Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Fantasy » New Types font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Shali Maxwell
Fiction Rated: T - French - General - Reviews: 9 - Published: 04-16-05 - Updated: 07-09-05 - id:1887631

Titre : New types

Auteur : Shali Maxwell

Base : Gundam Wing

Genre : Yaoi, Fantasy, Romance….

Couples : Les habituels, c’est à dire 1x2 et 3x4, 24 et 31

Disclaimer : Les persos ne sont pas à moi, sauf Isis et les petits z’animaux.

« Blablabla » Discussion mentale échangée

Note : les phrases entre « » sont les dialogues puisque les tirets ne veulent plus apparaître.


New Types

Chapitre 13

« - Et là ? C’est bon ? » Demanda Thomas perché sur un escabeau essayant tant bien que mal de fixer une tringle ou un léger rideau rose pendait.

Alex examina attentivement la tringle avant de donner son avis.

« - Redresse un peu sur la droite… Là ! Parfait ! » S’exclama alors le châtain.

Thomas attrapa alors la perceuse et fixa définitivement la tringle. Ils se trouvaient tous les deux dans la future chambre du bébé, et fignoler les derniers préparatifs avant la naissance de Célia. Alex qui était arrivé maintenant à son huitième mois de grossesse, était de plus en plus fatigué, le poids du bébé encombrait ses déplacements, et pour son plus grand damne, il s’était obligé à porter une de ses maudites robes de maternité. Cependant, il avait fait un caprice d’enfer à Thomas pour qu’il en trouve une un peu plus sombre que la mocheté rose que Isis lui avait ramené, il disait que celui lui rappelé de fâcheux souvenir. Thomas descendit de son escabeau et s’approcha du rocking-chair où son amant était assis.

Il promena son regard autour de la chambre, les murs étaient roses pastel, une couleur légère, douce et apaisante (1). La moquette était beige clair ce qui donnait un petit air de quiétude à cette chambre. L’armoire était encastrée dans le mur, contenant déjà divers vêtements et tout un équipement de couche et autres accessoires et seul un épais drap blanc faisait office de porte, une commode en pin blanc se trouvait à gauche de la porte, et un futur lit à barreaux, également en pin attendait patiemment d’être monté. Des peluches de toutes tailles dont l’expéditeur n’était autres que les trois autres musiciens, jonchaient le sol par endroit.

« - Il ne me reste plus que le lit, et tout sera terminé. » Déclara Thomas.

Alors qu’il commençait à s’avancer vers ledit lit, Alex le stoppa en lui attrapant le bras.

« - Cela peut attendre demain, tu ne crois pas ? »

« - Hn. »

« - Tommy, je suis fatigué ! Et si nous allions dormir plutôt ? » Demanda Alex avec des yeux suppliants.

Thomas fixa alors l’horloge murale : vingt-deux heures trente. Cela fut suffisant pour le convaincre, Alex avait besoin de beaucoup de repos.

« - Tu as raison. »

Il aida le châtain à se relever et le guida jusque dans leur chambre. Quelques minutes plus tard, Alex s’étendait avec délice sur le matelas douillet après s’être changé, Thomas le rejoignit presque aussitôt. Il l’embrassa tendrement, puis s’abaissa au niveau du ventre rond de son compagnon.

« - Bonne nuit ma crevette. » Murmura le Français.

Alex esquissa un léger sourire, il adorait quand Thomas faisait preuve de tendresse à l’égard de leur fille. Et ils s’endormirent paisiblement.

/88888888888888888888888/

Alex se réveilla au beau milieu de la nuit, une odeur bizarre lui arrivait jusqu’au narine. Dans un demi-sommeil, il se demanda un instant d’où cette odeur pouvait venir, il tourna la tête vers sa gauche, mais la place de Thomas était vide. Fronçant les sourcils, il réfléchit un instant, et se douta que la disparition de Thomas et l’odeur bizarre avait un lien. Roulant sur le côté, il essaya tant bien que mal de se lever. Maudissant son poids de baleine qui pesait sur son dos, il se dirigea lentement vers l’origine de cette odeur : La chambre du bébé. Il poussa légèrement la porte entrebâillée, tentant de faire le moins de bruit possible et sourit face à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il ignorait depuis combien de temps son amant était ici, mais le lit était maintenant entièrement monté, et le Français s’affairait à le vernir avec une telle concentration qu’il ne remarqua même pas la présence d’Alex à ses côtés.

« - Thomas ? »

L’ex-chanteur eut un léger sursaut, et leva son regard sur son amant.

« - Que fais-tu debout ? C’est moi qui t’ai réveillé ? »

« - Non, c’est plutôt l’odeur. »

« - Excuse-moi. Mais je n’arrivais pas à dormir alors je suis venu monter le lit. »

Alex eut un petit sourire amusé et observa son homme finir de vernir le petit lit à barreaux. Il y eut un petit silence que Alex brisa au bout de quelques minutes.

« - J’ai peur. » Déclara-t-il alors.

Thomas vers lui un regard interrogateur.

