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CHAPITRE X : Le dénouement
Matthieu devait bien reconnaître qu’elle ne pouvait pas mourir !
Soudain, il vit Alicia sortir de la pièce. Il partit la voir et la trouva assise dans les escaliers. Des larmes coulaient le long de ses joues. Il aurait voulu la prendre dans ses bras mais c’était malheureusement impossible ! Alors il se concentra plus fort que jamais et put ainsi mettre sa main sur la joue de la jeune femme.
-Je croyais que ça vous fatiguait.
-Oui mais j’ai envie de le faire.
A ces mots, elle fondit en larmes.
-J’aurais tant voulu vous aider, maintenant c’est impossible ! Elle ne sait pas comment inventer une formule !
-Elle, peut-être pas, mais Daniel va tenter d’en créer une et elle la récitera.
-C’est possible ça ?
-Mais bien sûr ! Je voulais vous remercier : je n’aurais jamais pu imaginer que nos tentative pour nous faire entendre de quelqu’un porteraient leurs fruits un jour ! Et même si ça avait été le cas, j’avais pensé que tout le monde prendrait peur en entendant notre histoire et qu’on ne nous aiderait jamais !
-Mais j’ai eu peur !
-Oui mais cela ne vous a pas empêchée de nous aider. Je voudrais également m’excuser pour vous avoir menti, je le regrette profondément, j’aurais du vous faire confiance dès le début.
-Ne vous excusez pas, j’aurais probablement fait la même chose à votre place !
Le contact de sa main sur sa joue était étrange, mais des plus réconfortants. Elle ressentait comme une sorte de chauds picotements. Elle aurait pu rester ainsi pendant des heures, à le regarder. Mais il ne pouvait rester longtemps ainsi et avait déjà ôté sa main à contre cœur, elle s’en était aperçue.
C’est vrai qu’elle s’était découragée un peu rapidement : elle n’avait même pas pensé que eux ils savaient comment inventer des incantations.
Elle ignorait combien de temps ils étaient restés assis dans les escaliers à se regarder, mais soudain Catherine déboula comme une furie !
-Ca y est ils ont trouvé une formule, ça fonctionne, hurla-t-elle de joie.
Et effectivement, Matthieu se rendit compte qu’il ressentait la même chose qu’il avait éprouvé la veille ! Il vit Alicia, surprise, se jeter dans ses bras et put la sentir contre lui, sentir son parfum. C’était si agréable. Il se mit à rire et à pleurer en même temps, ne sachant ce qu’il devait ressentir ! Et il serra Alicia dans ses bras aussi fort qu’il le pouvait !
Quand Alicia comprit ce qu’elle venait de faire, elle recula vivement, mal à l’aise. Puis elle vit Matthieu courir à la cuisine, et se jeter sur la nourriture que les autres avaient déjà mise sur la table.
Alicia se tenait devant la fenêtre de sa chambre, repensant à tout ce qu’elle avait vécu. Elle ne saurait expliquer le sentiment de délivrance qu’elle avait lu dans les yeux de chacun des membres de cette famille, mais c’était un sentiment si intense !
Elle entendit la porte de sa chambre s’ouvrir et vit Matthieu apparaître avec un large sourire !
-Vous savez, c’était ma chambre avant, lui dit-il. J’ai encore d’autres excuses à vous faire : c’était si simple en fin de compte ! J’aurais pu vous épargner toutes ces frayeurs !
-Mais non voyons, vous ne pouviez vous en douter, elle aurait peut-être fait pire que ses ancêtres.
-Vous y êtes bien allez sans défense vous !
-Oui mais moi je suis folle : il me manque certaines parties du cerveau : celles qui servent à réfléchir !
Matthieu ne pouvait s’empêcher de sourire.
-Je crois que nous allons partir, on ne pourra jamais expliquer notre présence soudaine ici. Et puis c’est votre maison maintenant.
-Voyons c’est ridicule, je ne vous laisserais pas partir ! Ce n’est pas difficile de raconter des histoires à des voisins ! Surtout quand on ne les connaît pas.
-Avant, j’aurais tout donné pour que ce calvaire s’achève. Je ne parle pas de ce qui c’est produit aujourd’hui, mais de la mort ! Mais à présent, j’ai une raison de rester en vie !...
Quand il lui avait dit que c’était sa chambre, elle s’était sentie comme une intruse, elle n’avait rien à faire ici ! Mais à cette dernière remarque, elle ne savait plus que penser !
-Acceptez-vous de m’épouser ?
Alicia fut extrêmement surprise par cette demande, elle le regarda, bouche bée !
-Je…je ne sais pas quoi dire ! C’est très soudain. On ne se connaît pas voyons !
-Moi je vous connais, à ma façon.
-Que voulez-vous dire ?
-Quand vous écriviez à votre bureau ou que vous mangiez, en fait un peu tout le temps, je vous observais pendant des heures.
Alicia rougit. C’était étrange de savoir qu’un homme l’observait ainsi à son insu ! Il était également étrange de savoir qu’un homme nourrissait de tels sentiments à son égard !
Elle se sentait heureuse ! Elle avait à nouveau cette intuition qu’elle avait déjà eu dans la journée et qui ne l’avait pas trompée !
-On pourra en reparler demain, lui dit-elle en esquissant un sourire.
Et il le lui rendit…