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Auteur : Mydaya
E-mail : mydaya2000yahoo.fr
Genre : One-shot romantique, un peu prise de tête (surtout pour l’auteur lool !)
Attention : Quelques scènes osées, d’où le rating.
Disclaimer : Les personnages cités dans cette petite histoire sont, certes, sans prétention, mais moi je les aime bien, donc veuillez ne pas me les voler. Si vous désirez quoi que ce soit, veuillez m’envoyer un mail, merci.
Dédicaces : A mes copines Lucie et Caroline. Elles sauront peut-être pourquoi.
Aide-Moi
Il alla à l'accueil et l'hôtesse lui fit un large sourire :
— Monsieur Muiga, cela fait longtemps !
— J'ai eut beaucoup de travail. J'espère qu'elle ne m'en veut pas trop...
— Juste un peu, sourit la femme. Mais ces fleurs vont certainement la faire sourire à nouveau. Elle vient de terminer son repas : elle est dans la chambre n°221. Pas besoin de vous accompagner ?
— Non, merci, je commence à connaître.
— Au fait, elle partage la chambre avec une autre jeune fille qui a été obligée de déménager de sa chambre originelle. Elle est sous traitement, donc elle ne devrait pas poser de problèmes. Désolée pour ce léger...
— Il n'y a pas de problème ! Merci beaucoup de votre dévouement. Au revoir.
— Bonne visite.
— Merci.
David prit l'ascenseur pour aller au 2ème étage. Il avait besoin de fumer une cigarette, mais ils ne lui permettaient pas ce petit plaisir dans cet hôpital psychiatrique.
Sa soeur était dans cet état-là depuis qu'elle avait vu leur mère se faire écraser devant ses yeux. Elle avait alors 10 ans. Maintenant, elle en avait 18 et il y avait beaucoup d'améliorations, mais elle gardait quelques crises où elle ne supportait plus ce souvenir et où elle tentait de se suicider. La plupart du temps, elle était tout ce qu'il y avait de normal. En fait, ses crises pouvaient se produire à tout moment donc ils préféraient la garder encore.
David avait trois ans de plus qu'elle, mais n'avait pas été là durant le tragique accident. En ce moment, il habitait dans un appartement à Paris et travaillait comme traducteur dans les métiers du livre et gagnait ce qu'il fallait pour vivre.
Le bip de l'ascenseur le ramena à la réalité et il sortit de la cage pour se diriger vers la chambre 221. Il frappa poliment à la porte et une douce voix monta de l'autre côté.
— Entrez... Oh, Dada !
— Bonjour Sarah, sourit David en embrassant sa soeur sur le front.
La brune mit un doigt sur sa bouche avec de grands yeux tout ronds. Il fronça les sourcils et, grâce au basculement de la tête de la jeune fille, il porta son regard vers le rideau tiré qui cachait l'autre fille hospitalisée.
— ... et ta soeur vient de trouver un travail dans le métier de l'informatique. Tu te rends compte ? Et toi, qu'aimerais-tu faire plus tard ?
Le silence se borna à se faire entendre.
— Pourquoi pas médecin ? continua la voix d'homme comme s'il était habitué par ce silence. Tu en as vu tellement, que tu pourras savoir comment faire, sans problème ! Mais peut-être en auras-tu marre de tout ça... Bon, alors, serais-tu assez costaude ou précise pour faire un travail manuel ? Oh, allez, dis-le moi !
— ...
— Quoi ? Je n'ai pas entendu... Tu as sûrement dit quelque chose, hein ? Ton avenir t'intéresse comme toutes les filles. N'es-tu pas inquiète ? Lâche tes amis imaginaires et reviens parmi nous ! On s'ennuie tellement de toi.
— ...
— Bon, soupira-t-il, las. C'est bientôt l'heure... Au revoir, ma puce, et guéris bien.
Il y eut un froissement de tissu et un homme apparut de derrière le rideau. Il fut étonné à la vue de David, lui fit un pauvre sourire, comme si tous deux avaient un soucis en commun et bien lourd à porter, puis sortit sans un bruit.
David se gratta la tête et reporta son attention sur sa soeur.
— Je t'ai acheté un bouquet de marguerite car je sais que tu les adores.
— Tu es en retard !! bouda la jeune fille, en profitant pour faire une moue adorable.
Mais malgré sa réplique, elle ne cessait de tourner son regard vers le rideau toujours tiré. David soupira et alla vers cet endroit si mystérieux. Il empoigna le bout de tissu et le tira d'un coup sec pour le faire disparaître dans un coin.
Une jeune femme, assise sur ses couvertures, ses genoux retenus contre elle, tourna son regard vert vers l'homme. Ses cheveux blonds étaient attachés en deux vagues nattes, lui donnant vraiment un air encore plus malade. Elle avait toujours la bouche ouverte, mais elle ne semblait pas vouloir faire sortir le moindre son.
