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Salut a tous ! Voici un autre chapitre Trash pour répondre a la demande certain(e)s fans de l’œuvre original de Lichee Parfum toujours avec sa bénédiction bien entendu.
Comme vous le devinez d’après le titre, imaginer ce que peu donner une enquête X-filesque dans l’univers de Ours Unknowns Feelings.
Bonne lecture et amusez-vous bien !
OUF
Chapitre 54a : Trash 2
THE OUF-FILES
La voûte céleste est étoilée, la nuit est légèrement humide. Aucun bruit, uniquement le souffle du vent qui fait bruisser la végétation. A une centaine de mètre, la silhouette d’une grange se dessine dans la nuit. Dans le champ proche une moto reposant sur sa béquille. Deux adolescents sont assis dans l’herbe et contemplent le ciel. Ils sont là serrer l’un contre l’autre.
- J’ai une envie subite, lâche Michel.
- Laquelle, demande Quentin en rosissant.
- J’ai envie de me rouler nu dans l’herbe.
- Quoi ????
Michel se lève et retire son blouson.
- Allez joli cœur accompagne moi.
Quentin hésite, il regarde Michel retiré son pull.
- Allez Quentin ! J’ai envie de me rouler avec toi, je veux sentir ta peau humidifiée par la rosée.
- Moi aussi, répond Quentin en se levant avant de retirer ses vêtements.
Une fois complètement nue, les deux jeunes hommes courent dans le champ en se poursuivant. Ils n’ont pour seul témoin que les corps célestes. Ils rient tout en courant. Quentin saute sur Michel, ils tombent tous deux au sol. Il reste un instant à se regarder dans les yeux. Puis Michel, à l’aide de son poids, fait basculer Quentin sur le coté pour l’entraîner avec lui dans une roulade dans les herbes folles. Ils roulent ainsi sur plusieurs mètres avant de s’immobiliser sur le dos côte à côte. Ils contemplent le ciel étoilé, Quentin se serre contre le corps couvert de rosée de son amant.
- Cette fois, il n’y aura pas de tâche d’herbes sur mes vêtements, plaisante Quentin.
- Non joli cœur, mais sur tes fesses, fait Michel en se positionnant au-dessus de son amant.
Il approche son visage des lèvres de Quentin. Leurs bouches se joignent
dans un fougueux baiser, ils jouent avec leurs langues. Michel rompt le baiser pour glisser ses lèvres dans le cou de Quentin qui frissonne d’aise. La bouche de Michel continu à descendre pour venir titiller avec la pointe de la langue les aréoles. Quentin passe ses mains dans les cheveux de Michel pendant que les siennes caresse le ventre de son amour. Les mains arrivent au bas ventre de Quentin, l’une d’elle se referme délicatement sur le membre déjà tendu pour commencer un doux mouvement de va-et-vient. La bouche de Michel a continuer sa descente sur le corps de Quentin, de bout des lèvres, il embrase le nombril puis descend lentement avec la pointe de la langue vers la toison pubienne. Une fois arrivé, avec sa main il dirige la virilité triomphante vers sa bouche. Quentin sent le souffle chaud de son amant sur la partie la plus intime de son anatomie, il ouvre les yeux pour regarder Michel lui prodiguant autant de douceur. Il regarde en direction de son bas ventre. Il voit Michel le prendre en bouche, il reste la quelque instant a observer la tête aller et venir dans un mouvement quasi régulier. Quentin soupir de bien-être. Il repose sa tête dans l’herbe fraîche pour profiter des sensations qui parcours son corps emplit de désir, ses yeux regardent les étoiles. Jamais il n’avait pensé faire l’amour en plein air. Mais brusquement Quentin se tend. Michel arrête sa caresse pour le regarder avec inquiétude.
- Je t’ai fait mal, demande Michel avec angoisse.
- Non. Pas du tout, répond Quentin sur un ton légèrement absent.
- Alors ! Que t’arrive-t-il ?
- Y’a un truc étrange dans le ciel.
- Quoi ?
Michel s’allonge à la hauteur de Quentin pour regarder les étoiles.
- Joli cœur, je ne vois rien.
- Si regarde bien.
Quentin pointe du doigt un point lumineux. Michel regarde la zone indiquée.
- Je ne vois toujours rien !
- Mais si regarde bien.
- Je ne comprends pas ton sens de l’humour, surtout….
Michel remarque un point lumineux dansant entre les étoiles et semblant grossir.
- Qu’est ce que ça peut bien être se machin, s’interroge Michel.
- Sûrement pas une étoile filante.
D’un coup le point lumineux devient de plus en plus gros comme si il allait tomber sur les deux amoureux.
- Restons pas là, fait Michel en se levant en agrippant la main de Quentin.
Ils sont tous les deux nus entrain de courir dans le champ en direction de la moto et de leurs vêtements. De temps à autre Michel jette un regard en arrière, le point continu de grossir.
- Grouille toi !
- Tu crois que je fais quoi, rétorque Quentin.
Une intense lumière projette leurs ombres sur le sol puis les aveugles dans un flot lumineux d’un blanc intense.
Quentin et Michel sont, face contre sol, étendu dans le champ. La lumière a disparu aussi vite qu’elle est venu. Michel redresse la tête et regarde autour de lui.
- Joli cœur ? Ca va ?
Quentin se redresse.
- Je crois. Que c’est-il passé ?
- Aucune idée mais une chose est sur on traîne pas ici !
Les deux jeunes hommes se lèvent pour rejoindre la moto. Une fois arrivé a destination ils ramassent leurs affaires et commence à se vêtir. Mais à peine ont-ils commencé que deux points lumineux blanc s’approchent sur leur droite à travers champ.
- Chié ! Baisse toi Quentin ! Faut pas se faire voir.
Quentin se plaque au sol, pendant que Michel va coucher sa moto dans les hautes herbes avant de se plaquer au sol a son tour.
Les deux points lumineux avancent en parallèle l’un de l’autre et grossissent à vu d’œil. Les points s’immobilisent à une cinquantaine de mètre des deux jeunes hommes.
- Ils avancent plus, fait Quentin.
- Je vois.
Un bruit métallique arrive à leurs oreilles.
