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Voilà encore un nouvau chapitre de Ouf toujours avec l'accord bienveillant de l'auteur Lichee parfum que j'embrasse.
OUF
Chapitre trente-six annexe
Le petit appartement de Claude est sans dessus dessous. Des vêtements traînent sur le canapé futon. De la salle de bain s’échappe une nuée de vapeur ainsi que le bruit de l’eau qui coule de la douche.
Sous les jets d’eau, Claude est toute à ses pensées. Le liquide chaud coule sur ses cheveux court, de temps à autre elle passe une main dedans. L’eau coule sur son visage pour continuer dans son coup et poursuivre sur ses petits seins en forme de poire. Puis filer vers son ventre plat ainsi que sa toison pour enfin rejoindre ses jambes qui conduisent l’eau vers l’écoulement. Elle se verse un peu de shampoing dans le creux de la main puis elle l’étale sur sa tête tout en massant son cuir chevelu. Aussitôt une mousse envahie le sommet de son crâne, sous le jet d’eau elle part dans son dos et sur la douce courbure de ses fesses.
- Ca fait du bien, soupire-t-elle.
Bon Claude, calme-toi, ce n’est juste qu’une sortie ! Bon cela fait un bail que tu n’es pas sortie avec quelqu’un depuis cet idiot de Snake mais c’est mais ce n’est pas une raison pour paniquer.
Elle rince la mousse qui reste avant de saisir son gel douche.
Et puis Pascal est agréable, doux et calme, pourquoi cela se passerait mal ? Hein ? Il ne va pas se produire de catastrophe !
Un bruit dans l’immeuble la tire de ses songes.
- Oulà, il est quelle heure ?
Elle passe son bras et la tête hors de la douche pour saisir une montre posée sur le petit lavabo proche. Elle regarde l’heure à deux fois.
- Bon sang !!!! Je vais être en retard !!!!!!!!
Elle se rince rapidement puis sort toute nue et dégoulinante de la salle de bain pour se précipiter dans son salon. Elle regarde les vêtements étaler sur le sol et la banquette.
- Bon je vais mettre quoi ?
Elle se gratte la tête puis réalise qu’elle est toute nue. Prise de panique, elle jette un œil en direction de la fenêtre.
- Ouf ! Les rideaux sont tiré, fait-elle en posant une main sur sa poitrine.
Elle retourne son attention vers les vêtements qu’elle va porter. Chemisier, pantalon, pull, une jupe et deux robes traîne pelle melle.
- Bon, je m’habille en fille pour une fois ?
Elle contemple ses vêtements pendant un instant.
- Non. Il est habitué à me voir vêtu comme je suis au bar donc ça risquerait de trop le surprendre. Allez les affaires de filles dans l’armoire. Faut que j’élimine et vite, dit-elle après avoir regarder l’horloge pendue dans sa cuisinette.
Après une courte délibération, elle opte pour un jean, un chemisier bleu ciel sur lequel elle met un pull blanc.
- Bon maquillage ou pas ?
Elle se tapote la joue avec son index.
- Allez comme pour les fringues, je n’en mets pas habituellement donc pas la peine.
Elle range le reste de ses affaires dans l’armoire puis file dans la salle de bain pour s’admirer dans la glace sur pied.
- Bon ça fera l’affaire.
Elle se dirige vers la porte et saisie son blouson au vol.
Claude avance dans la rue qui conduit au parc où elle doit retrouver Pascal plus connu sous le pseudonyme de Darth Lighting. Elle fait tout pour paraître sereine mais elle a du mal à cacher sa nervosité. Pratiquement arrivé à l’entrée du parc, elle distingue la silhouette d’un homme faisant les cent pas. Elle regarde sa montre, non elle est à l’heure, elle à même une légère avance. En s’approchant, elle constate que l’homme qui attend est Pascal. Claude s’attendait à le voir vêtu de son habituel blouson de motard. Mais il porte un blouson en jean à la place au-dessous duquel apparaît un pull à col roulé. En la voyant arrivé Pascal lève sa main droite pour lui faire signe.
- Salut Claudie !
- Salut Pascal.
Elle constate que lui aussi a du mal à cacher sa gêne car il reste avec sa main levé. Elle prend l’initiative de l’embrasser sur la joue ce qui fait rougir Pascal.
- Si.. Si on allait faire quelque pas dans le parc pour commencer, suggère Pascal.
