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Fiction » Mystery » La Nature font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Yunari
Fiction Rated: K - French - General/General - Published: 11-06-04 - Updated: 11-06-04 - id:1754226

La nature

Assise dans cette prairie, adossée à cet arbre, je réfléchis à ma vie, mon passé, mon présent et même à mon avenir. Si avenir il y a…

Je suis seule au monde, personne ne m’entoure, n’est là pour me crier dessus, me faire souffrir plus que d’habitude. J’aime rester plusieurs heures dans le même endroit désert de toute occupant et regarder le temps faire son effet. Un matin de printemps, j’ai vu une fleur montrer ses superbes pétales alors que j’étais comme aujourd’hui, adossée à ce même arbre, rêvassant, comme à mon habitude.

Se fut pour moi un merveilleux spectacle, le renouvellement de la vie. Un sourire avait étiré mes lèvres et une larme coulée le long de ma joue. Ce n’était pas une larme de tristesse, juste de joie mêlée à un semblant d’envie. J’aimerais que tous mes amis renaissent de leur cendre, oublient le passé et se posent sur l’avenir. Pour ma part, j’ai toujours vécu dans le passé. Mon présent ne me plait pas vraiment et mon avenir, je l’appréhende. De plus, comme dise bon nombre de gens, qui vivra verra.

Le vent qui passe dans mes cheveux blond, ressemble à une chanson qu’un être magique serait en train de chanter pour faire renaître la nature. Je me mets alors à chantonner avec elle, voulant faire perdurer ce magnifique son qui m’envoûte depuis ma toute jeunesse. J’aime regarder la vie, pas les gens, eux, me rende triste,  la nature avancer à pas lent pour défendre sa terre. Quand je commence à parler avec certaine personne de ce que je ressens, on me dit que ça n’a aucun intérêt de rester là, sans bouger, à regarder la vie faire son chemin sans jamais essayer de la contredire. Mais que voulez vous faire ? Si je dois vivre, je vivrais, si je dois mourir et bien je mourrais. Je n’ai pas peur de tout ça, j’attends que la nature murmure ses consignes à mes oreilles comme le vent le fait maintenant.

Un oiseau passe au dessus de ma tête au moment où je m’étire de tout mon long en regardant autour de moi. Cet oiseau m’appartient, cela fait quelques années qu’il me suit. Je ne l’ai jamais domestiqué, c’est lui qui est venu vers moi, le premier jour du printemps, à ma fenêtre. J’ai tout de suite su que c’était la nature qui me l’avait envoyé et maintenant encore, je lui en suis éternellement reconnaissante. Depuis ce soir il ne me quitte pas ; il est même devenu mon meilleur ami. On m’a dit que j’étais une « sans amie » à plusieurs reprises, mais je n’en ai que faire. Je fais une avec la nature, la terre est mon élément et la vie, la source de ma croyance.

Un jour peut-être, les gens s’apercevront à quel point surveiller notre mère est important. Pour le moment, je pense qu’ils ne veulent pas ouvrir les yeux. Plus le temps passe et plus ils s’en contrefichent, je crois être la seule à prendre soin d’elle et à avoir au moins une minutes pour la regarder s’épanouir avec la même joie dans le regard.

Ce texte est le plus étrange que j’ai écrit je crois. Mais je suis plutôt contente de moi. Puis en plus, ça change de mes histoires pessimistes ! Vous ne trouvez pas ? Review please ?



© Copyright 2004 Yunari (FictionPress ID:389826).


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