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Envol
Sommaire
p 3- Préface ou présentation ou prologue ou introduction
p 5 - Amour
p 19 - Gai
p 27 - Délires
p 30 - Suicide
p 35 - Crime
p 39 - Mort ou vie...
p 47 - Un petit souvenir
p 49 - Liberté
p 52 - Les horreurs de ce monde
p 57 – Charmé !
p 60 – Les autres
p 66 - Epilogue
Préface ou Présentation ou Prologue ou Introduction
(En fait, appelez cela comme vous voulez !)
Comme vous allez le découvrir, j’ai écrit quelques poèmes. Leur qualité, c’est à vous d’en juger. Mais avant de me descendre, sachez que je les ai écrits avec le cœur. Certes, vous pourrez me dire que des poèmes sur le suicide, si ça vient du fond du cœur, faut songer à voir un psy... Mais croyez-moi ou non, même si je n’ai jamais songé à me suicider (loin s’en faut), ce poème vient bien du fond de mon cœur. Je m’explique : il vient d’une partie du cœur où chacun enfuit ses plus noirs sentiments, les plus terribles, ceux que l’on portent sans jamais oser se l’avouer. Et je devais bien les porter en moi pour en faire un poème aussi noir et aussi fort.
En fait, tous ces sentiments exprimés dans ces poèmes, je les porte en moi et je vous les confesse...
Oh la ! Stop ! Cette présentation me rappelle étrangement une préface d’un poète où il expliquait en gros que tous les sentiments qu’il exprimait n’était digne que de Dieu et qu’il faisait un cadeau au commun des mortels en les leur offrant. Et je crois bien que c’est là où je vais arriver en vous parlant de noirs sentiments cachés au fond de mon cœur que je tente de vous faire partager.
Alors, je laisse ce que j’ai écrit avant mais je recommence tout. Après tout, vous prendrez la version que vous préférez. C’est reparti :
Ça ne vous ait jamais arrivé d’avoir une idée à n’importe quel moment de la journée, de la noter puis d’en faire tout un texte ? Non ? Ah bon. Ben moi, si. Et même souvent. D’ailleurs, bizarrement, c’est assez souvent en cours d’espagnol, si bien que mes couvertures de cahier sont remplies de brouillons de poèmes. Je ne dis pas que les cours sont tellement ennuyeux que je fais autre chose, mais juste que l’inspiration me vient souvent durant ce cours. Et ces brouillons après quelques retouches sont recopiés... Et plus ça va, plus j’en fais. Et j’adore ça ! Exprimer des sentiments en vers, je trouve cela magnifique.
Mais mon gros problème, c’est que je n’ose pas aller vers les autres pour leur demander de lire ce que j’écris. J’ai l’impression de me vanter en exhibant mon travail. Alors, je les garde, je les garde et je les garde encore... Et ça m’énerve ! J’ai d’ailleurs du faire un effort surhumain pour oser demander à ma prof de français de les lire et me dire ce qu’elle en pensait.
Bien sûr, je les ai fait partager à des copains sur Internet qui, si j’en crois leurs réactions, ont apprécié. Mais j’aimerais que d’autres les lisent et me disent ce qu’ils en pensent, et si, par hasard, je ne devrais pas songer à une reconversion avant de me faire jeter des tomates à la figure.
C’est donc pour cela que je les ai tous réunis sur mon ordinateur et que j’ai fait une belle présentation avec de belles polices et une agréable mise en page (enfin tous ces qualificatifs très laudatifs, c’est un avis personnel, donc, pas très objectif !). En gros, j’ai tout bien présenté, bien jolie et bien beau.
Mais je ne veux pas que vous vous arrêtiez à cette façade. Je veux, enfin j’aimerais - qui suis-je pour donner des ordres ? - que vous les lisiez et y pensiez en profondeur.
Ces poèmes vous touchent-ils ? Vous laissent-ils froids ? Avez-vous envie de pleurer, de rire allègrement alors que ce n’est pas censé être drôle, de les brûler, de me les faire manger un par un, de me frapper (non, oubliez ce que je viens dire...), de me féliciter et me donner beaucoup d’euros (pour les euros, vous pouvez m’en donner même si vous ne me félicitez pas !) ?
Bon, tout cela pour dire que vous feriez vraiment plaisir - Quoi ? Vous n’avez pas envie de me faire plaisir ? Le poème « suicide » prend tout son sens alors - en prenant quelque temps pour les lire et me dire à cœur ouvert ce que vous en pensez. J’encaisserai les coups comme je me délecterai des compliments !
Je crois que mon petit laïus prend fin. Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix : les lire ou aller vous planter devant la télé. J’espère qu’il y aura une panne de courant...
Miguel Sanchez
Amour
Ah l’Amour ! ! ! La bagatelle la plus importante, celle qui fait tourner le monde depuis la nuit des temps ! L’Amour vient si spontanément mais il est si dure à avouer ou même à expliquer. Je me trompe ? Non. Je le savais bien.
Néanmoins, les sentiments qu’on ressent quand on est amoureux sont si touchants que les exprimer est toujours à la fois difficile et très beau.
Amour passionnel, amour contrarié, amour platonique, amour qui reste dans l’ombre… Dans tous les cas de figure, ça reste bien de l’Amour avec un grand A. Et c’est pour moi ce qu’il y de plus beau au monde.
Du moins, c’est comme ça que je le conçois. Et c’est ce que j’ai essayé de faire passer dans les poèmes qui suivent. J’espère que ça vous plaira et que la personne à qui la plupart sont destinés se reconnaîtra. Il serait temps !
Deseo
Te doy mi corazón
Para que me ames.
Dame tu mano
A ver si lo sientes.
Dame tu amor
Y te lo mostraré.
Dame tu amor
Y te adoraré.
Te quiero en mi vida
Cada día que Dios hace.
Dame tu amor
Y toma mi vida.
Te pido si me quieres
Sólo un poquito
En el fundo tu alma.
Pone tu mano
En mi corazón desesperado,
En mi corazón desierto.
No lo sientes ?
No sientes nada ?
En tonces, no me amas nada.
Puede irte.
Solo tengo que dejarme morir
Pensando en ti
Y en lo qui haría sido
Mi vida contigo.
Nunca te olvidaré.
En cualquier lugar.
En cualquier mundo.
En cualquier vida.
Soy tuyo.
Para siempre.
Désir
( traduction de Deseo)
Je te donne mon cœur
Pour que tu m’aimes.
Donne-moi ta main
Pour voir si tu le sens.
Donne-moi ton amour
Et je te le montrerai.
Donne-moi ton amour
Et je te vénèrerai.
Je te veux dans ma vie
Chaque jour que Dieu fait.
Donne-moi ton amour
Et prends ma vie.
Je te demande si tu m’aimes
Seulement un petit peu
Au fond de ton âme.
Pose ta main
Sur mon cœur désespéré,
Sur mon cœur désert.
