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Paris, 16 juillet 1854
Dimanche.
La maîtresse n’arrivait pas à dissimuler cette hâte, cette excitation pour la soirée qui allait avoir lieu le soir même. Dana devait nettoyer chaque morceau de linge que Madame Lajoliesse essayait et rejetait.
- Pas assez… Non, celle-là est trop… Le rouge, non, pas une seconde fois… Le blanc? Pas dans la saison… Dana, que penses-tu de cette robe verte?
Dana releva la tête, les bras chargé de robe et de corsets. Elle dirigea son regard vers la magnifique robe couleur émeraude que lui brandissait la Maîtresse. Le jupon était très long, le haut était brodé de plusieurs perles et de la dentelle se promenait un peu partout sur le vêtement.
- Elle est magnifique madame!
La Maîtresse retourna derrière son paravent et enfila la robe. Dana, pendant ce temps, regarda la fenêtre, rêveuse. Elle repensa à Thomas, le soir où il était venu dîner. Peu après qu’il lui ait caressé les cheveux, il lui prit la main et l’avait raccompagné jusqu’à la porte. Il lui avait dit qu’il allait l’amener, un jour, à quelque part de spécial. Dana, un peu trop imaginative, avait cru qu’elle pourrait être à son bras, durant cette soirée, aux yeux de tous. Mais quelle folie de penser ainsi!
- Dana, viens par ici lacer mon corset.
Dana obéit et déposa la pile de linge près de la porte. Elle serra le corset sans dire un seul mot.
La cloche d’entrer retentit. La Maîtresse sursauta.
- Mais qui est-ce donc! Se surprit madame Lajoliesse. Attendions-nous quelqu’un?!
- Je vais ouvrir, s’empressa de dire Dana, la tête basse.
- Fait donc!
La jeune fille descendit les marches jusqu’à l’entrée principale. La cloche retentit une deuxième fois avant qu’elle ne parvienne à la porte. Lorsqu’elle l’ouvrit, un homme à la moustache grise, l’air nerveux, ni grand ni petit, ni maigre ni gros, tandis un papier à Dana.
- Je suis Bernard, le major d’homme de la famille Antoine, je venais pour-
- Qui est-ce Dana? Coupa alors madame Lajoliesse en descendant l’escalier.
- Je…hum….
Dana fit entrer l’homme et laissa la Maîtresse s’occuper de lui. Elle se positionna près de la porte et écouta la conversation, les yeux au sol.
- La comtesse est en état de panique Madame Lajoliesse, annonça le Major d’homme.
- Mais que ce passe-t-il donc, vous voulez-vous asseoir? Quelque chose à boire? Dana va donc-
- Non… Non merci, mais je suis pressé. L’orchestre qui avait prévu jouer ce soir ne peut plus se présenter… Je viens vous demander s’il serait possible que l’on puisse bénéficier de votre aide?
- Mais j’ai bien peur de ne pouvoir vous aid-
La cloche retentit une seconde fois. Dana sursauta avant d’ouvrir la porte. Thomas entra en regardant Dana, l’air rassuré.
Affolée, cette dernière recula et baissa les yeux, le laissant entrer.
- Thomas, mais que faite vous ici? Demanda alors Bernard, le majeur d’homme.
- J’ai couru, vous êtes partit si vite. J’ai eu une idée Bernard. Et nous sommes exactement où cette idée ce trouve.
- Vous avez trouvé une solution? S’étonna Bernard, l’espoir dans le ton de sa voix.
- Mais qu’est-ce donc? Se réjouit la Maîtresse.
Thomas laissa son sourire s’élargir et pointa Dana du doigt.
- Dana? S’étonna madame Lajoliesse, le dégoût et la surprise aux lèvres.
- Lève donc les yeux Dana, et regarde nous, ordonna Thomas.
Dana regarda la Maîtresse d’un œil incertain.
- Voyons Dana, obéit! Grogna-t-elle.
Dana s’exécuta et regarda les trois personnes devant elle. Bernard la scruta, un regard interrogateur.
- Et en quoi cette… petite peut-elle nous aider, dites-moi? Demanda le Major d’homme.
- Dana connaît la musique.
