il parle ça démontre à quel point il est calqué sur les autres. Les mots qu’il utilise de la même façon pour décrire un jeu de PlayStation que pour exprimer sa tristesse, son désarroi face à l’avalanche de mots d’Isidore le font passer pour un mec simplet, bras ballants, pas capable de s’extirper de ce « truc » qui le cloisonne. Je ne dis pas que la salvation d’Eddy passe par son langage mais que ça montre bien ce qu’il est, ce qu’il a voulu être sans se douter qu’en réalité, il était déjà grillé. |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1 Ce que j’admire le plus c’est comment tu maîtrises bien ton sujet. En règle générale quand j’écris, je suis plus ou moins maîtresse des évènements, et je pense laisser des indices gros comme des maisons dans mon sillage. On devine aisément ce qui va se passer. Toi, au contraire, tu es trompeur. On peut imaginer plein de choses, tu laisses diverses pistes, et tes indices sont bel et bien là mais seulement visibles pour celui qui sera assez alerte pour le voir. C’est ça qui peut parfois donner un ton innocent à cette nouvelle, quelque chose à l’apparence inoffensive mais qui en fait recèle le pouvoir de tout foutre par terre. Je ne sais pas comment m’expliquer mais des situations désespérées, tu peux en tirer de joyeux moments et des scènes les plus calmes peuvent survenir de sombres conclusions. En fait, tu es toujours surprenant mais tu ne nous mets pas une sur un siège éjectable pour autant, on n’est pas là à attendre que se profile un sombre évènement, on est vraiment pris dans ton histoire et on se laisse doucement porter. Enfin, c’est l’effet que ça m’a fait.
Ce que j’observe dans cette Nouvelle c’est que les rôles d’Eddy et d’Isidore semblent s’inverser à un moment de l’histoire. Au début, Isidore est celui qui va vers Eddy, il essaie de l’intéresser, de se rapprocher de lui. Après tout, c’est lui qui choisit la maison d’Eddy pour se cacher de l’orage, il aurait pu rentrer chez lui tout de même. Ensuite, c’est lui qui titille Eddy pour le pousser dans ses retranchements afin qu’il puisse rester chez lui, même si ce n’était peut-être pas son intention première. A partir du moment où Isidore montre finalement son intérêt et se trouve rejeté, c’est Eddy qui va vers lui de façon plus ou moins évidente. En fait, ils se courent après sans se courir après. Eddy se sent peut-être un peu coupable, il cherche à rétablir un terrain d’entente cordiale avec Isidore, et je pense que sous ses remarques acerbes, il trouve Isidore un peu amusant, touchant dans son étrangeté.
La scène du dessin : j’adore ! On voit qu’Eddy est vraiment perplexe par ce qu’Isidore dessine mais il se laisse prendre au jeu lui aussi. Ils essaient de s’apprivoiser l’un l’autre. D’une certaine façon, ils commencent déjà à entrer dans l’univers de l’autre afin de mieux le comprendre. On ne peut pas rester indifférent à cela. Plus la Nouvelle dévoile des petits pans de leur personnalité, plus je les apprécie. Et dans le même temps, j’ai envie d’en apprendre davantage, d’avaler les lignes qui s’écoulent doucement avec cette douceur orangée qui caractérise ton écrit. Je veux savoir ce qui va se passer entre eux.
C’est rigolo de voir Eddy cacher Isidore sous son lit lorsque Vincent arrive dans la chambre. C’est un peu semblable à la façon dont il cache son secret. Mais Isidore sort du lit finalement, tout comme le secret d’Eddy va bien finir par éclater au grand jour. Je l’ignore pour l’instant mais vu ce qui s’installe entre ces deux personnages, il y a ce risque qui s’annonce. Je suis complètement fan des avancées à petits pas qu’ils font tous les deux. Le temps est très court entre leur « rencontre » et leur premier baiser, puis ensuite leurs premières vraies discussions. Cependant, ta Nouvelle rend tout cela facile à lire, ça ne semble pas bizarre. D’autant plus que l’un comme l’autre n’ont pas de problème avec l’homosexualité. Eddy est embarrassé par ce qu’en pensent les autres mais c’est clair qu’il semble bien attiré par cette idée.
C’est totalement novateur ta fiction dans le fait qu’Eddy ne trouve même pas Isidore beau mais qu’il lui trouve un certain charme, que ses grains de beauté qu’il n’aimait pas vraiment au début finissent par lui plaire. Tu vas me trouver folle mais je vois un parallèle très con dans les grains de beauté. On apprend très tôt ce petit détail ajouté du fait qu’Eddy a le même genre de peau, et on dirait qu’il n’aime pas cela du tout parce que sa peau est justement semblable à celle d’Isidore. Cependant, à son contact, il se rend compte qu’au toucher ça ne sent pas, que c’est doux et que ce n’est pas du tout dérangeant. C’est un peu débile à dire mais ça me donne le sentiment que ça résume ce que ressentait Eddy vis-à-vis d’Isidore. Il semblait déprécier Isidore directement, le mépriser pour sa marginalité que nous pourrions même mettre sur le compte de son homosexualité. Ce que je veux dire c’est qu’Eddy pouvait très bien mépriser Isidore du fait qu’il soit homosexuel et qu’il se sente bien avec ça. Eddy semble franchement étonné par le fait qu’il soit sa première expérience tant Isidore a l’air à l’aise avec ça. Cependant, Eddy finit par apprécier Isidore au fur et à mesure qu’il se rapproche de lui. Plus il apprécie Isidore, plus il accepte ce qu’il est. Il finit par aimer ce qu’il n’aimait pas au début, ou plutôt refusait d’aimer. Peut-être se laisse-t-il un peu aller au bout d’un moment même si sa conscience le rappelle à l’ordre plusieurs fois.
