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Auteur : Niwa-himé
Genre : yuri, one-shot.et heu. romance ?
Disclamer : l'histoire et les perso sont à moi alors pas touche !! Je mords !! Q (note de sennyo : quel excès de violence.--)
Note de l'auteur : Ben, j'ai longtemps hésité avant de mettre ce texte sur FictionPress. Une de mes amies l'a lu et elle m'a dit que c'était beau et bien écrit. Une autre m'a dit que c'était un texte trop détaillé, avec un langage trop soutenu, et assez lourd aussi. (Mais non, ne partez pas !!). Ca m'a vachement touché parce que vu le ton qu'elle a mis pour le dire ça voulais, en quelque sorte, dire que c'était trèèèèès nul. Elle écrit des chansons et son avis comptait pour moi, même un peu. Alors du coup je me suis décidée à le mettre pour avoir d'autres avis (si possible, bien sûr). Je voudrais en profiter pour remercier ceux qui ont lu « Together, and perhaps for a life » et qui m'ont laissé un commentaire. Au cas où vous viendriez voir par ici je vous dit un grand merci ! Ca m'a fait très plaisir. Et encore merci à ma soeurette chérie qui m'a encore corrigé. Voila j'arrête avec mes commentaires et je vous souhaite une bonne lecture !! (Enfin j'espère °)
Note importante à lire avant tout : cette histoire parle d'homosexualité féminine, si cela vous dérange, vous n'avez plus qu'à diriger votre souris vers la croix en haut à droite et cliquer dessus. Et re-bonne lecture !!
oOo
Le prix d'un amour interdit
Aujourd'hui, je demande au ciel tout puissant de pardonner mon erreur
commise. Bien malgré moi tout mon être s'est épris d'un ange. Un ange de
pureté divine inaccessible à la pauvre mortelle que je suis.
Mes yeux se sont posés sur cet être auréolé de lumière un jour
d'hiver, où une fine pluie tombée sur la ville. Je n'ai compris que bien
plus tard que cet être sacré allait devenir, sans mon consentement, la
déesse que j'aillais vénérer, sans nul doute, pour l'éternité.
Dans le méandre de mes pensées de désespoir, de douleur, et de
ténèbres, est né une faible lueur d'espoir, capable de se briser à tout
instant.
J'ai cru, durant un temps, à un mirage créé par mon esprit torturé.
Mais lorsque nos regards se sont croisés pour la toute première fois, j'ai
vu briller une étincelle de vie au fond de ses prunelles noisettes, signe
que cet être de magnificence était tout aussi réel que la cruauté humaine.
Nos regards toujours ancrés l'un dans l'autre m'a permis d'apercevoir une
ombre d'hésitation traverser l'esprit de ma future reine. D'un pas lent et
léger, elle s'est approchée de moi, tel un être de lumière approche une âme
maudite comme la mienne.
Perdue dans le flot de mes pensées, je n'ai pu dire mot et ne cesser
de contempler, insatiable, sa beauté divine. Sa voix a raisonné à mes
oreilles, douce et mielleuse telle une mélodie féerique. Ses lèvres se sont
étirées en un sourire d'ange, et je n'ai pu répondre à son aimable
« salut » qu'un balbutiement de mots sans queue ni tête. Mon visage s'est
empourpré de honte face à mon incapacité à m'exprimer. J'ai cru que ma
duchesse allait se détourner de moi, être insignifiant, mais à la place
elle a laissé un petit rire franchir ses fines lèvres rosées. Mes yeux se
sont alors emplis d'émerveillement à ce son qui sonnait comme un chant
venant des cieux. Dieu, sans le savoir je l'aimais déjà.
Le temps s'est écoulé et ma lady m'a permis de rester à ses côtés, une
ombre cachée derrière la lumière qu'elle était. Je ne cessais de rêvasser
en la contemplant de tout mon saoul, et j'admirais de loin, au fin fond des
ténèbres, la puissance de son aura ainsi que chacun de ses gestes, plus
gracieux les uns des autres.
Nombreux sont les moments où mon bel ange m'est aperçu perdue dans ma
minutieuse observation de ses traits fins. Mais jamais ma douce ne me l'a
reproché, elle se contentait de me sourire gentiment avant de tourner son
regard vers son interlocuteur(trice), me délaissant. Mon c?ur se serrait à
cette constatation.
Sa présence était pour moi indispensable. Je ne prenais pas cependant
conscience de ma dépendance pour elle. Ma drogue. Voilà ce qu'elle était
devenue. Et cela sans qu'aucune des deux ne le sache, du moins je me
plaisais à le croire, car inconsciemment toute mon âme me criait les noms
de ces sentiments qui m'étreignaient à la vue de ma tendre déesse. Toute
fois je me refusais à les entendre, et heureuse, je me contentais de me
dire tout haut que ce n'était qu'une amitié, une amitié profonde et
sincère, comme peu de nos jours. Idiote que j'étais à ce temps là.