« - De quoi as-tu peur ? »

« - De l’avenir. Nous avons un peu plus de vingt ans, et nous allons avoir un enfant à prendre à charge. De plus nous sommes deux hommes, et j’ai peur de la future réaction qu’aura notre fille quand elle comprendra qu’elle n’aura pas de mère, et les services sociaux aussi vont trouver ça étrange… »

Thomas délaissa son pinceau pour s’approcher de son amant et de l’enlacer tendrement avant de l’embrasser, le coupant dans sa phrase.

« - Tu n’as pas à avoir peur. Notre fille nous aimera, elle a une mère et c’est toi. Puis, ne pense pas aux services sociaux, nous nous en sommes très bien sorti jusqu’à maintenant. Et je suis sûr que si un jour on s’en prend à notre fille, ton côté félin réglera vite fait l’affaire, ne ? »

« - Mais… »

« - Et puis, quoi qu’il arrive, nous serons ensemble pour surmonter les épreuves. »

Sur cette phrase, Thomas l’embrassa tendrement mettant ainsi un terme aux peurs d’Alex.

« - Et si tu allais te recoucher ? »

« - Tu ne viens pas ? »

« - Je finis ça et j’arrive. J’en ais pour cinq minutes. »

« - D’accord, mais ne traîne pas. »

« - Hn. »

/88888888888888888888888/

Quelques jours plus tard, Alex se réveilla avec une douleur au ventre, mais elle passa vite. Il se tourna et vit que Thomas était déjà levé, il allait en faire de même quand son amant pénétra dans la chambre, un plateau dans les mains.

« - Bonjour, mon amour. Petit déjeuner au lit aujourd’hui. »

Alex sourit et s’assit lourdement et Thomas déposa le plateau près de lui avant de le rejoindre sur le lit. Le châtain observa un instant le contenu du plateau, mais étonnamment, il ne se sentait pas la volonté de manger.

« - Ca ne va pas ? » Demanda alors le Français.

« - Si, mais je me sens bizarre aujourd’hui. »

Aussitôt Thomas paniqua.

« - Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu veux que j’appelle Samuel ?

« - Calme-toi Thomas, c’est juste un peu de fatigue. »

La lueur de panique quitta alors les yeux du brun et il sourit.

« - Repose-toi alors, et interdiction de te lever avant que tu ne sois entièrement reposé. »

« - A vos ordres chef ! » Plaisanta Alex.

Thomas lui déposa un léger baiser sur les lèvres et resta à ses côtés tandis qu’Alex s’allongea de nouveau. Le châtain détestait de rien pouvoir faire, mais sa grossesse le fatiguait de plus en plus, surtout que cette petite douleur revenait parfois de temps en temps, mais Alex n’y tint pas attention.

En début d’après-midi, ayant décrété s’être assez reposé, il allait se lever mais une violente douleur l’en empêcha et le cloua sur place, il avait l’impression que son ventre allait se déchirer en deux, mais comparé à ce matin, la douleur ne passa pas.

« - Thomas !!! »

Il ne fallut qu’une seconde à son amant pour être à ses côtés.

« - Qu’est-ce qu’il y a ? »

« - J’ai mal. » Dit Alex.

« - Allonge-toi. »

Le châtain fit ce que Thomas lui dit.

« - Tu ne bouge pas, et je vais appeler Samuel pour qu’il vienne. »

L’Espagnol acquiesça et le Français disparu durant quelques minutes.

« - Il arrive dans cinq minutes. » Annonça le Français à son retour.

Alex hocha la tête et ferma les yeux, tentant d’oublier un peu la douleur, Thomas vint se poster à ses côtés et lui prit la main.

« - Est-ce que ça va ? »

« - Plus les minutes passent et plus la douleur augmente. »

Thomas resta impuissant face à ça, ne sachant que faire et fut soulagé quand la porte d’entrée claqua au rez-de-chaussée. Samuel fit aussitôt irruption dans la chambre suivit d’Isis qui mit gentiment mais fermement Thomas à la porte.

« - Qu’es-ce… Qui se passe ? » Souffla Alex toujours aux prises avec ses douleurs.

« - Le bébé veut sortir. Alors prépare-toi à faire un très long dodo. » S’exclama Samuel en sortant une seringue de sa trousse.

Il injecta un puissant sédatif et tandis qu’Alex commençait à sombrer lentement sous les effets de l’anesthésie, Samuel prépara ses instruments.

/88888888888888888888888/

Thomas faisait les cents pas dans le couloir devant la chambre, cela faisait presque une heure qu’ils étaient enfermés dedans. Il avait beau tendre l’oreille, il ne percevait aucun bruit, seulement quelques phrases étouffées par l’épaisseur de la porte qui n’avaient ni queue ni tête pour lui. Il avait profité de ce laps de temps pour appeler Marc en vitesse et de le prévenir de la situation, mais il se retrouvait maintenant inquiet de ne pas savoir ce qui se passait derrière cette maudite porte. Soudain, mettant un terme au silence pesant, des pleurs résonna à l’intérieur, des pleurs de bébé. Sentant le rythme de ses battements de cœur s’accéléraient, il se posta devant la porte au moment même où Isis en sortait, tenant dans ses bras un petit paquet emmitouflé.

