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Author: Deeply-N-Love
Fiction Rated: T - French - General/Drama - Reviews: 29 - Published: 10-15-04 - Updated: 04-14-05 - id:1737563

Chapitre 1

Le monde autours était tout noir. Le ciel tombait et les nuages s’abandonnèrent à la lune. Véronique ne voyait plus rien. Ne sentait plus rien. Elle entendait, dans les maisons tout près, des cris d’enfants réveillés par l’orage. Elle sentait la pluie ronger son corps. Elle aurait voulu se noyer...

Étendue dans le jardin du parc, les yeux aux ciels, elle écoutait le chuchotement de la nuit, respirait le poison de bonheur que les fleurs tentaient de lui faire sentir. Elle ne voulait rien de plus qu’on lui fiche la paix, que tout disparaisse.

- Je peux vous aider? Demanda une voix simple et autoritaire.

La jeune fille se redressa. Un policier, muni de sa lampe de poche la regardait, anxieux. L’homme avait l’air fatigué. Des cernes grises et funèbres trônait sous ses yeux.

- Est-ce que vous allez bien, mademoiselle? Questionna-t-il de cette même voix rauque.

Véronique ne répondit pas.

- Il est tard, c’est dangereux de se promener seule le soir comme ça… Venez, vous êtes trempée… Je vais vous raccompagnez…

- Que voulez-vous qu’il m’arrive… Je n’ai pas besoin d’aide! Fichez-moi la paix…

Le policier s’approcha, malgré la demande de Véronique.

- Écoutez, ou habitez-vous? Je peux prévenir vos parents si vous…

- M. l’agent! Je ne fais rien d’illégal… Je m’en vais si c’est ce que vous voulez… Mais laissez moi tranquille!

- Vous êtes certaine que vous n’avez pas besoin d’aide? Questionna-t-il d’un ton paternel.

- Oui, lança-t-elle, exaspérée.

Elle se redressa et faussa compagnie au représentant de la loi. Les rues étaient désertes. Elle marchait d’une façon lasse, elle donnait l’impression de traîner. Véronique commençait à sentir le froid qui trahissait sa fatigue. Elle n’avait pas du tout envie de rentrer…

Le policier la suivait de sa voiture de police.

- Bon sang, va-t-il me ficher la paix, à la fin? S’exclama-t-elle à elle-même.

Elle tourna le coin de sa rue, imaginant déjà les cris de sa mère qui tourmenterait son père. Elle imaginait aussi son père hurler tout les noms possibles à travers ses infinis grognement d’alcoolique. Véronique préférait cent fois mieux l’orage de l’extérieur que celle dont ses parents lui faisait part chaque soir.

« Qu’est-ce que ce policier craint-il par un soir d’orage, dans une banlieue si innocente et emmerdante qu’est cet endroit? » s’étonna la jeune fille en sachant que le regard de l’homme la surveillait toujours. Elle pénétra dans son entré de gravier et lui envoya un signe de la main. Il lui répondit et partit.

Gary, un homme blond, dans la trentaine, les abdominaux et les muscles à leurs meilleurs, un air de jeunesse… Beau comme un dieu à son adolescence : Le père de Véronique…

Sabrina, sa mère. Une belle femme blonde, les yeux grands et d’un vert pomme. Un petit corps d’adolescente, quelque peu gâché par ses trois grossesses. Dur à croire, 34 ans et trois enfants… en faite, deux…

Le grand frère de Véronique était mort, il y avait deux ans, dans un accident de voiture avec des amis. Ils étaient 4 dans la voiture, et seulement Derek ne s’en était pas sortit. Depuis ce jours, le couple Ducharme avait sombré, et leurs deux enfants restant aussi. Véronique Ducharme pensait souvent à la mort, mais n’avait jamais oser la provoquer...

Sa petite sœur de 2 ans, Ely, ne voyait pas encore d’un œil sombre la vie que les Ducharme menaient. Elle ne voyait que le pain qu’il manquait sur la table ainsi que les larmes dans les yeux de sa mère. Rien d’alarmant pour la petite…

Véronique, elle, avait 16 ans. Elle était loin d’être aveugle…

- Pourquoi tu te faisais suivre par un policier? Demanda alors Gary à Véronique.