- Une portière, fait Michel.
- Le fermier ? La police ?
- Peut-être.
Sortant de la voiture une petite femme rousse s’avance dans le champ en regardant le ciel.
- Tu as vu cela Luscy, demande la femme sur un ton excité.
Un grand homme maigre et brun sort à son tour du véhicule.
- Dumler, je n’ai vu qu’un jet de lumière, soupir l’homme.
- Je t’avais bien dit que cet endroit avait des choses à nous révéler !
- Comme toujours tu t’emballes pour un rien.
La femme revient vers la voiture.
- Tu as bien vu la lumière qui est descendu dans le ciel !? Ne me dit pas que c’est un astre qui a pu faire ça !
- Non. Beaucoup plus simple.
- Je suis curieuse d’entendre ta théorie, fait la femme en posant ses mains sur les hanches.
- Comme tu veux, répond l’homme avec une moue dépité.
Il tend son bras en direction du Nord.
- A environs 5Km au Nord, se trouve un aérodrome, reprend l’homme. L’une de ses pistes est en plein dans l’axe du champ. Donc il est fort probable que la lumière que nous ayons vue provienne d’un phare d’atterrissage d’un petit avion ou un jet faisant ses manœuvres d’approche. Je le reconnais pour cela il devait voler trop bas mais rien n’exclut des turbulences à une altitude plus élevé qui perturbe une approche classique.
- Belle théorie mais ce n’est pas ça !
- Dit moi le tienne alors !
Un bruit de craquement attire leur attention. La femme sort son arme, l’homme se penche dans la voiture pour en sortir une lampe torche. Il sort a son tour son arme puis rejoint la femme. Tous deux avancent vers la source du craquement éclairé par la lampe.
En approchant de la source ils entendent des voix parlant discrètement.
- Purée grouille toi !
- Je vais aussi vite que je peux !
L’homme ballait avec le rayon de la torche la zone. Le faisceau révèle deux jeunes hommes dévêtus enfilant leurs vêtements en catastrophe. L’un d’eux sautille sur un pied, il tente désespérément d’enfiler son pantalon.
- Ne bouger plus ! Police, prévient la femme.
- Manquait plus que ça, lâche le garçon avec son pantalon avant de perdre l’équilibre.
- N’ayez crainte, nous vous ferons aucun mal, fait l’homme en remettant son arme dans son étui. Je suis l’inspecteur Luscy et voici l’inspectrice Dumler, nous sommes du BNE.
- BNE, interroge le garçon brun.
- Bureau Nation d’Enquête.
- Et que venez vous faire ici ? Dans un champ en pleine nuit ?
- On pourrait vous demandez la même chose, lâche Dumler
- Hum… Voyons Luscy, ils comptaient les pâquerettes.
- Les pâquerettes !?
- Une façon de dire qu’ils étaient….
- J’avais compris ! C’est ton expression « compter les pâquerettes » qui me surprend. Je ne connaissais pas cette expression « champêtre ».
Pendant ce temps les garçons se sont rhabillés.
- On peut partir, demande celui avec de longs cheveux.
- Un instant, intervient Dumler Vous vous appelez comment.
Les deux jeunes hommes se regardent avec une lueur de panique.
- Juste vos prénoms, précise Luscy.
- Euh ! Quen…tin
- Michel fait le second.
- Et bien Quentin et Michel, je crois que pour la prochaine fois, vous devriez trouver un coin plus intime pour batifoler.
- Oui, bafouille Quentin.
- Mais vous n’avez toujours pas dit pourquoi vous êtes ici, remarque Michel.
- Depuis quelques semaines, il y a des choses étranges dans le secteur.
- Comment ?
- Des lumières au-dessus de se champ justement. Et une attaque sur un pensionnaire d’une maison de repos par une créature difforme. D’après la personne agressé le monstre était la jeune fille qui est passer sous le train il y’a quelque temps.
- Audrey, s’exclame Quentin.
- Vous la connaissiez, demande Dumler.
- Nous étions juste dans le même lycée sans plus, s’empresse de dire Michel.
- Il ne faut pas oublier que la personne ayant subit l’attaque était dans cet institut suite à de grave problème et bourré de médications divers, intervient Luscy.
- On peut vous reconduire, propose Dumler.
- Non merci ça ira, fait Michel en relevant sa moto.
Au même instant un bruit d’herbe écrasée et une forme sorte du champ, Luscy saisie sa torche pour la braquer sur le nouveau venu.
Un adolescent apparaît, il porte une main a ses yeux pour ne pas être éblouit, dans l’autre il tient un appareil photo numérique. Sur son flanc un sac à dos.
- La glue, lâche Quentin.
Michel met sa moto sur béquille avant de foncer sur « La Glue » et l’attraper par le col.
- Ronald ! Qu’est-ce que tu foutais là, hurle Michel menaçant.
Dumler s’interpose entre les deux garçons.
- J’étais venu faire des photos pour mon prochain article dans le « substance L », répond Ronald complètement perdu.
- Le « substance L », interroge Dumler.
- Le journal du lycée.
- Alors tu nous a suivi, demande Michel retenu par Luscy.
- Vous suivre ! Pourquoi ? J’ai entendu la rumeur au sujet de lumière qui volait au dessus du champ.
- Et vous avez pris des photos, questionne Dumler.
- Oui, enfin je crois, faut que je les sorte de l’appareil.
- Très bien, je voudrais bien voir ce que vous avez pris.
- Si vous voulez mais vous êtes qui ?
- Inspecteur Dumler et Luscy du BNE.
- Le BNE ! Le Bureau National d’Enquête s’exclame Ronald tout excité.
- Oui, vous connaissez, s’étonne Luscy.
- Oui ! Enfin les rumeurs comme quoi vous enquêtez sur des affaires a caractère étrange voir surnaturelle. D’ailleurs pourquoi votre division se nome pas le BNES pour Bureau National d’Enquête Spéciale ?
- Euh….
Ronald sort de sa poche un petit carnet à spirale et attrape le crayon de bois coincé dans les spirales.