Le début de leurs câlins est prometteur. Ils semblent apprécier cela, rient, s’amusent de leur propre gêne. Cela apparaît vraiment authentique, mignon, chaleureux. Ils sont décidés mais si hésitants en même temps, y a un petit contraste entre ce qu’ils veulent et sont prêts à faire. Une fois nus, ils se font réellement face. Eddy prend des initiatives, se laisse tenter, embrumé par le désir puis revient brutalement à la réalité. Je suppose que ça va trop vite pour lui, qu’il accepte tout cela trop facilement à son goût et que finalement ce n’est pas normal.
Je suis confortée dans ce que je pense par la suite de l'OS qui est vraiment cruelle pour Isidore. Je le plains sincèrement, le pauvre. On se rend compte qu'Eddy n'est tout de même pas prêt à oublier ces peurs pour vivre une vie amoureuse. Il le dit très clairement, c'est ça qui est douloureux dans cette scène. Comme je l'imaginais, y a un événement sombre qui surgit du début doux et semblant bien engagé pour de plus amples câlins. Je me suis pris d'une certaine colère envers Eddy qui décidément est bien con, il n'y a que ce mot qui m'est venu à la bouche. Mon dieu, ce que tu écris bien ! La description du personnage déconfit, maigre, pâle d'Isidore qui retourne chez lui dans le plus simple appareil a quelque chose d'extrêmement frappant, de touchant (toujours quand ça concerne Isidore ! ^^). Tes mots sont si justes, peu nombreux, juste ce qu'il faut et appellent les émotions qu'il faut. Tes mots vont directement dénicher le sentiment à l'intérieur de nous et l'étale au grand jour. Tu joues avec nous ! Je me sens comme un pantin entre tes mains lorsque je te lis, loin d'être déroutant, je dois avouer que j'adore cette sensation. Je fais partie des lecteurs qui ne se rebellent pas, qui ne cherchent pas à trouver la solution, le dénouement final. J'y réfléchis bien-sûr parce que ça me turlupine mais je suis surtout spectatrice de ton histoire, au fond de mon siège et j'attends le déroulement sans trop me poser de questions. C'est un peu différent de « Pour la Vie » où les questions sont inévitables.
A ce stade de l'histoire, je dois avouer qu'une certaine déception s'empare de moi vis-à-vis d'Eddy. En fait, tout le long du développement de la Nouvelle, je me suis prise à espérer qu'Eddy fasse preuve d'un peu plus d'intelligence, qu'il se rende compte que c'est idiot de s'en tenir aux rumeurs, au regard des autres et à ce que peuvent penser ses amis, sa famille. Il semble comprendre qu'il y a plus important mais comme il le dit finalement les excentriques ce n'est pas pour lui. Ce finalement est révélateur. C'est comme s'il avait essayé mais que finalement non, c'est franchement pas fait pour lui. Il retourne à ses vieilles pensées stupides. Je ne peux pas dire qu'il régresse parce qu'il n'a pas réellement évolué mais y avait de l'espoir tout de même mais je suppose que les gens ne changent pas si facilement, peut-être même qu'ils ne changent jamais, que c'est dans la manière d'être d'Eddy que d'être obnubilé par ce que pensent les autres.
De ce fait, son raisonnement est encore plus terrible. Le voir passer de la culpabilité qui pousserait tout naturellement à aller s'excuser auprès d'Isidore car comme il le sait il a agi comme un connard, à la volonté de le faire taire par la force et l'intimidation s'il le faut, c'est terrible. J'ai eu envie de le gifler, sincèrement. D'une part car il se trompe de but, il croit que préserver sa vie est bien mieux que sauver ce qu'il a déjà avec Isidore, c'est complètement fou, non ? Je veux dire, il se ment à lui-même, totalement. Il a l'air d'osciller entre culpabilité et peur, c'est insupportable. On a envie de lui demander de faire un choix, d'aller voir Isidore tout de suite, de ne pas perdre une seconde. D'autre part, c'est vraiment très consternant de le voir agir sous la peur et pas la culpabilité, ou son attachement à l'encontre d'Isidore. Comme si ce qui le faisait vraiment bouger était toujours les autres mais qu'il est incapable d'agir pour lui-même, ou en tout cas pour ce qui compte vraiment.
Mais Isidore n'a pas l'air de penser comme ça. Je ne sais pas s'il est vraiment honnête avec lui-même, si réellement pour lui sa vie sociale vaut plus que le reste. J'ai du mal à croire cela car comment être heureux en refusant d'être soi-même et d'accepter ce qui est naturel pour soi. Surtout qu'Isidore l'intrigue, le touche même s'il n'en dit rien. C'est très dur de le voir agir de la sorte, se bouger pour aller voir Isidore en ayant comme objectif de lui faire peur. Merde, ça fait peur même ! Depuis un certain moment dans ta Nouvelle, je me sens triste pour Isidore. J'ai peur que ce ne soit pas fini pour lui les peines et déceptions.
