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Fiction » Fantasy » Dernières pensées d’un ange anonyme font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Luciel
Fiction Rated: K - French - General/Fantasy - Reviews: 11 - Published: 02-03-04 - Updated: 02-03-04 - Complete - id:1515535

Auteur : Luciel

Genre : Fantastique, One Shot.

Base : La légende de Lucifer ;o)

Remarque : Ceux qui ont lu la légende de Lucifer comprendront où se place cette petite histoire dans la chronologie, enfin j’espère :p
Qui est l’ange anonyme ? Qu’est-ce qu’il faisait là ? Ah ah, on verra bien si j’y fait allusion dans Lucifer ou pas lol

Remarque 2 : Petit clin d’œil à Gadriele, je me suis permit d’utiliser ton nom, j’espère que tu ne m’en veut pas ;o)


Dernière pensée d’un ange anonyme :

L’aube se faisait attendre. Perdu dans ses pensées, il n’arrivait pas à détacher ses yeux de l’horizon.

Je ne tiendrais pas un assaut de plus, si l’aube n’arrive pas avant la prochaine attaque, le pont sera perdu…

Avec ses cinq compagnons, il avait passé la nuit à défendre le pont entre les mondes. Assis sur un monceau de cadavres déchiqueté, il essayait de se remémorer comment ses amis avaient péris.

Il me semble que Siphiel est mort lors de la seconde attaque, fauché par l’épée d’un Néglorie. Ou était-ce Anoiel ? Je ne sais plus…

En revanche, il se souvenait très bien de la mort de Gadriele : Elle lui avait sauvé la vie, faisant bouclier lors de l’explosion du micro-pulsar.

Un par un, ces cinq frères d’armes, ses cinq amis, avaient péris. Et il allait mourir aussi, il le savait : De trop graves blessures, aucuns moyens de partir, rien ni personne qui ne puisse le sauver désormais. Mais ça le lui importait plus, seule la mission avait de l’importance. Lui et les siens seraient des héros, ils seraient ceux qui avaient empêchés la chute de la race angélique.

Plus que quelques minutes…

Dans moins de deux ou trois minutes, l’aube allait se lever, emportant avec elle tout un pan de l’histoire. Et tout serait finit, sa douleur, sa peine, son devoir, tout.

Alors qu’il s’apprêtait à se relâcher, un grondement se fit entendre. Sourd, déplaisant, familier : La marche funeste d’une armée de démons. Il ne pouvait pas encore les voir, mais il pouvait sentir le sol trembler. Puis le nuage noir apparu, flou de prime abords, puis se faisant plus net, le laissant distinguer les silhouettes noires et difformes des démons ailés. Quelques secondes plus tard, il aperçut la masse des fantassins.

Cela s’annonce mal, le gros des derniers démons c’est rassemblé. Même si nous étions encore tout les six, et en pleine forme, nous ne pourrions que difficilement les contenir.

Il n’avait toujours pas bougé, il était à la fois trop fatigué et résigné pour résister. Il était seul face à plus de dix milles démons déchaînés, chacun d’entre eux se battant pour sauver sa vie. Il estimait que plus de la moitié des démons auraient le temps de passer la porte avant que le soleil ne se lève, laissant à leur merci des centaines de milliers d’anges sans défenses, des civils avec seulement des soldats blessés pour les protéger.

Ce sera un massacre, l’armée n’arrivera jamais à temps…

Ce relevant tant bien que mal, il fit face au vent du nord qui soufflait paisiblement.

Je me demande comment tu te porte Amiel. J’espère que la vie t’est douce dans ce nouveau monde. Et notre enfant ? A-t-il grandit ? Non, bien sur, cela ne fait que trois semaines que nous nous sommes quittés. Ah, j’aurais tant aimé te voir sourire une dernière fois, te voir chanter une berceuse à notre enfant dans les immenses plaines de Phencors…

Pardonne-moi, nous ne nous reverrons pas, même dans la mort. Pour toi, pour notre enfant, pour le peuple de la nouvelle Eden, que mon âme d’une lumière infini éclaire à jamais la noirceur des ténèbres.

Récitant le chant de l’abandon, il se laissait peu à peu aller vers la félicité. L’incantation qu’il était entrain de réciter était la plus interdite et dangereuse qu’il existait dans la magie angélique : Il allait sacrifier son âme pour créer l’espace d’une minute un soleil artificiel.

Alors que les démons étaient presque arrivés à lui, l’incantation prit fin, irradiant de lumière la plaine désertique, et brisant les démons qui ressemblaient maintenant à des poupées de verre.

Adieu mon fils, adieu ma bien aimée…

La lumière s’atténuant peu à peu, il ne restait plus que le vent qui soufflait et balayait la poussière laissée par les milliers de cadavres. Le pont était sauf, ils avaient accompli leur mission.

Moins de cinq heures plus tard, l’ancienne Eden disparu dans une explosion gigantesque, et le nom de l’ange anonyme et de ses cinq compagnons entra dans l’histoire.



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