- Avec joie, répond Claude avec un sourire timide.
Bon sang ! Claude tu le vois pratiquement tous les jours au bar depuis prés de deux ans. Pourquoi tu réagis comme une pucelle effarouchée !.
L’étrange couple marche, l’un à coté de l’autre, dans les allées du parc en silence, ils échangent juste quelques regards timides. C’est étrange au bar ils échangent des mots et des yeux doux et là ils sont comme deux collégiens à leur premier rendez-vous. Mais c’est vrai c’est leur premier rendez-vous hors du « Rallye bar » !
Perdu dans ses pensées Claude ne fait pas attention à ce qui se passe autour d’elle et au paysage. La voix de Pascal la tire de sa rêverie. Il montre d’une main un banc sous les arbres.
- Ca te dit ou non ?
- Pardon, j’étais ailleurs. Tu disais Pascal ?
- Ca te dirait que l’on se pose sur ce banc ?
- Avec plaisir.
Claude s’installe sur le banc à coté de Darth Lighting. Ce dernier se prépare à parler mais il reste sans voix à regarder au loin. Claude se retourne pour voir ce qui bloque Pascal, elle-même en reste sans voix. Elle découvre Quentin accompagné d’une fille. Jamais elle n’aurait pensé tomber sur Quentin ici et surtout avec une fille !
Quentin est le premier à prendre la parole
- Salut Claudie. Salut Pascal. Si je m’attendais à vous croiser ici !
- Sparr…
Claude donne un coup de coude bien senti dans les côtes de Pascal. Elle jette un regard insistant sur la fille en prenant la parole à son tour.
- Quentinou mon chou !
- Geneviève voici ma collègue de travail Claude et un… ami. Pascal. Voici ma sœur Geneviève.
- Je me souviens de vous monsieur, vous êtes venu expliquer le métier de vétérinaire au forum emploi de mon collège. Enchanté de vous rencontrer Claude.
Claude regarde Pascal d’un autre œil. Qui auraient cru que le coureur de « Eastland » soit un vétérinaire. Le visage de Claude marque une expression de surprise et de joie. Geneviève serre les mains. Pendant que Geneviève échange quelques mots avec Pascal, Quentin se penche vers Claude.
- C’est étrange de te trouver ici Claudie. Surtout auprès de Pascal.
- Ne te moque pas. Il m’a juste invité à faire une promenade.
- On dit ça, on dit ça…
- Oh ! Ça va hein ? Au fait toi, j’aurais deux mots à te dire.
- Quoi ?
- On en parlera plus tard.
Claude élève la voix pour reprendre.
- Puisqu’on est tous là, cela vous dirait un café ? Je vous invite chez moi.
Le petit groupe suit Claude en devisant gentiment. Le temps est clair. Ils parlent de tout et de rien. Claude apprend comme les autres que Pascal est vétérinaire et qu’il tient sa propre clinique. Délibérément Ils évitent le sujet des motos et des courses pour ne rien révéler à Geneviève.
L’appartement de Claude est un puit de lumière. Elle se félicite d’avoir ranger avant son départ. Heureusement le chevalet n’est plus dans la salle. Claude fait signe à tous de d’asseoir. Geneviève regarde tout autour d’elle avec de grands yeux. Pascal regarde aussi mais de façon moins flagrante. Geneviève est curieuse et rougie dès qu’elle pose le regard sur le nu sur le mur. Pascal examine tout avec attention. Claude revient avec des cafés et un jus de fruit pour Geneviève. Le groupe parle gentiment de tout et de rien. En conversant Claude remarque une rougeur dans le coup de Quentin. Elle à un regard insistant. Des questions sont au bord de ses levers. Elle brûle d’envie de poser ses questions à Quentin. Quand celui-ci lui sourit. Elle se lève d’un coup.
- Quentin, viens avec moi.
Elle l’attrape par le bras et le tire vers le couloir.
- Excusez-nous, il faut absolument que je lui parle.
Elle laisse Geneviève et Pascal en plan. Elle pousse Quentin vers la pièce qui lui sert de bureau plus que de chambre. Les étagères croulent sous les pinceaux et les peintures. Le bureau est taché de couleurs vives. Sur le mur, par terre s’alignent les toiles. Des croquis, des peintures, des aquarelles. Au centre trône le chevalet avec le portrait de Quentin. Sur une étagère se trouve une sorte de sculpture recouverte d’une toile. Ca sens la peinture fraîche et la mine de carbone. Claude lui fait face, les mains sur les hanches.