- Je ne me faisais pas suivre, de quoi tu parles? S’indigna la jeune fille, lassée.

- Je l’ai vu! Hurla l’homme. Qu’est-ce que tu as encore fait! Tu vas finir par te retrouver dans la rue si tu continues comme ça, jeune fille…

- C’est ça…

- Écoute-moi quand je te parle! Hurla Gary d’un ton sans réplique.

- Je t’écoute…

- Ferme ta gueule et écoute moi!

- Papa… Arrête tu…

- Ta gueule et monte dans ta chambre… Ta soeur dors, ne met pas ta putain de musique, va donc te coucher tant qu’a y être…

Véronique monta à sa chambre, le soupire habituelle au coeur. Elle regrettait déjà le jardin du parc et la pluie qui trompait ses larmes…

                                             * * * *

Alexandre regarda Zackie penchée sur sa guitare, l’air concentrée. Il ne put s’empêcher de se questionner…

- Zack, est-ce que je suis amoureux de toi? Demanda-il.

- Non Alex… C’est impossible, tu es mon copain, mon grand frère… et je n’arrive pas à trouver les accords parfaits pour cette chanson! S’impatienta Zackie.

- Donne voir… C’est une nouvelle compo? Questionna Alex.

- Non, c’est la première chanson que l’on va jouer au concert d’Halloween… Je cherche les accords que tu vas jouer pendant que je ferai mon solo…

- Tu veux dire, mon solo…

- Non, mon solo…

- Mais…

- Arrête, ou sinon je vais tomber amoureuse de toi…

- Ok ok… ton solo!

Zackie et Alexandre, deux grands amis que cette terre avait pu créés, faisait partie du groupe Wrong Area ou Alex chantait et ou Zack était la guitariste (accompagnée d’Alex, aussi à la guitare). Leurs amis Frank et Jasper en faisait aussi partit. Frank jouait de la basse et Jasper était à la batterie. Un petit groupe punk amateur qui jouait à toutes les occasions spéciales. Wrong Area était très apprécié dans la ville.

Alexandre Lowell était grand, les yeux bleu électrique et les cheveux d’un noir jais. Percé au sourcil et aux oreilles, il se donnait le look grunge et avait l’âme d’un rebelle en manque d’attention. C’est lui qui écrivait les paroles de chanson, dénonçant l’injustice et les stupidités de la vie en générale, bref il se révoltait à l’aide de sa musique. Alex adorait la vie et aimait jouer avec le feu.

Zackie Dupré était toute petite, de longs cheveux bruns et de grands yeux aussi bleus que son ami. Elle s’habillait toujours d’une façon à attirer l’attention. Un piercing au sourcil, des pantalons trop grands ou des salopettes, parsemées de chaînes ou d’épingles à couche de toutes sortes de couleurs. Elle avait un nombre infini de ceintures originales qu’elle fabriquait elle-même. En spectacle, elle s’exagérait toujours et portait une ceinture munie d’une vingtaine de pic de guitare. Son look faisait tressaillir les poupées Barbie du collège.

Frank Jobin était le plus simple. Grand, costaud et toujours de bonne humeur. Contrairement à Alex et Zackie, il ne collectionnait pas les retenus. Il était le plus rationnel du groupe, celui qui gardait les deux pieds sur terre et qui avait toujours la solution aux bêtises de ses amis.

Jasper Martin était le seul du groupe à ne pas fréquenter le collège. Il était le plus vieux et le plus dégourdit. 18 ans, grand et les cheveux d’un blond léger abrié de quelques petites mèches rouges. À son oreille gauche trônait un amas de boucles d’oreilles. Il possédait aussi une collection infinie de collier (qu’il portait tous en même temps…) ainsi qu’un nombre record de bagues à ses doigts… C’était un peu lui qui dirigeait le groupe, il étudiait en musique au cégep, quoiqu’il séchait souvent ses cours pour taper sur sa batterie en paix… Assez spécial!

Wrong Area donnait de la couleur à cette ville de banlieue qui manquait de piquant. Bien entendue, le groupe n’était pas apprécié de tout le monde. Les profs, par exemple… Il était vrai que Zack et Alex leur donnait du fil à retorde, mais les deux adolescents n’étaient pas cruels et n’embêtaient personne… Ils avaient du respect même si, côté savoir-vivre, ils passaient souvent leur tour.

