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Author: Mydaya
Fiction Rated: T - French - Romance/Humor - Reviews: 114 - Published: 05-12-05 - Updated: 03-05-08 - id:1911091

Auteur : Mydaya

E-mail :mydaya2000yahoo.fr

Site :nex84.ath.cx/mydaya

Genre : mythologique, romantique, yaoi, hétéro

Disclaimers : Tous les personnages qui vont être cités sont ma propriété privée. Je les ai cultivé avec peine et j’aimerais que vous respectiez mon travail en ne piétinant pas mes plantations en allant me piquer tout ce que j’ai inventé ! Mais si vous désirez vous en servir pour une quelconque raison, veuillez me demander par mail. Je vous les prêterais à 99 de chance et je ne mords pas, alors respectez le droit d’auteur, s’il vous plaît.

Warning : Euh pour les non-initiés, le yaoi est une relation entre hommes donc homophobes s’abstenir ! Et puis il risque d’y avoir des petites scènes osées et même carrément un lemon (du sexe quoi v.v) au milieu de tout ce romantisme. Je préviendrais, mais je préfère le faire tout d’abord à l’avance - Après n’allez pas vous plaindre sur cet aspect-là !

Note : Sinon, je suis ouverte à toute critique !! Car il ne faut surtout pas oublier qu’il s’agit de ma première fiction originale yaoi ! Bonne lecture !

(Attention : lemon soft)


Ma Vie Avec Un Dieu
Chap25 : Toute la vérité


Les yeux fermés, il sentait qu’il était allongé. Sa tête l’élançait comme jamais auparavant. Il n’était pas dans son lit. Il ne rêvait pas non plus, la petite douleur qu’il ressentait dans son crâne le lui rappelant. Il avait également mal aux yeux ; c’était peut-être pour cette raison qu’il les gardait fermés. Il faisait chaud, c’était agréable. Une légère brise souleva ses cheveux et l’incita à inspirer profondément. Ses lèvres sèches lui rappelèrent qu’il avait un peu soif. Il se décida finalement à ouvrir les yeux. Le soleil plombait l’endroit où il était allongé.

Un nuage passa, l’ombrant légèrement. Fatigué sans savoir vraiment pourquoi, le jeune homme tourna la tête d’un côté... pour se redresser d’un coup, méfiant :

— Zeus !!

Dieu Zeus ! rappela à l’ordre le concerné. Enfin, tu es réveillé.

— Mais... Qu’est-ce que je fais ici ? Que s’est-il passé ? Pourquoi sommes-nous sur une plage ?

— Morphée ! appela le dieu en ignorant le pauvre mortel.

Gaétan tourna la tête vers le brun qui venait d’apparaître dans son champ de vision. L’humain parut soulager de voir le dieu en un seul morceau. Zeus, qui était nonchalamment assis sur un rocher, se leva et, dans une vive lumière, disparut tout d’un coup.

— Morgan, tu m’expliques ? Euh... Morphée, je veux dire...

— Le Dieu Zeus s’est montré clément envers nous, sourit le dieu avec indulgence en s’asseyant près de Gaé. Tout cela grâce à Hadès. Il a parlé à Zeus et a envoyé Cerbère mater les lions. Zeus a balancé un de ses éclairs sur nous et a fait croire à tout le monde que nous avions été tué pour, ainsi, ne plus attirer l’attention. Parce qu’avant... nous étions plutôt très surveillés... hum...

— Il y a des choses que j’aurais aimé ne pas savoir, marmonna-t-il.

— Oui, bon. Il nous a lâché où il pouvait et il va falloir marcher pas mal de temps pour retourner chez toi. Commençons à y aller, je te raconterais sur le chemin.

Ils se levèrent et marchèrent dans une direction qu’indiqua Morphée.

— Alors ? pressa Gaétan.

— Arrivés ici, nous nous sommes aperçu que tu t’étais évanoui. Le Dieu Zeus m’a demandé de tout te réexpliquer. Donc, je ne suis plus un dieu, je ne suis plus qu’un homme plus ou moins comme les autres, puisque je n’ai pas vraiment de passé. Je... il m’a autorisé à retourner dans ton lycée, pour ainsi être à tes côtés, bien que j’avais oublié que nos années de lycée soient finies. Il accepte notre relation tant qu’il n’en a aucune nouvelle. Je... je suis renié de l’Olympe définitivement.

— Regrettes-tu ?

— ... Non...

— Tu as le droit, tu sais. Parce que... parce qu’on est même pas sûr à 100 pour 100 que l’on soit fait l’un pour l’autre. Imagine qu’un jour, on ait marre de l’autre...

— Tu en as déjà marre de moi ?

— Non, non !! Tu n’y es pas du tout !! Mais n’est-ce pas toi qui disais qu’il ne fallait pas se précipiter ?