Ne le sens-tu pas ?
Ne ressens-tu vraiment rien ?
Dans ce cas, tu ne m’aimes pas.
Tu peux t’en aller.
Je n’ai plus qu’à me laisser mourir
En pensant à toi
Et à ce qu’aurait pu être
Ma vie à tes côtés.
Jamais je ne t’oublierai.
Où que tu sois.
Dans n’importe quel monde.
Dans n’importe quelle vie.
Je t’appartiens.
A tout jamais.
Ai Shiteru
Me blottir dans tes bras
Et ne plus penser à rien
Qu’à la passion qui nous anime.
Ne plus jamais me séparer de toi,
C’est mon seul désir.
Tu es ma seule envie,
Ma raison de vivre et d’exister.
Je ne conçois pas ma vie
Sans la partager avec la tienne.
C’est la seule chose qui compte.
Une seule seconde sans toi
Et je me sens faiblir.
Une seule minute
Et je sens mes forces m’abandonner.
Une seule heure
Et je me laisse dépérir.
Une seule journée
Et je ne donne pas chère de ma survie
Ma vie sans toi
Et je renonce à la vie.
M’unir à ton corps me semble
Une utopie grandissante
A chaque minute qui passe.
Mon corps, mon cœur et ma vie
T’appartiennent.
Pour toi, je suis prêt à tout.
Tu es le seul qui compte à mes yeux
Car je ne désire personne
Au monde plus que toi.
Toi seul détiens l’étincelle qui fait brûler
Le feu de mon cœur.
Et rien ne semble pouvoir
Eteindre ce brasier ardent.
Je t’aime.
Vivre par amour
Je veux partir,
M’éloigner,
M’en aller,
Quitter cet endroit
Qui m’étouffe.
J’ai besoin d’autre chose.
Quelque chose de nouveau.
Quelque chose de vrai.
Je veux voir ma vie changer,
Gagner en intensité.
Je veux vivre.
Vivre ma vie.
Je veux plus d’exaltation,
De passions enivrantes
Et d’amour torride.
Je veux voir ma vie
S’accélérer,
Monter en puissance.
Je veux une vie digne de ce nom
Une vie qui vaille la peine
D’être vécue,
Une vie où je sois moi
Pour t’aimer toi
Sans les tabous de ce monde.
Car oui, je t’aime
Comme un fou.
C’est toi qui fais tourner mon monde,
C’est avec toi et à travers toi
Que je veux vivre et aimer
Dans ce monde que je créerai
Avec nos rêves.
Secretos
Eres tu mi sol
Y soy tu luna.
Te amo en la sombre de tu voz
Aunque no me veas
Ni me entiendas.
Pero yo
te amo,
Y tu,
Solo ves en mi el amigo de siempre
El que se queda con ti
Charlando y escuchando.
Lo que no sabes
Es que me quedo tambien
Amandote y deseandote.
Como decirtelo ?
Tengo miedo de perderte
Si tus sentimientos
No son recíprocos.
Pero tendré que decirtelo algún día
Si no me voy a morir
Esperándote.
No lo olvides
Te quiero.
Cada segunda que pasa
La vivo pensando en ti.
Caché
( Traduction de Secretos )
C’est toi mon soleil
Et je suis ta lune.
Je t’aime dans l’ombre de ta voix
Car tu ne me vois pas
Ni ne m’entends.
Seulement, moi je t’aime.
Et toi,
Tu ne vois en moi
Que l’ami de toujours,
Celui qui reste près de toi
En discutant et en écoutant.
Ce que tu ne réalises pas
C’est que je te tiens aussi compagnie
En t’aimant et en te désirant.
Comment te le dire ?
J’ai peur de te perdre
Si tes sentiments
Ne sont pas réciproques.
Cependant, un jour je devrai te l’avouer.
C’est le seul moyen
Pour ne pas mourir d’amour
En t’attendant.
Rends-toi bien compte
Que JE T’AIME.
Chaque seconde qui s’écoule
Je la passe en pensant a toi.
Seul au monde ?
Qui veut de moi ?
C’est à se demander
Si on me voit.
Je ne demande qu’à être aimé
Et je me sens rejeté.
J’ai la désagréable impression
Que personne ne me comprend.
J’ai beau dire les choses
Avec le cœur,
Personne ne les entend.
Dans ce monde,
Est-ce si ridicule
De vouloir trouver l’âme soeur ?
De vouloir être soi-même ?
De vouloir être tel que l’on est ?
L’artifice est-il le seul moyen
De plaire à celui qu’on aime ?
Plus j’essaie de me persuader que non,
Moins j’y crois.
Mais pourtant,
N’y a-t-il pas une personne
Qui soit naturelle ?
Quelqu’un de simple
Et de vrai.
Une âme pure
Dans ce monde de superflu.
J’espère que tu existes
Et que tu viendras bientôt
Combler le vide qui habite mon cœur
Avant que ma flamme ne s’éteigne...
Rêve éveillé
Je m’ennuie, me languis de toi.
Je te retrouve en rêve,
Te touche, te sens
Et te désire.
Mes mains glissent
Sur ta peau soyeuse.
Ton parfum m’enivre.
Ton contact m’emporte
Au firmament.
Chaque nuit,
Tes formes incertaines
Se précisent.
Mais chaque fois,
Tu disparais trop tôt
Me forçant à me réveiller
Frustré et mélancolique.
Chaque matin,
Je pars à ta recherche,
Explorant chaque recoin,
Retenant mon souffle
Au moindre bruit.
Pourtant, jamais ma quête
N’a été fructueuse,
Si bien que, ce matin,
Je reste à pleurer
Entre mes draps froids.
Les larmes tombent
Lourdes et pesantes
Comme le sentiment
Qui envahit mon cœur.
Trois coups à la porte.
Je ne réagis plus.
Je suis blasé.
A quoi bon ?
Cependant, ce bruit...
Le même que tu fais
Quand tu m’attends
Dans ton monde onirique.
Se pourrait-il
Que ce soit toi ?
Je n’ose pas.
J’ai si peur d’être
déçu.
Pourtant,
La tentation
Est trop forte.
J’ouvre la porte tout doucement
Et découvre...
Le plus beau spectacle
Auquel il m’ait été donné d’assister.
Toi, en chair et en os.
Je t’attire à l’intérieur.
D’un seul regard,
Nous nous comprenons.
D’un seul geste,
Nous entrons dans une étreinte
Sans fin.
D’un seul baiser,
Mon cœur se consume
Et devient tien
Dans une infinie union.
Je suis à toi,
Tu es à moi,
Nous nous appartenons.
Depuis toujours et pour toujours.
Ange
Je t’aime.
Une phrase si courte qui en dit si
Long.
Ils portent en eux
Toute la peine que j’ai
A te les avouer.
Te dire ce que je ressens
A toi,
Qui hante mes nuits,
Est si dure
Que mon cœur se déchire
A chaque fois que je n’ose.
