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Prologue
Criss était éreinté. Cela faisait quatre mois maintenant que son ordre de mission lui avait été donné. Depuis lors il n’avait cessé de voyager accompagné de son apprenti, ne s’accordant qu’une journée de répit par cycle lunaire. Leurs moyens étant limités, ils parcouraient la plupart du temps les pays à pied. Ils n’avaient que très peu d’affaires avec eux : quelques changes, leur matériel de magie et de l’argent. Pour le reste, ils se débrouillaient.
Criss en était à sa quatrième mission. Il n’en retirait aucune fierté. Au contraire, son asservissement l’écœurait chaque fois un peu plus.
Toutes les vingt saisons son peuple se soumettait aux Barbares de l’Extrême Nord. Cela avait commencé le jour où leur ancien roi avait accepté de recevoir la visite d’un émissaire des Rajahorns, que son peuple appelait familièrement Barbares de l’Extrême Nord. L’homme qui était arrivé à la cour était tout de noir vêtu. Il était frêle et grand, son aspect longiligne étant souligné par une longue cape noire et un capuchon pointu retombant mollement dans son dos. Ses yeux n’étaient pas discernables. Lorsqu’il l’avait vu entrer dans la salle du trône, Criss avait été pris d’un frisson qui lui avait hérissé les poils des bras et des jambes. Il s’était à moitié caché derrière son père. Au-delà de la silhouette noire, c’était surtout l’aura puissante et menaçante de l’homme qui avait effrayé le petit enfant qu’il était à l’époque. L’étranger s’était avancé tête baissée vers le Roi, s’était agenouillé, s’était présenté et avait salué le monarque de ces lieux. Seulement après il avait relevé les yeux vers son hôte.
Personne ne sut ce qu’il s’était passé. Toujours est-il que non conformément aux procédures habituelles, le Roi s’était levé et avait décrété vouloir s’entretenir en privé avec le nouveau venu. Des murmures de surprise et de protestation s’étaient fait entendre parmi la foule de nobliaux présents mais cela n’avait en rien affecté le Roi, d’habitude si à l’écoute de ses sujets.
Depuis lors, un magicien était mis à disposition des Rajahorns régulièrement, toutes les vingt saisons. Le père de Criss avait été le premier a effectué une mission. Il en était revenu changé. Il avait été voir le Roi, l’un de ses amis d’enfance, et s’était fortement disputé avec lui. Il n’avait rien voulu raconté de ce qu’il lui était arrivé pendant son périple à sa famille. Vingt saisons plus tard, lorsqu’il fut à nouveau convoqué par le roi pour une nouvelle mission, son refus entraîna sa mort : il fut guillotiné sur la place publique. Cette exécution avait fortement traumatisé les Assadis, le peuple de Criss qui vivait jusqu’alors dans une paix relativement sereine. Ce fut en ce jour sacré que la crainte commença à s’installer au royaume de la magie.
Le Roi convoqua le jeune Criss le soir même, alors qu’il pleurait encore son père. Il lui fut imposé de prendre la suite des missions de son père. Criss refusa avec la même véhémence que son géniteur, malgré l’incompréhension et la confusion qui régnaient dans son esprit. L’idée d’aider un homme qui avait tout simplement assassiné son père pour divergence d’opinion le rendait malade. Lorsque le Roi avait menacé de s’en prendre à sa mère et frères et sœurs, Criss avait alors renié son allégeance. Le monarque avait sourcillé. Même si une lueur de tristesse passa fugitivement dans ses yeux, l’homme déclara d’un ton autoritaire et froid que peu importait la décision de l’adolescent du moment que ce dernier exécutait ses ordres. Criss avait alors salué son Roi et était sorti la tête haute. Il ne laissa couler ses larmes qu’une fois de retour chez lui.
Criss avait effectué ses deux premières missions seul. Il découvrit avec horreur qu’il était employé dans le but d’aider à l’enlèvement d’un peuple. Pourquoi, il ne le savait pas. Cependant, aux vues de l’allure des mages Rajahorns avec qui il travaillait, il faisait plus que se douter du futur des hommes, femmes et enfants qu’il arrachait à leur terre natale et à leur paisible vie. Les Barbares ne ciblaient que des peuplades primitives et pacifiques vivant dans des coins reculés et dispersées sur toute la planète, si bien que leurs disparitions n’alertaient pas les autres royaumes. Les Rajahorns prenant de plus en plus d’assurance, la taille des petits royaumes qu’ils attaquaient augmentait. Criss ne savait pas d’où le peuple du Nord tirait son savoir sur l’emplacement de ses royaumes. A sa connaissance aucune carte de la planète entière n’existait.