(J'ai écrit une immense review :$) |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1 (C'est parti ! :))
Au début, il n’est qu’un personnage bizarre qui s’habille mal et raconte des choses parfois un peu insensées. J’adore l’idée de lui en train d’essayer d’endormir Eddy. Il a l’air d’avoir la faculté de le tranquilliser – ce qui ne semble pas trop difficile non plus vu l’ampleur de la peur d’Eddy :p. Mais peu à peu, on découvre sa sensibilité lorsqu’il se fait jeter par Eddy après son premier essai de bisous, et lorsqu’il veut dessiner un lama alors qu’il n’a aucun talent manifeste pour le dessin. Il y a quelque chose de touchant chez ce personnage, de simple et d’attirant. Il se fout complètement du regard des autres (comment il tire sur les ficelles de son k-way pour bien se protéger du froid, c’est adorable !) comme si cela le dépassait de très, très loin.
De ce point de vue là, Eddy est totalement son opposé. Il réagit complètement différemment vis-à-vis du regard des autres. Il a l’air d’être conditionné par cela, en tout cas ça l’importe énormément. Il est clair que les deux personnages n’ont rien à voir mais il semble évident dès cette première intrusion d’Isidore chez Eddy qu’il existe une attirance réciproque, une curiosité face à l’autre. Le fait qu’ils soient tous deux si différents appelle les interrogations. Eddy semble complètement imbibé par les rumeurs qui circulent sur la famille d’Isidore et nourrit une grande curiosité à leur égard. Isidore semble sincèrement intéressé par Eddy, semblant voir en lui plus qu’on pourrait croire à première vue. Déjà, sa phrase lorsqu’il se fait rejeter est parlante lorsqu’il lui dit qu’il est encore plus con que ce qu’il pensait. Isidore semble être particulièrement déçu, comme s’il s’attendait à autre de chose de la part d’Eddy lors même que cette réaction n’est pas surprenante venant de l’adolescent en question.
Isidore est très amusant, je trouve. Pas dans le même sens qu’Eddy mais ces deux personnages ont une dimension comique qui les rend touchants. Ils n’appartiennent pas du tout au même monde et alors que se déroule la nouvelle, il m’a pris l’envie d’en connaître plus sur Isidore. Tu nous mets sur la voie en introduisant le frère d’Eddy, Vincent. Selon ce dernier, Isidore n’a jamais eu vraiment d’amis mais était une grande gueule enfin c’est l’impression que ça m’a donné.
Et c’est clair que le langage est particulièrement important dans ta nouvelle. Déjà à travers Eddy et également Isidore qui parle sans se soucier de la venue qu’auront ses mots sur ses interlocuteurs. Il les balance tout simplement sans réfléchir, je ne sais pas si je peux placer le mot « candeur » sur cela mais en tout cas, il y a de la sincérité, de la franchise chez Isidore. Il n’a pas l’air de s’embarrasser des convenances et de ce qui peut faire mal ou autre, il fait ce qu’il a envie de faire. Je ne doute pas qu’il soit un peu « grande gueule » pour certains étant donné qu’il n’a pas l’air de se taire quand il a envie de dire quelque chose. Ses réactions apparaissent du coup un peu bizarres pour les autres parce qu’il agit simplement avec toute la fraîcheur qui accompagne ce personnage. Cependant, les indications de Vincent restent imprécises et ne satisfont d’ailleurs pas Eddy, donc on reste un peu frustré (en tout cas moi :p) de ce manque d’informations. Ce n’est pas dans le même but qu’Eddy qui cherche même à connaître le contenu des poubelles d’Isidore (il a vraiment une grande imagination ^^) mais parce que ce personnage intrigue tout naturellement.
Je vais m’attarder quelque secondes sur Vincent, un des membres de la famille d’Eddy qui apparaît tôt dans le flot des pensées du garçon. Le grand frère modèle à qui se réfère Eddy, je suppose. Il doit être bien vu dans son regard sinon ça ne va pas. C’est assez courant ! :). J’adore le fait qu’ils parlent tous les deux de la même façon, ils ont l’air d’être pareils sauf que Vincent est plus vieux. Cela dit, il n’a pas l’air intéressant du tout, beaucoup moins qu’Eddy. Est-ce parce que nous le connaissons peu ? Je ne sais pas mais je trouve que ce personnage est détestable dans sa façon d’être, un vrai boulet cette fois mais il me fait rire aussi :p. Le fait qu’il n’ait jamais cherché à comprendre le fonctionnement d’Isidore prouve qu’Eddy est bien plus intéressant que lui. Cela dit, ton personnage m’a fait penser à plein de mecs alors je dois dire qu’il est très vraisemblable, c’est sûrement ça qui fait rire ! ^^
Cette nouvelle soulève deux points forts de ton écriture : les descriptions et les dialogues. J’avais déjà eu l’occasion de le remarquer et cela plus d’une fois dans « Pour la Vie » mais cette Nouvelle, plus courte, met encore plus en lumière ce côté-là. Tes dialogues ici sont malicieux, vifs, directs, plein de jeunesse. Tes descriptions sont matures, belles et représentatives de ton écriture. Il y a un côté un peu ambivalent entre les deux qui donne à ton texte un ton vraiment plaisant, très agréable à lire. Je suis conquise ! :).
J’entame ma huitième page de review, c’est un monstre ce commentaire mais il faut bien tout ça pour décrire ce que j’ai ressenti à la lecture de ta Nouvelle. J’aime les différents épisodes qui accompagnent les deux adolescents. Le fait que ce soit si incongru, que ça bouscule leurs deux tranquilles existences.
