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La plus belle nuit de l’année pour la plupart des gens, c’est Noël… Mais pour d’autres, cette fête est synonyme de malheur ou de peines, d’ennui, voire pire.
Et en cette nuit qui doit être si belle, il est vrai que j’avais le cafard… J’ai donc écrit un peu, et voici ce qui en résulte.
Spéciale dédicace à ma Sister Undomiel, qui à le même avis aue moi sur Noël, et pour qui j’avais envie de mettre un petit mot, ne serait-ce que pour la remercier de ses vers…
Et pour ceux qui ont passé un merveilleux Noël, profitez-en, et pensez que ce n’est pas le cas de tout le monde….
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Un soir de Noël…
Que signifie Noël ?
Espoir ? Neige ? Miracles ?
Ici, il n’y a pas de neige, le temps est gris.
Les miracles ? Je n’y crois plus.
L’espoir…
Mais que me reste t’il à espérer ?
Qui me reste t’il à aimer ?
Seule, assise dans ce grand fauteuil au milieu d’un salon froid. Si froid…
Le froid de l’hiver, le froid de mon cœur.
Ma tête se vide, je ne dois plus penser.
Plus penser, car cela me soulage.
Mes pensées peuvent être si douloureuses…
Quand je me mets à penser, je me souviens d’eux, de ceux qui furent ma famille.
Noël… Je hais cette fête.
Chaque personne que j’ai perdue, je l’ai perdue à cette période.
Pas de sapin, pas de musique.
Simplement le silence autour de moi, en moi.
Je sais bien que rester seule n’arrangera rien. Je sais que la vie continue malgré la douleur, malgré ma peine.
Mais c’est si dur. Parfois trop.
Je dois être lâche, car au fond de moi j’ai choisi la facilité.
Pour beaucoup, Noël signifie famille, bonheur…
Pour moi, ce n’est plus que peine, solitude, malheur.
Il ne me reste que moi.
Je sais bien que ce n’est pas aussi simple, que la vie est compliquée, qu’elle ne me lâchera pas comme ça. Qu’elle s’accroche à moi tel un boulet de plomb à un condamné, alors que je l’ai reniée depuis si longtemps.
Peur de mourir ? Peur de vivre ?
Allez savoir…
Pourquoi ce soir ? Pourquoi rester assise dans ce fauteuil, à geler sur place ?
Peut-être qu’au fond de moi, au plus profond de mon cœur, j’espère que cette nuit sera la dernière.
Le sera t’elle ?
Seigneur, faites que oui.
Je ne supporte plus d’être seule, je ne supporte plus ce mal qui chaque jour me ronge un peu plus de l’intérieur.
Comme si une créature des Ténèbres était en moi et qu’elle me dévorait les entrailles, chaque jour un peu plus, me tuant à petit feu, mais ne voulant pas m’emporter.
Seule, dans ce froid, je distingue la silhouette de la mort.
Elle passe et repasse devant mes yeux sans jamais me prendre. Elle me nargue.
Elle se terre.
Je voudrais tant qu’elle prenne enfin ma main, et m’emmène avec elle en enfer.
Mais ma main reste là, au bout de mon bras, pendue dans le vide à coté de ce fauteuil noir dans lequel je m’enfonce de plus en plus chaque minute.
Je n’ai plus le courage de bouger, en ai-je seulement la force ?
Je reste là, attendant que celle que j’aime en secret vienne me chercher…
J’entend au fond de moi une petite voix qui me murmure :
Comment a-t'elle le droit, de te prendre par la main, et de t'emmener en enfer...
Le paradis est ta demeure, la souffrance doit s'atténuer...
Même si empoisonné, pour l'instant, est ton air
Tu iras au paradis ou tu vivra, à toi de te relever...
Un message que je ne veux entendre.
Enfer ? Paradis ? Peu importe, tant qu’elle m’emmène avec elle, qu’elle m’accorde son baiser salvateur.
D’ailleurs, ici, le silence est Maître, l’Obscurité règne, la Mort rôde. J’ai recréé ici son environnement, afin qu’elle prenne possession de moi.
Je la sens qui s’approche, je sens son odeur putride caresser mon cou.
Va t’elle enfin céder ?
Va t’elle encore me jouer cette scène qu’elle me joue chaque Noël depuis tant de temps ?
Va t’elle encore s’approcher de moi jusqu’à ce que je sente son souffle glacial sur ma peau, puis repartir ?
Chaque année depuis qu’elle a emmené avec elle la dernière personne que j’aimais, elle me joue cette scène.
Sinistre tradition de Noël…
Sinistre comédie…
Ce jour là, elle rôde en ma demeure, elle m’observe, elle me nargue.
Elle me laisse espérer qu’elle va enfin m’emmener loin d’ici, loin de ce lieu où je n’ai plus aucune attache.
Qu’elle va m’emmener en voyage.
Chaque année elle s’approche de moi, me laisse la sentir, me laisse l’effleurer.
Puis chaque fois, elle repart, me laissant sans voix, sans forces.
Me laissant sans espoirs, gelée comme si j’étais partie, mais bien vivante au fond de moi…
Je n’ai pas le courage de stopper cette comédie, car je garde au plus profond de moi un minuscule espoir.
L’espoir de la revoir l’année suivante, de la désirer encore et toujours, mais aussi l’espoir qu’elle finira par m’emmener avec elle au plus profond de la nuit.
*¤* FIN *¤*
Sophie, surtout, laisse la mort là où elle est, même si parfois c’est dur…. Il est parfois plus dur de mourir que de vivre, que ce soit pour nous, ou notre entourage.
Je t’adore, reste celle que tu es…
Et Caroline & Caroline ( Vénusa & Choupinette), je ne vous oublie pas non plus.
Choupinette, reste avec moi aussi, même si la vie est dure, et … Tu sais déjà ce que j’en pense.