« - Félicitation papa, tu as une belle petite fille en pleine forme ! » Fit la jeune fille avec un petit sourire heureux.

Elle lui tendit le bébé, et Thomas vit pour la première fois le visage de sa fille.

« - Oh, mon ange, que tu es belle. » Murmura le Français en prenant son bébé au creux de ses bras, émerveillé.

Isis sourit de plus belle quand elle vit le visage du chanteur rayonner de bonheur, de joie. Au bout de quelques instants, Thomas releva les yeux un peu inquiet.

« - Et Alex ? »

« - Il va très bien lui aussi, Samuel finit de s’occuper de lui. Par contre, nous lui avons injecté une forte dose de somnifère alors il ne se réveillera pas avant demain dans la matinée.

« - Hn. »

Rassuré une bonne fois pour toute, il reporta son attention sur le petit être qu’il tenait dans ses bras, il était heureux, et c’était le plus beau jour de sa vie, et il savait également que ce ne serait pas le seul tant que sa famille sera auprès de lui.

/88888888888888888888888/

Alex ouvrit péniblement les yeux, il avait la désagréable impression d’avoir été drogué. Mais pourquoi ? Il referma doucement les yeux et tenta de se souvenir des derniers évènements puis les rouvrit brusquement. Le bébé ! Il posa sa main sur son ventre redevenu à nouveau plat. Il paniqua. Ou était son bébé ?

« - Alex ? »

A l’appelle de son nom, il tourna la tête vers la gauche. Il n’avait même pas remarqué la présence de Thomas assis sur le fauteuil près du lit. L’Espagnol le regarda, complètement perdu et le japonais lui fit un sourire radieux, et c’est à ce moment que Alex prit conscience du nourrisson que son amant tenait dans les bras. Thomas se leva et alla s’asseoir sur le bord du lit, tandis que Alex se mettait lentement en position assisse, essayant de ne pas rouvrir sa cicatrice.

« - Je te présente ta fille, Alex. Regarde comme elle est belle, comme sa maman. » Dit

doucement le Français.

Le châtain sourit, les larmes montant à ses yeux alors qu’il voyait le visage fin de sa fille, celle-ci étouffa un petit bâillement, ce qui fit encore plus sourire Alex.

« - Merci Alex. Merci pour ce cadeau. Je t’aime. »

« - Moi aussi. »

« - Tiens, prend-la. »

Alex prit délicatement sa fille dans ses bras.

« - Bonjour, Célia. » Fit Alex.

Alex releva les yeux vers Thomas et lui fit un magnifique sourire. Le Français se pencha vers lui et l’embrassa affectueusement.

« - Sitôt réveillé qu’il lui saute déjà dessus ! Laisse-le respirer Roubaix ! » Fit une voix que les deux amants connaissaient très bien.

« - Simon ! » S’exclama Alex en se détachant de son amant.

« - Alors Granger, tu t’es enfin décidé à nous le pondre ton bébé. »

« - Comme tu le vois, mais que fais-tu ici ? »

« - Dès que Thomas à appeler Marc, ce dernier à tenu absolument à venir vous voir, alors nous voilà. »

« - Marc et Jimmy sont là aussi ? »

« - Oui, ils sont arrivés hier soir, mais tu dormais encore. » Répondit Thomas.

Puis les deux sujets de conversation rentrèrent à leur tour dans la chambre. Après des retrouvailles émus entre les deux New-types et de gagatissage à propos de Célia, ils parlèrent tous les cinq réunis autour du bébé.

« - Alors comment te sens-tu Alex ? »

« - Très bien. Je ne me suis jamais sentie aussi bien. » Dit Alex avec un grand sourire.

« - Je suis heureux pour toi. Pour vous. »

« - Je suis heureux aussi, Marco. » Fit Alex.

« - Au fait, Samuel a téléphoné ce matin, il a prélevé une petite quantité de sang au bébé, et il l’a analysé. Célia n’est pas une New-type, elle est entièrement humaine. » Déclara Thomas.

« - Tant mieux. » Fit le châtain en reportant son attention sur sa fille qui commençait à somnoler dans ses bras tandis que lui-même se trouvait dans les bras de son aimé.

« - Mouais, mais en tout cas vous n’avez pas eu de chance. » Fit Simon avec une petite grimace dépité.

« - Pourquoi cela ? » Demanda le châtain étonné.

« - Ben vous avez eu une fille ! Avant même que vous vous en apercevrez, elle grandira et voudra se marier avec un motard entièrement tatoué ! » Répondit le roux.

« - Pas question ! Je tuerais tous les hommes qui s’approcheront un peu trop d’elle ! » S’exclama alors Thomas avec sérieux.

Alex éclata de rire en pensant que Thomas serait un papa gâteau avec leur fille. Il n’avait pas vraiment eu une vie tranquille et sereine dans son enfance dans les rues de Madrid, mais aujourd’hui il avait largement mérité sa part de bonheur entouré de celui qu’il aimait et de leur fille. Il serait toujours là pour elle.

Owari.

(1) Et pas le rose affreux qui orne les vêtements de Réléna.



Return to Top