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Fiction » Young Adult » une raison de vivre font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: minotaure
Fiction Rated: T - French - Drama/Tragedy - Reviews: 2 - Published: 09-25-04 - Updated: 09-25-04 - Complete - id:1728029

Une raison de vivre

Je regarde le couteau que j’ai dans la main. Pourquoi pas, après tout. Tout sera plus facile après ça.

Je ne serais plus obliger de les voir, de pleurer en silence de crier sans que personne ne me réponde.

Je n’ai jamais vraiment eu envie de le faire, mais ce soir tout est différent. Je me suis rendu compte à quel point la vie était nulle, et à quel point la quitter pouvait être facile. Il suffit que j’utilise ce couteau, et que je sectionne une artère, celle du cou je pense.

En y repensant j’essais de savoir comment j’ai pu en arriver là : la somme d’une multitude de petites choses, rien de très grave, mais elles sont là.

Il y a d’abord le fait que je ne suis rien, rien d’autre qu’un fruit de plus de la société, d’une société que je hais, et dont je ne peux rien changer. J’en ai mare d’entendre ses gens qui ne veulent pas de quelque chose, et le veulent le lendemain. J’en ai mare de toutes ses guerres pour un peu plus de pouvoir et j’en ai mare de tout ce combat pour l’argent car l’argent est la seule source de pouvoir de ce monde pourri.

Je ne suis rien non plus pour ma famille, qui ne me considère que comme un objet. Tient, tu peux faire ça, et ça, et ça… Et quand je ne le fais pas, je suis une incapable. J’ai remarqué ses derniers temps que je suis de plus en plus une incapable pour beaucoup de monde.

Mon désespoir est de plus en plus fort. L’autre jour, j’ai passé la nuit sans dormir, à me demander ce qu’était ma vie, sinon une source de haine et de honte pour moi. Je me déteste et je me hais pour ce que je suis et pour ce que je pense. Je ne peux plus me regarder…

Mais cette nuit là, j’ai pris la décision d’en parler, de me battre pour vivre et de demander de l’aide.

Le lendemain, incapable d’aller à l’école je suis resté chez moi, avec mes parents essayant de leur dire, mais ils ne m’ont pas écoutée. Non, ils faisaient comme si mes sentiments n’existaient pas et que cette envie de mort n’était qu’un moyen de me faire remarquer.

Ils n’ont rien compris, et ils vont le regretter. Maintenant je ne serais plus celle sur qui on peut compter pour être aider, pour rendre service sans rien en retour, même pas de merci. Non, c’est tellement naturel que l’ainer fasse tout pendant que ses frères et sœurs s’amusent. C’est tellement naturel qu’ils vont tous tomber de très haut, d’aussi haut que moi quand je croyais être utile à quelques choses, d’aussi haut que moi quand je me disais que ma vie avait de la valeur pour quelqu’un.

Alors que je sens que ma vie arrive à sa fin, j’ai une pensée pour mon ex. Grâce à lui j’ai compris qui j’étais vraiment, une merde dans un monde qui en compte déjà de trop.

Non, je ne vaux rien et personne ne me regrettera, c’est ce que je pense en ce moment, non pas pour me donner du courage, j’en ai plus qu’il n’en faut, mais pour que les autres comprennent mon acte. D’ailleurs c’est ce qu’ils garderont de moi, je viens de le décider.

Je lâche mon couteau et écris sur un papier : je ne suis personne et personne ne me regrettera.

Je n’ai aucun doute là-dessus, et c’est heureuse que je pars pour un monde où tout sera meilleur, car rien n’est pire que cette endroit.



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