Et puis, j’aime énormément l’évolution d’Isidore qui passe par l’indifférence lorsqu’il fait face à la rudesse d’Eddy, et devient de plus en plus vexé, blessé par la façon d’être d’Eddy. Au début, il répond par un haussement d’épaules ou par des phrases qui rendent Eddy encore plus perplexe, mais il est plein de vérité la plupart du temps. Et puis, il semble apprécier l’adolescent de plus en plus. En fait, je pense qu’on se sent proche des deux personnages en même temps, ils nous rappellent des sentiments et des attitudes que nous avons déjà eues. J’adore. Tout d’abord, l’emportement d’Eddy lorsqu’ils deviennent plus proches, il semble ne pas se rendre compte des choses blessantes qu’il peut proférer à l’encontre d’Isidore. Comment il le repousse avec cette vieille peur d’être surpris par les autres. Déjà dans les bois, tu mets un ton drôlement comique à cette situation entre Eddy qui s’imagine n’importe quoi et sa peur qu’il y ait une sorcière. J’adore la façon dont tu mets en scène les évènements et la peur irrationnelle d’Eddy face à ce qu’on peut raconter sur Isidore, et tout ce que son imagination peut lui faire croire.
Pourtant la scène se révèle bien plus importante qu’à première vue. On se rend compte avec certitude qu’Isidore est intéressé par Eddy, il l’embrasse sans se poser de questions mais Eddy le repousse très violemment et lui fait un discours bien salé avec son langage qui le caractérise si bien. Il faut avouer que cette scène fait mal au cœur pour Isidore qui doit être bien déçu après ça. Pour l’instant, ça ne fait pas tellement effet sur Eddy qui a l’air de vouloir se rassurer, se dire que ce mec est complètement taré. Il veut demander des renseignements à son frère parce que la perception qu’il avait de lui vient de changer et la peur – encore – est vivace en lui. Il semble complètement terrorisé par le fait qu’on puisse voir qu’il est gay juste en le regardant. Le fait qu’Isidore ait pu se permettre de l’embrasser sans imaginer qu’il pourrait être rejeté doit bien faire cogiter le pauvre Eddy. J’imagine qu’il s’évertue à cacher le fait qu’il soit gay du mieux qu’il peut, ça a dû fortement le troubler lorsqu’il a compris qu’il n’aimait pas vraiment les femmes. Cependant, il n’a pas l’air de nier cela pour autant. C’est comme s’il le savait bien au fond de lui et même pas si au fond de lui que ça mais qu’il refusait de laisser ça sortir. En fait, on dirait que cette idée ne le dérange pas tellement c’est vraiment la peur que les autres le sachent qui semble l’effrayer au plus haut point. C’est complètement différent d’Angelo par exemple :). Lui, c’est une souffrance bien plus pénible sans vraiment de rapport avec les autres (ou un peu avec ce que ses parents auraient pensé de lui… *fait un câlin à Angelo* :p). Revenons à « La Saison des Limaces » !
Cela se voit dans le fait qu’il accepte relativement facilement l’idée d’embrasser Isidore après que celui-ci ait menacé de s’éloigner de lui. On voit bien qu’Eddy fait des efforts, il ne veut pas le voir partir, il essaie d’aller au-dessus de ses peurs idiotes afin qu’Isidore reste. L’histoire prend un tournant bien plus sérieux dans le fait qu’ils soient à présent tous deux conscients de l’attirance qu’ils ont l’un envers l’autre. On comprend qu’Isidore n’est pas du tout plus à l’aise qu’Eddy mais que sa manière de réagir est simplement différente. Il n’est pas habitué à sortir avec des mecs, et Eddy est même son premier. En somme, ce sont deux adolescents qui font la découverte de leur sexualité ensemble. C’est emprunté, hésitant mais en même temps c’est très touchant :). On comprend bien Eddy dans ces scènes mais également Isidore qui réagit d’une façon à faire tordre l’estomac lorsqu’il veut partir, laisser Eddy et ses peurs débiles. On ressent ce sentiment qui doit l’étreindre tout comme on a peur que le moment un peu magique s’éteigne, que finalement ces deux personnages soient trop différents pour s’entendre.
Mais, habilement, tu rétablis merveilleusement bien la situation, accentuant même leur complicité qui prend des tournures vraisemblables, qui se justifie totalement. Il y a une douce mais logique progression, rien n’est surprenant mais tout n’était pas gagné. C’est encore une de tes forces ça : faire accepter ce qui à première vue semble impossible. Tu es trop fort ! *bisous*.
(Bisous partout !) |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1 (Et voici la suite !)
De ce fait, ça montre qu’Eddy est celui qui a peur de découvrir quelque chose car il sait très bien qu’il y a quelque chose de « pas net » chez lui, mais s’il creuse trop, ça va totalement l’effrayer alors que vivre sans se poser de questions était tellement plus agréable (et puis il n’aime pas être effrayé ce sacré trouillard ! ^^) Il l’explique lui-même. C’est à partir de là qu’on comprend que l’OS va se tourner vers lui. Contrairement à Anthony, c’est lui qui cache un secret véritablement honteux.