David lui sourit :
— Comme ça, c'est plus convivial ! J'espère que ça ne te dérange pas. Euh, ça va aussi, si je pose des fleurs un peu partout ?
La femme ne fit que le fixer.
— Bon, je vais le prendre comme un "oui", alors.
David prit son bouquet et enleva les fleurs une à une et en disposa un peu partout, les coinçant dans le rebord de la fenêtre, sur les portemanteaux, au pied des lits et sur les tables de chevet. A la fin, il disposa une fleur dans les cheveux de sa soeur qui gloussa comme une gamine et il fit de même pour la jeune femme.
— Voilà, tu es beaucoup plus jolie comme ça !
— Oui, oui ! acquiesça gaiement Sarah en frappant doucement des mains.
— Ahaha !! Mais si tu n'aimes pas, tu peux l'enlever, ce n'est pas grave.
Puis David s'assit dans une chaise à côté du lit de sa soeur. Ils parlèrent un peu de tout ce qu'il se passait dans la vie de David, puis il dut rentrer.
— Au revoir, vous deux ! J'espère que vous deviendrez amies !
— Au revoir Dada !!
— A bientôt, Sarah.
— ... au... revoir...
David regarda la jeune femme qui tentait de parler. Il fit comme si cela était naturel.
— Je reviendrais aussi pour te voir si tu es toujours dans la chambre de ma soeur ! Donc à bientôt, j'espère !
— ... à... bientôt... ?
David n'eut pas le coeur de partir tout de suite et revint près de la malade.
— Ah, mais je peux rester encore un peu, si tu veux. Tu t'appelles comment déjà ? Evidemment, je peux le lire sur ta fiche au pied de ton lit, mais j'aimerais me contenter des présentations habituelles, non ?
— ... Aurélie...
— Moi, c'est David. Enchanté ! Je suis le grand frère de cette petite peste là-bas. Dis-moi, tu as quel âge ?
— 20 ans... ? Je... je ne sais plus...
— 20 ans !! Mais on a presque le même âge ! J'ai 21 ans et je suis fier comme un coq ! C'était ton père qui est venu te rendre visite ?
— ... Oui...
— Je suis désolée de te dire ça, mais tu ne lui ressembles pas du tout physiquement ! Tu es vachement plus mignonne. Pourquoi es-tu ici ? Est-ce un problème d'élocution ? Enfin... suis-je bête ! Tu ne veux peut-être pas en parler ! Ah, malgré mon habitude d'ici, je ne suis pas vraiment une personne pleine de tact.
— ... Je... ils...
Elle fronça les sourcils comme si elle se rappelait d'un mauvais souvenir, et finalement, abandonna. David lui sourit et lui ébouriffa les cheveux. Après quelques instants, il se résolut à partir, souriant aux deux filles.
A l'accueil, il fit un sourire des plus charmeurs à la femme du comptoir.
— Elle est sympathique la fille qui est à côté de Sarah ! commença-t-il.
— Ah, Aurélie ?
— Oui, je me demande ce qu'elle a. Elle m'a l'air des plus normales. J'ai parlé un moment avec elle et...
— Vous avez parlé avec elle ?
— Euh... oui, pourquoi ?
— Mais c'est un véritable progrès ! Depuis le collège, elle s'est enfermée dans un mutisme profond, après avoir parlé sans cesse d'amis imaginaires. J'appelle les docteurs pour qu'ils se rendent compte de son état.
Elle se jeta sur un téléphone, composa un bref numéro, tandis que David attendait bêtement, alors qu'il avait plein de travail à faire chez lui. Il s'assit sur une chaise qui passait par là et voulut voir ce qui pourrait bien se passer.
L'hôtesse d'accueil, après avoir reçu un coup de fil, fit signe à David de monter dans la chambre 221. Une fois dans l'endroit indiqué, un docteur l'accueillit avec un large sourire, comme entre vieux amis.
— Monsieur Muiga ! Il paraîtrait que vous aviez conversé avec cette jeune demoiselle ! Si cela était vrai, ce serait magnifique, mais nous n'arrivons pas à entendre la douce voix que vous avez certainement dû entendre ! Pourriez éventuellement nous aider ?
— Oh, bien sûr. Bonsoir, Aurélie ! Tu te souviens encore de moi ? David. Tu pourrais dire quelque chose ?
— ...
— Oui, il est vrai que pour le sujet de conversation je pourrais repasser... hum... Mais tu n'as pas quelque chose à raconter ? N'importe quoi ? Tu aimes quoi comme type de fleurs pour que je puisse t'en acheter la prochaine fois ?
La femme se contenta de le fixer. Le docteur soupira. David sourit à la blonde et posa une main sur sa tête.
— Oh, ce n'est pas bien grave. Moi, au moins, je sais que tu as une belle voix.
Il se redressa et se prépara à repartir lorsque Aurélie agrippa sa veste et fit timidement :
— ... Les pissenlits...