Sa chaleur, sa gentillesse et sa tendresse m'envahissaient. Je me suis
construite un monde d'illusion où le bonheur et l'amour en étaient les
principales variables. Jamais avant notre rencontre je ne me serais
autorisée à imaginer ce monde idéalisé, enfermée dans ma souffrance
continuelle. J'effaçais peu à peu les douleurs que les Hommes m'ont
contraint à subir, et j'oubliais, avec plaisir, le mal que j'endurais les
moments passés loin de mon aimée.
Je crois encore maintenant qu'il ne m'a jamais était donné le droit,
durant ma vie, d'éprouver une plénitude sans borne, sans précédent à celle
que je ressentais en sa présence.
J'ai découvert à mon insu que mon c?ur exprimait une forte jalousie,
et même parfois de la haine, pour ces petits mortels qui ne prenaient
aucunement conscience d'être en compagnie d'une divinité absolue. Et ils
riaient, parlaient, bougeaient comme les aveugles qu'ils étaient,
incapables de voir cette lumière majestueuse s'échapper de ma douce.
Pauvres enfants de Dieu, ils avaient l'unique chance d'être face à l'une
des plus rares merveilles de l'univers et ils ne le voyaient pas. Cependant
je n'en restais pas moins perchée sur mon nuage.
Mais, à mon plus grand malheur, je fus vite contrainte à retourner sur
Terre. Mon ange se perdait dans les bras d'un homme quelconque. Mes larmes
se sont alors écoulées, sans que je ne puisse en cesser la descente
qu'elles s'évertuaient à prendre le long de mes joues. Un poignard a
traversé mon âme de part en part à l'instant où j'ai vu les lèvres de ma
belle, que je prenais tant de plaisir à redessiner au loin du bout des
doigts, imaginant leurs textures de soie, se posaient avec délicatesse sur
la bouche de cet inconnu.
Mon beau monde s'est transformé à ce moment là en un monde chaotique,
encore plus ténébreux et dévasté que mon univers l'était avant elle. Dieu
non, pourquoi devrais-je toujours souffrir ? Ma vie avait-elle donc si peu
d'importance pour que l'on se permette de me torturer ainsi ? Personne n'a
jamais répondu à ces questions qui hantaient mon esprit maudit.
J'appris à faire abstraction de cet être immonde qui la serrait sans
vergogne contre lui. Et je continuais à l'admirer malgré tout. Je pense que
jamais je n'aurais pu oublier l'attraction que ma reine exerçait sur moi.
J'ai fait taire cette douleur qui hurlait en moi avec maint effort, et
me concentrais sur ce sentiment de pur bonheur que je ressentais à voir son
visage s'illuminer d'un sourire radieux. Ma tendre duchesse était heureuse,
le reste m'importait donc peu. Si seulement ces instants de gaîté absolue
auraient pu perdurer encore un temps pour mon ange ailé.
Cet inconnu de malfaisance a abandonné mon être sacré, il l'a déchiré,
il est partit sans un regard en arrière. Et il a laissé là mon trésor
anéanti, seule. A mon plus grand désarroi j'ai vu se dérouler sous mes yeux
abasourdis la plus horrible des scènes qui ne m'est été donné de voir
jusqu'à ce jour. Ma divinité versait des larmes de cristal pour cet être
qui ne méritait même pas l'attention qu'elle lui avait porté durant un
temps. Je ne sais comment j'ai pu trouver le courage de l'approcher et de
la toucher. Mais l'instant d'après, ma lady était serrée contre moi, et
pleurait tristement sur mon épaule.
Tant de fois j'ai rêvé de l'avoir ainsi dans mes bras. Enfin elle y
était dans le monde réel. Oui, mais à quel prix. J'aurai souhaité alors ne
jamais l'avoir au creux de mes bras consolateurs. Cela aurait donc voulu
dire que jamais elle n'aurait eu besoin de réconfort, et elle aurait sans
doute continué sa vie, heureuse comme je l'ai toujours connu.
Mais j'entendais ce son strident à mes oreilles. Ce son que jamais je
n'aurais voulu entendre. Ses pleurs, Dieu, je les haïssais autant que je
pouvais aimer le doux son de ses rires. Mon c?ur criait vengeance pour ma
dulcinée. Je jurais intérieurement que je traquerais cette bête qu'était
son ex-amour pour le détruire, à tel point qu'il n'aurait plus la force de
se relever pour vivre sa propre vie. Il pouvait toujours fuir, où qu'il
soit je le retrouverais et prendrais un plaisir malin à lui causer mille et
une blessures, à l'extérieur comme à l'intérieur.
J'ai compris, ce triste épisode passé, que mon être s'était enamouré
de ma belle déesse. Je me surpris à cette découverte. Il m'était donc
possible de pouvoir aimer ? Mon c?ur si sombre en avait donc la capacité ?