Ca nous rappelle que la surface lisse du quartier où ils habitent n’est qu’une façade, qui cache plein de secrets mais aussi que les rumeurs qui s’en dégagent sont nauséabondes et ridicules. Je dois dire que j’ai adoré la description du quartier. Je crois qu’il y a sept familles, si je ne me trompe pas et tous ont leurs petites particularités. On retiendra en particulier les familles les plus étranges et mystérieuses (la famille d’Isidore qui semble souffrir des rumeurs par le simple fait qu’ils négligent leur maison, sûrement un manque d’argent, ce qui suffit à nourrir les ragots jusqu’à dire qu’ils sont malfaisants… consternant :p), et puis les prétendus sadomasochistes qui sont la constante référence d’Anthony et d’Eddy. Ils sont les cibles des rumeurs les plus crades, et c’est de là que vient toute la réflexion qui va bousculer la pauvre petite tête d’Eddy :).
Tu dresses un très beau tableau de la vie banale, tranquille, qu’on rencontre tout le temps dans un très charmant quartier. C’est un environnement parfait pour mettre en place les thèmes du regard des autres et du regard sur soi, les secrets gardés mais dévoilés ainsi que la découverte de sa sexualité et toutes ces choses qu’on perçoit dans ton écrit. Ce microcosme est assez pour nous présenter une vérité universelle, et ce qui ponctue le quotidien de chacun d’entre nous – pourvu qu’on vive ailleurs que solitaire sur le point culminant d’une montagne de 50 mètres :p.
Je suis séduite jusque là dans ta nouvelle (et jusqu’au bout mais j’y vais petit à petit :)), tu découvres l’univers de la nouvelle peu à peu. C’est pas obscur, nous connaissons tous ce genre de quartier, c’est accessible et en même temps, nous ne sommes pas « eux ». Tu mets en scène des personnages un peu banals mais qui sont tellement ancrés dans leur environnement et justifiés par leurs différences qu’au final, on sait bien qu’on n’est pas eux et qu’on ne leur ressemble pas. De ce fait, ils sont à la fois uniques, spéciaux et banals. Ce qui est fort ! ^^ J’aime beaucoup tes personnages, je les trouve intéressants et surtout ils me font mourir de rire.
Eddy est particulièrement chouette à analyser. Je comprends pourquoi il se range de l’avis d’Anthony concernant les filles et le fait de sortir avec elles (maintenant qu’il a pu « tremper son biscuit » il a plus rien à prouver ^^) vu son secret. J’adore le premier passage important avec Eddy qui se déroule durant un imposant et effrayant orage. C’est… très surprenant ! Déjà, y a un brusque changement avec le calme serein du début de la fic, la pluie commence à battre très fort et on sent cette atmosphère propice au danger. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Eddy, il y croit au danger. Sa frousse est extrêmement comique mais on est partagé entre deux sentiments : est-il parano ou est-ce qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Le fait qu’il soit mélodramatique (l’idée de la hache rouillée s’abattant sur lui) n’aide pas à le prendre au sérieux parce que tout de même il a simplement vu un mec marcher dans sa rue et s’imagine que c’est un tueur en série venu pour le tuer. Dans le genre, complètement parano c’est réussi ! ^^ Forcément, ça casse le personnage qui a l’air d’être bien viril, bien mec qui n’a peur de rien. Eddy a l’air d’être tout sauf courageux (la façon dont il s’écroule dans la buanderie est hilarante :p). En tout cas, il va tellement loin dans son délire qu’on finit un peu par avoir un doute – ou seulement moi – est-ce qu’il y a vraiment quelque chose de terrifiant ? Et tu manies le sujet avec dextérité, le tableau de la tempête est parfait pour la scène, tu inclues les bons éléments et je trouve même que tu serais parfait dans l’écriture d’une scène à suspense. Et d’un côté, ta fic qui a rien d’une fiction d’épouvante elle se retrouve enorgueillie d’un petit côté effrayant, sombre, malveillant qui est absolument plaisant. On voit l’amusement de l’auteur et la façon dont malicieusement tu te fous de ce pauvre Eddy, et surtout on est à la fois pris dans l’action de cet orage fort impressionnant et l’amusement face à ce nouveau personnage bien particulier. Tu vois, les films « Kill Bill » de Tarantino qui sont des hommages à différents courants cinématographiques tant les formes du film sont diverses, là ta fic m’a fait penser à ça. Dans l’idée que tu utilises toutes les ficelles, les règles et le débit d’écriture d’une scène d’horreur sauf qu’on n’est pas du tout dans ce contexte. Ce qui me laisse penser que tu serais extrêmement doué là-dedans également :).
Revenons à Eddy. Déjà, sa façon de s’exprimer est bien spécifique, il parle extrêmement mal et est particulièrement grossier. Je ne comprends pas tous les mots qu’il utilise mais il a l’air d’ouvrir la bouche pour ne rien dire donc ça ne pose pas exactement problème. C’est très amusant la façon dont il s’exprime, c’est à la fois très vrai (parce qu’on en rencontre ce genre d’énergumènes) et désopilant dans la façon où c’est un peu caricaturé. On voit un peu le côté légèrement satirique face à ce genre de personnes s’exprimant de cette façon mais en même temps, il n’y a rien de méchant et tu n’es pas vilain. Je trouve cela absolument génial de mettre en scène un héros qui n’a pas un talent certain pour le maniement de la langue, qui est un « boulet » comme diraient certains et qui est en tous points un antihéros. Vraiment, c’est surprenant. Ca change littéralement des personnages habituels, et c’est en cela qu’Eddy est vraiment incroyable. Déjà, il est égal à lui-même, tu le maîtrises bien ton personnage et ensuite tu maîtrises aussi bien la langue la plus délicate à la plus grossière ! ^^
Eddy est donc très peureux, c’est une des principales caractéristiques qu’on entrevoit de lui à ce moment de l’histoire – et ça prend de sacrés proportions comiques. Cet OS m’a fait trop rire en tout cas :).
