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Voilà encore un nouveau chapitre annexe de Ouf avec l'accord de son auteur original.
OUF
Chapitre vingt-cinq : annexe
La luminosité décroît lentement, la nuit s’installe lentement sur la ville. Dans les murs de cette ville devenue froide et presque inhospitalière pour lui, un jeune homme marche au hasard. Son esprit ère, il déambule à travers les rues, ne voyant pas sur son chemin les rares badauds qu’il croise. Ses pas le transporte au plus loin de chez lui, là où tout son être est tiraillé, mais hélas ses noires pensées le suive et ne sont pas rester dans la demeure familiale.
Les réverbères s’illuminent, le jeune homme regarde sa montre, elle indique « 21h30 ». Il se demande si ses parents se sont aperçus de son absence ou si comme à leurs habitudes ils s’entredéchirent pour des broutilles ? Que peux bien faire Quentin? Est-il avec ce Michel ? Audrey que fait-elle ? Est-elle de le joindre sur son mobile, qui est éteint. Une envie de l’appeler pour se faire consoler par elle le prend mais il se ressaisit et renonce à cet appel. Il regarde autour de lui, il se trouve pratiquement à l’opposé de chez lui.
Un léger sourire de dédain se dessine sur ses lèvres.
Ici au moins, dans ce quartier « mal famé » je ne risque pas de rencontrer des gens qui me connaissent ou des relations de mes parents, et puis même j’en ai rien à faire. Plus rien ne compte, ma vie n’est qu’un ratage complet. D’abord cet incident à mon ancienne école, le divorce de mes parents mais surtout, j’ai fait l’amour à Quentin et je l’ai plaqué dés le réveil. Maintenant je dois le reconquérir, au diable Audrey et ses manigances. Quentin doit me revenir coûte que coûte. Son sourire, sa joie de vivre, l’effleuré et sentir sa peau douce. J’ai perdu tout cela par ma faute, tout cela car je suis entrée dans le chantage de Audrey. Audrey à qui j’ai eu le malheur de faire l’amour. Mais je pensais à mon Quentin chéri mais depuis ce jour, elle est devenue de plus en plus collante.
Emmanuel donne un coup de poing dans un mur pendant que dans la rue une moto passe à vive allure. La douleur fait du bien à Em, cela le sort de ses pensées.
- Un verre, j’ai envie d’un verre d’alcool pour oublier. Il doit bien y avoir des bars ou même un rade fera l’affaire.
Subitement il pense au complexe le « French Kiss » où il a déjeuné plusieurs fois au restaurant en compagnie de ses parents avant que tout ne bascule entre eux.
Emmanuel reprend sa marche au hasard dans les rues de ce quartier, avec de la lumière éparse aux fenêtres des habitations de la rue. Ses yeux cherchent une enseigne d’un débit de boisson, mais rien en vue.
Après plusieurs minutes, il aperçoit un grand nombre de motos garées devant un local avec une enseigne lumineuse à demi éclairé. Il s’avance vers ce lieu. Un bar à motard, au point où j’en suis, il fera l’affaire, là au moins je pourrais me saouler en toute quiétude.
Emmanuel marque une pause à quelque mètre de l’entrée. Il observe l’enseigne pour lire le nom du bar. Il lit « Ral Bar ». Drôle de nom pour un bar que « Ral », pense-t-il sur le coup. Puis en y regardant de plus prés il voit qu’un des néons composant l’enseigne n’est pas illuminé, ce dernier est sûrement grillé et le propriétaire des lieux rechigne à le changer. Maintenant il distingue les lettres manquantes. Dorénavant il lit « Rallie Bar ». Deux motards en sortent et discutent.
- Bon à demain au garage, lance l’un des deux.
- Sans blem. Mais purée Snake il a de plus en plus le cerveau qui rapetisse ou quoi ?
- Wé, ça doit venir de son casque, sa tête est trop serrer dedans, rigole l’autre.
- T’as raison.
Ils mettent leurs casques puis démarrent leurs engins avant de partir dans un vacarme assourdissant.