- Alors sans trahir les secrets de votre enquête, reprend « La Glue ». Comment trouvez-vous notre ville ? Vous êtes ici pour enquêter sur les lumières dans le ciel ?
- Vous pouvez y aller les garçons, fait Luscy à l’attention de Michel et Quentin.
Les intéressés partent a pied, Michel pousse sa moto jusqu'à la route pendant que les deux inspecteurs subissent le flot de question de Ronald.
- Pensez-vous que ces lumières soient…..
Dumler vient de mettre sa main sur la bouche de Ronald pour le faire taire.
- Ca suffit assez de question !
Ronald fait oui de la tête.
- Nous passerons demain au lycée pour voir les photos.
- Comme vous voulez. J’ai hâte de renter au lycée pour les éditer. J’ai la clef du journal avec moi.
Luscy vole l’appareil photo des mains de Ronald.
- Hé, proteste-t-il. C’est mon appareil personnel !
- Je vais vous le rendre.
L’homme fouille dans une poche de son blouson pour en sortir un sac plastique dans lequel il glisse l’appareil avant de fermer le sac.
- Je suppose qu’un bon journaliste comme vous connaît se type de sac.
- Oui, soupir Ronald. Un sac à pièce à conviction.
- Exacte ! Mais ce model a une particularité c’est qu’il s’auto scelle. Donc si demain le sac a été ouvert la bande nous l’indiquera.
- Pourquoi faite vous cela ?
- Pour éviter que vous retouchiez les photos avec un logiciel, fait Dumler.
- Bonjour la confiance, soupir « La Glue ».
- Vous étiez où pour prendre vos photos, demande Dumler.
- A environ 150 – 200 mètres d’ici.
Dumler s’enfonce dans le champ dans la direction indiqué.
- Voilà, fait Luscy en remettant le sac à Ronald.
- Merci, grimace Ronald.
- Je pourrais voir votre carte d’identité.
Ronald sort sa carte d’une poche de son blouson.
- Ronald Krurbik, lit l’inspecteur avant de lui rendre. A demain alors.
- Wé à demain.
Alors que Ronald s’éloigne d’un pas lourd en direction de la grange, l’inspecteur Luscy va rejoindre sa collègue.
- Alors tu as trouvé des sélénites, plaisante Luscy. Ca va être dur dans toutes ces herbes folles.
- Non aucun habitant de la lune. Mais une chose étrange, passe moi la torche.
Un peu surpris l’homme lui donne la torche.
- Qu’est-ce que tu as vu, interroge Luscy.
- Je ne sais pas encore, répond évasivement Dumler en allumant la lampe pour éclairé le sol.
Elle fouille le sol avec le rayon puis s’accroupie.
- Je crois que notre jeune journaliste n’était pas seul ici.
- Tu crois qu’il était avec les deux autres, Luscy hésite a continué sa phrase.
- Non, il n’est pas du genre à compter les pâquerettes avec eux.
- Alors ?
Elle désigne du doigt les herbes couchées.
- On voit bien ici la trace de corps ayant été allongé dans l’herbe. D’après notre journaleux, c’est ici qu’il se serait mit pour prendre ses clichés.
- Je ne vois pas le problème.
- Le problème c’est que l’on voit la trace d’un autre corps à coté. Et que cette trace est bien visible car l’herbe est toute calciné.
Elle éclaire la zone. Luscy voit apparaître dans l’herbe brûlée la forme d’un corps ainsi que des traces laissant penser à une lutte.
Ronald a rejoint la route, il circule sur son vélo. Une voiture roulant en sens inverse l’éclaire un court instant. Une chose étrange c’est produit au niveau de son visage. Plus précisément au niveau de ses yeux. Ses blancs d’yeux n’ont plus leur couleur usuelle, ils sont rouge vif.
L’inspecteur Luscy est tiré de son sommeil par des coups donnés sur la porte de sa chambre de motel. Il se lève, les cheveux en bataille, vêtu d’un simple caleçon a rayure. Il entrouvre la porte en baillant pour découvrir sa collègue.
- Dumler ! Il est 06H30 !
- J’ai de quoi démolir ta théorie, fait-elle en forçant l’entrée.
- Et ça ne pouvait pas attendre ?
Dumler brandit des feuilles sous le nez de son collègue.
- Voici les rapports météorologiques ainsi que le trafic aérien de cette nuit.
- Je t’écoute, fait Luscy en s’assoyant sur le lit.
- La météo était parfaitement clair, aucun nuage, ni vent qui auraient obligé un avion de voler aussi bas. De plus le relever du trafic aérien n’indique aucun vol entre 22H00 et 05H30 !
- Et si justement l’avion volait si bas pour ne pas être enregistrer, lâche Luscy en baillant.
- Tu pense à de la contrebande ?
- Pourquoi pas.
- Aucune infos n’indique un trafic quelconque dans la région.
- Oui, mais c’est une possibilité qu’il ne faut pas exclure.
- Nous verrons bien avec les photos prises par ce journaleux.
- Voilà, comme ça on serra fixer, répond l’homme en s’allongeant.
- Luscy apprête toi ! Nous y allons !
- Dumler, le lycée ouvre ses portes à 08H00, donc nous avons le temps.
- Mais…, proteste la femme.
- Va dormir un peu et reviens pour 08H00, coupe Luscy en rabattant les draps sur lui.
- Tu n’es pas presser de trouver le fin mot de cette affaire ?
- Pour l’instant j’ai simplement sommeil ! Tu penseras à refermer la porte en sortant. Merci !
Dumler quitte la pièce a regret.
Un peu plus tard dans la matinée, la voiture des deux inspecteurs se gare devant le lycée. Ils se dirigent vers le concierge qui les regarde approcher avec un drôle d’air.
- Bonjour Monsieur, fait Luscy. Nous cherchons les locaux du journal du lycée.
- Bonjour. Puis-je savoir qui vous êtes ?
- Inspecteurs Luscy et Dumler, fait cette dernière en exhibant sa carte.
- Et pour quelle raison y allez vous ?
- Nous avons rendez-vous avec Ronald Krurbik pour une interview, déclare Luscy.
- Ah ! Longez le bâtiment sur votre droite, c’est la dernière porte.
- Merci, fait Dumler.