— C'est un miracle, fit le docteur en s'approchant d'elle.
La jeune femme tira un peu plus sur la veste et se cacha partiellement derrière. David se plaça entre Aurélie et le docteur avec un sourire d'excuse.
— Je crois que vous lui faites peur...
— Je penserais plutôt que toute autre personne que vous lui fait peur. Dites, vous venez ici combien de fois ?
— Euh... Une à deux fois par semaine quand j'ai le temps, mais je n'ai pas trop le temps en ce moment...
— Voudriez-vous bien prendre Aurélie avec vous ?
— Pardon ?
— Nous ne pouvons plus rien pour elle et elle a besoin de soutien psychologique. Bipez-nous si vous avez le moindre problème. Cela vous gêne-t-il tant de l'héberger quelques temps ? Un mois d'essai vous irait-il ? Euh, et n'en parlez pas à sa famille pour le moment, car ce moyen n'est pas vraiment garanti sous assurance et cela pourrait nous créer quelques problèmes.
— Mais...
— Aurélie semble bien vous aimer, insista le docteur. Et cela lui permettrait de vivre à nouveau en société. Acceptez, je vous prie ! Sinon, elle restera enfermée dans son mutisme toute la vie !
David posa son regard sur la femme habillée d'une longue chemise bleue.
— Bon, d'accord, mais que trois semaines, alors.
— Merci beaucoup. Je vous appelle un taxi.
David voulut rajouter quelque chose, mais le docteur partit très vite, au cas où le brun changerait d'avis. Sarah fit le signe de la victoire. Soupirant, David regarda dans la pièce et demanda :
— Tu as des affaires personnelles quelque part ?
— ... Non...
Elle se cramponna plus à lui, craignant qu'il découvre son mensonge. Peut-être voulait-elle fuir son passé. Il n'insista pas et lui fit passer les vulgaires sandales de l'hôpital qu'on lui donnerait très certainement. A la réception, tout le personnel de l'hôpital semblait l'encourager muettement. Il amena Aurélie dans le taxi et indiqua son adresse au chauffeur qui ne commenta pas l'accoutrement de la jeune femme.
Arrivés devant son immeuble, ils durent encore monter trois étages pour arriver à son appartement.
— Ne fais pas attention au désordre, lança-t-il. Tu veux peut-être te laver avant, non ?
— ... Oui...
— La salle de bain est là-bas, fais comme chez toi.
— ...
— Quoi ?
— ... J'ai oublié... comment on fait...
— Hein ?? Mais... euh, tu veux que je te lave ?
— ... Oui, s'il vous plaît...
David se racla la gorge. Encore heureux qu'il était encore célibataire, sinon sa copine aurait fait un crise de jalousie. Une fois tous les deux dans la salle de bain, il enleva sa veste et remonta les manches de sa chemise blanche, puis il prit la pomme de douche avant de se mettre accroupi.
Aurélie se déshabilla sans gêne ; elle devait avoir l'habitude qu'on le lui fasse à l'hôpital. Elle semblait ne pas porter de sous-vêtements. Cachant tant bien que mal ses rougeurs, David lui fit signe de s'asseoir dans la petite douche carrée. Il actionna l'eau et la trempa vaguement.
Il mit ensuite généreusement du savon dans ses mains et avalant difficilement sa salive, posa ses mains sur les épaules de la jeune femme. Il massa doucement, passa sur les bras, frottant partout, s'occupa du dos, arriva sur les hanches pour parcourir les jambes, et remonta, toujours par le biais des hanches, sur le ventre et de deux mains tremblantes, effleura la poitrine abondante de la malade. Celle-ci, attendait sagement, le regard vide. Inspirant profondément, David empoigna les deux bulbes et les massa doucement, pour descendre doucement en dessous du ventre. La jeune fille, ouvrit les jambes mécaniquement, baillant entre-temps. Le châtain essaya de se concentrer sur le lavabo lorsqu'il passa partout.
Il fut presque soulagé lorsqu'il eut fini et qu'il la rinça à distance grâce à la pomme de douche.
— Tu devrais apprendre à le faire toute seule, commenta-t-il d'une voix rauque.
— … Je vais essayer…
En se levant, David remarqua avec tragédie que son pantalon le serrait atrocement.
— Sèche-toi avec cette serviette pendant que je vais chercher des vêtements qui pourraient t’aller.
— … Oui…
Sortant rapidement de la pièce, le jeune homme bondit dans sa chambre et se soulagea très rapidement avant de prendre un jogging et un T-shirt. Ce n’est que lorsqu’il revint la voir qu’il constata avec horreur :
— Des sous-vêtements, je n’en ai pas pris… Bon, nous allons en acheter.
Aurélie empoigna sa chemise en baissant les yeux.
— Qu’y a-t-il ?
— … Je ne veux pas… sortir… voir des gens…
— Mais il faudra bien que tu ailles dehors un jour ou l’autre.