- Allons allons! C’est ridicule! Dana avait 13 ans lorsqu’elle est arrivée ici! Elle n’a pas touché un seul instrument! Vous devez faire erreur sur la perso-
- Quels instuments joues-tu Dana? Coupa Thomas, la voix calme.
Dana resta muette, terrifiée. Les trois personnages la scruta, attendant une réponse. Celle-ci ouvrit la bouche, sentant ses jambes trembler. Aucun son ne sortit.
- N’est pas peur Dana… Réponds seulement à ma question, dit alors Thomas.
- Dana! Répond plus vite que ça… Petite effrontée, allez!
Le major d’homme regarda Dana, un certain espoir traversant ses yeux.
Dana sentit son cœur battre rapidement dans sa poitrine. Devait-elle nier son talent pour la musique?
- Je… hum…
- Oui? Encouragea Thomas.
- Violon
- Et… ?
- Ch… chant
- C’est tout?
Dana haussa les épaules, puis fit oui de la tête.
Le major d’homme poussa un soupir de soulagement. Il se retourna vers la Maîtresse.
- La comtesse vous sera redevable Madame Lajoliesse, nous vous paierons bien entendu, pour que cette jeune fille puisse nous faire profiter d’une ambiance musicale pendant cette fête.
La Maîtresse semblait hésiter. Mais lorsqu’il était question d’argent, il était toujours plus facile de la convaincre. Elle fit un signe de tête affirmatif, puis le Major d’homme al remercia. Il se retourna alors vers Dana.
- Mademoiselle, au nom de la maison Antoine, vous accompagnerez du violon et de la voix, notre pianiste privé qui a malencontreusement été abandonné par son orchestre. Votre instrument sera fourni sur place. Ceci n’est pas une offre, c’est un ordre de votre maîtresse et une nécessité pour vos supérieures hiérarchiques. Nous vous y attendrons, vers 19h00. La comtesse ne supporte pas les retard et...
- Ça va aller Bernard, elle a saisit, coupa Thomas, quelque peu colérique. Nous rentrons maintenant.
Thomas lança un sourire à Dana puis salua rapidement la Maîtresse avant de sortir, accompagné de Bernard.
- Vers 19h00, c’est une heure d’avance ça… Je n’irai pas te conduire, tu iras à pieds. Ordonna sèchement la Maîtresse. Et ne me fait pas honte là-bas!
- Non madame.
La Maîtresse la gifla alors violemment.
- Petite sotte, plus un mot pour la journée, ta voix doit mieux se porter pour ce soir!
Dana regarda alors la Maîtresse droit dans les yeux. Elle reçu une deuxième gifle.
- Ne me regarde pas comme ça, espèce de sale vaurienne! Allez, monte en haut et trouve toi quelque chose de bien à te mettre.
Dana s’exécuta, tout en regardant droitement sa Maîtresse. Celle-ci devint rouge de colère.
- Ne me regarde plus jamais comme ça, sache que tu es toujours en bas de l’échelle et que tu y resteras toujours! Cette soirée ne veut rien dire, tu n’es rien pour ces gens! Une marionnette, comme ton père! Regarde-moi encore ainsi et tu ne mangeras plus jamais!
Dana baissa enfin les yeux, sentant son sang bouillir dans ses veines.
--
Dana s’était habillé comme la Maîtresse le lui avait suggéré. Elle portait une robe vert criard et les chaussure de la jeune fille était trop grandes pour elle, se qui lui donnait terriblement mal au pieds. La marche qu’elle devait prendre pour se rendre à la maison Antoine était de plus de 30 minutes.
Arrivée près du grillage de l’énorme manoir, Dana essuya les quelques larmes de douleurs qu’elle portait aux joues. Elle s’annonça au gardien qui l’a fit entrer.
L’endroit était magnifique. Des fontaines, des arbres, un énorme jardin.
L’intérieur était encore plus beau. Une multitude de tableaux, des tapis rouge scintillant, des fleurs et des escaliers marbrés. Dana se sentait si sale, si petite.
- Voici M. André, le pianiste privé de la maison Antoine, annonça alors l’homme qui l’avait escorté jusqu’à la salle de bal.
- Bonjour mademoiselle, je suis si heureux que vous ayez pu accepter de m’accompagner!
