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Fiction » Romance » Noir et Blanc font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Jedi Cathy
Fiction Rated: M - French - Romance/Drama - Reviews: 41 - Published: 02-06-05 - Updated: 02-21-06 - id:1827306

Note de cathy : enfin un nouveau chapitre écrit par moi je sais que c'est long, mais boulot boulot boulot et il fallait que je me remette dans le trip d'écrire.

Merci à tous les reviewers, qui nous encourage, et surtout à manga fan qui est très persuasif/ve pour vous pousser à écrire lol. en tout cas ça nous fait très plaisir

J'aimerai juste signaler une petite chose que je ne crois pas avoir déjà dite. Pour personnaliser Antoine et Ethan, nous avons été cherché des têtes d'acteurs qui pourraient les incarner. Alors pour que vous vous fassiez une idée :

- Antoine est incarné par Kevin Zeggers, peu connu en France, mais il a joué plus jeune dans la série de Air bud. Actuellement, il joue dans Transamerica qui j'espère paraîtra en France puisque le film a été nominé aux oscars. Pour le voir : .

- Ethan lui est incarné par Jared Padalecki. Jared est connu pour avoir joué dans la série Gilmore Girls. Il a joué également dans la maison de cire, film d'horreur sorti en France l'an dernier et actuellement, il travaille sur une EXCELLENTE série que j'adore et que je conseille vraiment : Supernatural (co-star avec Jensen Ackles). Pour le voir : .

Merci à tous.


Chapitre 7

Ethan
Un matin hors norme

J’arrive au lycée.
La matinée débute bien… sauf que j’ai une interro, rien de tel pour gâcher une journée aussi belle soit-elle.

C’est alors que je Le vois.
Cela fait deux jours que je ne l’ai pas vu, pas depuis notre petite virée au parc, pas depuis notre séance de baisers derrières les buissons. J’aurais aimé le revoir, rien que pour savoir s’il y aurait d’autres baisers un jour.
Je suis encore tout émoustillé rien que d’y penser et j’aimerai qu’on s’embrasse à nouveau comme ça, qu’il me touche, que je sente son poids sur moi, ses jambes mêlées aux miennes. Mais je m’égare, je me doute qu’il ne va pas se jeter sur moi rien qu’en me voyant. Il a été très clair.

Là, il est avec une fille, une fille de sa bande. Ils ont l’air dans un sale état tous les deux. Je me demande s’ils ont fait la fête ensemble, peut-être même plus que la fête.

« Tiens la petite souris. » rit-il.

Petite souris ? Pourquoi il m’appelle comme ça tout à coup.

La fille me fait un vague sourire en guise de bonjour (ou du moins je le comprends ainsi), alors qu’il m’explique que le surnom vient de PO, parce que je suis discret et silencieux. Il rit. Pour ma part je ne trouve pas sa très drôle. Je préférerais être un peu plus… libéré de mes craintes existentielles, un peu plus spontané.

Ils commencent à parler de PO, pas que ça me dérange mais PO n’est quand même pas mon intérêt principal. Mais là… il embrasse la fille… J’aurais dû m’y attendre, Antoine est une homme à femme, il doit en avoir une, voir plusieurs différentes dans son lit chaque nuit.

En tout cas, il a vraiment une sale mine et je ne m’empêche pas de lui dire. Il me raconte qu’il s’est disputé avec son père et que celui-ci lui a pris sa voiture. La fille lui sort alors un plan pour la récupérer. Il lui parle tout en caressant sa cuisse… et en me regardant.

C’est assez dérangeant. Il me regarde, se lèche les lèvres et la caresse elle. J’aimerais sentir cette main sur moi, cette langue sur mes lèvres. Son regard est neutre, je n’arrive pas à voir ce qu’il pense… Mais c’est comme si sa main me caressait à travers ses yeux… Je sais que c’est un peu space ce que je dis là, mais c’est ce que je ressens.

La fille s’éloigne brusquement pour répondre à un coup de téléphone et Antoine se rapproche de moi. Il a vraiment une mine affreuse… les yeux rouges, le teint livide… Je me demande si c’est à cause du manque de sommeil, de l’alcool ou de la drogue… peut-être un peu tout…

« Je flotte… Tu devrais vraiment essayer… »
Donc c’est la drogue… Je me demande ce qu’il a pris… Le joint ne m’a pas fait cet effet-là, alors cela doit être plus fort.