— …
— Il fait soleil, cela te fera du bien ! Et puis tu vas découvrir comment le monde a évolué depuis ton hospitalisation. Cela ne t’intéresse pas ?
— … J’ai peur… des gens…
— Ah… Bon, alors une autre fois. Euh, tu fais quelles mensurations pour que j’essaye de prendre ta taille ?
— … Je ne sais plus…
— Je vais voir ce que je peux faire, soupira-t-il. En attendant, tu peux visiter autant que tu veux.
Il sortit rapidement, se demandant comment il allait bien pouvoir survivre dans un magasin de sous-vêtements féminins. Il se redonna pourtant du courage en songeant au visage d’ange d’Aurélie, et il réussit à prendre le minimum sans mourir de honte.
Rentré à la maison, il aperçut Aurélie qui attendait dans l’entrée, assise par terre. Elle ne semblait pas avoir fait quoi que ce soit. Soupirant, David lui tapota la tête et lui donna ses achats.
— Va t’habiller ; je vais m’occuper de la nourriture.
— … Comment… cela se met ? s’enquit la jeune femme en enfilant une culotte sur sa tête.
— Certainement pas comme ça, soupira-t-il une fois encore. Bon, je t’aide, mais tu te débrouilleras toute seule la prochaine fois. Je t’aide depuis le début à faire des gestes de la vie de tous les jours et ce n’est pas ainsi que tu vas apprendre à vivre. Je ne serais pas toujours là, comme je le dis souvent, donc apprends dès la première fois.
— …
— Tu as compris ?
— … Oui. J’essayerais…
— Alors regarde bien. D’abord, déshabille-toi à nouveau car ces deux choses se mettent en dessous de tout vêtement.
Aurélie s’exécuta.
Elle est vraiment trop mignonne, songea David.
Après avoir passé le bas, il disposa du haut avec confiance. Avec les quelques copines qu’il avait eues, il avait compris comment ça fonctionnait assez rapidement. Il lui enfila un long T-shirt et le jogging. Aurélie s’amusa un instant à écarter les jambes, munie de son pantalon.
— Ca fait longtemps que tu as la tenue de l’hôpital ? demanda-t-il innocemment.
— … Oui.
— Et depuis combien de temps ? Parce que tu donnes l’impression de n’avoir pas porté de pantalon depuis pas mal de temps.
— …
— Tu ne t’en souviens plus ?
— … La 6ème, peut-être la 5ème.
— Si loin que ça ! Ah, mais j’y pense, quel est ton type de vêtements ? Je te fais porter une tenue de sport, parce que c’est tout ce qui pourrait te convenir dans les affaires que j’ai, mais je ne sais pas ce que tu aimes réellement. Quelle couleur apprécies-tu en particulier ?
— … Le noir…
— Ah… Hum, seuls mes costumes sont noirs. Désolé, ce que je t’ai donné est d’une toute autre couleur.
Aurélie serra les bras autour d’elle comme pour étreindre ces vêtements. Elle se recroquevilla légèrement et inspira longuement, le nez plongé dans le tissu du haut. Puis elle sourit timidement au jeune homme.
— Non, j’aime bien ceux-là… Ils sentent votre odeur…
— Arrête, tu me fais rougir ! Et puis, tu peux me tutoyer, tu sais. Moi, je n’arrête pas de le faire depuis que l’on sait vu parce que nous avons à peu près le même âge, non ?
— Oui…
— Que veux-tu que je te prépare à manger ?
— … Quoi ?
— Ah, tu n’as peut-être pas l’habitude de choisir… Eh bien, je ne ferais pas dans l’originalité avec un steak haché et des pâtes. Ca ira ?
— … O-oui...
Pendant toute la préparation, Aurélie écouta sans relâche les conseils de David. Le repas fut sobre, mais non monotone car David semblait être un incroyable bavard, mais ça, Aurélie s’en était déjà rendue compte. Ensuite, elle aida à essuyer la vaisselle et apprit en gros le fonctionnement. Ils allèrent bientôt se coucher.
— Je te laisse mon lit. De toute manière, j’ai du travail en retard qui m’attend, alors je vais veiller assez tard.
— ...
— Oui ? Tu voulais dire quelque chose ? Veux-tu quelque chose ?
— … Quel est votre métier ?
— Je t’ai déjà autorisé à me tutoyer… Eh bien, je suis traducteur de romans. Je fais un peu toutes les langues de l’Europe. Mais je suis plus spécialisé dans l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le russe et le néerlandais. Mais j’ai quelques bases pour le flamand, le breton, le latin, le grec. Et toi ? Tu as dû commencer à apprendre l’anglais à partir de la primaire, non ?
— Oui… mais je ne me souviens plus trop bien…
— Ce n’est pas bien grave. Bien. Bonne nuit.
