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Bonjour a tous voici un chapitre inédit de OUF qui sera peut etre le debut d'une serie en "parallele". Faisant partie des collaborateurs de l'ombre de Leechee parfum (enfin pas si à l'ombre que ca :p), j'ai ecris ce chapitre spécial avec l'accord de l'auteur original.
Pour infos le chapitre 50 trash et le chapitre 50 annexe sont identique sur plusieur page, la fin est complétement differente.
OUF
Chapitre 50 : Annexe
Un rayon de soleil filtre au travers d’un nuage, cela donne une apparence irréelle. Une longue allée en gravier blanc menant à l’institution, une immense bâtisse d‘une blancheur immaculée dans un style colonial. Tout cela donne l’impression de changer de monde, peut être est-ce volontaire afin que les patients se sentent en confiance dans un lieu n’ayant aucun point comment avec leur entourage habituel. Audrey hésite à mettre un pied dans cette allée. Comment va réagir Em en la voyant ? Em qui a eu tant de souffrance par sa faute, par son amour pour lui.
Une grosse voiture s’engouffre dans la longue allée, c’est celle des parents de Emmanuel, son père conduit, sa mère et assise à coté, elle semble dormir et à l’arrière se trouve Quentin !!! Celui par qui tout est arrivé !
Audrey reste tétanisé, elle hésite encore plus à pénétrer dans les lieux, sa main se serre sur son cœur à en froisser ses vêtements. Après un regard à la voiture qui tourne au bout de l’allée, Audrey tourne sur elle-même avant de partir en courant vers l’arrêt de bus le plus proche. Des larmes de fureur coulent sur ses joues durant sa course effrénée pour s’éloigner de ce Quentin et de son Emmanuel. Pendant sa fuite en direction de l’arrêt de bus elle longe un long instant le mur d’enceint de la maison de repos, des branches d’arbres en dépassent.
Audrey arrive à l’arrêt en même temps que le bus, elle s’engouffre dedans. Elle montre son ticket au chauffeur puis s’installe dans le fond. Au travers de ses larmes, elle jette un rapide regard dans le bus, ce dernier est pratiquement vide, juste trois ou quatre personnes. Une femme d’une cinquantaine d’années grimpe dans le véhicule et vient s’installer sur la baquette de l’autre coté de l’allée où se trouve Audrey.
La vielle femme jette un regard à Audrey, avant lui adressé la parole sur un ton rassurant.
- Vous étiez bien pressé mademoiselle. Vous avez failli me renverser en courant.
Audrey ouvre la bouche pour dire « Et alors, je ne vous ai pas renversé, vous allez pas m’en faire un drame ! » , mais aucun son ne sort.
- Je sais, c’est dur de voir un proche dans cette maison, reprend la dame. Moi aussi au début à chaque fois que j’en sortais j’étais dans le même état que vous. Maintenant je ne pleure plus même si j’ai toujours le cœur serré.
-Cela fait longtemps que vous venez ?
- Trop longtemps hélas. Cela fait cinq ans que mon fils est là après un accident de la route. Au retour de discothèque, la voiture à rater un virage, il a été le seul à s’en sortir tous ses amis sont morts depuis ce jour il ne parle plus.
- Je suis désolée pour votre fils et pour avoir failli vous renversez.
Audrey se retrouve seule dans le transport en commun quand il arrive à son arrêt. Elle a cessé de pleurer après avoir parler pendant un moment avec la vielle femme. Mais son esprit reste focalisé sur Emmanuel et Quentin. Qu’a-t-il bien pu se passer entre les deux ? Quentin a-t-il repris Em, Non c’est impossible, il est avec ce Michel !
- Non ! Emmanuel est à moi, crie Audrey en pleine rue.
Des passants se retournent vers la jeune fille mais celle-ci ne les remarque pas. Enfin Audrey arrive chez elle. Elle s’enferme dans sa chambre et s’allonge sur son lit. Elle sort de dessous l’oreiller une chemise d’homme, une chemise qu’elle a volée à Em. Elle voulait avoir quelque chose de lui pour avoir son odeur. Elle a volé cette chemise après une de leur nuit intime. Audrey portait ce morceau de tissus pour dormir mais après quelques jours elle décida de juste le tenir dans ses mains car elle commençait à sentir la sueur et elle ne voulait pas la laver pour ne pas perdre son odeur. Elle enfouit son visage dans l’étoffe en lui susurrant des mots d’amour comme si Emmanuel se trouvait à l’intérieur.
- Demain mon Em, je viendrais te voir, je te consolerais de se maudit Quentin. Nous serrons enfin tous les deux. Tu verras mon amour pour toi.