— Alors il faut en profiter pendant que l’amour est toujours là ! rétorqua Morphée. Embrasse-moi, Gaé.

— Evidemment, si c’est un ordre qui vient de là-haut..., sourit le décoloré.

Il serra le brun contre lui et l’embrassa doucement. Ses mains descendirent jusqu’aux fesses. Pendant ce temps, Morgan s’abandonnait dans ses bras, tenant le T-shirt du décoloré au cas où celui-ci aurait envie de s’en aller. Le baiser fut rompu par Gaétan :

— Si nous continuons ainsi, nous ne pourrons jamais rentrer chez nous.

— C’est vrai, rigola le brun.

— Au fait, comment dois-je t’appeler ? Morphée ou Morgan ?

— Je t’ai dit que je n’étais plus un dieu. Je ne suis plus que Morgan.

— Et ton anniversaire ? Tu n’en as pas non plus, c’est ça ?

— Gardons celui que j’ai donné : le 13 février. Et tant pis, si ça ne t’arrange pas !

— Je pense pouvoir faire avec, sourit le décoloré.

Main dans la main ils partirent de la plage et se retrouvèrent dans une grande ville. De là, ils trouvèrent un taxi qui voulut bien les emmener.

Une fois devant la maison des Vugoh, Gaétan partit prendre de l’argent pour le payer. Sa mère apparut dans l’encadrement de la porte lorsque la voiture partit.

— Morgan !! Je croyais que tu avais déménagé !?

— J’ai changé d’avis, Madame.

— Cela fait si longtemps ! Entrez, les garçons. Oh, Morgan, quel plaisir de te revoir !

— Merci, Madame. Vous semblez en meilleure forme.

— Oui, ça va mieux. Merci de ta préoccupation.

— Il va rester pour cette nuit, informa Gaétan. J’espère que ça ne dérange pas.

— Bien sûr que non. Fais comme chez toi, Morgan.

— Merci.

Le décoloré le prit par la main et l’emporta dans sa chambre. Mme Vugoh ne fit que hausser les sourcils avant de préparer à manger.

Morgan hésita un instant, regardant Gaé lui faisant signe de le rejoindre sur le lit.

— Ca... ça ne te dérange vraiment pas ? demanda-t-il.

— D’être chez moi ? Non, au contraire. Pourquoi cette question ?

— Non, pas ça. Je veux dire... d’autres personnes auraient trouvé ça plutôt... bizarre et même peut-être effrayant de se lancer dans une relation avec un ex-dieu. Ca ne te fait donc rien ?

— Un peu, admit le décoloré. C’est ce que je pensais au début, mais ne pas t’avoir près de moi me met vraiment hors de moi et je me sens si... seul. Quand tu es parti... rejoindre tes amis, j’ai failli ne pas m’en remettre.

— A ce point ?

— Eh oui ! A tel point que je suis allé chialer comme une fille chez ton voisin homophobe.

— Non ??

— Tu vois où la misère humaine m’a conduit ? Mais ne mentons pas : il m’a remonté le moral. Il est plutôt sympa, en fait, ce gars !

— Euh oui, oui, à sa manière. Au fait, tant que j’y pense, as-tu des questions à me poser ? Y a-t-il des choses que tu veux savoir ? Je t’ai vu réfléchir longuement avant qu’on arrive chez toi, alors je suppose que tu as trouvé deux ou trois choses, non ?

— Oh, si peu, sourit Gaé, en voyant finalement le dieu s’installer dans ses bras sur le lit. Déjà j’aimerais savoir si tu as déjà eu une petite amie avant ? Tu avais balancé le prétexte de ton déménagement, mais je suppose que c’était faux comme tout le reste.

— Effectivement, ma chère petite amie n’était que du vent. Et non, je n’ai pas vraiment eu de relation avec de jeunes demoiselles auparavant. Mais je connais mes classiques pour avoir inspiré à divers mortels des rêves érotiques.

— Tu faisais ça ?

— Entre autre. Mais l’être humain est vraiment pervers, alors...

— En fait, tu dois être plus doué que moi en la matière !

Morgan rougit. Gaé adorait le taquiner et vint l’embrasser. Le brun le serra contre lui et ils roulèrent sur le lit, jusqu’à ce que le décoloré soit au-dessus de son amant. Ses mains caressaient ses flancs, provoquant quelques frissons de la part de son partenaire.

Quelqu’un frappa à la porte ; Gaé se releva bien vite :

— Oui ?

— A table !

— Nous arrivons, maman.

Dès qu’il l’entendit partir, Gaé se permit de chuchoter :

— Dommage que nous ayons été obligé d’arrêter.

— Gaé, mon honneur ne me permettrait pas de faire des choses interdites au moins de 18 ans dans une maison où il y a quelqu’un d’autre à l’intérieur.