Les deux inspecteurs arrivent devant la porte, sur celle-ci se trouve une pancarte plastifiée avec le nom du journal. Dumler frappe. Une voix à l’intérieur crie d’entrée.
Ils découvrent Ronald pencher sur un bureau devant un ordinateur tapotant un article.
- Bonjour, lance Luscy.
Ronald se retourne. Quand il aperçoit ses visiteurs il bondit de son siége telle une puce sur le dos d’un chien.
- Inspecteurs Mully et Sculder !
- Euh ! Non ! Luscy et Dumler.
- Enfin vous êtes là ! Je vais pouvoir enfin voir les photos que j’ai prises !
Ronald saisi le sachet dans lequel se trouve son appareil photo numérique et le tend fièrement à Luscy.
- Vous voyez, j’ai eu du mal mais je vous ai attendu, clame fièrement « La Glue ».
- Je vois, je vois, répond l’intéressée en saisissant la pochette pour ouvrir les scellés.
Une fois l’appareil de retour dans les mains de son propriétaire, ce dernier s’installe à son bureau pour extraire la carte mémoire.
- Surtout pas de fausse manip, fait Dumler.
- Je sais, je sais, répond fiévreusement Ronald.
Il tremble d’excitation en introduisant la carte dans le lecteur de son ordinateur. D’une main tremblante il dirige sa souris pour ouvrir un logiciel de photo puis sélectionner le lecteur. Après quelque instant une série de réductions apparaissent sur l’écran. Ronald sélectionne la première de la série pour la voir en grande taille.
- La vache, s’exclame « La Glue ».
Les inspecteurs restent silencieux pendant que les images défilent, alors que le jeune journaliste ne cesse de s’exclamer.
Les images montrent le point lumineux qui grossi au fur et a mesure. Sur les clichés les plus proches, on distingue une forme lumineuse blanche ainsi que des reflets colorés. Mais sur les deux dernières images, ce sont deux points rouge brillant qui sont visibles au centre d’une forme sombre. C’est ses images qui interpellent l’inspecteur Dumler.
- Vous pouvez me copier les photos, demande Dumler.
- Bien sur ! Vous avez un cd ?
Dumler regarde Luscy.
- Nous sommes un petit journal de lycée, fait Ronald. Nous n’avons que des fournitures au compte goutte.
- Je vois, fait Dumler. Il y’a un magasin d’informatique dans le secteur ?
Pendant se temps Luscy fouille dans ses poches pour un sortir un petit objet qu’il tend a Ronald.
- Ca devrait allez, il est même pas remplit à la moitié. Ca devrait suffire.
Ronald saisie l’objet et ouvre de grand yeux.
- Waouh ! Un lecteur MP3 clef USB de 512 Mo ! Je rêve d’en avoir un !
« La Glue » fait de grands yeux à Luscy.
- Rêves pas gamin ! C’est comme pour ton appareil photos. C’est perso.
- Bon OK, fait Ronald dépité.
« La Glue » introduit la clef dans le port USB de son ordinateur et copie les images dessus. Une fois fait il redonne la clef USB à Luscy.
- Je vais faire un article dessus. Dés que vous aurez terminez votre enquête, je pourrais avoir vos conclusions ?
- Ne vous emballez pas, fait Dumler. Il y’ab de forte chance que vous soyez déçu.
Luscy regarde sa coéquipière avec surprise.
- Tu viens Luscy, nous avons encore des choses à faire.
L’homme part à la suite de la femme après avoir prit congé de Ronald qui commençait déjà à rédiger son article avec ferveur.
Une fois sortie des locaux du « Substance L », Luscy regarde sa coéquipière.
- Tu ne crois plus à ta théorie d’objet volant ?
- Plus que jamais au contraire !
- Je ne te suis plus.
- Je veux juste éviter que ce journaliste en herbe mette son nez dans l’enquête.
- Je crains que ce soit mal le connaître.
- Nous verrons bien. Pour l’instant direction le motel.
- Le motel ? Tu as un coup de fatigue ?
- Non ! J’ai besoin de ton ordinateur portable.
- Mon portable ?
- Je veux passé les images à l’analyseur spéctrique de couleur.
- Tu as remarqué quelque chose ?
- Ca se pourrait.
Ronald Krurbik tape son article sur l’ordinateur du journal quand sa vision se trouble. Il se frotte les yeux mais il est pris d’un prompt mal de crâne. Il prend sa tête a deux mains tellement il souffre. Les blancs de ses yeux virent au rouge. Il retire les mains de sa tête pour revenir à l’ordinateur. Il saisit la souris et sélectionne le dossier photos. Il choisit les images montrant les deux points rouges puis les efface. Une fois fait, il reporte les mains sur sa tête. Ses yeux reprennent une couleur normale.
- Quel mal de tête ! Je dois trop travailler. Allez je fini mon article.
Ronald reprend l’écriture de son feuillet sans se rendre compte que certaines images ont été retirées de son disque dur et de sa carte mémoire.
Les deux inspecteurs du BNE sont dans la chambre de Luscy, ce dernier a branché son lecteur MP3 sur son ordinateur portable pour transférer les photos.
- Je voudrais que tu essais d’éclaircir les dernières photos celle avec les points rouges.
- Je vais voir ce que je peux faire avec le logiciel spéctrique mais je ne sais pas bien l’utiliser.
- Je fais confiance à tes doigts de fée du clavier.
- Inutile de te perdre en vile flatterie.
Luscy sélectionne l’une des images voulut par sa collègue. Il utilise le pad pour actionner certain contrôle du logiciel, comme la luminosité, le contraste, la netteté et bien d’autre encore pour obtenir une image plus visible.
Un sourire de triomphe vient éclairé le visage de Dumler au fur a mesure que l’image se modifie.
Sur l’écran de l’ordinateur portable, l’image une fois travailler révèle deux yeux rouges dans une forme sombre ressemblant à un torse.
- Alors Luscy, que vois tu ?
- Pour l’instant rien de bien concluant.
- Je t’en pris cesse d’être aussi septique !
- Je ne vais pas m’emballer pour une photo avec des yeux rouges !