Pourtant, ces quelques lettres de braise
Qui brûlent mes lèvres
Et consument le brasier de mon corps,
Je n’arrive à les extraire de ma tête.
Elles se cognent en chaque recoin de mon esprit,
Vagabonde solitaire de ma frustration.
Je voudrais les crier
Mais à chaque instant,
Une force invisible me retient
Me laissant entrevoir
Un futur où tu me rejetteras
Et lâcheras ma main du haut de cette falaise infernale.
Alors, j’ai peur.
Peur de ta réaction.
Peur que tu t’éloignes.
Peur de ma vie sans toi à mes côtés.
Et après tout, pourquoi me tourmenter ainsi ?
Je n’ai qu’à te le dire
Et je serai fixé.
Oh mon dieu !
Comment puis-je dire cela
Alors que je t’aime tant ?
En y réfléchissant,
Peut-être que si l’on aime vraiment quelqu’un,
On doit le laisser vivre sa vie
Sans vouloir la bouleverser par ses sentiments.
Car si les sentiments ne sont pas réciproques
Où qu’ils ne durent pas, ils risquent de modifier sa vie
Et lui faire prendre un tournant irrémédiable.
C’est pour cela que je resterai dans ton ombre
Toujours là quand tu en auras besoin
Et absent, invisible quand tu désireras
Un peu d’isolement.
Je ne serai jamais ton amant
Si ça peut contribuer à ton bonheur.
Dans la vie comme dans l’au-delà,
Je serai le meilleur ami,
L’épaule sur laquelle pleurer,
Le confident des bons et des mauvais moments.
Je serai ton ange gardien.
Une bagatelle,
Si vous voulez.
Beaucoup de futilités
Pour pas grand chose,
Je vous l’accorde.
Mais quelque chose d’inutile
Alors ça jamais.
Osez le soutenir et vous serez damnés.
Damnés pour l’éternité.
Car quiconque blasphème de la sorte
Sur cet entité si pure
Jamais ne connaîtra le bonheur.
Celui qui renie
La clé du bonheur
Jamais ne trouvera le repos.
Car oui,
L’Amour est la clé du bonheur.
Et ce n’est pas près de changer.
Pour toi…
Pour toi que je vois dans cette si grande cour
Et qui jamais n’accourt pour me dire bonjour.
Sais-tu qu’un simple détour
Me remplirait chaque jour d’une joie sans retour ?
Pour toi, je décrocherais la lune et ses trésors cachés
Et jusqu’à la fin des temps, je t’admirerai
Toi et ta sublime beauté.
Et jamais de toi, mon regard, je ne détournerai.
Je rêve d’un amour passionné
Que seul toi saurait me donner.
Pour toi, je ferai n’importe quoi.
Ne cherche pas, je suis là, tout près de toi.
Cependant, tu ne sais pas que mon amour pour toi,
N’a d’égal que la finesse de ton corps délicat.
A tout jamais mon coeur battra pour toi.
Peut-être qu’un jour tu le sauras.
Gai
Avec l’amour vient l’homosexualité, du moins dans mon cas. Je trouve ce terme super pompeux et je préfère gay. Il est plus parlant. Et le parallèle avec le mot gai est facile à faire et veut tout dire : nous sommes heureux comme nous sommes et nous comptons bien le rester. Alors avec un peu de tolérance et une meilleur connaissance de notre monde qui n’est pas si différent du votre, ce serait plus facile pour nous de le dire et de l’avouer aux personnes qui nous sont chères et aussi et surtout à l’être aimé.
Le poème Adam et Yves est pour toi R .
Adam et Yves
(un poème que l’on pourrait qualifier d’autobiographique sans se tromper ...)
Un homme avec un homme.
Choqué ? Moi, non.
Pour moi « Adam et Yves »
Est une réalité
Que je vis au quotidien.
J’aime un homme
Mais lui ne m’aime pas.
J’ai beau lui dire,
Il est sourd à mon cri.
On dirait qu’il ne comprend pas.
Que faire ?
Dieu seul le sait...
Il n’empêche que je l’aime,
De tout mon coeur
Et de toute mon âme.
Oui, je t’aime,
Toi qui ne me comprends pas,
Toi qui ne m’entends pas,
Toi qui ne vois pas le fond de mes sentiments
Alors que je te les crie
Comme une plainte qui me déchire.
Que te dire de plus ?
Je veux respirer ton odeur,
Prendre ta main pour flirter.
Je me fous de leurs moqueries.
Je t’aime.
C’est la seule chose qui compte...
Intolérance
(Ou comment faire son coming-out par mégarde…)
Et bien voilà, j’ai parlé.
J’ai avoué
Et on m’a rejeté.
J’ai voulu être franc
Et ne rien cacher
A mes plus fidèles amis.
Déguerpir est un euphémisme
Vu la vitesse à laquelle ils sont partis.
Volatilisés serait plus approprié.
Beaucoup de tristesse certes
Mais ni regrets, ni culpabilité.
Je suis ce que je suis
Et celui que je suis ;
Je ne l’ai pas choisi
Mais je l’assume pleinement.
Alors, réagissez comme vous voulez,
Ignorez moi si ça vous plaît
Mais prenez une donnée en compte,
Une donnée importante
Et non négligeable :
Je n’ai pas changé.
Je vous ai juste révélé
La plus importante facette
De ma personnalité :
Je suis Gay et
J’en suis fier.
Merci
Grâce à ces mots que j’écris,
Mes parents ont compris
Mon plus grand désarroi.
Tombé par hasard entre les mains
De celle qui m’a donné la vie,
L’ « Intolérance » lui a permis
De confirmer les doutes qu’elle avait à mon sujet.
Mon père à suivi
Et tous deux ont compris.
Mais se raccrochant à un doute
Ils m’ont demandé de leur confirmer.
Après quelques minutes pendant lesquelles
Le plus profond de mon âme
A éprouvé deux sentiments contraires,
J’ai acquiescé.
Ils m’ont dit que, bien que triste,
Ils comprenaient
Et qu’à jamais, ils continueraient à m’aimer
Et à m’épauler.
Ils m’ont aussi prévenu que ce ne serait
Pas facile.
Après cela, je me sentais comme vide.
Ce secret que je portais en moi
Et que j’avais si longtemps gardé
Etait enfin dévoilé.
Mais très vite, je surmontais cette angoisse
Et reprenait avec ma famille une vie à peu près normale.
Ma sœur mise au courant
Fut sûrement la plus tolérante
Ou tout du moins la moins choquée.
Je sens qu’elle sera comme mon Ange Gardien
Dans ce futur incertain.
Ma vie va continuer à changer.
Elle ne sera plus jamais comme avant.
Ce que j’espère, c’est qu’elle ira en s’améliorant.
J’ai deux facteurs certains pour que mon voeu se réalise :
J’aime les hommes
Et ma famille m’aime.
