|
|
| Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search | Login Register Extras |
Si j’étais moi,
Je saurais
Si tu étais à moi,
Vivre ton été.
Mais je ne suis pas moi,
Tu n’es pas à moi
Ma vie se meurt
Ma vie de peurs.
Vider mon cœur
Pour vivre, voilà
Ce que je dois
Faire sur l’heure.
Seule, je te maudis
Je maudis ce jour
Où cette idée naquit
D’être pour toi toujours.
Mais je ne suis pas moi
Tu n’es pas à moi
Je vis dans un enfer
Où je désespère.
Si tu étais à moi
Je te bâtirais
Ce monde d’émoi
Tant espéré.
Mais tu n’es pas à moi
Tombés sont mes émois
Mon téléphone reste muet
Tu m’as oubliée.
Dans les bras de qui
Tu dors ?
Sans toi dans ma vie,
Je dors.
Sentiments
Différents
Non réciproques
Équivoques.
Mes sentiments
Même si tu mens
Si j’étais moi
Seraient pour toi.
Mais je ne suis pas moi
Je ne vis que pour toi
Une vie sans plus de foi
Tes envies font la loi.
Sans toi j’ai froid
Je ne suis pas moi
J’ai disparu
Quand je t’ai vu.
J’ai disparu
Au coin de cette rue
Quand tu l’as tourné
J’ai arrêté de rêver.
J’ai oublié qui j’étais
Oublié mes passions
Mes envies, mes étés.
J’ai oublié « moi. »
Je me suis effacée
Ma seule envie
C’est ta vie,
La partager…
Je me fiche d’exister
Tant que tu vis
Et que je puis
Te contempler
D’en haut, je continuerai
À t’aimer, t’observer
Toi, tout en bas,
Ignore mes hauts mes bas…
Ma vie sans toi
Ne tourne plus rond
Il y a comme un poids
Comme un son.
Stop, la vie s’arrête
Suspendre le temps
Ce serait peut-être
Pour revivre ce moment.
Une vie sans toi n’est pas
Une vie. Sans moi tu vivras
Ta vie comme un pacha
Je t’observe, tu t’en vas.
Ce garçon
Dont j’ai oublié le nom
M’a fait oublier
Pourquoi j’existais.
J’erre dans ce monde étrange
Une vie sans cette ombre
Il m’ignorait - cher Ange
Je me suis approchée, sombre.
J’erre sans but
Loin de tout
Sur une pierre je butte
Mes sentiments, tout.
Si j’étais moi,
J’aurais parlé à toi
L’ange que j’ai croisé
Ce jour de toute beauté.
J’aurais du fermer les yeux
Au lieu de remercier les cieux
D’espérer vivre à deux
D’être comme eux.
Comme ceux qui s’aiment
Je récolte ce que je sème
J’ai semé cette solitude
Je veux sortir de cette torpitude.
Solitude qui fut mon amie
Ma seule compagne
J’aimerais que tu sois partie
Quelque part, en campagne.
Je pars là ou tu n’es
Nulle part je ne te verrai
Que je m’envole ou tombe,
Je pourrirai dans une tombe.
Je ne sais de toi
Que ton ombre
Ton visage, mon émoi
Dans lequel je sombre.
J’ai tenté d’oublier
Cette vision, ce mirage
Mais c’était désespéré
Voilà enfin l’orage.
C’est la fin promis,
J’arrête de geindre, fini !
Voilà mon couteau et puis
Un geste, un seul, et je fuis.
Avec mon sang je signe
Cette vie dont j’étais
Aujourd’hui je le sais
À un tel point indigne.
Cette fin lâche réservée
Par mes soins à ma personne
Je serai méprisée
Enfin, le dernier glas sonne.
Pour un visage contemplé
Un instant désiré.
À lui, de vivre si pressé
De mon regard, il s’est détourné.
*¤*
Écrit le 26 février 2003