- Pour toi ce n’est pas une preuve d’une présence d’une forme de vie extra-terrestre.
- Alors tu n’as jamais pris de photographie au flash qui donnait des yeux rouges au développement ?
- Bien sur que si ! Mais tu prends au flash pour prendre des photos de nuit en extérieur ?
- Tu marques un point Dumler, admet Luscy.
- Tu peux encore modifier l’image ?
- Nous allons voir cela.
Luscy déplace les curseurs de fonction du logiciel, des fonctions qui ne sont pas dans les programmes de retouche d’image grand publique. L’image se modifie, un visage se devine, un visage étrange avec ses yeux rouges, une toute petite bouche aucun nez ni oreille visible, le tout recouvert d’une peau à la texture rouge grêlée.
- Alors tu connais beaucoup de gens avec cette apparence, demande Dumler.
- Pas vraiment.
- Je crois qu’il serait bon de retrouver notre jeune journaliste, fait Dumler en saisissant sa veste.
- Par où tu veux commencer, demande Luscy en éteignant son ordinateur pour suivre sa collègue.
- Par le lycée déjà.
- Tu crois qu’il y sera encore ?
- Un journaliste comme lui ! Sûrement !
Quand les deux inspecteurs arrivent au lycée, ils aperçoivent Ronald qui quitte l’établissement sur son vélo. Dulmer qui est au volant se met à suivre le jeune journaliste à bonne distance. Ils traversent ainsi une partie de la ville avant que le jeune homme à vélo s’engage dans l’allée d’un petit pavillon. La voiture des inspecteurs du BNE se gare dans la rue légérement en retrait du pavillon afin de ne pas ce faire voir. Dumler détache sa ceinture de sécurité et ouvre sa portière.
- Que va-tu faire, demande Luscy légérement inquiet.
- Je vais juste m’approcher voir le nom sur la boite au lettre.
- Il y’a de très forte chance que se soit le domicile familiale.
- Je sais bien, mais je veux aussi savoir si le vélo est rangé.
- Pour quelle raison ?
- Si il est dehors c’est qu’il a l’attention de ressortir.
- Tu te prends pour Sherlock Holmes maintenant ?
- Elémentaire mon cher Luscy.
Sur c’est mots Dulmer quitte le véhicule et s’avance avec précaution vers la demeure en longeant les haies et murets des autres habitations de la rue.
Après quelques minutes Dumler revient dans la voiture.
- Alors, questionne Luscy.
- C’est bien la demeure de la famille. Son vélo est toujours dehors.
- J’ai compris ils ne nous reste plus qu’a patienté.
- Exactement.
- Tu as pensé au sandwich ?
- Sandwich ?
- Au cas ou tu n’aurais pas remarqué il est prés de 13h00 !
- Je n’ai pas faim. Puis ça te fera du bien de jeûné un peu, je trouve que tu as pris un peu de ventre c’est dernier temps.
Luscy pose son coude sur la portière et regarde vers l’extérieur en répondant « Si tu le dit ». Dumler sort de sa veste un paquet de graine de tournesol et le temps à son collègue. Si tu veux je peux te proposer cela.
- Sans façon !
- Dommage, fait Dumler en ouvrant le paquet.
Ils restent ainsi plus d’une heure à attendre que Ronald sorte. Dumler a remplit le cendrier de pelure de graine et commence à les jeter dans la rue par la fenêtre ouverte alors que Luscy c’est relaxer appuyer sur le repose tête.
Enfin le jeune journaliste sort en vélo, il porte des lunettes de soleil et un sac a dos.
Dumler secoue son partenaire.
- Et c’est partie, fait-elle en tournant la clef de contact.
Le jeune journaliste en herbe porte des lunettes de soleil afin de dissimuler l’étrange couleur rouge de ses yeux.
Cette fois si, les inspecteurs travers toute la ville à la suite de Ronald pour arriver dans une zone industrielle à l’extérieur des habitations. Aux abords de la zone, il règne une drôle d’agitation inhabituelle pour un samedi après midi. Les inspecteurs voient un semi remorque entrée dans la zone après avoir passé un point de contrôle à l’entrée. Le vélo de Ronald approche de l’entrée quand deux hommes lui barre la route. De l’endroit où se trouvent les agents ils peuvent deviné d’après sa gestuelle que Ronald veut y entrer mais que les hommes lui en refusent le droit. Le jeune journaliste rebrousse chemin visiblement contrarié. Il passe à coté de la voiture des deux inspecteurs sans les voir. Dumler se prépare à démarrer pendant que Luscy descend de la voiture.
- Ou va-tu, demande la femme.
- Faire ma petite enquête, répond son partenaire. Tu es assez grande pour le suivre toute seule.
Sur ces mots Luscy ferme la portière puis part en direction du point de contrôle de la zone alors que le véhicule démarre.
Luscy arrive d’un pas tranquille au point de contrôle, il voit derrière celui-ci une forte activité. Dans son champ de vision, il constate que les deux gardes le regardent approché avec un regard lourd.
- Bonjour messieurs ! Belle journée n’est-ce pas, lance Luscy sur un ton désinvolte.
Les deux gardes échangent un regard avant de répondre.
- Bonjour. Nous pouvons vous aidez ?
- Oui. Avec plaisir. Il y a quelque instant un jeune homme est venu vous trouvez.
- C’est exact, répond l’un des gardes méfiant.
- Puis savoir ce qu’il voulait ?
- Il voulait entrée dans la zone, répond le second.
- Ah ! Et vous lui avez refusé l’entrée ?
- C’est exact.
- Pour quel motif ?
Les deux gardes se regardent encore une fois.
- La zone est interdite d’accès pour le moment, déclare l’un deux. Pour raison de sécurité.
- Une épreuve sportive va se dérouler ici dans la soirée, continu le second. En ce moment c’est la mise en place du matériel. D’ailleurs nous avons un arrêté préfectoral qui interdit toute circulation dans la zone.
- Très bien, je vous remercie messieurs. Bon courage.
Luscy tourne les talons sur ces derniers mots. Il part en direction de la ville à pied. Une fois assez éloigné de la zone, il prend son téléphone portable pour appeler sa collègue.