Passion
Je t’aime.
Est-ce si dur à comprendre ?
Je te le dis, te le crie, te le hurle
Et tu crois que je me joue de toi.
Pourtant, mes sentiments sont véritables.
Ce que je ressens pour toi,
Je ne l’ai ressenti pour aucun homme avant toi.
Avant toi,
Je n’ai jamais vraiment aimé.
J’ai toujours su vers lequel des deux sexes
Etaient mes préférences.
Mais jamais, je dis bien jamais
Je n’aurais cru tomber amoureux
De mon meilleur ami.
Jamais je n’aurais pu l’imaginer.
Mais pourtant, les faits sont là.
Je t’aime TOI et pas un autre,
Toi mon ami que je veux voir devenir amant,
Toi que j’aime mais qui ne le comprends pas.
Je ne peux me contenter d’un autre être
Vide, insipide et insignifiant à mes yeux.
Je te veux toi car
Je t’aime.
Est-ce si dur à comprendre ?
Tout n’est pas noir ou blanc
Unis dans la différence,
Au milieu de cette intolérance,
Nous nous aimerons
Car ce que l’amour a uni,
Rien ne peut le désunir.
Je suis à toi ;
Tu es à moi.
Les médisances n’atteindront
Pas nos oreilles
Car nous nous aimons d’un amour
Pure et sincère.
Comme le reste de monde,
Nous laisserons éclater
Notre amour
Aux yeux des autres.
Notre différence :
Il est noir ; Je suis blanc
Il est un homme ; J’en suis un aussi.
Notre point commun :
L’amour fou,
La Passion.
Unis dans la différence,
Nous nous aimerons.
Quoiqu’il nous en coûte ...
Indifférent
Tu me vois sans me voir.
Tu me touches sans me toucher.
Tu m’aimes sans m’aimer.
C’est ainsi que je t’indiffère.
Je t’ai aimé croyant trouver avec toi
La stabilité dont je rêvais.
J’ai pourtant trouvé quelqu’un de froid
Qui s’est casé par intérêt
Sans m’avoir jamais aimé.
Quelqu’un de plus froid que la glace.
Quelqu’un de plus vide que le néant.
Pas un sourire.
Pas une parole affectueuse.
Pas une caresse.
Tu me détestes pourtant pas.
Tu ne ressens absolument rien pour moi.
Si encore on criait,
On se battait.
Mais rien.
Tu passes devant moi sans me voir.
Tu touches sans me désirer.
Tu me fais l’amour sans en avoir envie.
Je savais qu’être gay
Signifiait souvent
Relations basées sur le sexe,
Relations d’amitié
Ou même
Relations fraternelles.
J’en étais conscient
Puisque l’ayant vécu.
Mais une relation d’indifférence,
Plutôt mourir...
Qui êtes-vous pour me juger ?
Est-ce si mal
De désirer celui qu’on aime ?
Est-ce si mal
S’il est mon égal,
S’il est comme moi
Le descendant d’Adam ?
Suis-je un monstre
De l’aimer d’amour,
De l’aimer passionnément,
De l’aimer vraiment ?
Le plus grave,
N’est-il pas de se cacher
De ne pas oser se montrer
De ne pas oser s’aimer au grand jour,
De restés prostrés
Dans le noir,
Pour ne pas se faire voir
Et ne pas laisser entrevoir
Aux langues acerbes
Et aux regards
Accusateurs
Un amour sincère et véritable
Qui mériterait cent fois
De pouvoir s’épanouir…
Est-ce donc si mal
De vouloir vivre comme les autres ?
Délires
Après avoir vidé la boite de kleenex, on va rigoler un peu avec des poèmes à prendre au dixième degré. Vous verrez qu’ils parlent souvent d’un thème très grave et sérieux mais partent en vrille quand on s’y attend le moins ou alors le sont tout le temps.
C’est assez dur à décrire, alors lisez, ça vous aidera à mieux visualiser ce qui se passe quand le poète fume les bâtons d’encens qui sont censés le détendre.
Loup-Phoque
Jeux lent’s une Aude a l’avis.
Aux des fins queue vous est’t
Et qui avent nous vive yé
Noeud soie yé pas en vair nous rang cul niais
Nous sot ronds vous eaux nos raies.
L’avis et un cas d’os con nous fée.
Ile faux Savoie’r l’hareng’dr
Haine euh pas l’ah gars’s piller.
Vive raie mou rire
Hé si cours
Kill nœud faux pas han paire’dr
Un mome han.
L’avis haie trot cours te.
Ha l’or, pro-fitons han !
Tyrannique
Je t’entoure et t’oppresse.
Pris au piège,
Tu te débats et suffoques.
Mais tu ne m’échapperas pas.
Mon pouvoir est si grand
Que tu n’as aucune chance.
Ne résiste pas.
C’est peine perdue.
Mon emprise sur toi est totale
Et bientôt tu ne seras plus.
Tu es à moi.
Tu m’appartiens.
Je te condamne
A errer sans but
Dans les souffrances
Les plus atroces
Jusqu'à ce que je me lasse
De tes jérémiades.
Alors, ta vie prendra fin.
Quand tes cris
Me paraîtront insipides,
Je t’achèverai.
C’est moi qui détiens le pouvoir.
J’ai toute puissance sur ta vie
Et sur ta mort.
Quand je le déciderai
Ce sera la fin pour toi.
Tu te demandes qui je suis
Pour avoir toute puissance.
Et bien, je vais te le dire :
Je suis ton prof de soutien
Et si tu ne fais cet exo
Dans les cinq minutes qui viennent,
Je t’étripe.
Suicide
Reprenez les mouchoirs, on repasse aux sujets qui font pleurer ! Cette fois, c’est un des grands problèmes de beaucoup de jeunes, dont beaucoup de gays : le suicide. Sachez que la plupart des gays y ont un jour songé ou ont tenté de mettre fin à leurs jours.
Pour ma part, ça ne m’ai jamais arrivé d’y songer mais pourtant, j’en parle avec une facilité déconcertante. Bizarre, non ? Pas tant que ça. Avec tout ce qu’on voit à la télé, c’est pas dur d’imaginer.
Et le meilleur moyen de l’éviter, c’est d’en prendre conscience et de lutter pour ne pas en être victime à notre tour.
Suicide
Le néant
Rien devant
Rien derrière
Rien nulle part
Le vide
Ne plus être
Rien
Je ne suis plus rien
J’ai cessé d’exister
Quand tout le monde
M’a oublié
J’ai disparu
Ce monde trop cruel
M’a rejeté
Détruit
Il m’a tué
Etait-ce la seule échappatoire
Pour que l’on de se souvienne
De moi
La mort
Cette entité
Sans commencement
Ni fin
Happé par ce mal être inhérent
Ma place n’était plus
parmi les vivants
Rien
Nadie
Je ne suis personne.
Je ne suis rien.