Et voilà qu’Isidore arrive dans l’équation, il est en tout point l’inconnu x de cette équation bien ardue à résoudre (oui, ça se voit que je n’y connais rien en maths, non ? ^^). Ben, il est évident qu’on attendait le nouvel évènement, ce que ce troublant orage allait bien pouvoir transformer dans la vie de ce tranquille – cacheur de secret – et sans histoire, Edouard.
C’est clair que la façon qu’Isidore (mais qui est à ce moment de l’histoire toujours un inconnu) a de se promener dans les rues en pleine tempête apocalyptique est bizarre. On peut comprendre les interrogations d’Eddy à cette question, du pourquoi du comment quelqu’un traîne-t-il dehors. C’est marrant comment il met vite la réponse sur cet étrange inconnu par le fait qu’il doit probablement être le fils de la maison bizarre qui trempe dans des affaires louches. Il l’associe directement à ces rumeurs et s’est monté la tête d’autant plus à cause de cela. Depuis le début, Eddy est victime des rumeurs qu’il croit et de la peur que cela lui inspire (même si pour l’instant il pense être intouchable). La première discussion entre ces deux personnages est bizarre, Eddy qui essaye de l’impressionner tout en s’imaginant qu’il est bel et bien un meurtrier et l’autre qui vient bizarrement demander l’hospitalité. Il est vrai qu’il pleut mais il est aussi vrai qu’il n’habite pas loin. Drôle d’individu, cet Isidore ! :p.
On voit déjà un autre trait de caractère d’Eddy : son côté un peu maniaque lorsqu’il craint qu’Isidore ne dégueulasse tout en rentrant trempé chez lui. On retrouvera cette crainte plusieurs fois, c’est rigolo :).
C’est vrai qu’Isidore apparaît un peu sans gêne mais c’est amusant toute cette situation entre ces deux personnages si opposés. Isidore s’exprime d’ailleurs bien mieux – et même parfaitement bien. Il a l’air très à l’aise dans cette situation contrairement à Eddy qui se demande ce que l’autre lui veut. On voit l’infériorité intellectuelle (désolée pour lui) d’Eddy qui ne cesse de parler dans l’agressivité comme s’il craignait que les phrases bizarres d’Isidore ne soient qu’une perpétuelle moquerie à son égard dont il serait incapable d’en déceler la nature. Et Isidore qui ne s’en offusque pas. Leurs interactions donnent de très belles répliques, malicieuses et qui font sourire.
De plus, j’aime beaucoup la description physique d’Isidore. Pas un mec extraordinaire du tout physiquement et le détail sur les grains de beauté, j’aime bien :). Il est un peu difficile à cerner au début ce personnage qui semble si différent des autres, en tout cas de ceux qui vivent dans le quartier d’Eddy. Il y a un vrai mystère à propos de ce personnage mais cela est sûrement dû au fait qu’on le voit à travers les yeux d’Eddy qui ne sont pas forcément objectifs. Lui et Anthony semblent être particulièrement agacés par les marginaux qu’ils balancent tous dans la même case, et Isidore semble faire partie des marginaux. Par rapport à ton OS dans sa vue d’ensemble, j’aime le fait que ce personnage est de plus en plus découvert, lentement, il s’étoffe alors que la perception d’Eddy à son égard se fait plus aiguisée.
(Pas encore fini !) |
 SamaraXX 2009-07-09 . chapter 1Coucou,
Et voilà, je suis face à ta Nouvelle si longue et au titre si – étrange ? La première chose qui m’a frappé face à cette histoire est son titre et puis son résumé. Ce sont les deux premiers éléments que j’ai eus il y a déjà un petit moment lorsque tu m’as parlé de cet OS. Cela m’a mis directement l’eau à la bouche. Je me suis demandée ce dont un titre comme « La Saison des Limaces » pouvait bien signifier. Est-ce comique ? Est-ce que ça a un lien avec la jardinerie… Et puis, non, l’automne bien-sûr ! La saison des limaces, des orages et des feuilles mortes. On peut dire que je l’ai bien attendu cette nouvelle vu que c’est toi qui l’écris, forcément, j’étais impatiente.
Et me voilà devant la nouvelle qui me semble bien prometteuse. Après une première lecture, je voudrais te parler de l’atmosphère qui se dégage très nettement de tes mots si harmonieux. L’automne comme j’en parlais est si omniprésent qu’on sentirait presque l’odeur de cette merveilleuse saison. Je ne suis pas sans savoir qu’il s’agit de ta saison préférée et je dois dire que dans cet OS, elle m’apparaît comme un vrai spectacle, d’une beauté à couper le souffle. Un chef d’œuvre cette description filée de l’automne qui se profile doucement, s’étend sur toute la longue de la nouvelle. Un thème ou une ambiance qui donne toute la mesure des « senteurs » de cet écrit particulièrement délicieux.
Déjà, il y a les feuilles mortes qui craquent sous les pas. Premier élément de l’automne mis en scène dans ton OS qui nous est révélé par le personnage un peu curieux d’Anthony dès le début de la nouvelle.
