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Auteur : Luciel
Genre : Romance, One Shot.
Base : La légende de Lucifer ;o)
Remarque : Pour une raison qui m’échappe, j’ai vraiment envie d’écrire pleins de petites histoires plus ou moins proche du monde de Lucifer ^^ Donc voilà, celle-ci se passe avant le début de Lucifer, quand Chidori et Toya étaient encore sur terre, au lycée.
Remarque 2 : J’ai voulu écrire sous forme de lettre -style épistolaire pour faire académique lol-, je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que ça pourrait être intéressant. ^^
Hé, tu sais, je suis amoureuse…
Lundi, le 03 Octobre 1999, Tokyo
Cher Mong,
Comment vas-tu ? Tout se passe bien à Séoul ? La famille me
manque…
Je sais ce que tu vas me dire : « Reviens à la maison ! ».
J’aimerais bien, c’est vrai, peut-être plus que tu ne le crois même, mais je ne
peux pas pour le moment, je dois finir mes études, enfin au moins le lycée. Et
puis, être une élève transférée à du bon tu sais, tout le monde est gentil avec
moi, et ça fait maintenant prêt d’un an que je suis au Japon, je m’y suis habitué.
De toute façon, on se reverra pour Noël grand-frère.
A vrai dire, ma lettre n’est pas tout à fait innocente. Je… je ne sais pas vraiment par où commencer…
Enfin, je t’écris pour te donner de mes nouvelles et avoir des tiennes hein ! Pas juste parce que je veux te parler d’un problème.
Bon, aller, je me lance : Je suis amoureuse.
Je t’imagine bien, tu dois être plier de rire : Pourquoi tout ce foin
simplement parce que je suis amoureuse ? Et bien… en fait… je… il s’agis
d’une de mes sempaï.
Oui, tu as bien lu, je suis amoureuse d’une fille. J’imagine que tu dois être
surpris, mais je sais que tu respecteras mes sentiments.
Avant que tu ne saute sur le téléphone, je te dois quelques explications.
Il y a quatre mois, trois garçons s’en sont pris à moi. Pas méchamment, ils s’amusaient, et ils ne m’ont rien fait à part m’embêter un peu. Il s’agissait de trois deuxièmes années, assez connu pour être des voyous. Je ne savais pas quoi faire, je voulais qu’ils s’en aillent, mais tu me connais, je n’ai rien osé dire. C’est à ce moment qu’elle est apparue, comme un ange salvateur : De longs cheveux noirs-bleutés, de grands yeux bleu-azur, elle était aussi plus grande que la moyenne des filles du lycée.
Chidori-sempaï est une métisse, moitié japonaise, moitié anglaise. Elle est si belle…
Toujours est-il que ce jour là, elle les a chassés en moins de deux minutes, et ils n’ont pas demandé leur reste.
Je ne comprends toujours pas comment j’ais pu ne pas la remarquer avant : Parmi les troisièmes années, Chidori-sempaï est une star : Métisse magnifique, un caractère impulsif et protecteur, chanteuse d’un groupe de rock… je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait pour ne pas entendre parler d’elle pendant presque huit mois.
C’est bête tu vois, mais ce jour là, je suis tombé amoureuse d’elle d’un simple sourire : Elle s’est retournée, m’a dit que je ne devrais pas me laisser faire et m’a adressé un grand sourire protecteur avant d’aller rejoindre Toya-sempaï. Je ne l’ai même pas remercié, je n’ai pas réussit à articuler un seul son, elle m’a… subjugué.
Tu comprends, elle si… pff… enfin, je vais plutôt te raconter la suite :
Quelques jours plus tard, plusieurs troisièmes années ont commencé à coller
des affiches un peu partout dans le lycée, concernant le prochain concert des
Night Glow. Ayant passé les jours précédents à me renseigner sur elle, j’avais
appris que Chidori-sempaï en était la chanteuse.
Le concert devait avoir lieu un vendredi soir, dans le gymnase. Tu n’as pas
idée à quel point j’étais existée : J’ai passé la semaine à me demander ce
que j’allais porter, comment j’allais l’aborder (Parce qu’évidemment, je
n’avais pas osé ne serait-ce qu’aller lui dire bonjours ou la remercier…), etc.