Le magicien demanda à ce que son apprenti vienne avec lui pour sa troisième mission. Le Roi accepta sans difficultés. Lorsque Criss avait demandé à Tamtohé de l’accompagner, il lui avait bien spécifié en quoi consistaient ses missions, ce que cela impliquait mentalement envers lui-même, ses compatriotes et les innocents qu’ils tuaient indirectement. Après avoir réfléchi plusieurs jours, le jeune homme était revenu le voir avec une réponse à laquelle il ne s’attendait pas. Le magicien ne fit aucun commentaire sur la décision de son apprenti. Il se contenta d’hocher la tête avant d’aller le présenter au Roi.
Actuellement, Criss et son apprenti se trouvaient à la frontière d’une petite contrée appelée Terres de Reydan. D’après les renseignements qu’il avait pu tirer des pays voisins, les Reydaniens étaient un peuple pacifiste qui vivait en autarcie, commerçant de temps à autre avec les pays frontaliers mais se contentant généralement de ce que lui offrait ses terres et du travail de ses artisans. Leur savoir technologique n’était pas très évolué et leurs croyances avaient une place importante dans leur société. Il n’y avait aucun souvenir de guerres auxquelles aurait été mêlé ce petit pays, quelques petits accrochages entre nobles tout au plus. C’était une contrée paisible et sans histoires. La gorge de Criss s’asséchait rien qu’à l’idée de ce qu’il allait leur faire subir.
« On arrive bientôt, Messire ? demanda Tamtohé.
- Encore quelques pas et nous y seront. Et arrête de m’appeler Messire ! répliqua Criss énervé.
- Le dernier cristal à poser et ensuite vous pourrez lancer le sort. »
Criss acquiesça. Il était fier de son apprenti. Tamtohé était un jeune homme brillant qui maîtrisait déjà quelques sorts majeurs malgré son jeune âge. Il était ambitieux et avait soif d’apprendre. Criss n’avait aucun doute sur le bien-fondé de ses actions et avait une petite idée de pourquoi ce jeune homme insouciant et plein de vie l’accompagnait dans ses terribles périples. Se fiant à son instinct, le magicien essayait de transmettre le plus de savoir possible à son disciple. Le plus rapidement il deviendrait fort et maîtriserait les techniques magiques, le plus vite il serait capable de créer de nouveaux sorts aptes à aider les Assadissiens et à leur redonner leur liberté.
« Est-ce qu’il sera là ? questionna l’apprenti, une note d’anxiété dans la voix.
- Bien sûr, comme la dernière fois. »
Ce n’était que la seconde mission de Tamtohé. Le jeune apprenti était terrorisé par leur
partenaire de crime. Criss lui-même ne se sentait pas en sécurité face à lui. Ils travaillaient avec l’un des plus puissants ermite-démon de l’Extrême Nord.
« Je ne l’aime pas du tout ! Il me donne la chair de poule, se plaignit le jeune homme.
- Je sais mais nous n’avons pas le choix. »
Ils étaient arrivés aux abords du pays des Terres de Reydan il y a deux lunes. Ils avaient longé la frontière en suivant les indications de la carte que leur avait fourni les Barbares. Les Terres de Reydan étaient une petite contrée très boisée. Ils avaient aperçu quelques champs et habitations au loin. Ils ne s’étaient jamais aventurés à l’intérieur des terres. Ils devaient passer inaperçus. Criss avait déjà déposé neuf cristaux tout autour du pays. Les cristaux avaient été enfouis sous la terre à un mètre de profondeur environ, recouverts de terre, de branches et buissons. Le magicien n’avait plus qu’à mettre en place le dixième et dernier cristal.
L’Adepte fabriquait lui-même ses cristaux. A l’origine de banales pierres trouvés dans les champs, il les ensorcelait et leur donnait différentes propriétés. Les cristaux n’étaient utilisables qu’une seule fois. Ils étaient réduits en cendre lors de l’utilisation. Criss mettait une quantité considérable d’énergie dans les pierres et y introduisait un petit morceau de gamalite, substance magique qui donnait aux cristaux leur spécificité.
Le chemin qu’empruntaient les deux hommes déboucha sur une petite clairière apparemment vide, si ce n’est une atmosphère oppressante et angoissante qui semblait émaner de tous les êtres peuplant le lieu. Criss et son apprenti s’avancèrent au milieu de la clairière.
« Toujours à l’heure, Figeur de Temps. » lança une voix sarcastique de derrière eux.
Tamtohé sursauta.
« Je ne raterai notre rendez-vous pour rien au monde, monsieur le Démoniste. » répliqua l’Adepte en se retournant dignement.
La voix ricana et son propriétaire daigna sortir des fourrés. L’homme était trapu et petit, vêtu d’un simple pagne. Sa vieillesse se voyait à son dos courbé et son crâne dégarni, à sa peau matte et flétrie. Quelques rides venaient souligner l’intensité de son regard noir. Il portait d’énormes bagues à chaque doigt. Un collier en osselets pendait à son cou. Il avait les oreilles percées et des tatouages sur tout le torse. Son sourire découvrit une dentition pourrie où seule trois dents blanches subsistaient.