André était petit, le visage rond mais l’allure sympathique. Dana lui sourit et l’autre homme les laissa.
- Nous nous installerons dans un coin de la salle, juste là, regardez, mon piano y est. Et je crois que votre violon aussi.
La jeune fille suivit André. Grimaçant à chaque pas qu’elle faisait.
- Cela fait combien de temps que vous jouez? Demanda-t-il à Dana.
- Mon père m’a montré le violon, je devais avoir près de 5 ans. Mais j’ai arrêté à l’âge de 13 ans…
- Pourquoi avoir arrêté? S’étonna André.
- J’ai changé de logis, je suis au service d’une famille riche depuis cet âge, dit Dana, la tête basse.
- Oh je vois… allons, voyons voir comment vous vous débrouillez!
Dana prit le violon posé sur le piano, puis regarda le lutrin devant-elle.
- Ce sont mes compositions, expliqua André. Vous pouvez jouer la première mesure?
Dana se mit en position, prit son archet et frôla les cordes, fermant les yeux. Elle se familiarisa avec l’instrument. Ne lisant pas la ligne qu’André lui indiquait, mais jouant plutôt un morceau que son père lui avait composé. Un doux sourire aux lèvres, elle se rappela le sourire de l’homme lorsque Dana, encore petite, avait composé sa première mélodie. Elle la cousu au morceau qu’elle venait de jouer. Des notes de piano se joignirent alors à la musique que Dana jouait. Un monde nouveau renaquit en la jeune fille. Un air frais. Pendant ces quelques instants elle se sentit vivre.
Elle laissa vibrer sa dernière note et rouvrit les yeux. André resta sans voix. Des applaudissements retentirent alors du fond de la salle. Une belle femme, portant une magnifique robe blanche (et dire que la Maîtresse se plaignait que le blanc n’était pas de saison) s’approcha d’eux. Dana reconnu la comtesse.
- Magnifique, dit alors la dame. Vraiment magnifique! Cette soirée ne tournera donc pas tant au désastre!
- Merci Madame la Comtesse. Dit André. Vous êtes ravissante, soi dit en passant.
- Merci André. Bonjour, jeune fille. Dana, c’est bien ça?
Dana fit oui de la tête. Elle leva les yeux pour jeter un coup d’œil au visage souriant de la comtesse.
- Tu peux me regarder. Je t’en donne la permission.
Dana la regarda et lui envia cette grande beauté. La comtesse contempla alors la jeune fille d’un regard quelque peu dégoûté.
- Qu’est-ce donc que cette tenue? Je ne peux pas te laisser jouer ainsi vêtue. Viens avec moi, ma pauvrette, nous allons t’habiller plus décemment.
Dana, quelque peu incertaine de ce qui se produisait, ne bougea pas.
- Allons, viens… Je ne te ferai pas de mal! Seulement te pomponner un peu plus.
Dana eut un petit sourire et la suivit, comme une petite gamine qui venait de se faire promettre une sucrerie.
- Nous revenons dans quelques minutes André.
- Bien madame.
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Dana se contempla dans le miroir. Elle portait une magnifique robe couleur noire, et sous cette robe, elle portait un corset. Chose à laquelle elle n’était pas du tout habituée. Sa fine taille était alors mise en évidence et le jupon était plus bouffant. Dana avait l’impression d’être une...
- Véritable petite princesse, sourit Sophie, la femme de chambre de la comtesse. Je crois avoir bien choisit. Avec tes longs cheveux noirs qui se marient à la robe, tes yeux verts ressortent parfaitement.
- Parfait! S’exclama alors la Comtesse, qui venait tout juste d’entrer dans la chambre. Tous mes compliments Sophie, votre choix est excellent. Et pour toi, Dana, j’envie ta douce beauté… Pourquoi la cache tu ainsi? Madame Lajoliesse devrait mettre la beauté de sa femme de chambre beaucoup plus en évidence! Cette affreuse robe verte, à qui est-ce?
- Madame Lajoliesse, répondit Dana.
- Je vois… Bon, aller, retourne à ton violon! Mes invités arrivent bientôt! Sophie, allez donc voir si Thomas est bien habillé. Vous savez bien comment il est… Il doit déjà être dépeigné à l’heure qu’il est!
