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Fiction » Biography » recueil sur l'amitié font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: minotaure
Fiction Rated: K+ - French - Drama - Reviews: 1 - Published: 01-26-05 - Updated: 01-26-05 - Complete - id:1817134

Pas pour moi.

Pourquoi je n’aurai pas le droit d’aimer moi aussi ?

Cette question, je me la pose de plus en plus souvent, trop souvent même je pense. Mais c’est peut être parce que je pense avoir le droit de connaître le bonheur dans lequel je vois tous les couples autour de moi.

Depuis que mon ex et moi sommes séparer, depuis plus de deux ans je me demande pourquoi ?

Aujourd’hui, cette question et le malaise dans lequel elle me plonge sont encore plus grand, parce qu’aujourd’hui, j’ai espéré beaucoup d’un garçon qui ne m’a même pas vu.

Je ne lui en veux pas, c’est normal que je me dis, après tout, les autres filles étaient plus belles et plus intelligente que moi, elle comprenait quand il leur parlait d’informatique ou de physique, alors que moi je ne connais rien dans ses deux matières. Alors je restais là, à espérer après lui, en le voyant rire avec les autres filles.

Bien sur, on a parlé un peu, mais je suis sur qu’il n’est pas capable de me dire de quoi, alors que moi je me rappelle de tous les mots qu’il a prononcé, de sa promesse de m’apprendre à me servir de divers logiciels…

Je suis sur qu’il ne se souvient même plus de mon prénom, et si je le recroise un jour, il ne me reconnaîtra pas.

Pourtant, c’est lui qui m’a fait vivre la soirée, et c’est à cause de lui que je me demande ce matin encore pourquoi je n’aurais pas le droit moi aussi d’avoir quelqu’un qui m’aimerait, quelqu’un qui m’embrasserait, qui se préoccuperaient de moi, quelqu’un que je pourrais sentir me caressant le corps, m’aimant, et je me sentirais à nouveau importante, intéressante…

Tellement de sentiment confus que je suis incapable de les exprimer, mais ce qui en ressort, c’est que quelque chose manque à ma vie, ou plutôt quelqu’un, un homme.

Je pense que la journée d’aujourd’hui a été longue parce que je n’ai pas réussit à faire disparaître ce malaise, parce qu’il était plus tenace que d’habitude.

Mais la vie a continuée, et je ne l’ai pas revu pendant six mois.

Six mois, c’est long, surtout parce que je suis passé par les pires stades de la déprime.

Puis mon cousin m’a tiré dans une soirée qu’un de ses amis organisait, la même qu’avant.

Il est là, à nouveau et à nouveau il regarde toutes les filles sauf moi.

Alors je sors, et je pleure.

En face, il y a un pont, avec l’autoroute en dessus. Je monte sur ce pont, et regarde les voitures en contrebas. Il y a au moins cinq mètres, peut être plus.

J’enjambe la rambarde de sécurité, et je me tiens en équilibre, prête à sauter pour faire cesser mon désespoir.

Je vais sauter, je le sens, et je le sais, mais je sens aussi quelqu’un derrière moi.

La personne s’approche, me prend le bras et dans un état second, je suis le mouvement. Quand je reviens à moi, je me rends compte qu’il me tient dans ses bras et qu’ensemble, on pleure.

On pleure chacun notre douleur, lui d’avoir perdu sa copine, moi de ne pas être aimer, et ensemble on est tellement bien qu’on en oublie les autres et le temps.

Je remercie tous jours mon cousin d’avoir été là pour moi, et je regrette un peu plus chaque jour qu’il ne puisse pas être autre chose que mon cousin.

Dédicace à Nicolas, qui a toujours su me remonter le moral.



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