Emmanuel reste là sur le pas de la porte, il ne sait pas pourquoi, une sensation lui étreint l’estomac, elle lui dit de ne pas pousser cette porte. Il entend des voix étouffer derrière, des rires, des cris, tout un tas de chose incompréhensible. La porte s’ouvre, un homme en sort. Em jette un regard à l’intérieur, cela ne dure qu’une seconde avant que la porte ne se referme. Sa bouche tombe. Non c’est impossible, il a rêvé. C’est inconcevable ! Ce ne peut-être qu’une illusion ! Oui ! C’est cela son esprit torturé lui joue un sale blague. Ce ne peut pas être Quentin, son Quentin derrière le comptoir.
La main tremblante, Emmanuel pose la main sur la porte, il hésite à la pousser. Il renonce et fait un pas en arrière. Il va attendre qu’un autre client sorte ou entre pour vérifier si Quentin est bien à l’intérieur mais il en doute fort. Quentin dans un endroit pareil que ferait-il ici ? Jamais ses parents ne le permettraient !
Une moto se fait entendre, elle approche puis s’immobilise devant le bar. Emmanuel se cache vivement. Le nouveau venu retire son casque. Il s’agit de Michel, il descend de sa machine après l’avoir mit sur la béquille. Il avance vers le bar d’un pas décontracter, comme un habitué des lieux. Il ouvre la porte en grand pour entrer. Em se précipite avant que le groom mécanique ne referme la porte. Il coince son pied dans le battant de la porte pour regarder à l’intérieur discrètement.
Dans le bar, une foule bigarrée principalement vêtue de tenu de motard et principalement masculine discute vivement, de la fumée stagne au plafond qui filtre les lumières de la salle. Em regarde en direction du comptoir. Un garçon inconnu s’y affaire. Il pousse un soupir de soulagement, ce n’était qu’une illusion. Subitement, un serveur, de dos, portant un plateau apparaît dans son champ de vision, il reconnaît ses longs cheveux. L’homme dépose le plateau, le garçon met des consommations dessus avant qu’il reparte charger. Em reste tétanisé quand le serveur se retourne, c’est Quentin ! Ce dernier sourit, il a le visage joyeux, il file entre les tables pour poser les verres remplis et reprendre les vides. Emmanuel reste là a observé. Une fois fini Quentin retourne derrière le comptoir et discute avec le garçon tout en lavant les verres.
Em détails le garçon, des cheveux châtain clair et des yeux noisette, un visage fin comme celui d’une fille, se dit-il. Puis en regardant bien il constate grâce à sa gestuelle et ses attitudes que c’est une fille qui est au comptoir avec Quentin. Michel s’approche d’eux, après un échange, il repart avec une consommation. Quentin sourit d’une façon bien étrange à Michel, constate le pauvre Emmanuel.
Ce serait donc dans ce lieu de perdition que Quentin passe ses dimanches et des soirées dans la semaine. C’est pour cela que se maudit Michel vient le chercher le matin et le reconduit le soir sur sa machine. Mais est-il seulement son chauffeur ? Non, Emmanuel refuse d’y penser, cela serait trop pour lui.
Il reste là plusieurs minutes sans bouger à observer la salle sans être déranger. Il voit Quentin discuter avec les clients de se bouiboui, avec Michel, la fille qui bosse au bar. Ainsi qu’avec un homme assez grand et maigre qui porte une barbichette en pointe et fume la pipe. On dirait presque un corsaire, il manque juste le bandeau sur l’œil ou le perroquet sur l’épaule. Il change de point d’observation quand un client se dirige vers la sortie.
Emmanuel va se cacher derrière une grande poubelle sur roulette de l’autre coté de la rue. Il se tapit là pour observer la porte du bar. Le temps passe, lentement le débit de boisson se vide. Le nombre de motos diminue. Il ne reste à la fin que la moto du fameux Michel. L’enseigne du bar s’éteint, il ne reste plus qu’une faible lumière à l’intérieur. Un quart d’heure, une demi-heure plus tard, Michel sort du bar suivit par Quentin et la fille. Elle se sépare des hommes après les avoir embrassés. Elle s’éloigne pendant que Michel met son casque avant de lancer le moteur de sa machine. Quentin une fois casqué vient s’installer sur la selle et enroule ses bras autour de Michel. De sa cachette Emmanuel voit le feu arrière s’éloigné. Une envie de crier lui étreint la gorge. Sa vision se brouille, des larmes ont envahi ses yeux.