Dana suivit alors la Comtesse vers la salle de bal, essayant d’ignorer la torture qu’elle vivait au niveau des chaussures. Elle ne quitta pas Sophie du regard, qui elle s’enfonçait dans le couloir.
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Thomas se regarda une seconde fois dans le miroir. Il sentait son cœur battre en regardant l’horloge, 7h40, Dana était arrivée…
Dana.
Thomas n’arrivait pas à arrêter de penser à elle. Son sourire d’ange, si timide et si rare, lui restait gravé dans la tête.
Il replaçait une mèche de travers lorsque Sophie fit irruption dans la pièce.
- Bonjour Monsieur, oh, mais que vois-je! Pas une mèche de travers, le costume bien mit, et un énorme sourire au visage? Et dites-moi donc où se cache notre vrai Thomas?
Thomas laissa échapper un petit rire. Il écarta ses bras et fit un tour sur lui-même, se paradant.
- Ici même! Comment me trouvez-vous Sophie?
- Vous êtes très charmant Thomas! Les femmes seront toutes à vos pieds.
Thomas perdit son sourire. Il allait devoir danser avec certaines femmes de haut statut… Cela ne l’avait jamais enchanté, encore moins devant Dana.
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La Comtesse avait invité beaucoup de gens, Dana en avait le vertige. Elle essayait de jouer en fixant sa partition et ne pas regarder la foule. Sa nervosité lui faisait mal au ventre. Chaque pièce de terminée, les deux musiciens se faisait féliciter par une salve d’applaudissement. La Maîtresse devait bouillir de fureur se dit Dana.
La jeune fille avait aperçu Thomas dans la foule. Il était charmant avec ce costume. Il dansait avec plusieurs jeunes femmes, et à chaque fois que cela se produisait, Dana ressentait un sentiment étrange. Elle était furieuse, mais en même temps impuissante. De la jalousie?
Voyons, Dana… Tu ne peux pas être jalouse! Tu sais trop bien que toi et lui… Non, c’est juste impossible! Aller… Réveil!
Dana termina sa dernière note au violon et André se leva pour lui parler.
- J’ai besoin de ta voix pour la prochaine.
- Oh…
Dana sentit sa nervosité doubler.
- Il n’y a aucune parole… Tu ne dois que suivre les notes avec ta voix. Tu y arriveras?
- Je… oui je crois, je l’ai déjà fait… Mais… je sais plus… je…
- Allons allons! Laisse cette nervosité de côté et montre moi cette belle voix! Fait comme si il n’y avait que toi et moi dans cette salle!
Dana avala de travers lorsqu’elle prit place devant le piano. Les gens se retournèrent pour la regarder. La Comtesse sourit et, au bras de son mari, elle se posta pour écouter.
Thomas fronça les sourcils en voyant sa mère regarder le coin des musiciens. Il se retourna et vu que Dana n’avait plus son violon. Son cœur battait alors d’un regain d’espoir. Allait-elle chanter?
La partition bien en vue sur son lutrin, elle s’éclaircit la gorge. André joua les premières notes au piano.
Dana sentit son estomac se retourner plusieurs fois. Sa gorge était sèche. Elle regarda la foule, et tomba sur Madame Lajoliesse. Cette dernière avait les bras croisé et regardait Dana d’un œil colérique.
Dana retarda son entrée. André reprit la dernière mesure… et une autre fois…et une autre fois…
La jeune fille avait le regard figé sur Thomas. Sur la comtesse, et sur…
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- Thomas, je te présente Samantha Jacob, fille de François et Bernadette Jacob.
Thomas quitta Dana des yeux pour tomber sur une jolie jeune fille aux cheveux blonds bouclés. Des yeux bruns noisette et des joues rouges, remontées d’un sourire confiant. Elle devait avoir à peu près son âge.
- Euh… euh… Bonsoir.
- Thomas, tu oublies les politesses?
Thomas s’inclina et fit un baise-main à la jeune dame. Nerveux et inquiet de cette soudaine présentation, il la regarda sans rien dire.
- Très bien je vais aller dire à André de bien vouloir cesser la musique, dommage que Dana ne chante pas… J’ai une annonce à faire.