C’est à ce moment qu’il se tourne vers moi. Ses doigts effleurent doucement ma cuisse, la mienne cette fois !
Il me demande s’il m’a manqué.
« Oui… un peu… » Quel bel euphémisme ! Il m’a vraiment manqué… J’ai souvent pensé à lui ! Ce n’est pas une obsession, pas encore, mais j’avais quand même très envie de le voir…

Tout à coup il retire sa main. Hey ! Pourquoi tu la retires ??? Personne ne peut nous voir alors laisse-la ! J’aimais bien la sentir là…

La fille semble nous quitter définitivement, mais il ne semble pas en faire cas. Il parle de son réveil par son frère et sa sœur… Il les aime tellement, ça se voit sur son visage. Il a un petit sourire tendre et adorable quand il parle d’eux. Il pense que ce sont les seules personnes qui l’aiment… Pourtant, je suis sûr que ses parents l’adorent… ainsi que PO, plein de gens sont autour de lui en tenant beaucoup à lui. Surtout son frère… Je lui suggère de passer plus de temps avec lui, mais il me répond qu’il devrait alors passer plus de temps avec oncle Mark et qu’il n’en est pas capable. Je trouve ça dommage, il pourrait passer de bons moments avec son petit frère s’il ne se bloquait pas comme ça…

« J’ai envie de baiser… »
Je le regarde surpris. C’est fou comme il arrive à passer d’un sujet à un autre comme ça. Il parle de son frère et là il parle de baiser. Enfin, il a l’air à moitié dans les vappes, alors il ne doit plus avoir les idées bien ordonnées.
Je lui réponds, bien malgré moi, que je ne peux pas vraiment l’aider. J’aimerais bien l’aider à régler ce petit problème. Remarque je ne sais pas si je suis prêt à ça…
Je le regarde…
Oh si que je suis prêt ! Je veux bien faire ça avec Antoine Connelly !

Il se met soudainement à rire avant de me regarder avec un petit sourire énigmatique :
« Qui sait… »

Je le regarde.
Ok Ethan, reprend ton souffle. Il dit juste ça pour te taquiner. Il a bien dit que cela le dégoûtait alors ce ne peut pas être une proposition. Et si c’en était vraiment une ? Non non, ce n’est pas possible… Antoine Connelly a toutes les filles qu’il veut pourquoi il viendrait me faire une proposition indécente ? Evidemment, il est un peu bizarre, alors peut-être que…

Je rougis. Je dois être écarlate.
« Tu disais que ça te dégoûtait… »
Je tente cette parade… J’en saurais peut-être plus… Je sens qu’il va me rire au nez… J’ai envie de fermer les yeux et de me sauver dans un autre monde… Pourtant, je n’arrive pas à bouger… Je le vois sourire…
« Dans l’état où je suis… pas grand-chose me dégoûte… »
Ok… Et ça veut dire quoi ça ? Je commence à stresser là. Je veux comprendre ce qu’il me dit ! Est-ce une invitation ? Est-ce qu’il se moque de moi ?
Il se lèche les lèvres…

« J’ai… J’ai envie de t’embrasser… »
Hein ? C’est moi qui aie dit ça tout haut ? Non c’est pas possible… Je n’ai pas dit ça tout haut… Pourquoi j’ai dit ça tout haut ???

Je le vois se lever lentement et prendre ses affaires.
Hey merde ! Je l’ai fait fuir ! Antoine part pas ! On peut rester ensemble ! Je ne vais pas te violer ! Je…

« Rejoins-moi dans les toilettes au sous-sol dans 10 minutes… »
Hein ? Quelles toilettes ?
Il se sauve et je secoue la tête : on s’en fout des toilettes ! Antoine m’a dit de venir le rejoindre dans un coin isolé de tous… Ô bonheur extrême !

