« Peu m'importe si j'importe peu »
Envolés les jours heureux, adieu les sourires,
Jadis ancrés, maintenant effacés, oubliés.
Entre deux soupirs mon état encore empire,
Tout s'écroule, mon âme, mon coeur, même ma pensée.
Mon esprit sur lui-même se recroqueville,
Abusé par ma fatale imagination
Qui facilement sous le poids des jours vacille.
Je me pense abandonnée sans aucune raison.
Rires de joie entre amis, souvenirs, euphorie,
Tant, et pourtant je ne me sens y être incluse ;
Par un banal oubli je me noie dans la nuit
Qui obscurcie mon esprit aux idées confuses.
Si dans mon désarroi je nie tout et me noie,
Sur la dure illusion l'emporte la raison.
Je ne puis m'excuser, à ma fierté en proie,
Mais implicitement je vous demande pardon
***
Ce poème je l'ai spécialement écris pour certaines personnes [à qui j'ai
envoyé le lien bien sûr ;) ] que j'ai dû énerver (un peu ? beaucoup ? Même
très très beaucoup ? ) voire même faire souffrir. Je crois que tout est
assez bien exprimé dans le poème. Voilà, considérez qu'il est pour vous.
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