En chemin vers le coin des musiciens, la Comtesse se fit arrêter par madame Lajoliesse.
- Madame la Comtesse, cette soirée est vraiment réussie! Mais hum… je me demandais seulement, quelle est donc cette robe que Dana porte ce soir?
- C’est une robe de ma collection, chère amie. Dana portait une espèce de robe verte passée mode, on se serait moqué d’elle voyons!
- En effet, ria madame Lajoliesse. Dana a si peu de goût pour ce qui est de l’habillement…
La comtesse soupira.
- Dana m’a dit que cette robe vous appartenait. Ce qui ne me surprend pas puisque, moi-même, j’habille mes servants de mon propre linge lors des réceptions!
- Dana vous a dit ça? Se frustra Madame Lajoliesse en lançant un regard froid en direction de la jeune fille.
- Oui… Maintenant si vous voulezbien m’excuser, j’ai une annonce très importante à faire.
- Mais faite donc Madame, cette conversation m’a honoré!
La comtesse roula des yeux lorsqu’elle eut tourné le dos à la Maîtresse.
Rendu près de Dana, elle demanda à André de cesser de jouer et elle se retourna vers la foule. Dana s’éclipsa près d’André.
- Bonsoir, chers convives! J’espère que cette soirée vous plait autant qu’à moi. Plusieurs de vous ont demandé pourquoi donc faisais-je une soirée? En quelle honneur? Et bien mesdames et Messieurs, mon mari le Comte et moi somme fière d’annoncer publiquement le mariage de mon fils aîné, Thomas, avec la merveilleuse Samantha Jacob, fille de François et Bernadette, ici présent. Félicitation! Thomas, nous te gardions la surprise, ta promise t’attend!
La Comtesse se retourna vers André et Dana.
- Jouer nous donc une valse!
Puis elle se retourna vers Thomas et Samantha.
- Offrez-nous donc cette danse! Gloire au futur marié!
Les gens dans la salle se mirent à applaudirent et regardèrent Thomas et Samantha.
Le jeune homme resta figé, incapable de bouger et de dire un mot. Il jeta un coup d’œil vers Dana. Elle tournait le dos à la foule, prit son violon et frôla les premières notes d’une valse, accompagnée d’André, au piano.
Thomas sera les points en regarda sa mère, comme tous les autres, qui attendait qu’il prennent la mains de Samantha et se dirige vers la piste de danse. Avaler ce stupide mariage arrangé sans rien dire. Pas question.
Rapidement, il quitta la salle de bal et couru jusqu’à l’extérieur.
La Comtesse, choqué, s’excusa auprès des convives, expliquant de Thomas était très gêné en publique. Elle se retourna vers les musiciens et leur demanda de faire une petite pause. Dana alla se dissimuler volontiers près des portes. Elle fut alors coupé par la Maîtresse.
- Tu retourneras à la maison à pieds jeune fille. Et attends toi à la pire correction de ta vie!
Dana resta sans voix.
- Qu’ais-je fais de mal?
- Tu respires, tu existes et tu parles petite sotte!
- Mais…
- Tu dormiras dehors cette nuit.
- Madame… il fait froid! La dernière fois j’ai attrapé une…
- Ne discute pas!
Dana baissa la tête. Une larme tomba sur le sol. Thomas allait se marier, et elle allait devoir encore geler sur le perron toute la nuit. Que faisait-elle encore ici?
Au pas de course, elle sortie de la salle. Ses pieds lui faisaient atrocement mal, mais elle s’en fichait. Elle sortit de la maison, passa la grille et couru le plus vite qu’elle le pu, laissant derrière elle tous ces gens incapable de comprendre la vrai souffrance, le déluge, la douleur, la peine et la peur.
Arrivé au parc, elle couru à son saule, se réfugia derrière le rideau de feuille et tomba sur le sol, pleurant toutes les larmes qu’elles ne pu. Sentant la douleur à ses pieds et le mal à son cœur. Ses sanglots déchiraient la nuit, ses tremblements faisaient grogner la terre.
- Papa… gémit-elle. Pourquoi tu m’as envoyé ici… Papa… j’ai mal papa! J’ai peur! Je veux plus être ici
- Dana…
- Amène moi au ciel avec toi… Papa, je veux venir au ciel avec…
- Dana!