— … Bonne nuit…
Elle resta plantée là, sans faire le moindre mouvement vers la chambre.
— Tu peux me parler sans crainte, tu sais ?
— … Je n’ai pas sommeil…
— Veux-tu regarder un moment la télé ?
— Non…
— J’ai une petite collection de livres, alors si tu veux te servir…
— Non…
David sentit qu’il manquait un épisode.
— Tu veux me regarder travailler ?
— Puis-je ?
— Mais ce n’est pas si intéressant que ça.
— …
— Tu t’endormiras avant que je ne finisse.
— …
— Tu as gagné, viens par là.
— Merci…
Il s’assit devant un ordinateur et Aurélie s’assit sur ses genoux, comme une enfant. David tapait vite sur sa petite machine, et la jeune fille lisait ce qu’elle pouvait.
A deux heures du matin, David conclut qu’il était bien trop fatigué pour traduire un mot de plus. Il remarqua alors que sa petite Aurélie s’était endormie dans ses bras. Il la transporta jusque dans la chambre pour la coucher dans le petit lit, puis retourna s’allongea dans son canapé, enroulé dans une couverture.
Il se traîna jusqu’à sa place et découvrit que Aurélie s’était assise devant le téléphone et le regardait vibrer au rythme de ses sonneries. Baillant, David décrocha.
— Allo ?
« David ? »
— Oui, c’est moi. Qui est-ce ?
« Allons, tu ne reconnais plus ta mère ? »
— Oh, bonjour p’pa. Ca va ?
« Oui, oui. Dis-moi… as-tu prévu quelque chose de particulier aujourd’hui ? »
— Euh non. Pourquoi donc ?
« Pourrions-nous passer te dire bonjour ce midi, ta grand-mère et moi ? Nous comptions aller faire une visite à ta sœur après. »
— Oui, si vous voulez. Je prévois le repas pour 13h ?
« Nous serons à l’heure. Sinon, as-tu des nouvelles à m’apprendre ? »
— Je te raconterais tout ce midi.
« Comme tu veux. A tout à l’heure, David. »
— A plus.
Il raccrocha.
— … Votre famille va venir ?
— Hein ? Ah, j’ai totalement oublié de lui parler de toi ! Mais quel imbécile je fais ! Tant pis. Donc oui, il y aura mon père et ma grand-mère. Ma mère est morte lorsque j’avais à peine 13 ans. D’ailleurs, c’est pour cette raison que ma petite sœur est à l’hôpital. Mais je t’embête sûrement avec mes histoires ! Tu ne veux toujours pas sortir dehors ?
— … Non…
— Bon. Alors je suppose que nous allons nous occuper uniquement de préparer à manger. Va te laver pendant que je me repose un instant.
Il regarda l’heure. 9h. Trop tôt pour lui.
Aurélie semblait gênée.
— Ah non, tu te débrouilles. Tu as bien vu comment je m’y prenais, alors ce sera sans moi. Et dépêche-toi.
Il se remit sur son canapé et se rendormit presque aussitôt. Aurélie se dirigea timidement vers la salle de bain.
Une demi-heure plus tard, elle avait terminé et se mit à attendre que David se réveille. Or, il ne reprit conscience qu’à 11h.
— Tu aurais dû me réveiller, marmonna-t-il. Ou te trouver quelque chose pour ton petit-déjeuner. Il se fait trop tard pour manger un repas complet. Nous allons grignoter un peu de biscuits.
— Pourquoi…
— Hum ? Pourquoi quoi ? Tu as faim, n’est-ce pas ?
— Pourquoi ne vous…
— Je t’ai déjà répété que je voulais que tu me tutoies.
— … Pourquoi ne te moques-tu pas de moi ?
David arrêta de mâchouiller son biscuit et regard la jeune fille qui semblait être sur le point de pleurer.
— Et pourquoi devrais-je être méchant ?
— … Parce que je ne sais rien faire… Parce que j’ai peur de tout ce qui m’entoure… Surtout des gens… Parce que je n’ai aucune personnalité… Parce que je suis moche… Parce que je ne sais pas m’habiller… Parce que je n’ai pas d’amis… Parce que je n’arrive pas à me défendre… Parce que je n’arrive plus à être sociable… Parce que je ne pense pas encore aux garçons comme les autres… Parce que… Parce que…
David la serra contre lui alors qu’elle sanglotait.
— Parce que je suis une victime ! Parce que mes parents ont pitié de moi ! Parce que... Parce que…
— Chut... Tout va bien… Tu n’es plus au collège.
— …
— Moi... au contraire, je te trouve plutôt mignonne et étant un grand bavard, j’aime bien quand tu m’écoutes, comme buvant mes paroles à chaque fois. Tu n’es pas obligée d’être désagréable avec les autres pour faire valoir ta personnalité, surtout pas à moi. Tous ceux qui te traitaient comme une victime ne sont plus là, donc tu n’es plus qu’une citoyenne qui a eu 20 ans, qui peut aller voter, qui peut prendre ses responsabilités, etc. Tu as, à présent, le droit de choisir ton futur.