Tout le lycée en parlait, beaucoup étaient fan. D’ailleurs ça allait devenir un
problème…
Le jour J, à huit heures, peu avant que le concert ne débute, je me suis rendu compte que ce ne serait peut-être pas aussi facile que ce que je pensais : Le problème n’allait pas être « comment l’aborder ? », mais plutôt « vais-je réussis à l’approcher ? » : Le gymnase n’était pas encore ouvert, et je pu voir que la moitié du lycée était là.
Je te passe les détails sur le comment je me suis faufiler pour arriver au premier rang, mais ce fut assez difficile, je ne te le cache pas…
Et puis les lumières se sont éteintes dans la salle, et la batterie s’est
mise à jouer : Explosion de son, la basse qui rejoint, les deux guitares
qui fusent et… le chant. Les lumière se sont allumé d’un coup, nous laissant
enfin voir les Night Glow ! Tu peux pas t’imaginer…
Ils étaient tous maquillés, habillé classe, mais surtout, surtout elle !
La classe ! Elle portait un long manteau noir gothique, fin, magnifique,
on aurait dit une vampire, mais belle, et, et, si classe quoi ! Mon sang à
bouillit, je me suis mise à hurler, comme les autres, mais plus fort que les
autres !
Pour être franc, je n’aimais pas trop le rock et le punk à la base, mais ce
soir là, j’ai été définitivement convertie ! Ils ont enchaîné prêt de
vingt chansons, le concert a duré un peu plus d’une heure et demi, et c’est à
la dernière chanson que je suis définitivement et irrémédiablement tombé
amoureuse d’elle. C’était une reprise de Scorpion, un groupe de métal américain
des années quatre-vingt : I’m Still lovin You. Toya-sempaï jouait le solo,
et pendant ce temps, Chidori-sempaï s’est avancé vers la foule. Elle avait
enlevé son long manteau pendant le concert, elle ne portait plus qu’un top
blanc, un cache cœur à large décolleté
en V croisé. Si belle… J’ai crié, hurlé autant que je le pouvais, et c’est là
qu’elle m’a remarqué : Prenant ma main, elle m’a fait monter sur scène.
J’ai cru mourir de joie, elle était si proche de moi, je pouvais sentir la
douceur de sa main dans la mienne ! Et puis on a chanté la fin de la
chanson ensemble ! Je ne connaissais pas les paroles, mais il ne restait
plus que le refrain, « I’m still lovin you !», et je me suis laisser
aller, oubliant totalement le sens du mot « timidité ».
Tu n’as pas idée de ce que j’ai pu ressentir ce soir là, mon cœur battait si
fort que j’ai cru qu’il allait exploser.
Tu es déjà monté sur une scène ? Ce soir là j’ai appris que de la scène, sous les projecteurs, on ne voit presque pas le public, et qu’il fait une chaleur torride. Les yeux dans les yeux, chantant une chanson d’amour à s’en casser la voix, j’aurais pu mourir le lendemain, je m’en moquais éperdument.
J’ai appris plus tard que Chidori-sempaï m’avait fait monter sur scène parce que je me faisais écraser au premier rang. Tu sais quoi ? Je ne m’en étais même pas rendu compte !
Toujours est-il qu’après la fin de la chanson, nous sommes aller dans les loges, et j’ai pu rester dans les backstage pour le rappel.
Je suis resté avec eux après le concert, on est aller boire un verre chez Tonari-sempaï, le batteur du groupe. Mon premier verre d’alcool, ça à été dur. Ils rigolaient tous, mais aucun ne se moquaient, non, ce n’était, ce n’est pas leur genre.
Après ce jour là, j’ai commencé à pas mal traîner avec le groupe… et surtout
avec Chidori-sempaï.
En moins d’un mois, je suis devenu sa meilleure amie, ou plutôt sa Kawaï-Kohaï
comme elle m’appelle. Chaque jour j’en découvrais un peu plus sur elle, j’étais
heureuse.
Et puis j’ai appris, ou plutôt, je m’en suis rendu compte…
J’étais tellement obsédée par elle que je n’avais jamais vraiment fait attention aux autres, et surtout pas à Toya-sempaï.