Dumler suit toujours le vélo de Ronald à bonne distance quand son téléphone sonne, elle attrape le téléphone d’une main et le coince avec son épaule et son oreille.
- Dumler.
- C’est moi. Apparemment le jeune Ronald a voulu rentrée dans la zone industrielle mais il n’a pas pu car les gardes interdisent l’entrée.
- Et tu sais pourquoi ?
- Une épreuve sportive va se dérouler dans la soirée et ils sont entrain d’installer le matériel.
- Bien, répond Dumler en tournant le volant.
- Il est fort probable qu’il soit venu pour faire un reportage.
- Sur l’installation du matériel ?
- Non sur l’épreuve sportive !
- Alors pourquoi serait il venu aussi tôt ?
- Je l’ignore Dumler.
- Crois en mon instinct, il est venu pour autre chose. Et zut !!!!!!
- Quoi ?
- Je l’ai perdu !
- Il t’a semé ?
- On dirait bien, soupir Dumler.
- Comment un gamin en vélo a-t-il pu te semer ?
En effet, après un croisement, le vélo de Ronald c’est volatilisé.
- Luscy, je viens te chercher, fait la femme en raccrochant.
Une fois récupéré Luscy, les deux inspecteurs se rendent au lycée pour voir si Ronald si trouve mais en vain. Ils se rendent ensuite à son domicile avec le même résultat.
- Bon nous n’avons plus qu’a retournez à la zone industrielle, déclare Dumler.
- Tu crois qu’il y est retourné ?
- Tentons la chance, de toute façon nous l’attendrons là bas, je suis certain qu’il y a une chose qu’il l’intéresse dans cet endroit !
- Peut-être l’épreuve sportive, ironise Luscy.
- Peut-être pas.
La voiture quitte la rue du domicile de Ronald, ce dernier les regarde partir, cacher derrière les rideaux de sa chambre, avec ses yeux rouges.
Dumler gare le véhicule à bonne distance de l’entrée surveillée par les deux gardes de la zone. De nombreux autres véhicule sont garés sur les coté de la route menant à la zone. La voiture des agents est stationnée de façon à bien voir sans attirer l’attention sur ses occupants.
Cette fois si avant de commencer leur planque, ils sont passés à un fast food afin de faire des réserves de nourritures et de boissons pour patienter.
- Comment tu veux qu’ont ne prennent pas du poids en mangeant c’est hamburger, fait Luscy en mordant à pleine dent dans un double cheese.
- Je veux bien te le concédé, répond sa collègue en avalant une gorgée de soda sans sucre.
De l’endroit où ils se trouvent, par instant le vent leur apporte des bribes de musique, ainsi que des effluves de frite et de merguez. En début de soirée ils voient arrivé plein de voiture et des motos qui entrent dans l’enceinte de la zone.
- Y’a de l’agitation, remarque Luscy.
- La fameuse épreuve sportive dois être une course de moto, fait Dumler. C’est bien si ils ont obtenu de la faire dans la zone. C’est mieux que les runs sauvages sur les nationales.
Pendant ce temps là, ils sont loin de se douter que Ronald se trouve à quelques mètres de leur position. Il observe l’entrée avec ses yeux rouges. Le jeune homme et son vélo sont cachés derrière un grand panneau indicateur. Il regarde sa montre avant de s’asseoir sur le sol pour prendre son mal en patience et attendre la fin de la manifestation.
Quelques heures s’écoulent, qui paraissent interminable à Ronald ainsi qu’au deux inspecteurs, avant que la foule commence a vidé la zone. Seul une voiture a quitté la zone prés d’une heure plus tôt. Maintenant des motos sortent par vague ainsi que les premières voitures qui quittent leur stationnement.
Une fois la zone pratiquement vide Ronald grimpe sur son vélo et part en direction de l’entrée qui n’est plus surveillé.
Dans la voiture, Dumler grignote des graines de tournesol alors que son collègue regarde la route. C’est alors que Luscy voit passé à coté de leur véhicule le jeune journaliste sur sa bicyclette, aussitôt il donne un coup de coude à sa partenaire.
- Quoi, demande Dumler.
- Regarde qui vient de passer, fait-il en désignant le vélo du regard.
Aussitôt Dumler jette son paquet de graine et démarre le moteur. Une fois Ronald assez loin, il se met à le suivre à bonne distance.
Quand ils entrent dans la zone, les deux inspecteurs voient des hommes affairés a démonté du matériel et a nettoyé la route et ses abords. Ils empruntent, à la suite du journaliste, la grande rue qui travers toute la zone par son centre.
Le vélo de Ronald fait halte devant un immeuble fraîchement construit de bureau. Les deux inspecteurs le voient descendre de sa bicyclette et se rendre devant la porte d’entrée. D’où ils sont, ils ne peuvent pas voir la façon don Ronald s’y prend pour ouvrir la porte, mais quoiqu’il en soit le jeune journaliste entre dans le complexe.
Une fois Ronald disparut dans l’immeuble les deux inspecteurs quittent leur voiture pour le suivre. Quand ils arrivent devant la porte, ils découvrent que cette dernière possède un digicode. Dumler tire la porte qui s’ouvre sans aucune résistance.
- Honneur au dame, fait Luscy en sortant son arme.
Dumler fait de même avec un regard exaspéré.
Dans le hall d’entrée, une grande plaque indique les noms des sociétés et leur étage.
- A ton avis, demande Luscy. Quels locaux vient-il visiter ?
Le regard de Dumler s’illumine en voyant un nom sur la plaque.
- Je dirais le quatrième étage, répond la femme.
Luscy regarde la plaque.
- Bio pharma corp ? Se nom me dit quelque chose.
- Nous avons déjà eu affaire avec une de leur filiale il y a environ deux ans, répond Dumler.
Les deux inspecteurs armes aux poings se dirigent vers le quatrième étage par les escaliers de secours.
Ce que ignore Ronald et les inspecteurs, c’est que des véhicules de diverse société de gardiennage pénètrent dans la zone pour prendre leur service vu que la manifestation est terminée.