Je n’existe pas.
J’en ai la triste certitude.
Personne ne me voit.
Personne ne m’entend.
Personne ne me touche.
Personne ne m’aime.
Je suis insignifiant.
Je n’ai plus envie de vivre.
Je ne mérite plus de vivre.
Je n’ai plus le droit de vivre.
Dans ce monde, je n’ai plus ma place.
Je suis une tare dans cette société.
C’est la seule explication
Pour que personne ne veuille de moi.
Alors, autant disparaître
Pour ne plus gêner ce monde.
Dans une autre vie peut-être
Je trouverai ma place
Je trouverai ma vie
Je trouverai l’amour...
Te trouverai-je un jour
Toi qui manques à ma vie ?
Je l’espère.
Mais en attendant,
C’est la fin pour moi.
Adieu...
L’Echappatoire
Si l’on nous oublie,
Est-ce que l’on disparaît ?
Devient-on invisible
Aux yeux du monde ?
Est-on annihilé
Dans un gouffre sans fond
Où les êtres insignifiants
Disparaissent à jamais ?
Est-on dissout dans le Chaudron Primordial
Et destiné à être dispersé
Pour former de nouveaux corps
Plus intéressants aux yeux du monde ?
Y’a-t-il quelqu’un qui décide
Aux plus hautes instances
Que vous n’avez aucun intérêt
Et que n’avez plus besoin de vivre ?
J’en suis convaincu.
Et je ne me laisserai pas avoir,
Quoiqu’il m’en coûte.
Quelque soit les malheurs engendrés,
Je resterai maître de moi-même.
Jusqu’à la fin.
Jusqu’à ma fin.
Par la lame de mon couteau
Ou la balle de mon revolver,
Je suis maître de mon destin
Et je vais y mettre un terme.
Je suis moi
Et je le resterai.
Je serai moi-même
Ou je ne serai plus.
Quoiqu’il m’en coûte.
Libre de souffrir…
Je suis là,
Et pourtant, je n’existe pas.
Je vis,
Et pourtant, je suis mort.
J’existe,
Et pourtant, je ne suis rien.
Je meurs
Et personne ne me pleure.
Personne ne s’est attaché à moi
Durant ma courte vie.
Je suis insignifiant.
Je n’existe pas.
Ma vie n’est qu’un trou béant
Sans intérêt.
Et après tout, qu’est-ce qu’une vie ?
Est-ce grandir, évoluer, s’instruire,
Aimer,
Mourir ?
Je n’ai rien fait de tout cela.
Pourtant, j’étais déjà mort avant ma naissance,
Condamné à errer,
Comme une âme sans vie,
Une âme sans aucun sentiment.
Une enveloppe vide
Dénué d’humanité,
Voila ce que j’ai été.
Un pantin
Entre les fils du Destin,
Voilà à quoi je suis condamné.
Je ne suis même pas libre
D’arrêter cette machination.
Je me suis fermé à jamais
Dans les barreaux d’une prison
Dans laquelle j’ai été enfermé injustement…
Crime
On change pas vraiment de sujet. On passe au meurtre, au crime, à l’assassinat, à l’homicide. Bon, je pense que vous avez compris. Là, la télé est un bon support pour donner des idées dans ce domaine. Et c’est bien triste. Mais ne vous inquiétez, mes poèmes le seront encore plus. Les amateurs de Scream ou alors à l’opposé de crimes passionnels vont être servis.
Voyez par vous-mêmes...
Crime passionnel
Tu t’es éloigné de moi.
D’abord physiquement en te décalant d’une table
Dans cette petite salle de classe
Où nous étions si bien tous les deux,
Puis en me délaissant petit à petit.
De plus en plus,
Tu t’es éloigné,
Et je t’ai perdu.
Ce lien indéfectible qui nous unissait
S’est effiloché de jour en jour
Jusqu'à se rompre
D’un coup tranchant
Des cisailles de la douleur.
Alors tu m’as complètement
Délaissé.
Du jour au lendemain,
Tu as disparu
Et tu m’as achevé.
Tué.
Assassiné.
Ma vie est alors tombée en poussière
S’est désagrégée
Désintégrée.
Tu m’as oublié.
C’est peut-être ma faute.
Je n’y ai jamais réfléchi.
Qu’ai-je pu te faire de si horrible
Pour que tu partes ainsi,
Si doucement,
Me laissant à chaque fois
Un peu moins d’espoir
Jusqu'à ce que tu
M’achèves.
Partie.
C’est trop dur.
Exorciser mon désespoir
Est au-dessus de mes forces.
Ces souvenirs, cet amour, ces moments de joie
Cette vie que l’on a eu tous les deux,
C’était NOTRE histoire.
Comment concevoir qu’un autre puisse y toucher,
Qu’un être aux mains sales
Profane le temple qu’est ton corps ?
Inconcevable.
C’est le mot.
Personne ne te touchera.
Car si je ne peux pas t’avoir,
Personne ne t’aura.
Crime ?
Etendu sur le sol,
L’étang de ta vie
Se répand autour de ton corps froid.
Tes yeux vitreux
Me fixent sans cesse.
Plus aucun souffle n’émane de toi.
Plus aucun mouvement ne t’anime.
La vie t’a désertée,
Préférant s’enfuir
Plutôt que de lutter.
Ton âme s’est éteinte
Comme un feu que l’on étouffe.
Je n’ai entendu que
Trop tard
Ton appel de douleur,
Ta plainte lancinante,
Ton cri de désespoir.
Les secours trop lents
Ne t’ont été d’aucune aide.
Ils n’ont rien pu faire.
Ils ont été impuissants,
Si bien que le corps que j’enlace
N’est plus qu’un réceptacle vide.
Je suis arrivé trop tard
Et tu es morte.
Je t’ai tuée.
Mort ou vie...
Pour finir le paquet de mouchoirs, parlons de la mort. Commencez pas déjà à chialer, on va parler aussi de la vie ! ! !
Dans la suite, elles seront abordées sous deux angles :
- La Vie et la Mort en tant qu’entités aussi indissociables qu’indestructibles.
- La vie et la mort appliquée aux personnes, c’est-à-dire, ceux qui meurent mais aussi ceux qui vivent. Et je comte bien exalter la vie au plus haut point.
Allez, c’est parti !