— Choisir... mon futur…
— Chaque individu l’a en lui, mais il le ressent vraiment quand il se détache de ses parents pour voler de ses propres ailes. Moi, j’ai choisi la traduction, j’ai choisi de vivre près de l’hôpital de ma sœur, j’ai choisi de n’avoir que des costumes de travail noir, j’ai choisi d’installer ce genre de décoration dans mon appartement, j’ai choisi d’accepter de t’aider à t’en sortir parce que j’ai vu tes mains qui se tendaient vers moi.
— Hein… ?
— Moi seul les ai remarquées, et je suis bien content de les avoir attrapées !
— … Merci…
Aurélie sécha ses dernières larmes, mais ne releva pas la tête. David lui caressa les cheveux pour la remettre en confiance.
— Tu veux manger quelque chose de spécial ce midi ? commença-t-il.
— Non, pas vraiment… Mais… je veux… progresser pour pouvoir vivre…
David lui sourit et ils préparèrent à manger.
La sonnette se fit bientôt entendre et un homme d’âge mûr, accompagné par une vieille femme entrèrent. Ils regardèrent un instant Aurélie.
— Ah, j’ai oublié de vous présenter Aurélie. Aurélie, voici mon père, Alain, et ma grand-mère, Paulette. Va terminer de mettre la table en attendant que je les dévête.
— … Bien, tout de suite…
— Les vêtements qu’elle porte, remarqua la vieille femme. Ne seraient-ils pas à toi ? Tu pouvais également nous informer qu’il s’agisse de te petite amie.
— Non, non ! Ce n’est pas ce que vous croyez ! Elle vient du même hôpital que Sarah ; il s’agit d’une patiente. Je n’avais rien d’autre à lui donner, parce que… nous avions oublié ses affaires là-bas. Ils m’ont demandé de m’occuper d’elle car… ils manquaient de place et qu’il ne lui restait plus beaucoup de jours à rester dans cet hôpital.
— Ah... Je t’avais dit qu’ils n’étaient pas compétents, là-bas, Alain… Alors, David, quand est-ce que tu chercheras donc une compagne ? 21 ans… ça devient vieux !
— Mamie, je n’ai pas besoin d’agence matrimoniale, merci bien !
— Maman, grogna le père. Lâche-le un peu. Je me suis bien marié à 30 ans, moi. Mais parlons d’autre chose ! Passons à table, car je meurs de faim.
— Venez, c’est par ici, indiqua David avec un soupir de soulagement.
Le repas fut convivial. Aurélie ne parla pas un seul mot, mais dévisageait sans vergogne la famille Miuga, buvant comme un élixir, chaque parole qui était prononcée, même si elle n’avait que peu d’importance. Le père et la grand-mère repartirent bien vite après le repas, voulant passer le bonjour à Sarah.
Pendant la vaisselle, David parla à Aurélie :
— Est-ce que ça allait ?
— … ?
— Eh bien, tu as rencontré deux personnes que tu ne connaissais pas. Tu vois que tu as mûrie : tu acceptes petit à petit d’être proche avec des gens autres que tes proches. J’espère qu’à la fin, tu arriveras à sortir dans la rue, épanouie.
— Ils… ils sont gentils…
— Mon père et ma mamie ? Oui, oui. Au fait, n’aurais-tu pas envie de revoir ta propre famille ? Faudrait-il de les prévenir de ta présence ici ?
— Non… Je ne veux pas… qu’ils viennent me voir… ici…
— Comme tu veux. Heureusement que je peux travailler à domicile, comme ça, tu ne seras pas toute seule dans mon appartement.
— Désolée…
— Ne t’excuse pas, tu ne me gênes pas. Bon, je vais aller travailler, veux-tu faire un jeu en attendant ? Je n’ai pas de jeux de société, mais j’ai un jeu de cartes, donc tu peux t’occuper avec un solitaire, pyramide, réussite, etc.
— Je crois… que je me souviens de comment on doit jouer à la réussite.
David se sécha les mains et, allongeant le bras vers la gauche, il attrapa un paquet de cartes qu’il lui tendit. Aurélie sembla redécouvrir avec joie les figures dessinées. Pendant qu’il s’installa à l’ordinateur, elle enfila les parties les unes après les autres.
21h approcha à grands pas.
— Wouah ! bailla David. J’ai enfin terminé mon bouquin. Aurélie, je vais l’amener à celui qui me l’a commandé. Il n’habite pas très loin donc je pense n’en avoir que pour une heure. Va te laver en attendant et si tu te sens d’attaque, pourrais-tu préparer à manger ?
— Je… vais essayer.
— S’il y a le moindre problème, demande aux voisins. J’essayerais de faire vite ! A tout à l’heure.