Je n’ai quand même pas rêvé ce qu’il a dit là ? Il m’a bien donné rendez-vous dans les toilettes ? Bon… personne pour confirmer… C’est mieux comme ça, c’est sûr… Oui, mais là… En fait si… je sais que j’ai parfaitement bien entendu ce qu’il a dit.
J’y vais ou j’y vais pas… La question ne se pose même pas… Quand un Antoine vous dit de le rejoindre aux toilettes, vous le rejoignez aux toilettes, point barre. Oh mon dieu… et moi qui ne sais même pas ce que je devrais faire… Bon certes, quelques films pornos m’on un peu aidé à avoir une éducation sexuelle gay, mais ça n’enlève pas le fait que je sois puceau et pas lui… Enfin, il est aussi puceau que moi avec un mec…

Ca y est, je commence à stresser… Il va encore me prendre pour un ringard qui ne sait rien faire.

Bon, allez, les dix minutes sont passées et je me lève pour le rejoindre. Mes jambes hésitent encore un peu, mais je m’avance vers le lieu où il est sensé m’attendre. J’espère qu’il m’attend, sinon ce serait encore plus plouc de ma part. J’ouvre la porte et la referme derrière moi.

Il est bien là, assis sur un lavabo.

Je verrouille la porte comme il me le demande et je le regarde. Je ne sais jamais trop comment me comporter avec lui. J’ai peur d’aller trop loin et qu’il me repousse, peur de ne pas en faire assez et qu’il me prenne pour un plouc.

« Tu es timide ma petite souris ? »

Dans sa bouche, j’adore ce surnom. Je suis SA petite souris. J’aime ça…

J’hésite mais je m’avance et l’embrasse doucement, presque par peur qu’il m’échappe. Mais non, il passe ses jambes autour de ma taille et me caresse les cheveux en répondant à mon baiser.

Soudain, il arrête. Il m’avoue qu’il a pensé à moi… sous la douche… qu’il s’est fait jouir en m’imaginant nu… J’en frissonne rien qu’à l’imaginer faire… et qu’il le fasse en pensant à moi, c’est… tellement excitant.

Je lui dis que j’ai rêvé de lui aussi, un rêve plus sage, mais je préfère me masturber sous la douche… moins salissant et ma mère n’a pas à nettoyer. Il me répond qu’il aimerait bien rêvé de moi.

Il m’embrasse encore, me caresse le ventre. J’adore ça et je me colle contre lui. Soudan je l’entends murmurer :
« J’ai envie de te toucher… »
Oh oui ! Touche moi autant que tu veux ! J’aime sentir tes mains. Et je veux te toucher aussi !
Je lui dis que je veux le toucher, s’il en a envie… Il me fait une sorte de moral sur le fait que je suis trop timide… Bah ça… c’est facile pour lui ! Ça l’est beaucoup moins pour moi !

Je sens alors sa main sur moi, sur mon sexe, bougeant un peu.
Merde c’est trop bon ! Je crois que c’est encore meilleur que quand c’est moi qui le fais ! Il me touche et je fonds complètement. Je m’accroche à ses épaules pour être sûr que mes jambes ne me lâche et je ferme les yeux pour m’abandonner à lui.

C’est à mon tour. Je glisse aussi une main sur son entrejambe pour le caresser à travers le tissu de son pantalon. Je le sens se raidir un peu mais se détendre aussitôt. Il me dit qu’il aime alors qu’il détache mon pantalon. Ses yeux ne me lâchent pas et ils m’hypnotisent complètement. Je suis totalement absorbé par son regard perçant. Il me semble entendre vaguement un bruit, mais je m’en fous. Je suis tout à Antoine là. Je veux être entièrement à lui.

Je le sens glisser sa main dans mon pantalon puis dans mon sous-vêtement. Je ne peux m’empêcher de gémir. Sa main est douce et chaude. Elle me masturbe comme si elle avait fait ça toute sa vie et mon membre lui répond sans tarder en devenant dur comme de la pierre.
Je me fais alors plus hardi aussi et glisse également une main dans son pantalon. L’entendre gémir m’excite encore plus. Je vois qu’il aime ça, je veux qu’il aime ça !
Mon souffle se fait court. Il glisse sur le sol, se collant de tout son corps contre moi. Je peux le sentir tout entier, épouser toutes ses formes. C’est encore meilleur que ce j’ai pu imaginer…

Il me pousse contre le mur.
« J’ai envie de toi… »
Mais je suis déjà lui… Je suis déjà prêt à me donner tout entier à lui, ici, dans les toilettes du sous-sol. Je m’en fous, je veux juste le posséder et qu’il me possède pendant cet instant.