- Ah, ça y est, je crois que j’ai trouvé! S’exclama Zack en grattant sa guitare. Regarde, tu joueras ça…

Elle lui fit écouter sa découverte. Alex haussa les sourcils et lança un sourire malin.

- J’y avait pensé, mentit Alex. C’était mon idée, c’est juste que…  tu t’es exprimé avant moi et…

La jeune fille envoya un boîtier de cd sur son ami. Il l’évita de justesse.

- T’es cinglée! Hurla-t-il en laissant échappé un rire surpris.

Il prit un oreiller et l’envoya dans la figure à Zack.

- Aïe! S’exclama-t-elle, furieuse.

Elle s’empara d’une des baguettes de Jasper et se prépara à l’envoyer à Alex lorsque Frank pénétra dans la chambre de la jeune fille.

- Hey oh… on se calme ici! Vous allez finir par vous entre tuer si ça continu…

- Bien sûr que non… On s’affectionne, ou est le problème? Dit Alex en évitant la baguette.

- Le problème est que nous jouons un concert dans trois jours et que…

- Relax Frankie! Lança Zack en levant le son de son ampli. On est prêt! On leur balancera nos nouvelles chansons, ça va bien aller…

- Toi, t’es trop confiante, s’exclama Frank, exaspéré.

- Et alors? Dit Alex. Elle a raison, faut pas stresser pour rien…

On entendit siffler dans le couloir. C’était Jasper qui approchait de la chambre. Zack s’empressa de gratter sa guitare pour avoir l’air occupée, Frank et Alex plongèrent sur une partition en faisant semblant d’être ultra concentré…

- Pas la peine les gars, dit Jasper. Je sais que vous n’avez pas pratiqué d’une miette…

Frank et Alex rigolèrent derrière leur partition. Zack, en revanche, continua de gratter sa guitare.

- Zack, arrête de jouer la comédie… S’exaspéra Jasper en roulant des yeux.

Mais la jeune fille le fit taire d’un signe de tête. Elle venait de trouver un nouvel air. Comme ça, dans son empressement, la musique venait de se donner une nouvelle fois!

- C’est génial ça! S’exclama Alex en écoutant l’air de Zack. Ou t’a pêché ça?

- Ça sort de sa petite tête ça! S’exclama Jasper, le plus heureux du monde, en allant embrasser la jeune fille sur la joue.

- Hey, moi aussi, lança Alex en embrassant l’autre joue de Zack.

La jeune fille fit signe à Jasper de prendre l’enregistreuse. Il s’exécuta et ils enregistrèrent leur nouvelle trouvaille.

- Super! Maintenant, je vais avoir d’autres paroles à écrire, s’exclama Alex, quelque peu sarcastique.

- Hey, arrête de chialer, M. le moulin à paroles, lança Frank les bras croisé sur sa poitrine, un sourire aux lèvres.

- Ouais, tu va nous écrire de quoi sans t’en rendre compte! Ria Zack en déposant sa guitare.

Alex envoya un sourire à sa meilleure amie. Jasper prit alors la parole.     

- J’ai une bonne nouvelle les gars, annonça Jasper.

- Quoi? Tu as décidé de te marier? Demanda Alex.

- Tu vas t’acheter un chien? Questionna Frank.

- Tu es enceinte? S’enthousiasma Zack, dans un fou rire.

Jasper regarda ses amis d’un air désespéré…

- J’ai loué un vieux garage sur la 3ième rue. On va pouvoir pratiquer en paix, sans que ta mère nous colle un couvre-feu, annonça Jasper en regardant Zack.

- Hey, ma mère te cause un problème? Demanda Zack, employant un ton faussement menaçant.

- Cool! Un garage! Quand on s’y installe? S’emballa Alex en jouant nerveusement après sa boucle d’oreille droite.

- Demain… Je viendrai vous chercher après vos cours, on ira chercher le matériel et on commencera à plonger sérieusement sur le concert d’halloween.

- C’est dans trois jours! On ne sera jamais prêt! S’indigna Frank avec son habituelle inquiétude.