Dana entendit une voix claire et douce briser ses sanglots. Elle leva la tête, laissant quelques larmes silencieuse se frayer un chemin vers le sol.
Thomas se tenait contre l’arbre, le visage inquiet, la respiration rapide. Il s’approcha d’elle.
- Dana… Ça va bien aller, calme-toi.
Dana retint ses sanglots et tenta de se relever. Elle retomba aussitôt et pleura, ses pieds lui firent terriblement mal. Thomas le remarqua et déchaussa la jeune fille.
- Tu saignes beaucoup…
- …ai mal... gémit-elle.
Le jeune homme la prit dans ses bras et l’étendit près du lac. Il nettoya ses pieds avec l’eau, tout en lui tenant la main. La jeune fille la serra au contact de l’eau, essayant d’ignorer la douleur qu’elle ressentait.
- Tu as quitté la salle? S’étonna le jeune homme.
Dana fit oui de la tête.
- Quelqu’un t’as fait du mal?
- Pas encore…
Thomas finit de nettoyer les plaies puis reprit la jeune fille dans ses bras. Il s’accota sur l’arbre et déposa Dana sur lui, la laissant s’étendre sur son torse. Il lui caressa les cheveux.
- Personne ne te fera de mal Dana.
La jeune fille redressa la tête pour lui faire face.
- Tu ne peux pas me promettre ça Thomas, dit-elle en laissant couler d’autres larmes.
- Je ferai tout pour te le prouver. Personne ne te fera du mal, tu en as ma parole.
- Thomas…
Ce dernier cueillit les larmes de la jeune fille.
- Ma mère aime planifier ma vie, je ne la laisserai pas choisir la femme que je devrai aimé…
- L’amour n’est pas important pour ces gens…
- Justement… À quoi bon reprendre la maison. Mon frère peut y arriver tout seul. Je rêve de pouvoir vivre de l’art, tu comprends?
Dana fit oui de la tête.
- J’aimerais te peindre, dit-il alors en lui caressant le visage. Et t’entendre chanter…
Dana laissa paraître un sourire.
- Je m’en vais, loin d’ici, dit Dana. J’irai retrouver mon père à Montmarte.
- Et je viendrai avec toi… Je ne te laisserai pas y aller seule!
- Thomas… tu… tu as tout ce que tu veux là-bas… Pourquoi viendrais-tu me rejoindre dans la misère?
- Peut-être parce que j’en ai envie. Je veux rester avec toi.
Dana sentit ses yeux se fermer tranquillement. Elle s’étendit sur le sol, sentant la fatigue la frapper d’un coup. Elle s’endormit aussitôt.
Thomas se coucha près d’elle, l’enlaça et ferma les yeux. Elle respirait tranquillement, déjà endormie. Thomas soupira.
- Ou peut-être parce que je t’aime Dana… Dit-il en murmurant, avant de sombrer dans le sommeil lui aussi.
Bon d'accord...
Cpas le meilleur des chapitre mais bon...
Un autre s'en vient bientôt!
oui oui...
bon, jvous laisse!
Bzou, merci de R&R!!
W!nny -x-
Jorajho - Hey! Merci! Update ta fic bientôt, j'ai hâte de lire la suiteuh! aller aller! héhéhé
Katsumi W - Mici... Ouaip - sa pro.....pro...promise! Bah, jsuppose que tu te réjouis du comment Thomas le prend! haha... oui bon1 merci d'avoir laissé un review, ça fait tjrs plaisir!
Naya - Salut toi! Yahooo - toi aussi être folle! Gnananana! hippipip houra! Rhalalalalalala - lol, j'ai bien rit! Aller hop, merci pour ton review et ta folie, c'est très apprécier! Attention au petits canards bleu avec des points orange, ils mordent cette année! Au secours, un homme en robe me donne des chou fleurs pour emporter! - non sens! Bizou cicicicicicao
Nasira - Coucou... Ton nom me dit quelque chose... Mmmh... Tu hésitais à lire mon histoire? C'est vrai que mes résumés sont bidons! Ish... Tk, merci de t'y être arrêté! Bizou - bebye!