« Eh bien le morveux ! Tu vas te décider à sortir ta pelle ? » interpella abruptement le démoniste.
Tamtohé sursauta à nouveau.
« Tout de suite ! » répondit-il instantanément en se raidissant comme un piquet.
Il posa son sac à terre, défit les lanières du haut et dégagea la pelle.
« Ton apprenti fait bien piètre figure. » remarqua âprement le vieil ermite.
Tamtohé jeta un regard courroucé au vieil homme. Criss ne répondit rien. L’ermite-démon soupira et alla s’asseoir sur une souche d’arbre qui traînait. Le silence s’installa jusqu’à ce que Tamtohé ait fini de creuser.
Criss sortit de sous sa cape le dernier cristal bien emballé dans une peau de cuir tannée. La pierre avait un trou en son milieu. Contrairement aux autres qui étaient bleues, celle-ci était blanche. Criss sauta dans le trou creusé par son apprenti et y déposa le cristal. Il sortit ensuite de sous sa cape un tube métallique qu’il déplia. Il engonça l’une des extrémités du tube dans l’orifice du cristal. Ce dernier se propagea instantanément autour de l’axe métallique, le scellant à jamais dans la pierre.
Le magicien sortit du trou et emboîta à l’extrémité de l’axe qui dépassait une petite plaque de métal rectangulaire épaisse et percée en son centre que lui tendit son apprenti. Il sortit ensuite de la poche de ses braies un petit parchemin de la taille de la plaque métallique. Lorsqu’il le posa dessus, des runes apparurent.
« Tu auras une heure pour les faire venir, dit le mage en s’adressant au démoniste.
- C’est plus que suffisant, répondit ce dernier en se levant.
- Le jour se lève à peine. Le dôme devrait passer inaperçu de loin. Tu as bien vérifié l’emplacement de ta fissure ? demanda Criss.
- Tu me prends pour un débutant ? » aboya le vieil homme.
Criss acquiesça d’un air entendu. Il fit un signe de tête à Tamtohé, lui intimant de s’éloigner. Ce dernier recula de quelques pas mais fit en sorte de ne pas perdre de vue ni son maître ni le réceptacle du sort.
Criss ferma les yeux. Après une minute de concentration, l’Adepte rouvrit les yeux et avança sa main gauche au dessus de la plaque métallique et du parchemin. Il la plaça de façon à ce qu’elle frôle le papier. Il referma les yeux et murmura une formule magique. Pendant quelques instants, rien ne se produisit. Puis les runes commencèrent à luire. Leur éclat bleu s’intensifia progressivement jusqu’à ce qu’il ne fut plus supportable à la vue. Un bruit assourdissant se fit entendre alors qu’un éclair jaillissait du parchemin et de la plaque métallique. Les longs cheveux du magicien volèrent dans les aires. Il dut se plier un peu sur ses jambes pour parer à la force de l’explosion et protéger son visage de sa main droite. L’éclair suivit l’axe métallique et s’engouffra dans le cristal. Ce dernier concentra toute la puissance de l’éclair en lui puis projeta neuf rayons d’énergie. Chaque rayon parcourut rapidement le ciel et alla atterrir sur l’une des pierres que Criss et Tamtohé avaient pris soin d’enterrer avant. A ce contact les rayons se stabilisèrent et se rejoignirent les uns entre les autres. Une fine pellicule de magie recouvrit les Terres de Reydan. La couleur bleu du dôme s’harmonisa à celle du ciel, semblant disparaître.
Le parchemin était carbonisé et la pierre en cendres. Criss récupéra la plaque de métal brûlante après s’être entouré les mains de chiffons. Il la déboîta et la tendit à Tamtohé qui tenait un réceptacle en bois. Criss laissa tomber la plaque métallique dans la boite. Il patienta quelques instants avant de récupérer de la même façon le tube en métal, le temps que les derniers résidus d’énergie s’estompent. Il l’enleva et le rangea. Il demanda à Tamtohé de reboucher le trou.
« Le temps est figé pour une heure sous le dôme. A toi d’agir. » fit Criss à l’attention de l’ermite-démon.
Ce dernier ricana.
Soram de son prénom avait prit soin la veille d’envoyer son meilleur corbeau déposer une bourse contenant de la terre ensorcelée dans le palais des Terres de Reydan. De jeunes garnements essayant de tuer son oiseau avaient bien failli faire échouer ses plans. C’était sous-estimer l’agilité de son fidèle Khraâr. Le corbeau avait déposé la bourse dans la cour du château en pleine nuit. Il l’avait ensuite déchirée avec son bec afin que la terre soit libérée. L’oiseau avait même pris la bourse éventrée dans son bec et l’avait secouée pour que toute la terre tombe. Cette terre ensorcelée avait une apparence insignifiante et pouvait facilement passer pour de la saleté qu’un individu aux chaussures pleines de boue aurait répandu sans faire attention.
