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Fiction » General » Celle qui ne t'a jamais oublié font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Yunari
Fiction Rated: K - French - Drama/Drama - Reviews: 2 - Published: 07-17-04 - Updated: 07-17-04 - id:1667906

Celle qui ne t’a jamais oublié.

            « Ne t’inquiète pas, on se reverra, je te le jure ! »

Il y a maintenant 5 ans que ma meilleure amie m’a dit cela…

Et voilà 5 ans que je t’attends, priant ciel et terre, mais tu n’es pas revenue, Prudence.

J’ai pourtant versé tant de larmes mais pas une ne t’a incité à me retrouver…

Je vis toujours dans ce petit village en Côte d’Azur.

Je ne suis pas difficile à localiser mais il semblerait que tu l’aies oublié…

Pas une lettre, une vidéo, une nouvelle ne me sont parvenue…

Je suis en train de me laisser dépérir tant ma tristesse est grande et mon cœur brisé en un million de morceau, qui ne pourront jamais être rassemblés, pour plus tard, peut-être, guérir.

Et toujours ces questions en suspends :

Où es-tu ?

Comment se déroule ta vie…sans moi ?

T’es-tu fait de nouvelles amies ?

Et celle qui arrive en tête de liste, T’arrive-t-il de penser à moi ?

Si tu me voyais en ce moment…

Je suis devenue maigre, je n’aie aucune amie, attendant obstinément le jour où tu toqueras à ma porte, mes parents n’osent plus me parler par peur que je n’aille plus mal…

J’ai envie de hurler ma colère contre le monde qui nous entoure, celui qui nous a séparé…

Pleurer ma douleur avec des larmes acides pour accentuer cette terreur au fond de mon regard bleu nuit, ronger par tant de souffrance.

Ces mots sont peut-être durs et secs, mais un besoin de les mettre par écrit, pour ne jamais oublier, s’est fait insistant… J’ai donc fini par céder, et maintenant je jette mon dévolue sur cette pauvre feuille qui ne m’a absolument rien fait, mise à part se trouver sur mon chemin.

J’ai toujours été la plus faible des deux…

Te souviens-tu lorsque nous nous disputions, tu voulais sans cesse avoir le dernier mot…

Et c’était moi qui fondait en larme à chaque fois, trop faible pour te tenir tête…

Tu me l’as d’ailleurs pas mal reproché, me disant que les gens finiraient par me « bouffer » avec ma sensibilité à fleur de peau.

Mais le plus comique dans tout cela était que tu n’as jamais essayé de me changer…

Justement, tu m’as prise à part entière ; avec mes qualités et mes nombreux défauts !

Tu ne l’as jamais su, mais j’aurais tant aimé avoir ta force et ton courage en toute circonstance… 

Comme quand ta grande tante est décédée…

A l’époque nous étions tout juste âgées de 10 ans, mais déjà ta force et ton courage en épataient plus d’un !

Je sais qu’un grand cœur se cachait sous tes allures de brute…

Au départ, je me suis demandée si tu n’étais pas avec moi que part pitié ou alors parce que tu avais fait un pari stupide avec une de tes connaissances ! Mais avec le temps j’ai compris…

Tu étais mon amie car tu voulais l’être !

Tu ne le sais sûrement pas, mais j’ai fait des fugues, trois en tout, pour partir à ta recherche. J’avais tellement peur de te perdre que j’ai tout essayé… Malheureusement je n’aie absolument rien trouvé.

Pas une personne ne semblait t’avoir vu ou connu…

J’en suis même venu à me demander si tu avais réellement existé !

Et hier, j’ai eu une preuve…

La plus belle au monde ! 

J’ai retrouvé une lettre que tu m’avais envoyé il y a de ça 6 ou 7 ans.

La voici :

« Ma chère Paulina,

Si tu savais comme tu me manques…

Les vacances ne sont pas amusantes sans toi à mes côtés !

Malgré cela, je me suis faite des amies, mais je ne parviens pas à retrouver la complicité qu’il y avait entre nous.

Bien qu’il fasse très chaud et très beau, je ne sors que rarement et relis pour la énième fois mes livres de Roswell (surtout le premier !!), ce que nous aimions tant !

Tu dois bien te douter qu’avec les livres mon lecteur CD ne fait que tourner le premier disque de Dido en boucle !

Si tu savais…

Je n’arrête pas de penser aux bêtises que nous faisions au collège…

J’espère que ces vacances interminables prendront bientôt fin que je puisse te revoir au plus vite !!

Ton amie qui t’adore, gros bisous,

Prudence. »

Les larmes que j’avais séchées se sont remises à couler pour finir leurs courses sur cette feuille de papier…

Si tu me voyais, tu me disputerais en me hurlant que montrer ma faiblesse à l’ennemi étant comme signer mon arrêt de mort…

Avec toi, j’avais toujours l’impression que nous étions en guerre contre l’humanité entière, et surtout, contre la faiblesse des gens ! C’est d’ailleurs pour cela que tu me disputais quand je montrais ma tristesse à d’autre personne que toi. Tu essayais éternellement de me protéger contre les gens qui m’entourent et surtout, de moi-même.

Avec le temps, je commence à oublier ta voix et cela me fait très peur…

Si j’oublie ta voix, après viendra ton sourire et tout s’enchaînera à une vitesse fulgurante…

Je t’en prit reviens moi !!

J’ai trop mal, je veux voir ton visage ! Que tu sois heureuse ou en colère, peux importe…

Mais reviens, par pitié, s’il te plait…

La vie sans toi est comparable à un trou béant dans un cœur déjà affaiblit par une forte douleur…

Tu te souviens ?

Un jour tu m’avais posé une question à laquelle je n’aie jamais répondu…

Entre toi et ma vie, je choisirais toi, car si tu n’avais pas été présente, je n’aurais pas appris à apprécier la vie à sa juste valeur…

Même s’il faut chercher des années, je te retrouverais, crois-moi !!

Tu me manques Prudence…

A ma meilleure Amie

Celle que je n’aie jamais trahie

A qui j’ai ouvert mon cœur

En apprenant à ne plus avoir peur.

A celle que j’ai considéré comme une sœur

Celle que je n’  aie jamais pus avoir

Je t’aime Prudence

Mon amie, ma sœur

Si la mort nous sépare

Sache que je suis prête à faire le grand saut

Pour toi, mon amie de toujours.

Ta dévouée Paulina, celle qui ne t’a jamais oubliée.



© Copyright 2004 Yunari (FictionPress ID:389826).


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