Les orages qui accompagnent les différentes actions de tes héros et marquent les points culminants dans ton histoire comme s’ils battaient la mesure d’une musique douce qui prenait des accents violents, rapides comme sur une mélodie de musique classique. Le rythme est donc donné : des feuilles mortes qui s’envolent doucement ponctuées par d’énormes orages, véritables cataclysmes dans la tête des protagonistes. Et puis il y a cette pluie, cette moiteur, cette humidité caractéristique de l’automne, cette saison entre-deux qui rappelle le caractère intermédiaire de tes héros. Ils sont entre l’enfance et l’âge adulte, à une période de la vie où masse de réflexions se forment, où des changements (orages et tonnerres qui grondent) s’opère. D’une certaine façon, l’Automne en tant que tel est une métaphore de ton écrit, une saison qui est tout à fait propice au changement. Cette saison représente la rentrée dans la tête des gens : les nouvelles rencontres, les nouveaux horizons. De ce fait, il y a toujours des décisions qui sont prises à cette époque qui vont guider le reste de l’année.
Pour le côté purement descriptif – et je dirais même pictural – de l’Automne, on peut dire que c’est réussi. Tu as réussi à recréer cette atmosphère si particulière qu’on retrouve à cette époque de l’année avec une authenticité incroyable et une incroyable justesse. D’abord, il y a ce côté aigre-doux particulièrement bien réussi. Déjà le côté doux, avant tout, la fin de l’été, les restes de chaleur, les détails rassurants de l’image du foyer, de la maison, du quartier, de famille, du cercle d’amis. Ce cocon doux. Et puis il y a le côté aigre, l’approche de l’hiver, les premières bourrasques de vent frais, apportant nouvelles rencontres. Cela représente des interrogations, une coupure dans la routine apaisante des habitudes des héros.
C’est alors que le résumé de ta nouvelle me revient en tête et tout ceci, le côté aigre-doux, l’Automne, saison intermédiaire entre l’été et l’hiver, la symbolique de cette saison nous ramènent au thème principal de ton OS : les rumeurs – infondées ou non, le regard de l’autre, la découverte de sa sexualité et la peur face à tout cela. Le changement.
Donc, il est clair que d’un point de vue esthétique tu as parfaitement réussi ton coup. Les descriptions des orages sont formidables (j’y reviendrai certainement plus tard), la poésie des feuilles mortes aussi. L’atmosphère et le contexte sont totalement au service du thème, du fond de l’histoire. C’est absolument génial, à mes yeux.
Et pour finir, ton écriture. Miroir absolument merveilleux de cette sensation aigre-douce. Elle est malicieuse dans cet écrit, pleine de clins d’œil (mais pas du tout genre « je me fous de ta gueule », hein), elle est complice, rassurante et surtout chaleureuse. L’image du petit cocon au coin du feu est totalement là. Il y a cette griffe si particulière qui te suit dans tous tes écrits et ce truc en plus qui m’enchante au plus haut point. Tu suis bien le rythme avec ta plume, tu crées la dynamique douce, insidieuse de cette nouvelle qui semble tellement innocente mais qui pourtant recèle de si importantes choses. Il y a des thèmes sous-jacents, des réflexions que tu nous imposes à travers des personnages tellement atypiques dans leur banalité qu’ils nous frappent de plein fouet. Finalement, dans tout cela, on se souvient que l’auteur c’est toi, que tu maîtrises tout cela d’une main de fer dans un gant de velours. Tu fonces vers ton but sans prendre la peine de nous éclairer, tu nous laisses errer dans les délicieuses effluves automnales de ton écriture magnifique, nous laissent endormir la tête par des personnages simples au premier abord – à l’exception d’Isidore qui est un peu plus spécial – avec une douceur presque cruelle.
Tu nous fais plonger dans un écrit aigre-doux, à l’atmosphère tellement présente qu’elle nous fait croire qu’on est en Automne alors que le soleil a tapé fort toute l’après-midi sur les carreaux de mon salon (me rappelant qu’on vient d’entamer l’été et que ça n’a pas de rapport avec l’automne) et pourtant l’impression tenace – mais cachée, tapie dans l’ombre :p – que tu prépares un mauvais coup reste là. Au final, on est piégé par ton écriture, manipulé par tes mots, on ne guette plus la fin, on vit que l’instant présent, profitant de chaque mot, du rythme enjôleur et doux de cette nouvelle sans se douter – ou si peu – que tu mènes la danse tout en haut et qu’au final, tu nous amèneras doucement vers la fin, inéluctablement. Et on espère que la fin ne sera pas brutale mais on ose tout de même y croire, tu nous embrumes par tes phrases enchanteresses et puis je trouve qu’on a finalement envie de faire comme Eddy : ne pas se poser de questions.
Voilà ce que je peux dire sur ton atmosphère et la qualité de ton écriture. Aucune faute, aucune maladresse, un mélange de vocabulaires (le familier et le soutenu) juste et impeccablement choisi. Comme toujours, rien à redire. Mais tout à dire pourtant :).