- Oh! T’es pas encore en train de t’angoisser, Frankie! Ria Zack.

- Il a raison Zack, on a du pain sur la planche et… Ne me regarde pas comme ça, ce n’est pas de ma faute si toi et Alex, vous vous êtes collés trois retenus trois soirs de suites! 

- C’est parce que j’ai sécher les cours pour aller chercher mon ampli et…

- Oh, bien sur… Lança Jasper, faussement convaincu. Et Alex, je suppose qu’il allait s’acheter un nouveau micro…

- Hey, tu crois sérieusement pas qu’elle aurait été capable de transporter son emplie toute seule? Se défendit Alex en serrant Zackie dans ses bras.

- Peu importe… Essayer, par pitié, de vous garder les trois soirs prochains de libre!

Alex et Zack se regardèrent avant de partir dans un fou rire interminable. Jasper les regarda, découragé.

- Allez, il est plus de minuit… Frank, Alex, je vous ramène, dit Jasper en prenant ses clef de voiture.

Alex et Frank dire au revoir à Zack en suivant Jasper dans le couloir.

Zack referma sa porte et se prépara à enfiler son pyjama.

Jasper, sur le pan de la porte se rendit compte qu’il avait oublié son blouson dans la chambre de la jeune fille. Il dit aux deux autres de l’attendre dans la voiture. Il monta les escaliers et, bien entendu, il ne prit pas la peine de frapper à la porte de la chambre…

Alexandre, à peine sortit de la maison, entendit le hurlement de Zack, accompagné par celui de Jasper.

Zack venait d’enlever sa camisole et son pantalon lorsque Jasper avait fait irruption dans la pièce. Ce dernier avait poussé une exclamation de surprise et avait crié en entendant le hurlement de la jeune fille qui lui ordonnait de ficher le camp.

Jasper accourue vers l’extérieur, ignorant Alex qui arborait un sourire moqueur.

- Mais… Où est ton blouson? Questionna-t-il, riant moqueusement.

- Ferme-la, dans la voiture…

- Ah, les femmes…

Le trajet fut ponctué de rire pour tous, sauf Jasper, bien entendu, qui se traitait de tous les noms…

* * * *

Le lendemain, Véronique se trouvait déjà à l’école de très bonheur. Aucun élève n’était encore entré dans l’établissement. Elle s’était levée avant son père, sachant qu’il n’allait pas être de très bonne humeur. Elle aimait mieux le silence de l’école que les hurlements de Gary. La jeune fille marchait sur le campus du collège, attendant patiemment qu’un signe de vie fasse vibrer ses tympans. Elle avait l’impression d’être seule au monde dans un endroit qui, habituellement, grouillait de vie. Véronique se sentait étrangement forte, étrangement heureuse. Personne n’était la pour lui crier de noms, personne pour l’embêter. Les petites Barbies idiotes du collèges et leurs copains n’étaient pas la pour rappeler à Véronique qu’elle n’était pas ‘cool’. Honnêtement, elle s’en fichait. Mais tout ça lui tombait sur les nerfs, elle se sentait humiliée, détestée. Elle n’avait pourtant rien d’un monstre…

Véronique était la copie conforme de sa mère lorsque cette dernière était au collège. Elle avait de longs cheveux blonds, des yeux vert brillant et des pommettes rose et sympathiques. Elle serait beaucoup plus appréciée si elle souriait plus souvent, mais elle ne faisait plus confiance au bonheur. Elle en voyait un imaginaire impossible, une utopie créée par des imbéciles heureux sans intérêt.

Après une heure de solitude savourée jusqu’à la dernière minute, les élèves avaient commencés à faire leur apparition. Véronique retomba alors dans son gouffre et se ferma…

* * * *

Zack déposa ses livres dans son casier, son lecteur mp3 à la main, écouteurs aux oreilles. Elle avait à peine entendu Alex arriver derrière elle, la prenant par sursaut. La jeune fille enleva ses écouteurs et rangea son lecteur. Puis, elle aperçut le regard moqueur d’Alex.

- Quoi? S’inquiéta-t-elle.

- Jasper a eu peur, hier! Dit-il, le sourire toujours aux lèvres.

- Ah! Arrête! S’indigna Zack en agrippant le blouson de Jasper qu’elle venait de sortir de son sac. Et tiens, tu lui rendras son blouson.