— Au revoir…
Aurélie regarda la porte se refermer. Elle se dirigea ensuite dans la salle de bain et, précautionneusement, se lava, faisant attention à ne rien salir, ni casser. Pour la cuisine, le reste du midi suffit amplement et elle se contenta de le faire chauffer. Elle s’assit dans l’entrée, adossée au mur, et attendit que la porte s’ouvre sur David.
Une heure passa, puis deux, puis… le téléphone sonna. Approchant une main tremblante du combiné, Aurélie se décida à décrocher.
— A-allo...
« Allo, bonjour. Ici l’hôpital à l’appareil. Est-ce que je suis bien chez les Muiga ? »
— …
« Allo ? »
— Oui… Vous êtes bien chez les Muiga…
« Bien. Mr David Muiga vient d’avoir un accident de la route. Il s’est fait renversé par une voiture. Rien n’est grave, nous lui avons prodigué les soins nécessaires. Voudriez-vous venir ? »
— Quelle est l’adresse ?
Quelques instants plus tard, Aurélie enfilait un manteau bien trop grand pour elle, chaussait ses sandales de l’hôpital et sortit de l’appartement, faisant bien attention à refermer derrière elle.
Dans la rue, elle se retrouva entourée de pleins de gens. Resserrant les pans du manteau autour d’elle de ses mains tremblantes, elle essaya d’éviter les contacts avec la foule, autant que possible. Tout ce bruit… Toutes ces voitures… tous ces gens…
Aurélie ne se sentit pas très bien, mais elle continua sa course jusqu’à ce qu’elle arrive dans l’hôpital qui avait appelé. Ce n’était un hôpital psychiatrique, celui-là, mais ça y ressemblait fort et Aurélie hésita.
Elle s’avança prudemment jusqu’à l’accueil.
— … Bonjour…
— Oh, bonjour madame. Que désirez-vous ?
— … Quelqu’un s’est fait hospitalisé il y a peu… David Muiga…
— Vous êtes de la famille ? Je vais regarder dans les archives ; patientez un instant, s’il vous plaît.
Le jeune homme à l’accueil regarda sur son ordinateur. Le téléphone sonna et il décrocha, tout en continuant de chercher.
Aurélie avait les mains tremblantes. Cette odeur… elle la connaissait par cœur… l’odeur de l’hôpital…
— Voilà, madame. Chambre 157.
— … Merci…
Aurélie se dirigea vers la chambre indiquée et retrouva David, installé dans un lit, comme elle auparavant. Celui-ci, à son entrée, lui sourit chaleureusement.
— C’est le monde à l’envers ! plaisanta-t-il. Maintenant c’est moi le malade et c’est toi qui viens me rendre visite, quelle ironie !
— …
— Ne t’en fais pas, ce n’est trois fois rien. Je me suis ouvert sur le flanc, en rebondissant sur le trottoir, d’où mes points de suture. Heureusement que la voiture n’allait pas bien vite, mais quand même… Désolée de te donner tant de soucis ! Ca s’est produit sur le chemin du retour, et donc j’avais pu rendre mon travail.
Aurélie se précipita sur le lit et enserra David de ses bras. Elle sanglota.
— Ah, tu as eu peur ? Je ferais attention la prochaine fois. C’est peut-être aussi le fait que tu sois sortie avec tous ces gens dehors… Ou sinon l’endroit en lui-même, l’hôpital ?
— Un peu de tout, admit-elle en reniflant bruyamment.
— Mouche-toi, en attendant.
Le soir, ils purent rentrer tous les deux car la blessure n’était vraiment pas importante. Il fallait juste qu’il fasse attention quand il s’asseyait. Aurélie réchauffa à nouveau la nourriture et ils mangèrent paisiblement. Elle s’occupa également de la vaisselle, ne voulant pas surcharger David.
La voyant ainsi se démener autant, le jeune homme sourit et, s’approchant d’elle, il posa une main sur sa joue et l’embrassa, alors qu’elle gardait ses mains dans l’eau de vaisselle. Il se recula un peu et déclara :
— Pour te remercier, Aurélie, de t’être autant inquiétée pour moi et de faire tout ce travail, alors que ça devrait être à moi de le faire.
— … ah… euh… hum…
Les joues de la jeune femme étaient rouges comme un coquelicot. Elle ferma pourtant à nouveau les yeux ; David l’embrassa à nouveau.
L’hôpital leur avait appris que la famille de la jeune femme avait été mise au courant et qu’elle allait passer la prendre. Aurélie se tordait les mains d’angoisse. Elle arrivait à présent à se débrouiller seule et à sortir avec des gens, mais…
— Ce n’est pas à toi de stresser ainsi, reprocha David en l’embrassant sur le front. Toi, tu les connais. Moi, je ne sais pas s’ils vont m’apprécier. Que vont-ils penser ? Que j’en ai profité ? Très certainement. Pauvre de moi… Je serais alors obligé de changer de nom, de pays, d’identité…
Aurélie eut un petit rire et se serra contre lui pour le rassurer.