Je constatais que oui, grâce à cette vague de tendresse et d'amour qui me
submergeais à sa vue. Mais deux questions persistaient, rendant mon bonheur
incomplet. Avais-je le droit de l'aimer elle, cette déesse venue sur Terre
se divertir des Hommes ? Car cet ange ne pouvait qu'être dans cette
situation, jamais un Homme n'aurait pu dégager cette aura de lumière et
être aussi pur. Et moi, avais-je le droit d'être aimée à mon tour ? De cela
j'en doutais fortement.
Peu à peu, elle s'est remise de sa douleur, a oublié ce bâtard et
repris le déroulement de sa vie mortelle, retrouvant de même son sourire
majestueux. J'étais devenue comme jamais son ombre, sa partie sombre. Cet
être de lumière ne pouvait en avoir, alors je me proposais d'être la
sienne, et je ressentais avec un plaisir malsain la moindre de ses
souffrances traverser mon corps et me brûler de l'intérieur. Si j'éprouvais
toutes ses peurs, et ses mal-être à sa place, elle n'en ressentirait aucun,
non ? Juste cette pensée me comblait. Enfin je pouvais lui être utile et
devenir peut être quelqu'un ou quelque chose d'important pour elle. Je
l'espérais ardemment au fond de moi.
Le temps s'écoulait et j'eu la maladresse de lui dire ces trois mots
que jamais je n'avais encore exprimés à voix haute. Son doux regard s'est
voilé de haine et de dégoût. Pitié, non. Je l'ai supplié de me pardonner,
que jamais plus ces mots ne sortiraient de ma bouche insolente. Mais elle a
été sourde à mes plaintes. Je gémissais pitoyablement à ses pieds et
m'étouffais avec mes sanglots mal contenus.
Ma douce divinité m'a chassé et je me suis contentée de partir
misérablement, avec de faibles supplications qui ne l'atteignaient pas,
protégée de sa muraille de haine à mon égard.
Je ne m'étais encore jamais doutée qu'un ange pouvait contenir tant
de haine et de dégoût en lui. Malheur m'en pris, c'est à moi que ces
sentiments se sont adressés.
Je n'ai plus rien dans ma vie et une envie soudaine de mourir m'a
envahi. Dieu, moi, être suicidaire. Je n'avais plus pensé une seule seconde
à en finir avec ma vie depuis que nos routes s'étaient croisées. Elle avait
eu donc autant de pouvoir sur moi sans que je ne m'en aperçoive ? Oui, elle
avait eu tous les droits sur moi. Avant de m'éloigner j'ai entendu l'une de
ses demandes, perdue dans le brouillard de ma douleur. « Crève tu ne
mérites que cela. » Vraiment ? Ma belle si tu le souhaites je le ferais.
Mes larmes coulent librement sur mes joues à l'instant où je repense
à tout cela. Je n'ai plus aucune raison de les retenir. J'ai trahi ma
déesse par les sentiments que j'éprouvais pour elle. Non, je n'avais pas le
droit de l'aimer. Mais je l'ai fait. Et j'ai été idiote de croire que
j'aurais été autorisée à l'aimer, moi, misérable insecte, elle, divinité
sacrée.
Je souhaite pour une dernière fois accomplir sa volonté. C'est pour
cela que je me trouve perchée en haut d'un immeuble, face au vide. Je veux
lui plaire, et si pour cela je dois n'être qu'un corps sans vie, alors je
n'hésiterais pas à ôter le peu de vie que j'ai en moi. Avançant d'un pas,
je pense encore et toujours à mon tendre amour. J'ai essayé, sans succès,
d'anéantir mon amour pour ma lady afin qu'elle me pardonne mon écart. Mais
mon âme refuse catégoriquement de rayer ses émotions de mon être.
Je me dis alors que si mon c?ur cesse de battre, alors il ne
ressentira plus ses sentiments que ma douce répugne tant. Je m'enivre une
dernière fois d'elle, en regardant le sol se rapprocher de moi. Je murmure,
pour la deuxième fois de ma vie, un « je t'aime » pour ma belle reine. Je
sens avec plaisir mon c?ur lâcher et mes lèvres s'étirent en un fin et
faible sourire à travers mes larmes. Je suis libre, enfin. Je suis morte en
accomplissant le dernier v?u de mon ange.
Au-delà de ma mort je pense encore à elle, et je suis condamnée à
verser des larmes pour ma dulcinée. Je ne cesse de lui demander pardon. Je
me dis qu'en fait, je me fous complètement de Dieu et du ciel tout
puissant. Qu'il me pardonne ou pas, je ne veux même pas le savoir. Je veux
que ce soit elle qui me pardonne et personne d'autre. Tout mon être restera
à jamais enchaîné à elle. Et mon âme maudite est enfermée dans cette
douleur pour le restant de l'éternité.
Voila le prix à payer pour avoir aimée une femme, un ange.
fin