Soram savait que les Reydaniens n’étaient pas des magiciens. Il n’avait pas pris la peine de lancer un sort de protection sur cette terre qui contenait le germe maléfique qui répondrait à l’appel de l’une de ses bagues, sa très convoitée Prisonnière.
L’ermite-démon s’avança dans le milieu de la clairière pendant que Criss et Tamtohé reculaient.
« J’exècre cette magie démoniaque, murmura Criss à l’oreille de son apprenti. Seuls les esprits pervertis et sadiques peuvent vouloir jouer avec la mort et œuvrer pour le mal. Ce sorcier est l’un des plus fous et des plus dangereux. Méfie-toi de lui comme de la peste. »
Le démoniste sortit un petit coutelas de sous son pagne et s’entailla l’index gauche. Il fit tomber une goutte de son sang sur sa bague Prisonnière. Cette dernière vira du noir au rouge sang. Soram brandit alors son poing droit vers le ciel.
« J’en appelle aux esprits malins et aux forces démoniaques. Keffroyes entendez ma demande ! Déployez-vous sur les Terres de Reydan ! Enlevez tous les corps d’humains possédant un esprit et apportez-les à votre maître, à Argûl le Terrifiant, dans le royaume des Rajahorns où règnent cruauté et trahison ! Ne désobéissez pas ! Vous savez que le pouvoir du Maître sur vous est absolu ! Achevez votre tâche le plus rapidement possible ! N’échouez pas ou vous serez détruits ! »
La bague luisit de plus belle puis s’éteignit. Soram redescendit son bras.
« C’est tout ? murmura Tamtohé.
- Tu as déjà fait la réflexion la dernière fois, remarqua le mage.
- Mais c’est qu’à part réciter une formule il ne fait rien.
- C’est vrai. C’est la bague qui a le pouvoir. Soram n’est redoutable que parce qu’il porte sur lui d’anciens items maléfiques d’une grande puissance. »
Les trois hommes virent se former un trou noir sous le dôme. De ce dernier s’échappa des milliers de squelettes qui volèrent dans tous les sens à la recherche d’un corps pourvu d’un esprit à attraper. Les corps sans esprit étant des corps morts, ils ne récupéraient que les vivants. Les créatures démoniaques s’activaient, remontant régulièrement des corps de femmes, d’hommes et d’enfants. Criss pensait que le trou noir était une sorte de portail menant au monde des Keffroyes et qu’il devait s’en trouver un second là-bas qui donnait sur le royaume des Barbares de l’Extrême Nord. L’action inverse devait être entreprise de l’autre côté.
Le magicien ressentit de la pitié pour ces gens qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes et qui dans la seconde qui suivait se retrouvaient dans un endroit infernal où ils étaient exploités jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il s’en voulait de participer à cette tâche abominable mais il ne voulait pas finir comme son père. Il avait pensé s’enfuir mais sa famille aurait été tuée à coup sûr. Il sacrifiait la vie de millier de personnes pour sauver quatre des siens. La faiblesse de sa volonté et sa lâcheté le dégoûtèrent.
« Ils deviennent de plus en plus efficaces, fit remarquer Soram alors que les derniers Keffroyes regagnaient le trou noir.
- C’est déjà le quatrième peuple que vous sacrifiez.
- C’est exact. Je ne comprend pas pourquoi le Maître ne souhaite pas s’attaquer à des royaumes plus grands. Il tient à ce que ses actions passent inaperçues alors qu’il pourrait facilement dominer ce monde. Il y a des paramètres qui m’échappent. »
Ces paroles ne réconfortèrent pas le Figeur de Temps. Criss pensait que les ermites-démons étaient en quelque sorte les shamans des Barbares de l’Extrême Nord. S’ils n’étaient pas au courant de ce qu’il se tramait dans leur royaume, cela signifiait que des créatures de l’ombre encore plus puissantes devaient œuvrer en silence. C’était mauvais signe. Le dôme grésilla alors que les rayons d’énergie se dispersaient dans l’air.
« Je me suis acquitté de ma mission. Nos chemins se séparent à nouveau, dit le magicien qui n’avait pas envie de s’attarder plus avant.
- Ils se recroiseront peut-être, répondit Soram avec un sourire mauvais.
- Je ne l’espère pas, rétorqua l’Assadissien.
- Quel rabat-joie tu fais !
- Prends tes affaires Tamtohé, nous rentrons au pays. »
Le jeune apprenti ne se fit pas prier.
A suivre.
Dancelune, 27 décembre 2004.