Dumler et Luscy arrivent au quatrième étage, ils trouvent la porte des locaux de Bio pharma corp ouverte. Pourtant la porte de cette société fonctionne à l’aide d’un digicode et d’un capteur d’empreinte digitale.
- Tu crois toujours que c’est l’œuvre d’un journaliste en herbe, demande Dumler.
- Pas vraiment à moins que se soit un as de la cambriole.
Les deux inspecteurs entrent avec prudence dans les bureaux. Aucun bruit, ni aucune trace de Ronald. Ils se séparent pour explorer les lieux.
Les bureaux qu’ils visitent chacun de leur coté son en ordre, rien ne laisse à penser qu’ils ont été fouillé.
Subitement Dumler entend son collègue qui l’appelle doucement. La femme va rejoindre son partenaire.
- Que t’arrive-t-il, demande Dumler.
- Je suis tombé sur une chose plus qu’étrange !
- Quoi donc ?
Luscy ouvre une armoire métallique de classement. Mais les portes de l’armoire ne révèlent pas des dossiers mais d’autre porte ! Celle d’un ascenseur !
- Et après tu va me dire que nous ne nageons pas en plein étrange, ironise Dumler.
La femme appuis sur le bouton d’appel. Aussitôt les portes s’ouvrent. Les deux inspecteurs s’engouffrent dans la cabine. Ils remarquent que la cabine ne peut que descendre. Le tableau de commande indique des niveaux en sous sol.
- Alors que dit ton fameux instinct, demande Luscy.
Dumler regarde le panneau puis fait comme les enfants en choisissant la destination en jouant à « am stram gram ». Dés qu’elle appuie sur un niveau les portes se ferment et la cabine commence à descendre.
Après quelques instants de descente la cabine s’immobilise puis les portes s’ouvrent. Dumler et Luscy quittent l’ascenseur pour se retrouver dans un couloir aseptisé. Ils commencent leur progression dans se couloir. Toutes les portes sont closes, elles sont toutes avec des systèmes complexe de sécurité et avec une apparence métallique.
- Quel lieu étrange, fait Luscy.
- C’est un labo de recherche où je ne m’y connais pas, fait Dumler.
Ils continuent d’avancer avec prudence dans le couloir quand Dumler remarque une porte sur la gauche légérement entrouverte. Elle fait signe à son collègue. Ils se positionnent chacun de part et d’autre de la porte, plaqué contre le mur. Elle pousse la porte d’une main. Une fois la porte ouverte, elle se penche pour jeter un regard pour voir si personne ne se trouve à l’intérieur.
L’une des voitures de gardiennage se gare devant le complexe de bureau. Un agent de sécurité en descend, il avance vers la porte. L’homme se prépare à taper son code sur le digicode quand il remarque que la porte est ouverte. Il saisit sa radio à sa ceinture.
L’intérieur de la pièce regorge de congélateurs médicaux aux portes transparentes. L’une de ses portes est couverte de buée à l’intérieur, signe qu’elle a été très récemment ouverte. Dumler ouvre la porte, elle en sort un bocal métallique. Elle range son arme avant de saisir le dessus du récipient pour faire faire au couvercle un quart de tour. Elle soulève le couvercle, ce dernier contient une sorte de pince retenant une forme. Elle ouvre de grands yeux en réalisant ce qu’est la forme. C’est une sorte de foetus, mais pas un foetus humain malgré sa forme proche. Malgré le froid sa couleur est rouge, la tête a une toute petite bouche, aucun nez ni oreille.
Du coin de l’œil, elle voit une forme, elle tourne la tête pour découvrir Ronald avec ses yeux rouges.
- Luscy !
L’homme porte son regard dans la même direction, lui aussi remarque l’étrange regard rouge du jeune journaliste.
Ils restent ainsi quelques secondes a s’observé avant que Ronald ne prenne la fuite.
Dumler pose le bocal avant de partir à la poursuite du jeune journaliste, son coéquipier la suit dans sa course.
Quand ils arrivent au niveau de l’ascenseur, ils voient les portes qui se referment sur le jeune homme. Dumler actionne le bouton d’appel mais rien à faire les portes reste closes.
Ronald pousse la porte des escaliers de service, il dévale les marches aussi vite que possible.
Dumler et Luscy sortent de la cabine de l’ascenseur dans les bureaux de « bio pharma corp ». Ils traversent en courant la société pour rejoindre le couloir.
Ronald entend claquer la porte de service au dessus de lui.
Les deux inspecteurs pénètrent dans la cage d’escalier, un rapide coup d’œil pour voir ou se trouve le fuyard. Ce dernier se trouve deux étage plus bas et continu sa course. Ils pressent le pas pour le rattraper.
Ronald débouche au rez-de-chaussée, il court en direction de la sortie quand l’agent de sécurité tente de lui bloquer le passage. Le jeune homme lève sa main et d’un geste projette a distance le garde contre le mur.
Les inspecteurs du BNE courent vers la sortie, ils voient l’agent de sécurité affaler au pied du mur. Ils sortent de l’immeuble et voient Ronald qui fuit en direction du champ. Ils prennent la même direction a vive allure sans pouvoir remarqué les gyrophares de police qui remontent la rue.
Ronald court à vive allure dans le champ en friche. Tout en courant, il actionne une touche sur un bracelet lumineux qu’il porte à son poignet gauche.
Les voitures de police s’immobilisent devant le complexe de bureau. Un groupe de policier investi l’immeuble alors que l’autre partie part en courant dans le champ.
Dumler et Luscy sont toujours dans leur course effréné pour rattraper le fuyard, ils gagnent un peu de terrain sur ce dernier. A la lumière de la lune ils voient que le jeune journaliste a cessé de courir.
Quand ils arrivent à la hauteur du jeune homme, ils voient son étrange regard rouge. Ronald est parfaitement calme et semble les attendre.
Dumler braque son arme sur le jeune homme qui se met à sourire.
Subitement une forte lumière blanche les entoure aveuglant les deux inspecteurs. Quand la lumière se dissipe, Dumler et Luscy mettent quelques secondes avant de retrouver une vision normale. Quand la vue leur revient, ils voient Ronald évanoui sur le sol. Ils n’ont pas le temps de bouger que des lampes torche les éclairent.