Tout en répétant des phrases dans lesquels, elle clame son amour et rêves de sa vie future avec son chéri, Audrey sombre dans un sommeil agité. Elle songe à Emmanuel et elle marchant sur une plage au soleil couchant avec un fond le bruit de la mer et le vent portant une musique romantique. Il ne manque plus que le cœur entourant cette image et on se croirait dans un animée ou sitcom romantique pour adolescent.
Quand Audrey se réveille, elle tient encore serré la chemise de Emmanuel contre sa poitrine. Elle regarde son réveil, il indique 12H30, son estomac ce signal pour des gargouillements. Elle est étonnée d’avoir dormi si longtemps, la fatigue, les nerfs, peut importe, l’important c’est qu’elle soit en pleine forme pour son Emmanuel.
C’est un dimanche ensoleillé, Audrey se rend dans la cuisine pour déjeuner, la maison est déserte. Un post-it sur le réfrigérateur lui indiquant que son père et sa mère sont parti déjeuner avec un important client de la banque de son père.
Audrey se prépare un petit déjeuner frugal mais bourratif pour être en pleine forme pour son amour. Après avoir mit dans le lave-vaisselle son déjeuner elle se rend à la salle de bain.
Une bonne douche revigorante, un léger maquillage puis direction sa chambre pour choisir sa toilette.
Audrey ouvre son placard et contemple sa garde robe. Robe ou pantalon et chemiser, c’est la question qu’elle se pose. Qu’est qui serait susceptible de faire craquer Emmanuel ? Elle opte pour une robe, cela va changer de se quelle porte habituellement. Une robe d’un vert pastel discret, le vert la couleur de l’espoir. Une fois la robe choisie, elle doit encore prendre des dessous peut voyant car l’étoffe de la robe est légère. Une fois vêtue, elle s’admire dans la grande glace sur pied. Elle tourne sur elle-même ce qui fait voler le bas de sa robe. C’est parfait, se dit-elle avec un regard malicieux.
Dans le bus qui la conduit vers la maison de repos, Audrey rêvasse, inconsciemment elle triture la bandoulière de son sac, assorti à sa robe. Elle est tellement dans ses pensées qu’elle manque de raté l’arrêt. Elle descend du bus et marche d’un pas léger vers le portail de l’institution. Une fois devant l’allée au gravillon blanc, elle hésite. Un regard vers la bâtisse puis vers la rue, cette fois si pas de voiture en vue. Elle pousse un soupir puis serre les poings de façon décider pour poser le pied dans l’allée la conduisant vers son amour. Elle remonte le chemin bordé d’arbres, une belle pelouse bien entretenu, des parterres de fleurs multicolores. Un vrai cadre propice à la romance pense-t-elle. Une fois devant la maison, elle suit les indications pour rejoindre l’accueil.
- Bonjour, fait-elle enjouée. Je suis Audrey Desenet, je viens voir Emmanuel Montignac.
- Bonjour mademoiselle, répond l’infirmière en tapotant sur l’ordinateur.
Dans le hall, une douce musique répand une mélopée apaisante.
- Voilà Montignac, chambre 26, vous prenez le couloir sur votre gauche.
- Merci, répond Audrey avec un large sourire.
Dans le couloir la conduisant à la chambre numéro 26, Audrey contemple le parc par les quelques fenêtres, elle croise peu de personnel. Dans le parc des patients et des infirmières se promènent. Elle voit un homme avec un grand chapeau portant un arrosoir. La porte de la chambre de Emmanuel est devant elle maintenant, elle tend sa main pour frapper mais elle a un moment d’hésitation. Elle porte son autre main à son cœur puis pousse un grand souffle avant de frapper enfin.
Aucune réponse, son sang se glace. Em où est Em, que se passe-t-il ? Elle frappe une seconde fois et toujours aucune réponse. N’y tenant plus elle ouvre la porte pour entrer dans la chambre. Cette dernière est vide. Le lit est fait, les consoles médicales éteintes, la fenêtre donnant sur le parc est ouverte, le vent fait bouger les rideaux. Emmanuel n’est pas là ! Suis-je venu trop tard, il est peut-être guérit et il est chez ses parents ! Non ! C’est impossible, à l’accueil l’infirmière lui aurait dit.
Audrey sort de la chambre et se jette sur la première infirmière qui passe.
- Emmanuel Montignac où est-il ?
- Calmez-vous mademoiselle.
- Il n’est pas dans sa chambre !
- Oui, oui, calmez-vous. Il doit être dans le parc, il aime beaucoup si rendre.
- Le parc ! Le parc, oui bien-sur j’aurais du y penser !
