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Une fic qui n'est pas de moi mais d'une amie, écrite l'an dernier et qu'elle m'a "offert" puisque pour elle ce texte retrace la relation ambigüe dans laquelle j'étais avec un garçon. Les traits de l'hitoire sont assez forcés, pour montrer le contraste et donc une partie de ce qui s'y trouve n'a pas exister. Mais lorque je l'ai lue l'an dernier elle m'a parue très représentative de la relation...je la publie ici parce que je l'aime bien et que l'amie n'a point de compte sur FP par contre, si vous désirez lire autre chose d'elle, vous pouvez aller voir sur Fanfiction, Isilme.elfe est son pseudo. Elle écrit sur Harry Potter.
Voilà :) Donc si vous avez des commentaires, adressez les lui :) Bonne lecture.
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Je lève les yeux sur lui. Il ne me regarde pas.
Je souri dans le vide.
Il les lève a son tour, couleur d’orage. Je les baisse instantanément. Il sourit. Je me concentre sur le livre tout à fait passionnant que je devrais lire. Il éclate de rire, laissant apercevoir de jolies dents blanches. Je rougis un peu.
Je l’aime.
C’est simple. Oui très simple :une fille aime un garçon et dans le pire des cas le garçon n’a pas de sentiments pour ladite fille. C’est une situation normale.
J’aime les choses compliquées et j’aime jouer.
Il se lève et se dirige très –trop- sensuellement vers moi. Je m’absorbe encore un peu plus dans ce roman. Je tente en vain de m’intéresser aux lignes de celui-ci mais je ne comprends rien.
Il glisse ses bras autour de mon cou et je ne peux m’empêcher de frémir. Ses cheveux me tombent sur le visage. Son odeur m’envahit. Une odeur ambrée à laquelle je ne peux résister. Je ferme les yeux.
Je suis joueuse. C’est atrocement vrai. La première fois que je l’ai rencontré avec sa petite troupe d’admiratrices éperdues, je n’ai pu m’empêcher de les mépriser et de me promettre de réussir a maîtriser l’exquise attirance que je ressentais déjà pour lui.
Je n’étais pas superficielle. Un beau visage ne pouvait pas me faire chavirer ainsi. Le problème avec ce garçon c’est qu’il était infiniment plus que cette apparence. Peut-on être à la fois passionnant et aussi séduisant ? Une autre question qui découle directement de celle ci : existe t-il des êtres supérieurs ?
Je repousse bien vite ces pensées qui m’intoxiquent. Je me dégage de son étreinte et je lui déclare avec une froideur que je suis bien de ressentir, que je veux qu’il me laisse tranquille. Il y a du désespoir dans ma supplication.
Il éclate de rire, nullement impressionné par mon apparente froideur. Ce rire me dévaste autant qu’il m’apporte un bien être inimaginable.
Faut-il que je sois folle ?
Je me lève aussitôt avec la ferme intention de me retirer de cette salle. L’absence guérit de tout les maux. De plus à seize ans, on se remet de tout, n ‘est ce pas ? Un chagrin d’amour…
Il s’asseoit à demi sur la table, amusé par ma réaction. Ce regard qui me déshabille discrètement me fais frémir.
C’est mal.
Durant quelques instants, nos prunelles s’affrontent :émeraude contre acier. Il perd…par politesse, par galanterie. Je déteste quand il me rabaisse à cela. Je ne suis pas comme les pestes qu’il courtise à longueur de journées. Je ne suis pas une malheureuse victime de son sex-appeal, comme les autres.
Il en est hors de question :j’ai ma fierté.
Je m’approche langoureusement de lui, pour lui faire sentir que moi aussi je le trouble un peu mais aussi parce que j’en ai atrocement besoin.
Il ne faut pas.
Il m’accueille dans ses bras avec un sourire un peu moins triomphant. Je glisse ma tête dans son cou. Sa respiration s’accélère légèrement.
Je suis contente de ma petite victoire. Je me blottis un peu plus dans ses bras brûlants. Toute une série d’émotions me reviennent subitement. Cette sensation d’être unique mais aussi d’être protégée et comprise. Dans ces moments là, je n’ai plus besoin de tenir mon rôle de fille un peu froide, un peu cassante et distante. Dans ces instants, je suis moi. Il se détache de moi et me souri. Il joue quelques secondes avec un mèche de mes cheveux. Il s’éloigne de moi et mon corps cri immédiatement. Je reprends mon masque où je l’avais laissé. Je souris, féline.
Il s’installe à la table, pousse mon livre avec une désinvolture étudiée et sort de sa poche un jeu de cartes.
« Tu joues ? » propose t-il.
Mon sourire s’accentue et je m’installe à la table.
Je mène rapidement la partie. Si je ne le connaissait pas aussi bien, je me flatterais de cet avantage.
Hélas, je ne sais comment il fonctionne. Il vous regarde s’approcher de lui, vous laisse évoluer, et au moment où il paraît séduit, il ferres. Je déteste cette impression de n’être qu’un jouet entre ses mains.
Comme je l’avais prédit, il commence a gagner.
J’observe à la dérobée son beau visage. Ses yeux surtout m’attirent, tellement ils sont magnétiques et ensorcelant. Mon regard s’attarde un peu sur ses lèvres puis s’oblige a remonter sur ses cheveux argent, savamment décoiffés.
Il ressemble tellement à l’idée que je me faisait d’un prince charmant. Il est beaucoup mieux même car comme dans tous les romans qui se doivent, il a ce côté un peu froid, légèrement sadique qui attire toutes les filles.
Il m’offre un sourire de gosse : il a gagné. Je le félicite, tout en caressant avec indifférence une mèche de mes cheveux. Il me propose, sans quitter ma main du regard, de venir sur ses genoux. Je me lève et me dirige vers lui. Une fois assise, je commence a babiller. Il répond de manière distraite a mes remarques. Il joue avec mes mains, massant un à un mes doigts. Je me retiens de ronronner.
Ce n’est qu’un jeu pour lui mais ce ne l’est plus pour moi.
Je m’adosse contre lui et implore un chaste baiser. Il se dirige vers ma joue et s’attarde sur celle-ci.
Nos peaux frissonnent a ce contact importun.
Il s’éloigne un peu. Ses lèvres sont très proches de moi. Je sens son souffle sur mon visage. Je tremble de plus en plus.
Il retire son visage de moi brusquement et me fixe avec froideur. Je fais de même.
« Tu as une idée pour le cadeau ? »
J’acquiesce et lui explique mon idée.
Le fameux cadeau ! Ce fameux cadeau qu’il va offrir a la chanceuse petite amie qui l’accompagne depuis bientôt deux ans.
Dans toutes les histoires, il y a entre les deux amants un obstacle. Cette adorable jeune est le mien. C’est horrible de ne pas réussir a haïr sa rivale.
Je lui expose mon plan pour sa soirée romantique avec un masochisme que je ne me connaissais pas. Pour me faire du mal tant que pour me refroidir, je me force a les imaginer tous les deux…
Je frissonne et il passe ses bras autour de moi.
La porte s’ouvre et a magie s’évapore. Un de ses nombreux amis, nullement étonné de le voir avec moi, lui demande d’aller dehors. Je n’écoute pas la fin de la phrase. Elle ne m’intéresse pas. Je me lève et reprend la lecture de mon livre.
Je ne veux surtout pas qu’il me prenne pour une de ces groupies. Ce n’est pas ce que je suis. Je suis plus que çà pour lui…
J’en suis sûre.
Le regard qu’il me lance m’en persuade.
Game Over pour tous les deux.