Eternelles
La Mort, la Vie
L’une vient l’autre s’en va
L’une accompagnée de pleurs l’autre de joie
L’avant L’après
Un chemin bordé de fleurs
Un chemin semé d’embûches
La mort
Piège fatal lancé par le Mal
Tournant irréversible
Virage
Qui emporte en hurlant
Les âmes innocentes
La vie
Qui lutte contre le Malin
Et apporte la paix
Elle continue la lutte du défunt
Et jamais ne s’éteint
Sa lueur de Courage et d’Amour
Est un havre de Sincérité
Où se noient les flots de la Connaissance
Douce comme la Lune et la Compréhension
Elle nous berce d’Amitié
Elle vient et chemine dans un halo de Bonté
Décuple l’Espoir
Fait briller plus intensément la Lumière
Dans un souffle de Fiabilité
Tant qu’elle existera à travers ces vertus
Le monde avancera et le Bien triomphera
Tant qu’il restera une lueur dans nos yeux
Un souffle dans nos poumons
Une étincelle dans nos coeurs
Nous continuerons à lutter
Pour un monde sans violence
A tous ceux qui sont morts pour cette juste cause
Votre sacrifice n’a pas été vain
Nous serons vous honorer
Et ramener la Paix
Indestructible
Semer le désespoir,
Telle est ma devise.
Sanglots et tristesse,
Tel est le fruit de ma funeste moisson.
Partout où je passe,
Je ne laisse que terreur.
Ma main annihile
Tout ce qu’elle touche.
Rien ne peut me résister.
Quiconque s’opposera à moi
Sera damné.
Je suis la Mort,
Entité universelle.
Shinigami. Hades.
Saturne. Ravana.
Anubis.
Je suis tous ces dieux
Craints et redoutés.
Je suis la Faucheuse,
Le guerrier du Chaos.
Je n’inspire que la peur
Et je m’en délecte.
Terreurs et hurlements de douleur
Sont pour moi les plats
Les plus savoureux.
Souffrez et mourez
Pour agrandir les troupes
De ma brillante armée.
Je serai toujours là,
Où que vous soyez.
Ici ou bien ailleurs,
Je serai votre pire
CAUCHEMAR.
End of life
Tout s’achève
Mais est-ce vraiment la fin
Ou le début d’un renouveau
Je ne me sens ni mal ni bien
Je ne ressens rien
Ni joie
Ni peine
Enfin, rien que je connaisse
Je me sens à la fois vide
Mais aussi plein d’un sentiment
Nouveau
Rempli d’une force nouvelle
Je suis poussé à avancer
A me frayer un chemin
Vers ce qui semble être
Ma destinée
Serait-ce une voix que j’entends
Un appel
Un cri
Quel va être mon sort
Je n’ai plus rien à perdre
Je dois me rapprocher
Avancer
Plus près
Encore plus près
Ce voile que je sens sur ma peau
Je dois le traverser
Cette fois, j’y suis
Une vive lumière
Mes yeux éblouis
Ne s’habitueront jamais
A ce divin spectacle
Qui s’ouvre à mes yeux
Condamné
Je veux vivre,
Vivre et mourir,
Après avoir tout découvert,
Tout goûté,
Tout essayé.
Le bien comme le mal.
Le bon comme le mauvais
L’agréable comme l’exécrable.
Je veux tout savoir,
Tout voir
Tout entendre.
Je veux jouir de la vie
Comme des plaisirs sexuels.
Je veux recenser en mon corps
Tous les plaisirs,
Toutes les peines,
Tout le Mal,
Tous les malheurs,
Toutes les joies,
Tous les bonheurs...
Toutes ces sensations
Qui rythment la vie du monde entier,
Je les veux regroupées dans mon corps
Ici en cet instant.
Donnez-moi ce que je veux.
Donnez-moi ce que j’attends.
Donnez-moi ce que je mérite.
Pour le peu de temps qu’il me reste à vivre...
Répercussion
Un chien perdu.
Il grelotte tellement il a froid
Sous sa maison de carton.
Une voiture passe,
Soulevant l’eau d’une flaque
Née de la pluie battante.
La pauvre bête innocente
Reçoit tout de plein fouet.
Petit à petit,
Son corps s’engourdit.
Il se laisse aller à cette sensation de froid
Qui gagne son corps.
Son carton détrempé
N’est plus d’aucune utilité
Puisqu’il va mourir.
Ce n’est plus qu’une question
D’heures, de minutes, ou même de secondes.
Il mourra seul et abandonné
Comme avant lui
Son maître SDF.
Personne ne veut de lui.
C’est un bâtard, un déchet.
Il va mourir.
Sa dépouille sera enlevée
Quand elle empestera
Et jeté dans une poubelle.
Et on l’oubliera,
Aussi vite qu’on en est venu
A le mépriser.
A moins que ce jeune homme
Qui semble avoir un cœur…
Je suis quelqu’un de vrai,
Un véritable être
Qui vit sa vie
A la recherche de la vérité.
Pourtant, je ne vaux vraiment rien.
Je suis un vaurien vagabond
Dont l’esprit volage
Vogue parmi les vieux cieux
De sa vaine conscience envenimée.
Mon seul vœu est d’un jour
Vouloir ce que je ne peux avoir,
Pour enfin voir et revoir
Ce que je prévois en rêve,
Depuis la trêve universelle.
Je veux vivre à nouveau.
Je veux vivre encore.
Exister ?
Vivre pour être
Vivre pour naître
Vivre pour paître
Mourir pour exister
Mourir pour vérifier
Mourir pour terrifier
Aimer pour croire
Aimer pour voir
Aimer pour choir
Tuer pour vivre
Tuer pour mourir
Tuer pour aimer
Un petit souvenir
Celui-là, il est spécial. Je vous explique : En français, chacun devait trouver un texte romantique et le lire à la classe du mieux qu’il pouvait tout en expliquant pourquoi il l’avait choisi. Et chacun a écrit le titre de l’œuvre d’où il avait tiré son poème ou son extrait.
Et j’ai essayé de faire des phrases en joignant les titres. Et ça a donné quelque chose de très joli si bien que j’en ai fait un poème. Après quelques retouches, le voilà !
Vous reconnaîtrez facilement les titres car chacun est entre guillemets et à l’intérieur de ces guillemets, tous les mots commencent par des majuscules.
Bonne lecture !
« René »
Durant « La Nuit de Mai »
« A MVH »
J’ai dit « Adieu »
Le cœur plein de « Tristesse ».
Enveloppé dans « Le Manteau Impérial »
Il a écouté « La Chanson d’Automne ».
Puis j’ai vaillament cueilli « Le Lys dans la Vallée »
Puisque « J’ai Mis sur ma Lèvre » ton souffle léger.
Cependant, « Demain, dès l’Aube »
Je reviendrai vers « Le Lac »
Avec « Tristesse et Enthousiasme »
Pour déclamer « Mes Derniers vers ».
Je me placerai derrière « La Maison du Berger »
Mon coeur plongera pour toujours dans « L’Automne »
Car « Mon Ame a son Secret »
Comme « Les Pensées des Morts »
Ont sur le cœur « Le Point Noir ».
Pour moi, plus besoin de principe comme
« Liberté, Egalité, Fraternité »
Car « Elle Avait Pris ce pli »…
Liberté
Quelle beau principe, vous ne trouvez pas ? On la recherche puis l’aube des temps, et à chaque fois qu’on croit l’avoir trouvé, on s’en éloigne un peu plus.