Après avoir donné un coup de pied dans la poubelle, ce qui fait aboyer les chiens de quartier, Emmanuel quitte sa cachette.
- Quentin !
Son cri déchire la nuit mais la personne à qui il est destiné est hors de porter depuis un moment déjà.
« Ô mon Quentin, comme j’aimerais être avec toi en ce moment, que tu ne sois pas avec ce Michel La Motte. Pourquoi ai-je été aussi horrible avec toi ? Pourquoi après t’avoir fait l’amour, alors que cela faisait si longtemps que j’attendais cela, je t’ai jeté comme un mouchoir en papier usager. Alors que j’aimerais être contre toi, sentir ta chaleur, toucher ta peau. Caresser ton sexe, te faire l’amour et après nous dormirons enlacer tous les deux l’un contre l’autre. »
Perdu dans ses pensées, Emmanuel est revenu dans le centre ville. Les enseignes s’éteignent une a une aussi. Les mains dans les poches, il sent son porte-monnaie. Cela lui rappelle qu’il était sorti pour boire, pour se saouler. Il se rappelle avoir entendu parler d’un bar derrière la gare qui est ouvert 24/24, la rumeur au lycée raconte que se serait un bar à hôtesse.
Arrivé au dans la rue, il voit la lumière du fameux bar, en réalité c’est un bar hôtel au nom de « La halte ferroviaire ». Un colosse se tient devant la porte. Emmanuel aperçoit de l’autre coté de la rue la grosse horloge de la gare qui indique minuit. Il est devant la porte quand le colosse plaque une main sur son torse pour l’empêcher d’entrer.
- Où crois-tu aller gamin ? Je sais que ce sont les vacances mais on ne fait pas de soirée étudiant ici.
Em le regarde de façon décidée.
- Où vois-tu un gamin ici ?
- Montre-moi ta carte d’identité, fait le videur.
Emmanuel fouille dans ses poches pour sortir son porte-monnaie, il en sort le morceau plastifié avec sa photo avec un billet de vingt Euros. Le colosse regarde la carte et récupère le billet.
- Voyons, fait l’homme en faisant semblant de compter. Pardon monsieur, vous pouvez entrer, je me suis trompé en comptant.
- C’est pas grave, fait Em en rangeant sa carte.
Il y a peut de monde dans le bar, l’ambiance est tamisée. Un léger fond sonore de piano. Dans le fond deux hommes jouant aux cartes, trois femmes assises sur des tabourets au comptoir, un homme barbu essuyant des verres et un garçon passant le balai entre les tables.
Emmanuel s’installe à une table accoler au mur du fond. Le garçon vient le voir.
- Vous boirez ?
- Un whisky, répond Em en retirant sa veste.
Le garçon regarde le nouveau venu puis par chercher sa consommation. Pendant ce temps des pensées incongrues travers l’esprit d’Emmanuel. Il imagine son Quentin, complètement nue, allongé sur la moto de Michel La Motte, la tête sur le réservoir dans des postions lascives.
- Non ! Non, je m’égard c’est impossible, murmure-t-il alors que le serveur pose le verre remplit d’un liquide ambré.
- Un problème monsieur ?
- Rien, je réfléchissais à voix autre.
Le garçon s’en retourne. Em avale un peu d‘alcool, le liquide lui brûle la gorge, cela le fait toussoté légèrement, lui qui n’a jamais bu cette liqueur. Il repose son verre et en regarde le fond. Il reste là à observer l’alcool avant de reprendre une autre gorgée. Cette fois ci, l’alcool le brûle moins et ne le fait pas tousser. Quand il repose son verre, il voit qu’une des femmes qui se trouvait au comptoir c’est installe à sa table.
