| Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search | Login Register Extras |
Auteur : cami
Résumer : les pensés d’un homme qui retrace sa vie, et la prise de conscience de son homosexualité.
Note de l’auteur : c’est ma première fanfic sur le thème si on exclu vous avez un message qui est dans un style un peu particulier. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais l’histoire me tiens à cœur car elle retrace les étapes qui vont de la prise de conscience au moment où les sentiments sont acceptés et vécus.
J’ai peurEn entrant dans le bar, j’ai peur.
Il m’a fallu tellement d’année pour comprendre et surtout accepter ce que je ressentais au fond de moi, tellement pour essayer de faire disparaître ses sentiments qui m’empêchait de vivre que je ne crois pas cela possible.
Je fais parti d’une famille qui fait la pluie et le beau temps dans la capitale, seul héritier de l’entreprise familial et je me retrouve dans un bar gai pour essayer de comprendre si mon attirance pour ceux de mon propre sexe est seulement passagère ou non.
Je me rappelle très bien lors que j’ai pris conscience que les hommes m’attiraient plus que les femmes. J’avais seize ans et un de mes potes avaient fait une soirée ses lui pour célébrer la fin de l’école. Tout se passait bien, on a bu quelques verres et comme il n’y avait évidemment pas de fille, il a sorti de la collection de son père une cassette porno. Je ne pourrais pas vous dire à quoi ressemblait la femme, mais l’homme était merveilleux, son corps musclé, parfait… Personne n’a jamais rien remarqué, mais j’en ai été malade durant trois jours. Malade à cause de la peur d’être différent, à cause de la peur d’être rejeté. Alors je n’ai jamais rien dit à personne, j’ai continué de vivre, accumulant échec sur échec dans mes relations avec les femmes, prenant peu de plaisir à leur contact. Mais je j’ai quand même continué de les fréquenter, pour la couverture. Mes amis se sont tous mariés petit à petit, trouvant le bonheur. Certains ont même eu le temps de divorcer… Et moi je suis resté seul et malheureux, trop manipulé par les autres, la société et les convenances pour penser un seul instant à mon bonheur.
Bizarrement c’est d’une fille que vient ce changement en moi. Héritière d’une entreprise concurrente, nos pères avaient décidé de nous marié. Mais elle avait déjà trouvé l’amour avec une de ses camarade de classe, un amour qui durait depuis tellement plus longtemps que les mariages de mes amis. Quand je la vis avec son amie, heureuse d’un bonheur ni matériel ni limité dans le temps, je me dis que j’aimerais moi aussi trouver ce bonheur. A défaut de devenir amant, nous sommes devenu amis, et elle fut une véritable amie comme jamais je n’en ai eu de toute ma vie. Pour ça, je l’en remercie chaque jour d’avantage.
Je lui ai parlé de moi, et c’est elle qui m’a indiqué le bar.
Maintenant que je suis entré, je me sens comme un étranger au milieu de ses hommes. Certains s’embrassent, beaucoup même quand je regarde de près. Je m’installe à une table, et commande. Je reste là à attendre quelques minutes, puis je me dis que ça ne sert à rien, alors je ressors.
Un autre jour, toujours le même bar. J’ai reparlé avec ma « fiancée » et elle m’a convaincu d’un autre essai. Ce n’est pas facile d’être ce que nos parents nous ont appris à détester. J’ai appris à repousser ce que je ressentais, et voilà que j’ai réussi, ma conscience est plus forte que mon cœur. Il faut croire que je suis encore trop ancré dans la société et ses rouages. Pourtant ce que j’aimerais m’en sortir, devenir moi-même quelques soient les codes à respecter. Je veux pouvoir être libre, mais je sais que pour ça mon père me déshéritera, que je perdrais tous mes amis et même ma réputation mondaine. Alors que ceci m’a souvent fait peur, je crois qu’aujourd’hui je peux le faire, parce que je veux être heureux.
J’entre dans le bar, et m’installe à le même table que la dernière fois mais cet fois il y a déjà quelqu’un, un homme aussi seul et apeuré dans cet endroit que moi.
Je le salut et lui donne mon prénom, c’est déjà un début assez bon je pense. Lui fait de même, et nous commençons à parler. Je crois que je n’oublierais jamais cet endroit, ni tout ce que j’y ai vécu. Et probablement pas nous plus tout ce que je vais y vivre.