— Je n’ai pas une très bonne image de mes parents, murmura-t-elle. Pourtant, ils sont peut-être adorables. J’ai peur qu’ils ne veuillent pas que je reste avec toi.
— Voyons, ce ne sont pas des bêtes sanguinaires…
— Je pense que non… mais ils n’ont pas été de très bons parents… Avec… mes problèmes au collège, je ne supportais pas d’être seule et abandonnée… Alors j’ai créé des amis… imaginaires afin de ne pas devenir folle… Au début, je l’ai caché à ma famille, mais j’y croyais tellement que j’ai commencé à leur en parler et… ils se sont moqués de moi. Et ils n’ont pas arrêté de me rabâcher les oreilles comme quoi un certain Cédric ou une certain Fanny n’existaient pas. A force, je n’ai plus rien dit… J’ai arrêté de parler… Je n’ai plus eu d’amis imaginaires… Et je suis tombée dans la folie.
David se baissa et embrassa ses larmes pour les sécher.
— C’est dur d’être parent, rassura-t-il. Ils ne savent pas trop comment réagissent leurs enfants et ils ont peur que leur enfant ait mal. Ils croyaient sans doute que tu sombrais déjà dans la folie pour t’inventer de pareils amis ; ils ne pouvaient pas savoir que c’était justement pour y échapper. Ne leur en veux pas, ils ne voulaient pas te faire mal.
— Je ne leur en veux pas réellement… J’ai juste du mal à les regarder en face…
La sonnette se fit entendre dans l’appartement.
Aurélie sursauta et s’agrippa à David en tremblant. Celui-ci la réconforta rapidement et alla ouvrir.
— Bonjour Madame, Monsieur…
— Aurélie !!
La mère se précipita à l’intérieur et se jeta sur sa fille pour l’enlacer.
— Nous avons été informés de ton départ de l’hôpital que depuis peu ! Quels irresponsables, là-bas !! Oh, ma chérie, j’espère que tu vas bien et qu’ils ne t’ont pas maltraités.
— …
— Bon, soupira le père. Viens, Aurélie, rentrons. Monsieur, ajouta-t-il en s’adressant à David. Je ne sais pas si je dois vous remercier d’avoir pris soin de notre fille ou bien m’énerver car vous avez enlevez ma fille. A vrai dire, je m’en moque. Au revoir. Viens, Aurélie.
La mère tira la jeune femme pour qu’ils puissent tous rentrer chez eux. C’était sans compter David qui se mit en travers de leur chemin.
— Je… Je m’appelle David Muiga et l’hôpital m’a demandé de bien m’occuper de votre fille, Aurélie car ils avaient noté un changement. Mais elle n’a pas fini d’être indépendante et j’aimerais bien qu’elle reste ici.
— Et pourquoi ça ? s’enquit le père. L’hôpital nous a prévenu que vous n’être pas du personnel ; vous êtes incompétent. Donc que lui voulez-vous ?
— Je… Pendant le temps qu’elle a passé chez moi, j’en suis venu à apprécier votre fille et j’ai de bonnes raisons de penser que c’est réciproque. Je… je l’aime et j’aimerais bien en faire ma femme.
— Hein ??
Il y eut un petit silence durant un court instant, puis le père partit en imprécation, argumentant qu’il avait profiter de la situation et de sa fille chérie. La mère pleurait, s’imaginant un pervers qui aurait attaché sa fille à un lit pour satisfaire ses besoins charnels. David ne savait pas vraiment quoi répondre à toutes ces accusations.
Mais, au moment où personne ne l’attendait, Aurélie poussa un grand cri strident qui faire taire tout le monde. Dès qu’elle eut l’intention qu’elle souhaite avoir, elle se tourna vers David en souriant.
— Moi aussi, je t’aime, David. Et je veux bien me marier avec toi.
Et sous le regard éberlué des parents, elle alla se jeter dans les bras du jeune homme qui la remercia silencieusement.
Passé ce petit moment de romantisme à couper au couteau, les parents se calmèrent et demandèrent quelques explications, s’extasiant devant la voix magnifique de leur fille. Ils continuèrent à en discuter même pendant le repas. Voyant le visible bonheur qui se lisait dans les yeux d’Aurélie, ils acceptèrent, après avoir passé un interrogatoire serré sur David.
Mais quand même, ils attendirent un an avant de se marier et y étaient invitées les deux familles, Sarah y compris, bien qu’elle soit chaperonnée par une infirmière.
Fin
Bon, sinon, je vous fais le blabla habituel : pourriez-vous me donner votre opinion ? Est-ce que cette histoire vous a plue ? Y a-t-il des passages trop lourds ? Bref, c’est le moment ou VOUS avez la parole !! (n’est-ce pas formidable ? lool) Merci d’avance.