- Alors mon petit poussin, on dirait que tu es tristounet, fait-elle en posant sa main sur son avant bras.
Emmanuel la regarde. Elle doit approcher la trentaine, elle a des yeux verts, un visage au teint laiteux et doux très légèrement maquillé, le tout entouré de cheveux châtains très clairs. Elle porte un petit haut rose bonbon laissant échapper le haut d’un soutien gorge blanc en dentelle. Cela doit être une des hôtesses du bar.
- Désolé, mais je serais pas de bonne compagnie. D’ailleurs je n’ai pas envie de compagnie.
- Mais moi j’ai envie de te tenir compagnie mon petit, répond-elle en lui souriant tendrement.
Emmanuel remarque le barbu, qui du regard fait signe à la femme de changer de table. Elle lui répond d’un geste de la main. Le barbu soupir en haussant les épaules avant de se diriger vers une autre femme au comptoir.
- Il n’a pas l’air d’être ravi que vous soyez à ma table. Vous allez avoir des ennuis, fait Em.
- Ne t’en fait pas, il est habitué avec moi, répond-elle en tirant légèrement la langue avec un clin d’œil.
Un petit sourire passe fugacement sur le visage d’Em.
- Ah ! Un sourire, tu sais que tu es très mignon quand tu souris.
La femme fait un signe au serveur qui lui apporte un verre.
- T’inquiète, mon verre ne te sera pas facturé mon chou.
Emmanuel s’étire dans le lit, il attrape la couverture pour se pelotonner dedans en se tournant sur le coté pour se réveiller en douceur. Il entrouvre les yeux, il distingue un lavabo. Depuis quand y a-t-il un lavabo dans ma chambre ? Il regarde mieux, c’est bien un lavabo avec une minuscule glace au-dessus.
- C’est quoi ça ?!
Il se dresse dans le lit et repousse les draps. Il constate qu’il est complètement nu. Il regarde autour de lui. Ses vêtements son poser sur le dossier d’une chaise. Cela ressemble à une chambre d’hôtel d’un établissement pitoyable. Il avance vers la fenêtre. Il voit la gare en face.
- Mais comment j’ai fait pour me retrouver ici ?
Il se gratte la tête en baillant. Il se rappelle être sorti et avoir marché au hasard dans la ville.
- Bon ! Moi qui voulais me saouler, on dirait que je n’ai pas réussi.
Il se rend au lavabo pour se passer le visage à l’eau froide. Dés qu’il tourne le robinet, il a l’impression que les chutes du Niagara coulent du robinet.
- Rectification j’ai du me la prendre ma cuite.
Une fois rafraîchit, il saisit ses affaires et fouille ses poches, il trouve sa montre, son mobile et son porte-monnaie amaigrit d’Euros.
Il s’habille rapidement puis sort de la chambre. Il utilise l’escalier qui le conduit au rez-de-chaussée. Il débouche dans une salle de bar désert, seul un serveur passe le chiffon sur le zinc du comptoir. Il sort dans la rue, la lumière lui fait plisser les yeux.
- Bon, direction la maison familiale. Le nid douillé, quelle blague !
Emmanuel part d’un pas lourd dans la rue.
Quand il arrive chez lui, il ne voit personne mais devine ses parents chacun dans une pièce. Il se rend dans sa chambre pour retirer ses vêtements puis il part dans la salle de bain pour prendre une bonne douche. L’eau tiède le réveil. Il cherche dans sa mémoire les événements de la nuit entre le moment ou il est parti dans les rues de la ville et son réveil dans la chambre d’hôtel. C’est le trou noir complet, aucun souvenir ne lui revient en mémoire.
Quand il sort de la salle de bain, il entend ses parents se disputer. Rapidement il regagne sa chambre mais son estomac grogne. Il regarde l’heure « 14h00 ».
- Pff ! Bon j’irais à la cuisine quand ils auront fini de se hurler dessus.
Vêtu de son peignoir, il se jette sur son lit et contemple le plafond, comme les cris sont de plus en plus perçant, il attrape son baladeur et glisse les écouteurs dans ses oreilles.
