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Auteur : Himitsu.
Genre : Yaoi .
Source : même moy je sais pas, et vaut mieux que vous l'ignoriez aussi.
Disclaimers : Tous à moaaa, et comme tout pur produits de mon esprit délabré, ils mordent alors pas toucher !
Warning : je sais bien que le langage peut paraître un peu grossier mais c'est un choix de narration : j'écris pour me marrer. Pas d'attentat à la pudeur pour l'instant, quoique ça dépend du point de vue. vv
Maël : fous-toi d'ma gueule.
Ryu : bah tu crois que c'était quoi son but ?
Statut : En cours.
Musique de fond : Are You Still Having Fun, Eagle-Eye Cherry.
Prélude :
Choset : c'est qu'on est de plus en plus à l'étroit dans ta tête pleine d'air !
Himitsu : tu me gonfle, faut bien que j'ai un endroit où stocker mes idées tordues. çç
Choset : bof, d'habitude ça fait de la compagnie, mais veille à leur faire baisser la sono, 'sont bruyants ceux là.
Himitsu : qu'est-ce tu veux, les jeunes. . Au fait, les dialogues entre °.° et . sont des pensées non exprimées à voix haute.
Chapitre 1:
5e gauche sans ascenseur.
Maël hésitait devant les grilles du lycée comme il se serait tenu au bord d'un précipice. Il avait réussi à obtenir cette place en BTS grâce à un désistement, mais il l'avait tout de même obtenue. Il passa une main tremblante dans ses cheveux blonds comme les blés coupés de frais pour « bien présenter ». A voir l'état général des bâtiments, il se demandait s'il ne s'était pas pris la tête pour rien à essayer de discipliner ses boucles et repasser minutieusement ses vêtements.
Ramassant son lourd sac d'internat, il prit la direction de l'administration. Il ne se faisait pas confiance en ce qui concerne l'orientation, il se pensait capable de se perdre dans une pièce ne comportant qu'une porte. Il avait donc beaucoup trop d'avance lorsqu'il trouva le secrétariat. Avisant une rangée de sièges qui semblaient lui faire les yeux doux il s'octroya un court somme.
Un raclement de gorge le tira d'un rêve étrange dont il ne garda pas de souvenir précis. Il fit le point sur une grande perche rousse avec une bouche pincée, un gilet violet sur une robe bleue à fleurs blanches et des lunettes à montures à motif d'un kitch à flanquer la chair de poule à Austin Powers. Réprimant tant bien que mal son premier mouvement de recul, il salua poliment, affichant son « sourire à vieilles ».
Bonjour madame, je suis nouveau, j'ai été admis tardivement, je ne sais pas comment ça se passe au niveau de mon logement.
Les bons vieux trucs étant les meilleurs, il se retrouva un quart d'heure plus tard les clefs de sa chambre en main. Clémentine s'était chargé des papiers d'inscription tandis qu'il s'occupait à bondir dans tous les sens puis du reste de l'administratif. Avisant la brochure et l'emploi du temps qu'on lui avait remis, il se dirigea vers la masse de béton austère et massive qu'on lui avait désigné. Le brouillard traînait encore ses pans et cachait la vue. Resserrant sa veste autour de lui, il pressa le pas alors qu'il aurait plutôt eu envie de faire demi tour.
Il était mort de trouille. Il détestait les endroits nouveaux, les gens qu'il ne connaissait pas, les bouleversements de sa vie qu'il avait déjà assez de mal à organiser. Il aurait dû avoir l'habitude pourtant. Trimballé toute son enfance, il n'avait jamais eu de famille d'accueil fixe. Seule Clémentine, la vieille dame qui l'avait découvert nourrisson braillant sur la rive d'une source tarie avait été un point de repère dans sa vie. Se rappeler du sourire lumineux de celle à qui on avait toujours refusé sa garde lui réchauffa le c?ur.
Il commençait à regretter d'avoir autant chargé son sac. Il n'y avait que du linge et des bouquins mais c'était bien assez lourd. La voix clair provenant de la salle de classe à laquelle il arriva finalement lui laissa deviner que le cours était déjà commencé. Profitant qu'il n'y avait personne dans le couloir, il étira ses épaules crispées par le trac et pris de grandes inspirations. Au moment où il allait frapper, un gloussement accompagna l'apparition d'une tête au niveau de son épaule, le visage dissimulé par de longs cheveux sombres. L'inconnue profita de son hésitation pour entrer, échangea quelques mots avec le professeur puis regagna le milieu de la classe où elle disparu immédiatement derrière un rang d'élèves.
L'attention braquée sur Maël déclencha ses automatismes, un sourire charmeur qui lui faisait plus l'impression d'une grimace de nervosité et une décontraction qui n'était qu'apparente.
Bien, maintenant que Gabriel a daigné nous rejoindre, je vous présente à tous votre nouveau camarade qui nous a rejoints un peu tardivement. Monsieur Maël Stunier, voulez-vous vous présenter à la classe ?
Dans la tête de Maël, une petite voix piaillait :
Mais bien sûr que Maël veut se foutre la honte devant une assemblée, comment ce mec a bien pu deviner ? Vas-y mon grand, fais pas attention à ce plouc. C'est pas vrai il doit avoir enseigné à des maternelles l'année dernière.
°Ryu, silence.°
Maël reprit tout de même courage en entendant son protecteur. La vie n'était pas toujours facile avec un esprit protecteur qui lui collait aux basques sous prétexte que sa source était morte et qu'il n'avait plus rien d'autre à protéger que l'enfant qu'on avait déposé en son sein. Il y avait des compensations bien sûr, comme ce soutient qui lui avait permis de toujours rester fort jusque là.