On court après elle sans jamais la rattraper. On la chasse, on la traque, sans jamais la débusquer. On s’en approche en s’unissant à l’être aimée. Mais dès qu’on va goûter à ce nectar des dieux, il se désagrège dans nos mains.
Envolée comme l’oiseau que l’on cherche à être. Envolée comme le bonheur parfait que l’on aura ( peut-être ) jamais...
Fly away
Comme :
L’insecte dans la toile de l’araignée,
Le prisonnier injustement condamnée,
L’innocent damné en Enfer,
Je suis prisonnier.
Comme :
La mort dans la tombe,
Le vide dans le néant,
Mon esprit dans mon corps trop étroit,
Je suis pris au piège.
Je veux m’envoler
Mais mes pieds sont de pierre.
Je veux déployer mes ailes
Mais je ne suis pas cet oiseau
Qui vole dans le ciel
Sans contraintes et sans craintes.
Je ne suis pas non plus
Cet aigle puissant
Qui plane en survolant le monde.
Je ne suis qu’un piètre humain,
Rivé à ce sol,
Obligé d’user d’artifices
Pour que mon corps se rapproche
De ce ciel d’azur.
Pourtant mon esprit
Est déjà si haut,
Plus haut que le ciel,
Plus haut que le firmament,
Plus haut que tout ce que je n’aurai jamais...
Course de toujours
Quête de jamais
Sauter les obstacles.
Courir pour s’échapper.
Courir pour se libérer.
Courir pour vivre.
Car, oui, la vie est une course,
Une course pour la liberté,
Cette entité fugace
Que les hommes cherchent depuis
La nuit des Temps
Sans même pouvoir l’approcher.
A chaque fois que nous sommes tout proches,
Que nous pensons la tenir
Au creux de la main,
Elle s’éloigne un peu plus.
Tous les artifices ne sont rien
Dans cette quête de l’invisible
Pour le bonheur parfait.
Permets-moi une question :
Liberté,
Te trouverons un jour ?
Les horreurs de ce monde
Beaucoup de gens qui vont lire les poèmes indexés dans cette partie ne seront pas d’accord avec moi.
En effet, je vais parler des choses qui me révoltent, de celles que je ne peux tolérer et contre lesquelles je suis pourtant impuissant car beaucoup de personnes ne partagent pas mon avis.
Et ça m’énerve ! ! ! Alors, la description que je vais en faire va peut-être vous faire changer d’avis !
Après tout, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis...
Peine de Mort
Recroquevillé sur toi-même
Tu hurles à l’injustice
Et demandes la grâce.
Cependant même si le fléau
Qui pèse sur ta tête
N’est pas mérité,
La justice a tranché
Comme je trancherai ta tête.
Ta mort est inévitable.
L’implacable justice
T’a condamné à me nourrir de
Ta peur et de ton sang.
Crois-moi,
Comme pour tous tes prédécesseurs
Et tous ceux qui suivront
Je saurai apprécier le cadeau qu’on me fait.
Tu es mort de peur ?
C’est normal.
Néanmoins, tu peux me faire
Confiance
Si je te dis que tu ne souffriras pas :
Quand ma lame faucheuse
Au tranchant d’acier
Touchera ta nuque,
Tout sera terminé.
Quand ce qui t’a si longtemps servi de tête
Tombera dans un bruit sec et roulera
Dans ce bac en acier
Tu seras libéré de tes peines
Et j’entamerai mon funeste repas.
Une fois repue, j’attendrai le prochain,
Impassible et patiente.
Je suis la Guillotine.
Je suis l’Exécutrice.
Je suis l’incarnation de la Mort.
Paradis Artificiel
Piégé dans un monde de bonheur constant,
J’oublie les inhibitions
Pour vivre pleinement.
Plus de Mal. Seulement le Bien.
Je vogue serein
Sur une onde douce et apaisante.
Une douce musique envahit mon corps léger.
Mes tympans explosent.
Je suffoque.
Je voudrais crier mais je suis muet.
Une intense lumière blanche m’approche.
La mort ? Le paradis ?
Non, elle devient noir,
Teintée de rouge.
C’est la souffrance.
Ces substances qui m’ont fait entrevoir
Le bonheur parfait
Me montrent à présent leurs pires facettes.
Je suis condamné à dépendre d’elles
Et à souffrir quand leurs effets se dissipent,
Tout cela jusqu'à ce qu’elles ne veuillent plus de moi.
Alors, elles trouveront quelqu’un d’autre à détruire
Et me laisseront,
Sans vie,
Sur le bord d’un caniveau.
Mon corps
Ce bout de chair qui me sert de corps
Ne m’appartient plus
Depuis bien longtemps.
Il est rentré dans le domaine public
En même temps que ma volonté.
N’importe qui peut manipuler mon corps et mon esprit
Comme bon lui semble.
L’ironie du ton que j’emploie
N’a d’égal que le vide de mon être.
Livré à l’adolescence
A ce monde cruel et sans pitié
Où le plaisir du client seul doit primer
Sur mes besoins,
Je dois survivre
Physiquement
Mais surtout moralement.
Je ne suis plus personne.
J’appartient à celui qui saura y mettre le prix
Mais pas les formes.
Ici, pas de séduction.
Juste du fric.
Un coup de butoir derrière une porte,
Voilà comment j’ai perdu ma virginité,
Comment j’ai perdu mon âme,
Comment j’ai perdu ma vie.
J’aimais un homme
Et il m’aimait.
A présent,
Rien.
Ma vie
Se résume
A donner du plaisir.
Terminé,
C’est terminé.
Paradis, mon Enfer
Mon esprit s’embrume,
La réalité s’efface,
Je m’évade.
Suis-je ici ou ailleurs ?
Moi ou un autre homme ?
Je ne guide plus mon désir,
Ma conscience a dépéri.
Poussé aux pires plaisirs,
Aux pires des vices,
Guidé par la sensation,
Je fais ce qui me plait,
Je réalise le moindre de mes fantasmes
Aussi abjecte soit-il.
Le pire est pour moi le meilleur.
Cruelle désillusion,
Quand le matin me rappelle
A le réalité.
Je mesure l’étendue des dégâts.
Je suis un monstre.
Les Paradis artificiels
Me conduisent en Enfer.
Charmé !
Cet été, j’ai participé à un concours sur la série « Charmed ». Vous savez, celle avec les trois sœurs sorcières ! Il y avait une catégorie « Histoire » où il fallait inventer un épisode. Dans celle-ci, j’ai gagné. Mais dans l’autre catégorie, je n’ai pas été sélectionné. Et devinez ce que c’était : des poèmes !!!
J’en ai fait seulement deux. Ce sera donc une section très courte à moins que j’ai d’autres idées, ce qui est peu probable.
L’un est sur la mort de Prue et l’autre sur le mariage de Piper.
Voila, vous savez tout !
Mon mariage
Le plus beau jour de ma vie,
Celui dont je rêve depuis toute petite.