- Police, crie un homme. Ne bouger plus ! Lâchez vos armes et mettez les mains en l’air.
- On est de la maison, fait Dumler en obtempérant.
- Nous sommes les inspecteur Luscy et Dumler du BNE.
- J’ai ma carte dans la poche intérieure de ma veste.
L’un des policiers avance arme au poing couvert par ses collègues. Il fouille la poche de intérieur de Dumler et en sort sa carte de police.
- Ils sont bien ce qu’ils prétendent être, fait le policier.
Les autres policiers rengaine leurs armes.
- Si vous pouvez demander une ambulance, nous avons une personne inconsciente, fait Luscy en désignant Ronald sur le sol.
- Nous allons le faire, fait un homme légérement bedonnant, les cheveux en brosse, surgissant derrière les hommes en uniformes.
- Merci, fait Dumler.
- Je suis le lieutenant Barnaby.
- Inspecteur Dumler et Luscy.
- Puis-je savoir ce que vous faisiez ici ?
- Nous menons une enquête sur les mystérieuses lumières qui apparaissent depuis quelque temps dans votre région.
- Cela ne m’explique pas ce que vous faisiez dans ses bureaux.
- Nous avons suivi ce jeune homme, répond Dumler. Nous pensons qu’il a été possédé par une entité extraterrestre qui la conduit dans les labos de « bio pharma corp ».
- Vous regardez trop de série télé américaine.
- Nous avons vu les labos de nos yeux !
- Il n’y a aucun labo, ce ne sont que des bureaux administratifs.
- Nous pouvons vous les montrez !
- Bien retournons devant l’immeuble, mais je vais devoir demander un mandat de perquisition au juge.
- Mais…
- Nous comprenons, coupe Luscy.
Les deux inspecteurs du BNE suivent le lieutenant Barnaby. Quand ils arrivent devant l’immeuble une ambulance arrive pour Ronald, des policiers indiquent le chemin aux ambulanciers qui porte une civière. Un autre policier conduit l’agent de sécurité à l’ambulance pour les premiers soins.
Dumler s’approche de l’ambulance, Ronald a reprit connaissance.
- Bonjour, vous allez bien ?
- ça peut allez, répond le jeune homme. Qu’est ce que je fais ici ?
- Vous ne vous rappelez de rien ?
- Je me rappelle avoir été dans le champ pour prendre des photos des lumières mais ce n’était pas ce champ.
- Rien entre ce moment là et aujourd’hui ?
- Non, juste une drôle d’impression, comme d’avoir rêver.
Luscy arrive.
- Alors vous avez un bon article pour votre journal, demande l’homme.
- Comment, vous ne vous souvenez de rien ?
- Non, d’ailleurs qui êtes-vous ?
- Inspecteurs Luscy et Dumler du BNE.
Les yeux de Ronald se mette a brillé. Il fouille dans ses poches pour en sortir un carnet à spirale avec un crayon coincé dedans.
- Le BNE ! Le Bureau National d’Enquête s’exclame Ronald tout excité.
- Oui
- D’ailleurs pourquoi votre division se nome pas le BNES pour Bureau National d’Enquête Spéciale ?
- Euh…. J’ai comme une impression de déjà vu.
- Alors sans trahir les secrets de votre enquête, reprend « La Glue ». Comment trouvez-vous notre ville ? Vous êtes ici pour enquêter sur les lumières dans le ciel ?
- Tu as raison Luscy, nous avons déjà vécu cette scène, plaisante Dumler.
L’inspecteur Barnaby vient voir les inspecteurs du BNE.
- Nous avons le mandat, annonce B arnaby.
- Ce n’est pas trop tôt, fait Dumler en regardant sa montre.
En effet le jour commence à poindre à l’horizon.
Cette fois ci, ils empruntent l’ascenseur pour se rendre au quatrième étage où se trouvent les bureaux « administratifs » de « bio pharma corp ». Quand ils arrivent devant, la porte est toujours ouverte. Dumler se dirige d’un pas décidé vers le bureau où se trouve l’armoire dissimulant l’ascenseur secret.
Luscy et Barnaby le suive. Une fois devant l’armoire métallique Dumler se retourne pour regarder l’inspecteur et son partenaire. Avec une main elle ouvre la porte sans regarder.
- Alors ! Vous voyez bien, triomphe Dumler.
Aucune réaction, cela la surprend. Elle voit le visage contrarié de son partenaire. Elle regarde l’armoire, cette dernière est remplie de dossier.
- C’est impossible, s’exclame Dumler.
- Je sais pas si c’est une blague, mais je l’apprécie peut fait Barnaby.
Dumler commence à bouger l’armoire pour l’écarter du mur.
- Je vous assure, il y avait un ascenseur ! Luscy tu l’as vu aussi !
- Calme toi, fait simplement son collègue.
Une fois le meuble écarté elle constate que le mur et plein après avoir donner de petit coups dessus.
- Je me suis trompé de pièce alors ! Je ne vois que cela !
Dumler se précipite dans un autre bureau et ouvre l’armoire, elle aussi contient des dossiers.
- Ce n’est pas vrai, hurle la femme.
- Dumler, laisse ils ont eut le temps d’effacer les traces je le crains.
- Comment peut on faire disparaître une cage d’ascenseur en si peut de temps !
- C’est bien toi qui voit des technologies et des vies extraterrestres, alors pourquoi tu ne peut pas admettre que si réellement ses choses existe, elles n’auraient pas pu réalisé cet exploit ?
- Tu as raison, répond la femme en s’appuyant sur un bureau.
L’inspecteur Barnaby est seul dans l’ascenseur qui le redescend au rez-de-chaussée. Un sourire narquois travers son visage en même temps que le blanc de ses yeux changent de couleur pour devenir rouge. Quand les portes s’ouvrent arrivé a destination, son visage à retrouver son apparence humaine.
Le lundi matin Ronald Krurbik arrive tôt au lycée, il se rend directement dans les locaux du « Substance L » avant les cours. Il s’installe devant son ordinateur et l’allume. Quel n’est pas sa surprise quand il trouve dans les nouveaux documents un article sur les lumières déjà rédiger et signé de son nom.
FIN