- Mademoiselle, s’il vous plait reprenez votre calme. Vous êtes dans une maison de repos.
- Oh ! Oui bien entendu. Veuillez me pardonner.
- Vous pouvez accéder au parc soit par la porte au bout du couloir ou par la chambre du patient.
- Merci beaucoup, répond Audrey en retournant vers la chambre 26 d’un pas rapide.
- Hé bien ! Quel pile électrique cette fille, fait l’infirmière en voyant s’éloigné Audrey.
D’un pas décidé, Audrey travers la chambre pour se rendre dans le parc. Tout en marchant, elle cherche du regard Emmanuel. Elle le trouve après quelques minutes aussi sur un banc près d’un parterre ou un jardinier s’affaire.
Audrey sourit en voyant le visage radieux de Emmanuel, ce dernier regarde en direction des fleurs. Arrivé à quelque pas de Em, Audrey marque une pause.
- Em, fait-elle doucement.
Emmanuel tourne sa tête vers elle. Brusquement son visage s’assombrit.
- Ah ! C’est toi Audrey. Que viens-tu faire ici ?
- Je…. Je suis venue pour toi. Pour te voir, pour te réconforter.
- C’est inutile, je n’ai plus besoin de toi, lâche sèchement Emmanuel.
A l’intérieur d’Audrey c’est comme si un miroir éclatait en morceau. Son Emmanuel, son amour, n’a plus besoin d’elle ! C’est inconcevable ! Le choc est tel qu’elle en lâche son sac.
- Mais Em ! Pourquoi me dis-tu une telle chose ?
- Je te dis ce que je ressens.
- Non, c’est impossible ! Tu n’es pas encore bien remis. Oui c’est l’explication ! Avec tous ces médicaments que tu prends ton esprit n’est pas encore bien lucide.
Emmanuel se lève et regarde Audrey droit dans les yeux d’un regard inquiétant.
- Oh ! Que si je suis lucide ! Je fais ce que j’aurais du faire, il y a déjà bien longtemps. Si j’avais eu le courage de t’affronter, je serais toujours avec Quentin. Je ne l’aurais pas fait souffrir, je n’aurais pas souffert. Tu m’as été d’un grand secours c’est vrai….
- Em, sanglote Audrey.
- Mais je me suis servi de toi. Tu as été mon exutoire pour mes pulsions sexuelles. Tu m’as consolé pendant que j’allais mal à cause du divorce de mes parents, de mes problèmes avec Quentin.
Audrey se jette dans les bras de Emmanuel qui la repousse.
- Mais je t’aime, fait-elle.
- Pas moi ! Je me suis servi de toi, je t’ai manipulé comme tu l’as fait avec moi !
Audrey tombe à genoux aux pieds de Emmanuel.
- Non ! Non ! Tu mens Em !
- J’ai fait tout cela et tu vois ou cela nous a conduit !
- Je ne peux pas te laisser dire çà, dit en pleurant Audrey.
- Je n’ai été qu’un moins que rien j’ai agit comme toi en manipulateur. Je..
Emmanuel s’effondre sur le banc à bout de force. Audrey voit le jardinier lâcher son arrosoir et se précipiter vers Em.
- Mon amour, sa va ?
“ Mon amour ” ! Audrey n’en revient pas de ce qu’elle vient d’entendre. C’est inconcevable Em avec cet homme !
- Mais c’est un cauchemar, il faut que je me réveille, murmure-t-elle.
- Tu ne dors pas Audrey. J’ai trouvé quelqu’un d’autre à chérir. Tu es inutile dorénavant.
- Non jamais… Jamais je te laisserais partir.
- Mademoiselle, reprenez vos esprits et ne vous donnez pas en spectacle s’il vous plait, la situation est déjà assez complexe, fait le jardinier.
- Laisse Valentin. C’est sa place, à genoux sur le sol en pleure. Le réveil de la petite princesse est rude.
- Je te trouve bien dur, envers cette jeune fille, remarque Valentin.
- Elle n’a que ce qu’elle mérite.
- Donc tu me laisse pour un autre homme encore, constate Audrey.
- Tu croyais pouvoir me changer peut-être, mais non je suis et je resterais avec une préférence homosexuelle.
Audrey relève la tête pour regarder l’homme qui lui vole son amour après Quentin. Ce jardinier au chapeau au large bord, des lunettes de soleil, il a le teint très clair, des cheveux blancs. Son premier réflexe et de penser que c’est une personne d’un age avancer. Mais en voyant ses traits fins et son visage doux en contraste avec le reste, elle met un moment à saisir la particularité de l’homme.