« Je me fous de tes détresses
Comme de tout et du reste…
C’est ça le temps qui passe
Je me fou de tes angoisses
Elles m’ont nourrie mais me lassent…
C’est ça, c’est le temps qui passe
Je fais fi de tes « je t’aime »,
Ils sont des cris qui m’enchaînent…
C’est ça l’amour
C’est quoi l’amour ?
Tu ne vis pas c’est morbide
En somme, je suis pathétique,
C’est ça l’amour
Papa n’était pas comme ça quand…
Il disait tout bas :
« Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose »
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, quand j’ai froid
Je me dis tout bas
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, les câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, reviens-moi …
Tu te fous de mes ténèbres
Comme de tout, et comme du reste…
C’est ça le temps qui passe
Fait fi des signes du ciel
Seuls les faits, sont ton bréviaire…
C’est ça le temps qui passe
Tu dis: « assez des histoires
Ton passé est préhistoire… »
C’est ça l’amour
C’est quoi l’amour ?
Crucifie-moi Ponce Pilate
Noie-toi dans l’eau écarlate
L’amour est loin
Papa était plus malin, quand…
Il disait tout bas :
« Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose »
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, quand j’ai froid
Je me dis tout bas
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, les câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, reviens-moi …
Optimistque-moi MYLENE FARMER »
Emmanuel retire ses écouteurs, aucun cri, la maison est redevenue calme. Il enfile un boxer, un maillot et un pantalon de survêtement puis descend à la cuisine pour se préparer un plateau repas. Une fois les aliments prêts il retourne dans sa chambre.
Après avoir manger une partie de son plateau, il reste là, à moitié conscient, il tente de réviser mais son attention a du mal à se fixer sur les leçons. Dans cet état, il ne voit pas le temps s’écouler. Il remarque que la luminosité a décrue, quand il actionne la l’interrupteur de la lumière il jette un œil à son réveil digital, ce dernier indique « 18:00 ».
Emmanuel descend dans le salon, il actionne la télévision, il regarde distraitement un feuilleton pour attendre l’heure du dîner en famille. Celui-ci se passe dans un silence lourd. Aucune parole, juste le bruit des couverts qui s’entrechoquent dans la vaisselle. Ses parents ne lui demandent même pas où il a bien pu passer la nuit précédente. Une fois le repas fini, il retourne dans sa chambre. Comme il a l’esprit un peu plus lucide il décide de réviser un peu, les vacances ne sont pas éternelles.
Il étudie un texte quand ses yeux se mettent à le piquer. Em se jette en arrière sur sa chaise en baillant.
- Bon allez au lit.
Il se lève retire son pantalon de survêtement puis, d’un grand geste, il défait le couvre lit. Un objet tombe du lit. Il se penche pour découvrir son téléphone mobile qui à voler dans les airs pour finir sur le sol. Il ramasse le portable vivement. Ce dernier est éteint. Emmanuel l’avait coupé la veille pour sortir en paix. Il allume l’appareil qui s’illumine. Em laisse échapper un soupir de soulagement. Le téléphone se met à sonner et à afficher sur le cadrant digital « Rappelez messagerie ».
Emmanuel navigue dans les menus de son portable pour accéder à sa messagerie vocale. Il écoute ses messages. Se sont plusieurs messages d’Audrey très inquiète qui cherche à le joindre. Une fois tous les messages écouter Emmanuel soupir.
- Quelle casse pied cette fille !
Pour éviter d’être assailli d’autre message du genre, il compose un message texte pour Audrey:
« V bien chui sorti Ier soir M balaD J tapeL 2main ».
Une fois le message envoyer, il pose le téléphone sur sa table de nuit. Il est proche de couper la lumière quand une pulsion incontrôlée lui fait reprendre son portable pour composer un autre message:
« Mon Quentin. Je t’aime. Ne m’oublie pas. »
Quand il reçoit l’accusé de réception il regarde l’heure sur son réveil avant d’éteindre la lumière. Il est « 22H33 » puis il s’emmitoufle dans ses draps et, pour une raison qu’il ignore, il se sent rassuré.