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Fiction » General » Destinée font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Paradise Nightwish
Fiction Rated: K - French - Drama/Tragedy - Reviews: 2 - Published: 10-25-03 - Updated: 10-25-03 - id:1430933
Une fic-chanson.... A vous de juger...

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Destinée…

Il a pris sa vie que ses parents lui ont donnée

Appris le cri parce que la vie c'est compliqué

Eté trahi parce que l'école c'est obligé

Appris la vie parce que c'était sa destinée

On ne choisit pas sa vie, et encore moins sa famille. Je l’ai appris à mes dépends.

J’aurais aimé avoir ce choix. Et si je l’avais eu, je n’aurais certainement pas choisi cette vie là, cette famille là.

Je n’aurais pas choisi les mêmes amis, les mêmes écoles.

Il a pris la vie parce que n'était pas le plus fort

Appris le cri parce que les faibles ont toujours tort

Eté trahi parce que dit le silence est d'or

Appris la vie mais en le payant le prix fort

Je ne suis pas vraiment quelqu’un de fort. Je n’aime pas me rebeller. Je n’aime pas l’autorité.

Je n’aime pas qu’on me dicte mes actes. Mais j’obéis quand même. Parce que je n’ai ni le courage, ni la force de m’y opposer.

Mes amis m’ont oublié. Mes amis m’ont trahi. Au lieu de garder mes secrets, ils les ont étalés. Dévoilés. A présent, plus personne n’ose m’accorder sa confiance.

Il a pris des coups que ses parents lui ont donnés

Tendu la joue parce que la vie c'est compliqué

Rien dit du tout parce que l'école c'est obligé

Toujours debout parce que c'était sa destinée

Jamais je ne cède sous les coups. Qu’ils viennent de mes parents, de mes camarades, ou même de la vie. Mais j’ai subi. Jamais je n’ai dit quoi que ce soit.

Il a pris des coups parce qu’il n'était pas le plus fort

Tendu la joue parce que les faibles ont toujours tort

Rien dit du tout parce que dit le silence est d'or

Toujours debout mais en le payant le prix fort

Aujourd’hui, je garde le souvenir de ce que je pensais de mon avenir. Je le voyais gris, morne. Seul. Solitaire. J’ai terminé l’école, attaqué la vie.

Il a pris l'avis de ceux qui savent conseiller

Il a pris l'outil parce que faut apprendre un métier

Eu des soucis parce que faut payer son loyer

Mais pas soumis parce que c'était sa destinée

Au début, bien sûr, comme pour tout le monde, il y a eu les galères. Manque de temps, manque d’argent. Manque d’amour.

Il a pris l'avis parce que le choix n'est pas bien grand

Il a pris l'outil parce que ne vit pas de l'air du temps

Eu des soucis parce que faut avoir des enfants

Mais pas soumis parce que personne n'est géant

Jamais je n’ai cédé devant l’adversité. Jamais je n’ai baissé les bras.

Je rêvais trop d’avoir une famille, des enfants. Des êtres à qui donner tout l’amour que j’avais en moi, et que personne n’avait jamais vu. Que personne n’avait jamais voulu voir, ou avoir.

Petit Boulot de ceux qui savent conseiller

Des haricots parce que faut avoir un métier

Marié trop tôt parce que faut payer son loyer

Sans courber le dos parce que c'était sa destinée

J’ai cru qu’elle m’aimait. J’ai cru qu’il était temps pour moi. Qu’elle était celle qui me fallait.

Après toutes ces galères, allais-je trouver enfin le bonheur ?

Je le croyais.

Petit Boulot parce que le choix n'est pas bien grand

Des haricots parce que ne vit pas de l'air du temps

Marié trop tôt parce que faut avoir des enfants

Sans courber le dos parce que personne n'est géant

Galères d’emploi.

Galères de couples.

Galères d’argent.

Et j’ai supporté. Je n’ai rien dit. Comme d’habitude.

Mais je sentais que je ne le supporterais plus longtemps.

Qu’un jour, tout tomberait.

Qu’un jour, je craquerai.

Il a fait sa vie comme d'autres ont peur de se noyer

L’a réussie, ses deux enfants sont bacheliers

Pris le fusil pour faire la guerre en appelé

Revenu blessé parce que c'était sa destinée

La guerre est venue. J’ai été appelé.

J’y suis allé, le cœur en liesse.

Mon quotidien allait changer.

Et avec un peu de chance, je serai tué.

Mais je n’ai pas eu cette chance.

Même la mort a refusé de me prendre dans ses bras.

Riant de tout comme si c'était la solution

Revenu fou comme les trois roses à son balcon

Pris le fusil au beau milieu de son salon

Il est parti avant de finir son sillon

Je ne voulais pas rentrer. Je savais qu’elle ne serait plus là.

Je ne l’aimais pas vraiment. Suffisamment pour avoir de la peine.

Mais pas assez pour en désespérer.

Assez triste pour apprécier le vide qui allait dorénavant emplir ma vie.

Assez désespéré pour me rappeler ma guerre.

Parti debout comme pour une guerre en appelé

Tendu la joue que ses parents lui ont donnée

Pris le fusil de ceux qui savent se noyer

Il a tiré parce que c'était sa destinée

J’ai mis mon uniforme.

Pris mon fusil.

Souvenirs de guerre.

Souvenirs de ma guerre.

De ma guerre intérieure.

...

Je vais tirer.

Je vais le faire.

Et pour une fois, je déciderai de ma vie. De ce qu’elle sera.

De ce que je deviendrai.

J’ai posé le canon du fusil contre ma joue, le doigt sur la gâchette.

Et plus rien.

Devenu fou au beau milieu de son salon

Parti debout comme' si c'était la solution

Pris le fusil, ses deux enfants sont bacheliers

Repris sa vie parce que c'était sa destinée

*¤*FIN*¤*

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Note de l’auteur : Les italiques correspondent aux paroles de la chanson « destinée » de Pierre Bachelet. Le reste m’appartient.

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