- Tu lui rendras toi-même ce soir, j’ai trop hâte de voir sa tronche!

- Désolé Alex, Spencer vient de mon contacter, il veut que je reste après les cours pour du rattrapage obligatoire, dit la jeune fille en montrant une note qu’elle venait de recevoir.

- Spencer? Le stagiaire de science? Mais… Zack! Et le concert… Jasper va être furieux!

- Et alors… Que veux-tu que je fasse?

- Ne pas y aller, on s’en fiche de Spencer, après tout…

- J’ai toujours été nulle en science, un peu de rattrapage ne me fera pas de tort! Dit-elle, un sourire aux lèvres.

Ayant aperçu une certaine hâte dans le sourire de Zack, Alex lui jeta un regard de dégoût.

- Ne me dit pas que ce petit amateur des sciences dans la vingtaine t’est tombé dans l’œil! Pitié! À ton anniversaire, la seule chose qu’il pourrait t’offrir est son discours sur l’importance de connaître par cœur tous les éléments du tableau périodique!

- Et toi, tu te crois mieux? A part une petite chanson d’amour, que veux-tu offrir à ta copine, lorsque, bien entendue, tu en aura une…

- Une chanson, disons que c’est plus agréable qu’un tableau périodique sur deux pattes…

La jeune fille roula des yeux.

- À plus tard Alex, coupa Zack avant de se diriger vers son local de mathématique pour le premier cours.

- Jasper va te tuer! S’écria Alex.

- Je compte sur toi pour me protéger, chevalier de mon cœur, répondit Zack sans se retourner.

Alex laissa son amie partir et se précipita dans son local de moral. En chemin, il entendit deux filles discuter derrière lui.

- Moi, je trouve ça craquant son petit look rebelle, s’exclama l’une d’elle.

- Non, moi c’est ces yeux… oh, et tu l’as déjà entendu chanter? Lança l’autre.

- Il chante comme un dieu, dit Alex en se retournant.

Il leur fit un clin d’œil et rejoignit Frank dans sa classe. Ce dernier avait entendu et regardait les deux jeunes filles glousser de joie en entrant dans le local voisin.

- Tu es vraiment impossible Alex! S’indigna Frank.

- Tu es tout simplement jaloux Frankie…

Frank leva les yeux au ciel et afficha un petit sourire ironique.

- Ouais, c’est ça…

Alex sortit une pomme et y croqua une impressionnante bouché. M. Swampson, le prof de moral, ne l’apprécia pas…

- M. Lowell, vous savez très bien qu’il est interdis de manger en classe…

- Justement, , je comptait sur vous pour en étudier la cause… Voilà, il se trouve que j’ai faim et que, comme tout être humain, manger est un besoin vital et…

- M. Lowell, veuillez jeter votre pomme à la poubelle et par pitié, ne parlez plus la bouche pleine…

Alex roula des yeux et avala sa bouché. Il se leva et alla jeter sa pomme à la poubelle. Dans son élan pour la poubelle, il fonça droit dans une fille de sa classe qui venait d’entrer.

- Désolé, dit-il en se retournant.

Pas trop grande, ni trop petite. Des cheveux blonds attachée en une queue-de-cheval, remontée par une pince. De petites pommettes roses… Elle avait un regard perdu et ne l’avait même pas remarqué. Elle n’avait rien dit lorsqu’il s’était excusé et continua sa route vers le fond de la classe. Alex n’arrivait pas à détourer son regard.

- C’est qui elle? Demanda Alex à Frank en aillant regagné sa place.

- Qui? La blonde là-bas?

- Ouais…

- Aucune idée, elle ne parle jamais à personne… Je ne l’ai jamais remarqué dans la classe, pour dire vrai!

- Elle n’a pas l’air si gênée que ça, regarde… On dirait qu’elle pense constamment à quelque chose, ou à quelqu’un... Regarde ses yeux… Ils sont d’une magie! Et regarde… Frank! Tu ne m’écoutes pas!

- Désolé… tu disais quoi? Demanda Frank en écrivant dans son agenda le devoir que Swampson venait de mettre au tableau.

- Laisse tomber!

     

  

    

 



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