- Tu vas t’expliquer maintenant, s’exclame Claude
- De quoi ?
- Ne joue pas au plus fin ! Tu as fait quoi hier soir au « French Kiss » ?
- J’ai fais mon boulot.
- Et après ?
- En quoi ça te regarde ?
- Je me fais du souci pour Michel. Il était dans un état lamentable la dernière fois. Et toi qui me dis que tu vas te trouver un partenaire ? Alors ?
- C’est peut être un peu de sa faute s’il était dans cet état.
- Oui mais bon. Tu te pavanes avec cette marque sur le cou. J’ai le droit de savoir ! Pour Michel, c'est moi qui vais recoller les morceaux ! Il était furax hier au soir quand je lui ai dit où tu étais. Il est parti à une vitesse…
Elle voit sourire Quentin ce qui la met hors d’elle.
- C'est comme ça que tu le traites ? Tu me déçois Quentin !
- Calme-toi Claudie.
- Me calmer ? Non ! Tu me dis l’aimer et voilà que tu vas te faire sauter ailleurs !
- Tu me laisses t’expliquer ou non ?
- Mouais. Vas-y.
Quentin lui relate l’apparition de Michel au bon moment, leurs coups de gueules et leur conclusion. Claude reste tranquille. Ses yeux brillent. Elle tend la main vers le cou de Quentin et le caresse à l’endroit de la marque d‘affection. Elle sourit.
- Alors ça y est ? Mon petit Michel est heureux ?
- Je ne sais pas Claude, mais je ferais tout pour qu’il le soit.
- Je te fais confiance… Joli Cœur.
Elle lui caresse la joue et se met sur la pointe des pieds et lui effleure les lèvres d’un baisé.
- Je suis heureuse Quentin, prends soin de lui, il est fragile.
- Il est aussi plus fort qu’il ne le croit. Il est tout comme toi. Pense à toi à présent.
- Oui.
Elle se tourne vers son étagère et soulève la masse recouverte du chiffon. Elle le prend délicatement pour lui montrer. C'est un casque de moto avec dessus le dessin d’un faucon en train de prendre son vol. Au niveau de ses ailes étendues, se trouve comme un amoncellement de nuages sombres. Suivant comment on le regarde, l’impression de mouvement des ailes et des nuages s’accentue.
- C'est magnifique, lâche Quentin.
- Michel n’est pas au courrant. Je voulais lui faire une surprise pour son anniversaire mais finalement je lui donnerai avant la grande course.
- Vraiment très beau Claudie. Ca lui portera bonheur.
- J’espère. Garde le secret, hein ?
- Oui. Allez, retournons voir les autres. Ils vont sûrement se poser des questions.
Quand Claude et Quentin reviennent dans le salon, ils trouvent Geneviève assise à coté de Pascal.
- … tu sais les chats… Ah ! Vous voilà enfin, fait Pascal.
- Geneviève, fait Quentin d’un ton reprocher. Tu ne vas pas reprendre ta folie des chats, tu sais bien que les parents ne veulent aucun animal à la maison.
- Je sais, fait-elle toute penaude.
Discrètement Claude se glisse entre Pascal et la sœur de Quentin. Ce n’est pas qu’elle soit inquiétée par cette dernière mais par pur réflexe de territoire, cela la fait sourire intérieurement, jamais elle aurait cru réagir de la sorte.
- C’est vous qui avez peint ceci ?
Geneviève désigne le nu au mur en rosissant.
- Oui.
- Vous dessinez bien.
Le visage de Quentin devient blanc, ses yeux lancent des regards à Claude voulant dire : « Ne parle pas que j’ai posé pour toi ! ».
- Et c’est qui le model ?
Quentin saisie sa tasse et la porte a sa bouche pour se donner contenance malgré que ce ne soit pas lui qui a posé pour cette peinture.
- Un ami qui a accepté de poser pour moi. Tu t’intéresses aux garçons ?
- Oui. Euh non !
Geneviève est rouge comme une pivoine et ne sais plus ou se mettre. Les trois autres, la voyant ainsi, partent dans un grand rire sonore. La sœur de Quentin prend son verre de jus de fruit, en boit une gorgée avant de rire, elle aussi.
- Allez Geneviève, fini ton verre, nous n’allons pas les déranger plus longtemps.