— Même pas un tout petit peu ? geignit le décoloré.

— J’accepte le minimum, c’est tout. Mais tu te rends compte ? Si ta mère nous voyaient, ou entendaient, en pleine action !

— Nous pourrions fermer la porte.

— Elle pourra toujours nous entendre.

— Tu n’es pas drôle.

— Tu n’es pas mature.

— Grr !

— C’est toi qui as commencé !

Gaé s’avoua vaincu et l’embrassa une dernière fois avant de se précipiter à l’étage inférieur. Ils commencèrent à manger.

— C’est excellent, Madame, complimenta Morgan en fourrant une pomme de terre dans sa bouche.

— Merci, Morgan. Alors ? Gaétan m’a raconté que tu étais retourné chez toi, c’est ça ? Où est-ce que ça se trouve ?

— Euh... En Grèce.

— Si loin que ça ! Aurais-tu des origines grecques ? Etait-ce difficile d’apprendre le français ?

— Doucement avec tes questions ! intervint le décoloré.

— Oh oui, pardon.

— Ce n’est rien, rassura le brun avec un sourire. Eh bien, oui, j’ai des origines grecques, d’où mon teint un peu bronzé et ma couleur de cheveux. Mais... j’avais une petite amie française, alors j’ai rapidement appris la langue. C’était d’ailleurs pour cette raison que j’étais venu ici.

— Une petite amie ? s’étonna Mme Vugoh.

— Oui, acquiesça Gaé. Mais elle lui a fait du mal et c’est moi qui aies du recoller les morceaux. Et maintenant c’est moi qui sors avec lui ; Morgan est mon petit ami.

— Gaé ! s’écria le concerné, rouge comme une tomate. Un peu de tact, voyons !

— C’est bon, je suis habituée, fit la mère avec un petit rire. Mais je suis heureuse pour vous deux, ça ne me dérange pas. De plus, Gaétan m'avait déjà préparée.

— Morgan, pourrais-tu récupérer ton appartement que tu avais auparavant ?

— Non, car mes parents ne m’envoient plus d’argent. Il va falloir que je trouve un petit boulot pour pouvoir survivre.

— Tu peux rester ici, si tu le souhaites, informa la femme.

— Merci de votre proposition, mais je ne peux pas accepter pour un long terme. Mmh... Cela m’arrangerait que vous m’hébergiez pendant un petit moment, mais je désire avoir un appartement pour moi tout seul. Et je veux absolument vous être utile !

— Où est-ce que tu vas chercher du travail ?

— Euh...

— Morgan m’avait dit qu’il s’intéressait à l’histoire, plus particulièrement à l’Antiquité. Il pourrait essayer de voir de ce côté-là.

— Peut-être vais-je faire professeur de latin et de grec.

— Ce serait super ! Moi je veux devenir prof de sport, ainsi nous pourrions nous entraider !

Le repas se finit joyeusement et les garçons allèrent dans leur chambre. Gaétan prêta un jogging à Morgan qui se l’enfila.

— Oh, ton tatouage !

— Hum ?

— Il est barré d’un éclair.

— C’est le dieu Zeus qui a fait ça. Ce tatouage nous permettait d’aller d’un endroit à l’autre, d’avoir nos pouvoirs respectifs. Moi, comme le dit si bien les dictionnaires, je suis porteur de la fleur de pavot et tout mon pouvoir était concentré dedans. Maintenant, Zeus l’a bloqué et je ne suis qu’un simple mortel avec un tatouage déformé.

— On dirait que c’est brûlé.

— Il ne fait pas dans la dentelle.

Gaétan avança la main et effleura la plaie cicatrisée. Morgan eut un frisson. Le décoloré se baissa et embrassa cette partie du corps comme si ce geste pouvait effacer l’acte immonde. Morgan le releva et l’embrassa amoureusement. Il l’entraîna sur le lit pour de légères caresses, avant de sombrer dans un sommeil réparateur. Quelle journée chargée !

A suivre...


Mydaya : Le prochain chapitre peut servir d'épilogue, si vous voulez. J'espère que pour l'instant, cela vous a plu ! Encore une fois, désolée d'avoir mis du temps à poster ce chapitre, mais je m'intéresse à d'autres histoires que j'écris en parallèle et que je n'ai pas encore publiée !

Donc un grand merci à Cerbère, Dealo, Ambre, Reika, Serenity 444, Pyrane et Furya à qui j'ai renvoyé un mail pour leurs reviews de soutien !

Un grand merci également aux revieweurs anonymes :

Snuff : Merci beaucoup pour tes encouragements, j'espère que cette suite t'a plu tout autant que le reste !


© Copyright 2005 Mydaya (FictionPress ID:408263).


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