« Ethan… Suce-moi… »
Je m’arrête et le regarde surpris. Il me demande ça à moi ?
« Tu veux vraiment ? »
Je n’ai jamais fait ça. Ça me fait un peu peur… surtout de ne pas savoir m’y prendre… Mais en même temps, ça m’excite… Je me demande aussitôt quel goût ça peut avoir de sucer un gars, qu’est-ce qu’on ressent de l’avoir dans sa bouche, de sentir son membre palpiter entre ses lèvres… Des tonnes de questions me viennent et je sais que toutes les réponses ne me viendront que par la pratique, l’essai…
Mais il semble vraiment le vouloir.

Je m’agenouille alors devant lui. Je prends son sexe dans ma main et, timidement, j’y pose un tout petit coup de langue.
Antoine tourne un peu pour pouvoir s’appuyer contre le mur.
J’hésite encore un peu, me demandant comment je dois m’y prendre pour prendre cet engin dans ma bouche. Je décide de considérer ça comme une énorme sucette. Je le lèche alors sur toute sa longueur, plusieurs fois, partant de la base pour aller jusqu’au gland. Au bout d’un moment, je me lance et le prends dans ma bouche. Il crie de plaisir. Je suppose que je ne dois pas m’y prendre si mal en fin de compte.
Au bout d’un moment, il se liasse glisser sur le sol. Ma bouche quitte son sexe et reprend possession de ses lèvres. Puis elles redescendent, l’embrassant au travers de son t-shirt, puis dessous, titillant le nombril si tentateur avant de reprendre son membre. Ma langue se fait plus vivante. Elle s’enroule autour du sexe gonflé, caresse le gland sur toute sa surface, épouse totalement la forme de cet objet de désir que je possède encore et encore. J’entends Antoine, crier, gémir de plaisir, et mon propre désir s’accroît en flèche.
Au bout d’un moment, il me dit qu’il va jouir, et là je m’écarte. Je ne suis pas sûr d’être prêt à avaler le sperme d’un mec, alors je le continue à la main, rapidement pour lui faire prendre son pied. Je l’embrasse passionnément. Il me serre contre lui. Et il finit par s’écarter, poussant un râle de plaisir alors que je sens son sperme gicler sur ma main.

Je souris. J’aime voir l’effet que je peux produire sur un autre homme, et sur Antoine plus particulièrement. Je l’embrasse tendrement et lui demande s’il a aimé. Nous sommes deux à avoir aimé alors. J’ai aimé sentir le plaisir que je lui procurais, sentir son goût dans ma bouche, sa saveur, la peau douce de son sexe brûlant et palpitant dans ma bouche.

Il veut alors me toucher à son tour. Il me demande ce que je veux. J’hésite un peu parce que je ne veux pas le forcer à faire ce dont il n’aurait pas envie. S’il veut juste me toucher, ça me va aussi… tant que c’est lui… Mais il insiste et finalement, je lui avoue, assez gêné, que j’aimerais bien qu’il me suce aussi, qu’il fasse aller sa bouche sur moi. Je veux voir l’effet que ça peut procurer, ce qu’il a pu ressentir quand je le faisais.

Il sourit et recommence à m’embrasser, tout en me caressant de sa main habile. Il descend ses lèvres et embrasse avidement mon ventre. Je frissonne, j’adore qu’il me touche le ventre, qu’il m’embrasse le ventre de cette manière. Puis sans aucune hésitation, il passe plusieurs fois sa langue sur mon sexe tendu…

C’est le paradis ! Sa langue est si chaude, si humide… On dirait qu’elle est faite pour me sucer, pour me procurer un plaisir intense que je n’ai jamais connu… Je savais que ce serait bon, mais là, cela dépasse tous mes espoirs, tous mes rêves et mes fantasmes. Je me rends compte à quel point ma main est fade comparé à ça… Je plane complètement, il me prend en entier dans sa bouche encore plus chaude et je dépasse encore un cap dans le plaisir que je ressens. Je ne vois plus rien, je ne sens plus rien, il n’y plus rien autour de moi, juste cette bouche qui me possède et me soumet à un plaisir inconnu.