Passons à la lecture même de ta nouvelle. Mais de quoi cela parle-t-il donc ? L’automne, certes, mais qui sont les personnages ? ^^
Tu nous mets face à Anthony, un personnage qui s’avoue être superficiel et qui copie à la mèche de cheveux près la personnalité de son meilleur ami. Déjà, il a l’air d’être un mec sympathique, cool, du genre qu’on rencontre souvent mais pas très intéressant. Il a l’air jeune et semble se poser pas mal de questions. Mais tout de même, il m’apparaît un peu étrange la manie qu’il a d’écraser les feuilles mortes. Je pense qu’on a tous aimé faire ça petits et ça reste un de mes petits plaisirs coupables, cependant je suis loin d’approcher l’obsession d’Anthony ! Il est totalement obsédé par cela, et il trouve que c’est une tare à cacher de ses amis, à tout prix, sans quoi il serait rejeté (ce qui apparaît être la pire chose au monde à ses yeux). Déjà, c’est très troublant cette interrogation mais tu mets le ton. Tu nous montres un personnage sans histoire qui relate sa vie simple tout en appuyant fortement sur sa différence. C’est bien-sûr un clin d’œil au thème de ta fiction et au personnage principal de cette nouvelle qui arrive plus tard. Si on changeait cette obsession par le fait d’être homosexuel, tout cela serait mis sous une autre lumière mais ramènerait au même : rester cacher pour ne pas que les autres découvrent, sinon c’est la honte et le rejet mais continuer tout de même parce que ne pas faire ça, c’est cesser d’être soi-même, c’est impossible d’arrêter.
La petite manie d’Anthony est mignonne, c’est vraiment pas dramatique je pense. Rien à voir avec une sexualité différente mais le ton dramatique qui règne dans sa tête nous amène à penser que le regard des autres le liquéfie totalement, et que sans aucun doute, il craint d’autant plus le regard de son meilleur ami. Cela nous amène au principal intéressé : Eddy. Un personnage que j’adore :).
Les premières mentions de celui-ci sont flatteuses : il est beau, sportif, populaire, plaît aux filles, il ne se prend pas la tête. On peut dire que c’est le modèle d’Anthony. Eddy est le chef, il est donc respecté et semble être un bon ami sans secrets, propre sur lui. Je suis particulièrement fan de la façon dont tu vas casser ce beau portrait tout au long de l’OS :p. Déjà, il est clair que les réflexions d’Anthony sur le fait qu’il était mieux ne pas se poser de questions sont davantage tirées des propres idées d’Eddy que des siennes. Plus tard, il fera preuve d’opiniâtreté quant à l’origine des rumeurs et insistera lourdement auprès d’Eddy, c’est ce dernier qui ne veut pas en entendre parler. Il refuse de se prendre la tête, de chercher le pourquoi du comment sans qu’il y ait une bonne raison. Eddy est véritablement celui qui souhaite vivre calmement sans se poser de questions, Anthony suit le mouvement alors que de toute évidence, sa tête bouillonne de questions (à en voir ses réflexions au début de l’OS).
(Je t'envoie la suite dans une autre review !) |
 Shyn 2009-07-08 . chapter 1 Je, euh... ne sais pas quoi dire... je ressens comme un grand vide.
C'est ce qui m'arrive à chaque fois que je lis la fin d'une histoire ou visionne un film qui se termine en queue de poisson, je déteste ça. Mais bon, en ce qui concerne ton histoire se finit plutôt brutalement qu'en queue de poisson. Si, si, ça m'a fait un choc. Arf, je suis le genre de personne qui aime les fins abouties, donc je n'aime devoir imaginer comment cela se termine. De l'imagination j'en ai étant donné que j'écris aussi... mais lorsque je lis une histoire j'ai vraiment envie de lire une fin accomplie sans avoir à me l'imaginer. Non, sincèrement, tu ne peux pas t'arrêter sur une telle fin, le sujet qui y est abordé est plutôt digne d'un rebondissement, d'un drame qui demande a être exploré, approfondi, narré.
Et puis, quelle est la rumeur qui pèse sur la famille d'Eddy ? A la fin je me suis dit que j'avais dû louper un passage donc j'ai relu celui qui y faisait référence mais rien n'était indiqué... Donc, en résumé, il y a deux événements dans ton histoire que tu n'as pas voulu évoquer ou élucider. Que tu laisses une fin seulement évocatrice ça peut passer (pour certains lecteurs) mais que tu ne dévoiles pas non plus la rumeur de la famille d'Eddy, là je ne comprends pas vraiment. Tu prends le temps de détailler les rumeurs de certains voisins (qui avec le recul on aurait très bien pu s'en passer) mais tu passes totalement outre celle de la famille d'Eddy. Ou alors j'ai vraiment dû louper quelque chose. Bref, je suis perdue. ^^'
Sincèrement c'est vraiment dommage puisque ta nouvelle je l'ai trouvée sublime. Mais les deux points gênants que je viens d'évoquer me gâche un peu toute la lecture.
Enfin, pour moi cette histoire n'est pas terminée, la fin me fait penser que tu as justement laissé une fin ouverte pour une suite éventuelle...
Alors oui, je reste littéralement sur ma faim...
Ouille, ça fait mal, là tu as été vraiment dur avec tes lecteurs ! ^^'
Argh ! Je te hais ! *je plaisante, bien sûr ^^*
Bon, par contre je suis contente que tu sois réapparu, je commençais vraiment à me faire du soucis, et j'avais surtout peur d'avoir fait une gaffe lors du dernier commentaire que je t'ai laissé sur ta fiction "Pour la vie"
Ouf ! tu es bel et bien vivant, Dieu merci !! ^__^
Gros bisous Deedee
Ps : je me dois quand même de te dire que j'ai beaucoup aimé ta nouvelle, tout n'est pas négatif. Mais lorsqu'une fin ne me convient pas elle a tendance à ternir tout le contenu de l'histoire. Je ne sais pas, je suis comme ça. ^_- |
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