Bonjour, je m'appelle Maël, je viens de. J'ai passé mon Bac ici à Lyon mais j'ai pas mal voyagé avant. Je suis arrivé ce matin et j'espère que nous nous entendrons bien.
°Mais pourquoi j'ai dit ça ? Ca fait trop bizarre, ils vont me prendre pour un débile.°
Bof, du moment que tu ne passe que pour un débile.
°Ryu !°
Pardon, c'était très mignon.
°Misère. Un débile mignon.°
Ses pommettes n'avaient que légèrement rougies et presque personne ne le remarqua. Au fond de la classe, par-dessus une épaule et entre des mèches noires, deux yeux clairs semblaient rire. Evidemment, les seules places libres étaient au premier rang, bien au milieu. Le cours repris et Maël le suivit sans problème. Il ne s'agissait en gros que d'une remise en jambe pour attaquer le programme. Il déjeuna à la cantine mais se promit de trouver un alternative en voyant le prix du repas. Reniflant sa purée- saucisse, il se demanda si on avait utilisé des produits de luxe. Ryu faisait l'imbécile pour le détendre et il manqua s'étouffer dans son Flamby.
°Ryu ! Je vais encore me faire prendre pour un schizo !°
Ryu se tint tranquille. Une bonne dizaine de secondes. Maël se dit qu'il n'avait pas de chance d'être arrivé alors que les groupes avaient déjà commencé à se faire. Il ne reconnaissait aucun visage autour de lui. Il mangea seul, entouré par la bulle de silence que Ryu meublait. La place en face de lui se libéra et une fille rousse de petite taille vint s'attabler. A la grande surprise de Maël, son regard ne glissa pas sur lui et elle lui sourit.
Moi c'est Barbara, je suis dans ta classe.
Bonjour Barbara. Vous avez fait quoi depuis la rentrée ?
Barbara ne se fit pas prier et lui résuma les généralités qu'ils avaient abordées. Rien qu'il ne puisse rattraper.
Et toi, où loges-tu ? demanda avec curiosité Barbara.
J'ai pris une des chambres louées par le lycée, je n'en sais pas plus, c'est pas moi qui ai remplis ces papiers, tu connais des détails ?
Il y en a quelques-uns qui ont fait comme toi dans la classe, ils disent que c'est très correct, les sanitaires sont en commun pour chaque étage, vous êtes en colocation à deux ou trois par appartement. Un internat en amélioré, quoi.
La conversation était agréable, Maël put se renseigner sur l'organisation du Lycée et se sentit un peu moins étranger. L'après-midi passa rapidement, et Maël se retrouva à suivre le concierge dans la rue juste à côté de l'établissement. Il lui ouvrit la porte à code en lui expliquant le fonctionnement, plaçant son nom sur une boîte aux lettres et l'amena au bas des marches.
Vous m'excuserez, mais c'est au cinquième étage, sans ascenseur. Vous prenez la porte la plus à gauche.
Plantant là Maël, il repartit en traînant la jambe. Vu la configuration du lycée le long de la pente de la colline il devait parcourir un nombre impressionnant d'étage tous les jours et Maël le comprit, d'autant mieux qu'il n'avait vraiment pas le courage lui-même.
En route mauvaise troupe, soulèves-moi ce sac !
Grognant, Maël s'exécuta. Il arriva complètement vidé au cinquième étage. Les plafonds faisaient bien quatre mètres de haut si ce n'est plus, rallongeant d'autant la distance. Sortant sa clef, il ouvrit et un véritable mur de son lui bondit au visage.
Dans l'entrée, le carrelage était impeccable, un porte manteau surchargé de diverses loques bariolées et noires accueillit sa veste sur une des rares places libres. Il se déchaussa en voyant les paires de chaussures abandonnées. Il resta en arrêt un moment en comparant la taille de ses péniches avec celles de l'occupant.
°Ryu, j'ai comme l'impression que quelque chose cloche.°
La musique vient de plus loin.
Maël remonta le couloir immaculé et vierge de toute affiche et sur lequel s'ouvrait plusieurs portes qu'il ignora. La musique pulsait dans les murs et Maël plaignit les voisins de cet énergumène. Les mains sur les oreilles, il arriva à une cuisine où flottait une odeur délicieuse qui fit aussitôt protester son estomac, mais il ne l'écouta pas. D'un côté le son passa inaperçu, d'un autre Maël était bien trop stupéfait pour réagir.
Une serviette enroulée autour des reins qui traînait au sol, ses longs cheveux noirs trempés et ondulant légèrement jusqu'à sa taille, l'inconnue qui l'avait surpris le matin à faire l'idiot devant la salle de classe se déhanchait sur la musique tout en touillant une des casseroles responsable de l'odeur alléchante.
°Mais qu'est-ce que c'est que ce lycée, ils m'ont collé avec une fille !°
Je te rappelle que c'est un ancien lycée religieux, ya comme un problème, ils se sont plantés.
Maël tomba immédiatement amoureux de la voix qui s'éleva à l'unisson de la chanson, pure, claire et sauvage. Se retournant brusquement pour saisir un pot d'épices posé sur la table, l'inconnue remarqua enfin sa présence. Le regard de Maël bloqua brusquement. Dans son esprit il y eut comme un blanc. Il fut assourdit par le hurlement de surprise et une tornade le frôla, se précipitant vers le couloir et disparaissant dans une des pièces.
S'asseyant à côté du poste posé sur une chaise, il repassait en boucle une seule image. La poitrine musclée et harmonieuse n'avait rien de féminin. Trente secondes plus tard, l'ouragan Gabriel passa dans l'autre sens pour se précipiter sur son repas en train de prendre un léger coup de chaud.
Himitsu : tout le monde a compris ?
Choset : pourquoi tes personnages sont-ils aussi souvent schizo ?
Himitsu : parce que je le suis très cher spectre. vv