Antoine porte alors ces doigts à mes lèvres. Il m’excite. Je m’imagine en train de le sucer encore et encore. Je lèche ses doigts avidement, mais lui les retire trop vite. Puis je les sens à nouveau, sur mon cul cette fois. Il caresse doucement mon anus, cet endroit interdit, cet endroit que j’ose à peine toucher quand je suis seul. Mais je le laisse faire, j’ai trop envie de le sentir, le sentir partout sur moi… Et je sens son doigt me pénétrer. C’est un peu étrange, légèrement douloureux, mais la bouche d’Antoine sait tellement bien y faire que mon plaisir s’intensifie encore plus.
Il insère un second doigt. La douleur est plus forte mais toujours aussi grisante. Je bouge avec lui pour accentuer le plaisir. J’ai l’impression de perdre la tête et je sens tout mon corps s’enflammer.
Je lui dis d’arrêter. Je sais qu’il n’aimerait sûrement boire mon jus. Mais lui, il continue encore et encore. Et je n’arrive plus à me retenir alors que je sens une immense chaleur exploser en moi.
Antoine remonte alors m’embrasser. Il a encore mon sperme dans sa bouche. Je le goûte, mi dégoûté, mi excité. C’est un peu étrange, mais je m’en fous. Antoine le veut et je le fais, ce n’est pas plus compliqué.

Il continue à m’embrasser un long moment, se mettant à califourchon sur moi. Puis il me regarde dans les yeux :
« Alors ? C’était comment ? »

Je suis encore un peu essoufflé et engourdi par le plaisir qui m’a submergé. Mais je lui dis le seul mot qui peut qualifier cette expérience : MER-VEIL-LEUX… Et encore le mot est faible. C’était sublimissime, incroyable, complètement dingue, irréel… et tellement fort… Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi fort, d’aussi intense.

Il me fait son magnifique sourire qui me fait tant craquer. J’ai l’impression de fondre sous son sourire et je me laisse complètement aller à ses soins. Car Antoine n’a pas l’air de vouloir arrêter. Il m’embrasse et se frotte à nouveau contre moi. Ses mains passent sous mon t-shirt, va caresser mes tétons devenus si durs et sensibles.
Mon corps recommence à réagir et je sens que le sien aussi.
« J’ai envie de toi Eth… »
Mon cœur s’accélère. Moi aussi j’ai envie de lui, envie de connaître l’amour physique entre ses bras, qu’il me le fasse découvrir de tout son corps. J’ai 15 ans et j’ai envie de baiser ! Mettez un jeune gay bourré d’hormones en face d’Antoine et il bande illico, alors imaginez un jeune gay bourré d’hormones sous un Antoine qui se frotte contre lui. C’est insoutenable et j’ai envie de beaucoup, beaucoup plus.

Nos deux sexes qui se touchent me transportent mais je lui avoue que je ne sais pas trop comment faire. Enfin si je sais, les films m’ont appris si on veut… Mais là, c’est la première fois que je m’apprête à faire l’amour alors je suis un peu nerveux. En plus Antoine a beaucoup plus d’expérience, même s’il ne l’a jamais fait avec un mec, alors je me sens encore un peu con face à lui.

« C’est pas compliqué… Tu mets ta queue dans mon cul… ou l’inverse… »

Je souris, tout de même un peu gêné, sous ces paroles crues. J’aime quand il parle comme ça. C’est si différent de moi, si loin de moi, mais en même temps je m’en sens tellement proche.

Il me dit de choisir la position que je veux, à comprendre si je veux qu’il me prenne ou si je veux le prendre. C’est bizarre mais moi je veux le sentir, je veux voir ce que ça fait d’avoir une queue en soit. En gros, je veux qu’il me dépucelle ! Certes ça me fait un peu peur et j’hésite. Mais Antoine semble si confiant, si sûr de lui. En même temps je crois qu’il s’en fout de ce que je peux ressentir. Il veut prendre son pied et je suis là. Mais ça m’est égal, je veux qu’il me prenne !