Déjà enfant, je m’imaginais au bras du Prince Charmant
Tel Cendrillon dans son habit de lumière.
Mon destin tout tracé est tout aussi merveilleux.
Aujourd’hui, j’épouse un Ange,
J’épouse mon protecteur,
Un être fabuleux auréolé de lumière.
Celui qui m’a comblé de ses attentions
Durant ces quelques années
Va aujourd’hui
Sceller son union,
S’engager avec moi dans une nouvelle vie.
Le lien magique qui nous unit est si fort
Que je n’imagine pas ma vie sans lui.
Après les épreuves que nous avons traversé,
Je ne vois pas ce qui pourrait empêcher cette union
Que tous deux nous désirons tant.
Ce jour sera inoubliable.
Mon amour,
Laisse-moi te faire ma déclaration :
Léo, je t’aime
Et je veux me réveiller à tes côtés
Chaque jour que Dieu fait.
Tu es l’homme de ma vie
Et je veux te le répéter encore et encore.
Léo, je t’aime,
Depuis toujours et pour toujours.
Morte
Prudence est morte.
La force de notre aînée s’est éteinte
Sous les coups d’un assassin,
Un tueur sanguinaire
Qui a pris sa vie
Et nous a tuées
Sans elle, nous ne sommes plus
Que l’ombre de nous-mêmes.
Reprendre une vie normale nous semble impossible.
Toutes les deux lâchés dans ce monde,
Nous n’avons plus la force de combattre,
Plus la force de garder la tête hors de l’eau.
Notre seule envie est de cesser de vivre pour la rejoindre.
Les Ensorcelés ont perdu leur étincelle.
Nous n’avons même plus envie de vaincre la Source de nos malheurs.
L’envie de vivre nous a abandonné.
Prue,
Le deuil sera long,
Car à jamais,
Nous t’aimerons.
Les Autres
Pour finir, voici les poèmes qui sont uniques et qui, de ce fait, ne peuvent constituer à eux seuls une catégorie. Je les ai donc réunis à la fin de ce recueil pour qu’ils ne soient pas malheureux tous seuls, perdus dans leur rubrique où il serait resté cloîtré dans leur solitude.
Les voila donc ensemble pour clore ce recueil…
Grandir
Petit être fragile qui hurle à l’injustice
Tu te sens mis à l’écart.
Tu hurles et tu t’énerves.
Mais tout ce que l’on fait pour toi
C’est pour ton bien !
Cette phrase t’exaspère
Mais cependant, écoute-moi
Avant de partir.
Si je ne te touche pas par mes mots,
Alors, je te laisserai
Partir.
Le monde des grands que tu miroites
Avec tant d’envie,
Impatient et avide,
Tu le découvriras bien assez tôt.
Et tu déchanteras bien vite.
J’en ai fait l’expérience avant toi.
Ce monde me paraissait si beau,
Je l’idolâtrais
Comme tu vénères les plus grands.
Et quand je l’ai découvert de près
Avec son armée
De corruption et d’artifices
J’ai voulu redevenir l’enfant que j’avais été
Et le rester pour toujours.
Alors crois-moi,
Profite de tes jeunes années
Et vis chaque minute
Avidement et passionnément.
Car les années d’insouciance s’envoleront
Plus vite que tu ne le penses,
Et tu les regretteras amèrement.
J’ai fini.
Tu ne pars pas ?
Alors, peut-être ai-je touché ton cœur…
Sûrement en fait.
Car tu as cessé de serrer les dents
Et tu as lâché ma main que tu serrais si fort.
Assieds-toi et respire.
Fais ce tu aimes.
N’écoute personne d’autre que toi
Ne délaisse pas tes jeux pour paraître
Plus grand.
Ta vie t’appartient.
Ne laisse personne la guider.
Personne...
Colombe
J’aime le mot paix
Parce qu’il est simple et si compliqué.
Seul ou à plusieurs,
Elle survient toujours après le malheur.
Paix simple après la querelle,
Trop courte après la guerre.
Oiseau volage,
Elle se partage,
Virant entre les nuages,
Page après page.
La paix est le plus doux des mots
Mais survient toujours après le Chaos.
Paix,
A mes yeux,
Tu es ce qu’il y a de plus beau.
Si le monde s’en rendait compte,
La vie serait un vrai conte.
Apparition
Un pelage blanc et pur
Comme la première neige de décembre,
Des pattes frêles
Comme le coton,
Des sabots aux reflets d’argent
Et cette corne doré
Ornant un front majestueux.
C’est ainsi que tu étais
Dans ce bois,
Quand je t’ai aperçu
Durant ce trop court instant.
Tu t’abreuvais près d’un ruisseau.
Je t’ai observé sans rien dire
Subjugué par ta troublante beauté.
Figé,
Je ne pouvais plus bouger,
Ebloui
Par tant de grâce.
Malheureusement,
Une branche m’a trahi.
Tu m’as vu,
Tu t’es cabré,
As déployé tes ailes,
Pour t’envoler dans le ciel sans nuages
Dans lequel tu as disparu en hennissant.
Une plume s’est détachée
De tes ailes angéliques.
C’est tout ce qui me reste de toi.
Chaque jour, je reviendrai.
Chaque jour, je serai là.
Je n’aurai de repos que
Quand mon regard croisera le tien à nouveau.
Te reverrai-je un jour
Doux animal fabuleux ?
L’enfer d’une vie
« On ne naît pas homme ;
On le devient »
C’est avec cette phrase
Qui hantait mon esprit
Que j’ai gravi tous les échelons.
C’est aussi grâce à elle,
Qu’au sommet de ma gloire,
J’ai réalisé le mal
Que j’avais causé
Autour de moi.
Avide de pouvoir,
J’avais écarté mes opposants,
Renié mes plus fidèles amis.
Je n’étais plus un homme.
J’étais devenu un être abjecte
Dénué de morale
Un monstre sanguinaire
Prêt à tout
Pour monter plus haut.
Toujours plus haut.
J’ai tout lâché.
Gloire, argent et pouvoir
N’ont plus d’intérêt
Quand on ne peut plus se
Regarder dans un miroir.
J’ai payé ma Rédemption
Au prix fort.
A présent pardonné,
Je vis en homme.
Je vis ma vie
En la partageant
Avec ceux qui en ont besoin.
Je suis celui
Que j’ai toujours voulu être :
MOI.
Epilogue
Est-ce la fin
Ou le prologue d’un nouveau
Début ?
Est-ce le dernier
Ou le premier
Qui termine ?
Est-ce la fin
Ou l’annonce de la suite ?
Tout est-il terminé
Ou bien
Tout va-t-il recommencer ?
La boucle est-elle bouclé
Ou bien seulement
Entamée ?
Y aura-t-il
Une autre fin,
Un autre début ?
Cette fin
N’est-elle pas
Qu’un commencement ?
.