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Remarque : Ce n'est pas auto-biographique, je le précise parcequ'on
me le demande toujours après l'avoir lu ^^!
Ah oui, comme d'habitude j'attend vos remarques avec impatience ;o)
Je n’aime pas ma vie…
Je vais en cour comme tout le monde, sans but…
Je n’ai pas de vrais amis –Le terme « ami » signifie-t-il
vraiment quelque chose ?-, pas de petite amie non plus…
Je vais terminer mes études, trouver un job pourris et finir ma vie, sans n’avoir jamais rien fait, jamais rien vécu…
Qui se souviendra de moi après ma mort ?
Personne
Qu’y aura t-il marqué sur ma tombe ?
Est né, est mort.
En fait, c’est tout à fait ça : Il ne se sera jamais rien passé entre ma naissance et ma mort…
Alors pourquoi continuerais-je à vivre ?
Après tout, comme je ne ferais jamais rien, autant mourir tout de suite,
ça ne changera rien…
De toute façon, si je meurs, personne n'y fera attention.
Qui s’en souciera ?
Mes parents ?
Je n’ai jamais compté à leurs yeux…
Mes amis ?
Parceque ça éxiste ?
Mon chat ?
Peut être, va savoir…
N’est-ce pas ironique ? Je suis sur le point de me trancher les veines et la seule personne qui me regrettera peut-être est un chat que je vois un jour sur deux…
Pathétique…
Et puis quand je serrais mort, je me réincarnerais sûrement en
quelqu’un de meilleur, peut être en sauveur de l’humanité,
ou en un grand médecin qui révolutionnera le monde…
Oui, ma future vie sera forcement bien meilleur…
L a sensation d’une lame froide sur mon bras…
Un simple petit mouvement, net et rapide, et... je serais libéré.
Oui, mais… et s’il n’y avait rien après ?
Et si, quand ma vie se sera éteinte, quand j’aurais posé
pour la dernière fois les yeux sur le monde, il n’y avait tout
simplement rien, rien d’autre que le néant ?
Et si la mort n’était pas le début de ma nouvelle vie, mais
la fin de tout ce qui fait que je suis moi ?
Ah, si près du but le doute m’assaille…
Et puis même si je me réincarne en quelqu’un de formidable, je n’aurais logiquement plus de souvenir de « ma » vie, je n’aurais plus aucun élément de ce qui fait que je suis « moi »…
Plus que le doute, c’est la peur qui m’étreint…
Jusqu'à présent j’avais toujours considéré la mort comme la délivrance d’une non-vie que je menait, mais à bien y réfléchir, ça risque d’être le début d’une éternelle fin…
Ne serait ce pas, en fait, un moyen que j’ai inventé de fuir ma
propre vie ?
S’il ne m’est jamais rien arrivé, ne serais-ce pas parce
que j’ai toujours attendu qu’il se passe quelque chose, sans jamais
rien faire pour le provoquer ?
Je me suis toujours dit « Ah si seulement j’avais pu être
quelqu’un d’exceptionnel… »
Mais à ne faire qu’espérer, j’ai perdu de vue le fait
que pour devenir quelqu’un, il faut s’en donner les moyens.
Quelle ironie, c’est au moment de mettre fin à ma vie que je comprends pourquoi elle ne m’a jamais rien apporté :
« A trop réfléchir, on ne fait jamais rien. Penser est une chose, agir en est une autre. »
C’est décidé, demain je m’inscris en fac d’histoire et je commence des études d’archéologie…