Je me mets à quatre pattes. Pour toute réponse, lui se met à me lécher. Pas le sexe ! Il me lèche le cul. C’est tellement étrange, tellement agréable.
Il me pénètre à nouveau d’un doigt, puis d’un second. La douleur revient mais finit par laisser place à un plaisir étrange et diffus. Il continue à me lécher le cul, descendant jusqu’à mes testicules.

Soudain, il s’arrête et posa sa tête sur mon dos.
« Eth… Y’a un prob… »
Hein hein quoi ????? Quel problème ? Il ne veut plus ? Je le dégoûte encore ? J’ai fait quelque chose de mal ? Il veut que je le prenne à la place ? Il préférerait une fille ? J’ai pas de seins ? Bordel, c’est quoi ce foutu problème ?!

« J’ai plus de condom… »
Je sens mon beau rêve s’écrouler. Tout ça pour le petit morceau de latex le plus indispensable qui soit dans un moment pareil ! Adieu journée de baise intense, adieu plaisir impensable… Ça devait bien se terminer de toute façon, ce que j’ai eu est déjà grandiose. Peut-être qu’une prochaine fois…

On est mutuellement d’accord sur le fait qu’on ne peut pas baiser sans capote. J’ai eu peur un moment qu’il soit trop jeté pour s’en soucier, mais il a l’air d’avoir garder assez d’esprit pour ça au moins. Mais il n’a pas l’intention de laisser ça comme ça… Il compte bien satisfaire nos excitations respectives.

Il m’enlace et commence à me masturber. Je l’imite. Je n’ai pas l’intention de le laisser en reste. Cet intense plaisir me submerge une nouvelle fois.
Il me demande si j’ai aimé qu’il me lèche le cul. Je lui avoue que oui.
« C’était bizarre, mais t’entendre me récompensait bien… »
Je le regarde un peu surpris et je sens que je rougis, encore, maudite timidité maladive ! Je n’ai pas l’impression d’avoir fait tant de bruit pourtant. Mais il me réponds que si… Il va falloir que je me maîtrise plus, ce serait un peu gênant qu’on m’entende crier dans une situation pareille.

Il veut qu’on vienne ensemble. Je l’entends gémir et cela m’excite encore plus. Je comprends qu’il aime m’entendre. Et on finit par jouir ensemble, mélangeant notre sperme sur nous.

J’ai l’impression d’avoir fait deux heures de sport intensif et m’écroule sur le dos, complètement essoufflé. Antoine est contre moi, je peux sentir son poids sur moi, sa chaleur…
Au bout d’un moment, sans savoir pourquoi, je porte ma main à ma bouche et me mets à lécher le sperme d’Antoine, non, de mon amant. Ouh là ! J’ai un amant ! Mon premier amant…
Il me demande si j’aime le goût. Ce n’est pas pire que le sien en tout cas.

Il reste couché sur moi et je peux savourer son étreinte, le gardant contre moi dans un élan de douceur post-coït. Lui aussi a envie de dormir là. Quoiqu’en fait ce n’est pas très confortable là, c’est froid et dur.
« … et en plus, on doit aller en cours… »
Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrrrdddddddddddeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les cours !!!!!!!!!!! Tout ça m’était complètement sorti de la tête ! Et j’ai une interro en plus ! Une interro de quoi ? Merde je sais même plus… Ah si de math voilà… Enfin là, vu l’heure je l’ai complètement loupée…

Il me traite encore de fils à papa parce que je m’en fais pour une interro… Je veux pas être un fils à papa ! C’est bon pour ma sœur d’être la toute sage et studieuse de la famille. Je déteste quand il me traite comme ça ! Je vais lui montrer à Antoine Connelly que je ne suis pas un fils à papa !
J’hausse les épaules. De toute façon, j’aurais qu’à me faire plaindre un peu et j’aurai un mot de mon père. C’est pas comme si c’était un vrai problème.

Il m’embrasse encore :
« On se revoit bientôt ma souris… Prends soin de toi… et d’elle… »
Il passe la main sur mon sexe tout en parlant et je le regarde partir.

Je me rhabille correctement et prends mes affaires.
Là je suis heureux. Je suis SA souris, on va bientôt se revoir… Alors il pourrait arriver n’importe quoi sur terre, je m’en fous complètement. Je suis sur un petit nuage et je ne compte pas en descendre de si tôt.



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