- Em, tous ses moments que nous avons passé ensemble tu peux balayer tout d’un simple revers de la main comme tu le fais ?
- Pourquoi insistes-tu autant Audrey ? Tu sais bien que entre nous c’est impossible ! Tu m’as fait chanter pour que nous sortions ensemble et j’aie eu le malheur de tomber dans ton jeu sadique.
- Mais moi je t’aime !
Emmanuel se tourne vers Valentin et lui saisie le visage à deux mains. Leurs lèvres se rapprochent, Audrey vois la scène au ralentit comme dans un mauvais film. Leurs bouches sont collées l’une à l’autre par instants on peut deviner leurs langues jouées entrent-elles.
Audrey frappe poing sur le sol avant de ramasser son sac pour partir en courant.
Le baiser de Em et Valentin prend fin.
- Voilà une bonne chose de régler, dit Em avec un regard terrifiant.
- Je ne te pensais pas aussi cruel, s’étonne Valentin.
Le visage de nouveau doux de Em revient quand il se tourne vers celui qui emplit son cœur.
- Crois-moi mon amour, elle n’a que la monnaie de sa pièce.
- Si tu le dis. Bon je dois retourner à mes fleurs sinon…..
- Aucun problème mon Valentin, je vais te regarder t’occuper de tes plantes avec amour de mon banc en imaginant que c’est moi que tu chouchoutes.
Em fait un large sourire laissant voir ses dents, cela faisait des lustres qu’il n’avait pas souris ainsi. Cela lui fait du bien. Au diable Audrey, Quentin et le divorce de ses parents. Il ne lui reste plus qu’à penser aux examens prochain et à son amour de jardinier. Ce dernier a repris son arrosoir et ses occupations florales.
Audrey arrive chez elle après avoir traversé la ville en courant comme une folle. Sa robe est abîmée, ses cheveux en bataille. Elle pénètre dans la maison encore vide et se précipite dans sa chambre où elle s’effondre sur le lit.
- J’ai tout gâché ! J’ai tout perdu ! Je ne mérite pas d’être sur Terre.
Elle reste ainsi un long moment à pleurer sur ses draps quand le bruit de la voiture de ses parents la tire de ses songes. Elle entend la porte d’entrée s’ouvrir puis se refermer et les voix de ses proches. Elle se lève puis essuies son visage avant de le rejoindre.
Les parents sont en train de parler de leur repas quand la mère aperçoit Audrey.
- Audrey ! Ma pauvre fille mais dans quel état es-tu !
- C’est rien maman.
- Rien ! Ta belle robe est en charpie, tes cheveux complètement décoiffé. Tu as le visage boursouflé comme si tu avais pleuré.
- Papa !
- Oui mon cœur ?
- Je veux changer d’école !
- Mais… C’est impossible, l’année est pratiquement finie et en plus tes examens sont dans deux mois à peine, ce n’est pas sérieux voyons.
- Je ne mettrais plus les pieds dans cette école un point c’est tout.
- Mais où iras-tu ?
- Une école privée, ou par correspondance ! Je passerais mon BAC en candidat libre si il le faut mais je ne retournerais plus à ce lycée !
- Calme-toi. Pourquoi une telle décision subitement ? Raconte nous ce qu’il t’arrive, ta mère et moi verrons ce que nous pouvons faire.
- Vous ne pouvez rien faire ! Je n’irais plus à mon lycée un point c’est tout !
Audrey tourne les talons et part se cloîtrer dans sa chambre.
- Mais qu’elle mouche à bien pus la piqué, s’étonne sa mère.
- Bon voyons, je crois que j’ai un directeur de lycée privé dans mes clients.
- Tu ne vas quand même pas céder à son caprice ?
- Que veux-tu faire d’autre ?
Le père part en direction de son bureau laissant sa femme seule dans l’entrée.
Audrey ce réveil en sueur dans son lit froissé. Elle regarde son réveil digital, il indique « Dim 10:12 ». Elle se redresse dans son lit puis passe une main sur son visage humide.
- Quel rêve ! Non cauchemar !
Elle secoue sa tête puis s’étire.
- Tout cela à cause d’hier, soupire-t-elle.
En effet la veille, elle s’était rendue à la maison de repos où se trouve Emmanuel. Au moment de pénétrer dans le complexe médicalisé, elle avait vu la voiture des parents de Em s’avancé la grande allé, et a l’arrière du véhicule se trouvait Quentin.
- Bon ce n’est pas tout ça direction la douche pour chasser ces mauvaises pensées.
Un doute l’envahie.
- Pourvue que ce ne soit pas un rêve prémonitoire.