Il est gentil, je l’aime bien, mais je ne m’intéressais pas à lui à cette époque, ce qui fait que je n’avais jamais fait attention au fait que Chidori-sempaï lui courait tout le temps après, et vice versa.
Ces deux là sont amoureux l’un de l’autre, avec un peu de recule, ça crève les yeux.
Je m’en suis rendu compte il y a quelques semaines, et depuis, je ne sais
plus quoi faire…
Est-ce que je dois malgré tout lui dire ce que je ressens pour elle, sachant
que je n’ai aucune chance, ou est-ce que je dois garder ces sentiments en
moi ?
Tu sais, la fin de l’année est proche, et avec elle se sera le diplôme pour les troisièmes années, je ne la verrais presque plus. Bien sur il y a aura toujours les soirées, les concerts et les ballades, mais ce ne sera plus pareil. Là on mange ensemble tous les jours, on discute de tout et de rien… et surtout de Toya-sempaï à vrai dire. Depuis quelques temps, nos sujets de conversations tournent autour de lui. Elle est inquiète, elle ne sait pas quoi faire comme études supérieures : Le suivre ? Ou aller sur son propre chemin ?
Les inscriptions ont lieux demain, elle m’a demandé conseil…
Qu’est-ce que je peux bien lui répondre ? Je ne sais pas, je suis perdu…
Je… je vais m’arrêter là pour le moment, je reprendrais cette lettre demain. Tu sais, je pense que je vais lui parler demain, soit lui dire mes sentiments, soit lui dire d’aller avec lui. En tout cas, je pense que j’aurais besoin de ton soutient dans les jours qui vienne grand-frère, appelle-moi quand tu auras lu cette lettre. (Mais pas avant de l’avoir lu entièrement hein.)
* * * * * * * * * * * * * * * * *
Mardi, le 04 Octobre 1999, Tokyo
J’avoue que je me suis étonné aujourd’hui… J’ai parlé à Chidori-sempaï, je lui ai dis que… que je l’aimais. Tu aurais du voir sa tête… elle à viré au rouge, je n’avais jamais vu ça.
Je… je savais ce qu’elle allait me répondre, je le savais très bien, mais… ça fait mal tu sais. Bien sur, elle a été gentille, elle a… je… pardon, je crois que toutes les larmes que j’ai retenu aujourd’hui sont entrain de sortir…
Hm, ça vas mieux, ça fait du bien de pleurer. Tu me connais, j’ai toujours pleuré facilement, pour un rien, et c’est en ça que je me suis étonné aujourd’hui : Je n’ai pas pleuré devant elle. Elle a essayé de me consoler, mais elle était perdue, elle ne s’y attendait pas. Elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas être avec moi, parce qu’elle avait déjà quelqu’un, enfin elle pensait.
La voir s’embrouiller comme ça, bafouiller presque en parlant d’amour m’a fait prendre ma décision.
Je lui ais dit qu’elle aimait Toya-sempaï, qu’elle ne devait pas hésiter, que ce n’était pas le suivre que d’aller à Todaï avec lui, que c’était partager son chemin… Ou un truc du genre, je ne me souviens plus vraiment…
Elle à été encore plus surprise, elle ne bougeait plus. Je lui ais dit de partir, de ne pas hésiter, d’aller le rejoindre.
Et elle est partie…
J’étais fier de moi sur le coup, je crois même que j’ai souris. Mais le souvenir de son dos qui s’éloigne… j’ai mal, je sais que ce ne sera plus pareil, je sais que je ne serais plus capable de la voir comme avant…
Tu crois que j’ai pris la bonne décision ? Tu crois que j’aurais pu faire autre chose ? Tu crois que ça aurait été mal de ma part ?
C’est pas juste, c’est tellement injuste…
Je voudrais oublier, je voudrais ne jamais l’avoir connu ! Mais… je… non, je veux garder son souvenir dans mon cœur…
Appel moi grand-frère, j’ai besoin de te parler, j’ai besoin de toi… pour arriver à la laisser partir…
Je t’aime grand-frère,
Haji Wah.