- Bien Quentin.
- Mais Quentin, tu ne dérange pas, fait Claude.
- Peut-être mais l’intimité c’est bien aussi, répond Quentin en faisant un clin d’œil.
Claude rougit légèrement ainsi que Pascal.
- Allez Geneviève, on rentre.
La sœur de Quentin finit son verre d’une traite avant de se lever. Après des échanges de bises, ils se séparent, laissant seul Claude avec Pascal.
Claude referme la porte et se retourne vers Pascal en posant ses mains sur ses hanches.
- Alors comme ça, monsieur est veto et a sa propre clinique ! Que vais-je encore découvrir d’autre ? Que monsieur est marié t qu’il a des enfants ?
- Attend, laisse moi réfléchir.
Pascal marque une légère pause avant de reprendre sur le ton humoristique.
- Je crois que non mais on sait jamais, y’à eu cette fille lors d’une virée en Espagne….
Il n’a pas le temps de finir sa phrase que Claude le pousse sur la banquette sur laquelle ils tombent tous deux. Elle se serre contre lui.
- Tu sais que tu es quelqu’un de surprenant ? J’ai appris plus de choses sur toi ce soir que depuis que je bosse au « Rallye ».
- Normal, tu me vois parler de chien, de chat et autre avec des motards ?
- Pourquoi pas ?
- Je préfère. Comme ça les deux univers ne se croisent pas.
- C’est ton jardin secret.
- On peut voir cela comme ça. Mais dit donc moi aussi j’ai appris des choses sur toi ce soir ! Tu peins !
- On a chacun nos petits secrets.
- Par contre j’ai remarqué que Quentin a changé d’expression au sujet du model. Tu sais pourquoi ?
- Ah !? Aucune idée, ment-elle.
- Euh ? Je peux utiliser tes toilettes ? Je crois que le café demande à sortir déjà.
Claude éclate de rire en s’écartant de Pascal.
- Bien sur, dans la salle de bain, la porte là.
Elle désigne la porte puis se lève.
- Je vais en profiter pour débarrasser un peu, reprend-elle.
A son retour des toilettes, Pascal découvre Claude sur la banquette, une musique feutrée est déversée par la chaîne HI-FI. Elle a retiré son pull et dégrafer le haut de son chemisier. Elle tapote de la main la place à coté d’elle. Pascal dégluti.
- Allez viens t’installer.
Pascal obéit. Aussitôt elle lui saute dessus et le plaque contre la banquette pour le couvrir de baiser en lui saisissant la tête à deux mains. Après un long baiser langoureux Claude relâche son étreinte et viens se lover contre le corps de Darth.
- Quel étreinte, fait Pascal.
- Et encore je me retiens.
- Retiens-toi alors.
Claude se redresse.
- Pourquoi ça ne te plait pas !?
- Non ! Non, proteste vigoureusement Pascal. Mais je veux pas brûler les étapes c’est uniquement pour ça.
- Je préfère cela, répond Claude sur un ton faussement réprobateur.
Elle retourne se lover tout contre Pascal qui passe ses bras autour de la jeune femme avec affection. Il reste là sur la banquette l’un contre l’autre sans dire un mot a écouté la musique et leurs respirations.
Cela fait un moment qu’ils sont enlacés l’un à l’autre. A l’extérieur la lumière décroît.
- Je vais te laisser, il commence à se faire tard, fait Pascal.
- Tu ne veux pas rester dîner ici ?
- La prochaine fois avec plaisir.
Voyant la moue dépitée de Claude, il reprend vivement.
- Rassure-toi, j’ai passé un après-midi des plus agréable et on ne m’attend pas. Mais comme je te l’ai dit nous avons notre temps.
- Je comprends, fait-elle légèrement déçus.
Claude se lève imité par Pascal qui attrape sa veste.
- Tu ne m’en veux pas, demande-t-il inquiet.
- Non, je comprends même si cela me chagrine. Je sais que tu as raison.
Pascal a revêtu sa veste en jean et s’avance vers la porte accompagnée de Claude. Ils s’embrassent langoureusement. Une Fois séparer Claude ouvre la porte par laquelle le motard connu sous le nom de Darth Lighting prend congé. Elle le regarde partir dans l’escalier puis referme sa porte. Elle est seule adossée à la porte, un sourire vient éclairer son visage.
- J’ai trouvé quelqu’un de bien je crois.