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Author: Mydaya
Fiction Rated: T - French - Romance/Humor - Reviews: 134 - Published: 06-18-05 - Updated: 06-24-06 - Complete - id:1942452

Auteur : Mydaya

E-mail : mydaya2000yahoo.fr

Site : nex84.ath.cx/mydaya

Genre : Yaoi (boyxboy) humoristique, mais sérieux d’autre part. Ne partez pas !! C’est également romantique, si vous voulez ! Il y a également du hétéro en fond.

Disclaimers : Les personnages ne sont pas... oups ! Ah, l’habitude, quand tu nous tiens !! Bon, « Disclaimers 2ème !! » : Les personnages sont à moi, merci de respecter les droits d’auteur.

Dédicace : à mon frère qui ne va jamais lire les fictions que j’écrits mais que j’aime bien - (encore heureux d’ailleurs qu’il ne me lit pas v.v) Donc merci à lui pour m’avoir aidé à comprendre le fonctionnement des prépas et tout ce qui va avec ;;

Warning : Je le dis et je le répète, il y aura des relations entre jeunes hommes, alors pas d’insultes à ce sujet-là, merci bien. Je préviendrais en tête de chapitre s’il y a des scènes un peu trop osées ou carrément un lemon (ce dont je doute fort, puisque je n’arrive pas à en écrire et ça me soûle. Je préfère largement en lire -)

Bonne lecture !!


Sterft en Leeft

Chap 15 : Ne me quitte plus jamais


— Woah !! C’est vrai ça ??

— Mais quel gamin, soupira Florian.

Christine pouffa de rire. Julien se contenta de sourire devant la maturité de son ancien camarade de classe, alors que Flo semblait s’ennuyer. Sa sœur et son petit ami attendaient patiemment qu’il calme son amant. Le professeur attrapa Romain par la nuque, l’obligeant à rester quelques instants sur place.

— Aïe ! s’exclama ce dernier.

— On se calme, petite souris. Mets tes chaussures et ne fais pas attendre le couple d’amoureux qui est à notre porte, tu veux bien. Après, ils vont croire que je t’éduque mal.

— Romain est intenable quand on parle de parc d’attraction, sourit Julien, voyant le brun échapper à la poigne de son ancien professeur pour disparaître dans l’appartement du plus âgé. Avec notre prépa, nous n’avons pas pu y aller, mais nous n’arrêtions pas d’en parler. C’est un peu un rêve qui devient réalité. Et vous, prof, vous n’avez jamais de rêve ?

— Sans comptez celui où je faisais bouillir ma famille dans un chaudron avec quelques gousses d’ail et de piment, ou bien celui où toutes les saucisses gigotantes que j’appelais élèves, se trémoussaient sur une scène les bras en l’air, vénérant le dieu de la boucherie... Bref, je ne sais pas. Je ne vois pas de quoi tu parles.

— Comment ça ?

— Les rêves changent facilement selon les évènements qui se produisent dans notre vie. Juste après ma rencontre avec l’autre abruti...

A ce moment-là, « l’autre abruti » se mit dans l’entrée avec un large sourire signifiant qu’il avait mit ses chaussures. Flo posa une main sur sa tête et l’attira légèrement contre lui :

— ... j’ai tout de suite voulu qu’il soit à moi.

— Depuis le début ?

— Qui ça ? demanda Romain, n’ayant pas suivi la conversation.

— Personne, sourit le plus âgé. Bien, puisque tout le monde est prêt, nous pouvons y aller.

Il ferma la porte derrière lui et ils montèrent dans sa voiture dans le garage. Flo se positionna derrière le volant tandis que son amant se contentait de la place du mort, laissant les deux tourtereaux gazouiller derrière tranquillement. Le parc d’attraction était assez loin de chez eux et la route fut longue, surtout par la chaleur de l’été.

— Vous savez que les tourtereaux sont des pigeons ? demanda innocemment Florian, regardant sa sœur et son ancien rival roucouler derrière.

— Quel romantisme ! grincèrent ceux-ci en chœur.

— Ca fait maintenant assez longtemps que vous êtes ensemble, non ? intervint Romain en se retournant, déviant ainsi la conversation.

— Oh, juste quelques mois, répondit Julien en haussant les épaules.

— Les soirées doivent être explosives, marmonna Flo en tournant son volant.

— Quoi ? demanda Chris, n’ayant pas entendu.

— Rien, rien, sourit Romain, donnant un coup de pied discret au conducteur. En tout cas, je suis content pour vous.

— Merci de te soucier de moi, répondit Julien en lui lançant un clin d’œil complice.

A l’avant, Flo fit la moue. Mlle Heiji, par contre, ne se priva pas de jeter ses bras au cou de son petit ami et de tirer la langue à Romain qui regardait sa réaction avec amusement. Julien gloussa de rire.

— Pas touche, il est à moi, fit la jeune femme en ponctuant ses dires d’une longue embrassade.

Romain, le sourire jusqu’aux oreilles, se reconcentra sur la route, leur laissant un peu d’intimité. Bref, l’atmosphère fut assez agréable dans l’ensemble.

Quelques heures après, dès que la voiture se gara dans le parking, chacun ne put empêcher un soupir de soulagement s’échapper de ses lèvres. Romain et Julien se glissèrent dans la foule et firent la queue pour payer l’entrée. Florian et sa sœur suivirent un peu plus lentement, bien qu’au final ce fut le châtain qui paya les places pour tout le monde. S’engageant dans le parc, Chris avait glissé sa main dans celle de Julien qui lui sourit et Romain s’était rapproché un peu plus de son ancien professeur de physique.

— Eh, Romain ! appela Florian.

— Mmh ?

— Tu veux faire quoi en premier ?

— Avant de manger, j’aimerais faire quelques montagnes russes ou des loopings. Sinon, je rejette tout et les gens en dessous ne sont pas très contents.

— Tout de suite les émotions fortes ? s’interrogea la blonde. Pas maintenant pour moi, désolée. Je préfère commencer doucement. J’espère que vous ne m’en voudrez pas.

— Pourquoi ils feront ça ? sourit Julien. Bon, je propose que chacun aille où il veut et on se retrouve à 13h pour manger. Ca va pour tout le monde ?

— Et vous ? Qu’allez-vous faire ? s’enquit Romain.

— Nous sommes passés devant un magasin de tirs. Et puis il y a d’autres activités que celles qui vous font rendre votre repas. Ca te va, Chris ?

— Parfait, Julien.

— On fait comme ça, alors ! A plus !

Romain et Florian regardèrent le couple s’éloigner, puis disparaître dans la foule.

Le brun regarda ensuite autour de lui, cherchant ce qu’il aimerait faire en tout premier. Il montra un petit tour sans grande prétention pour préparer son estomac à pire :

— Ca te dirait d’aller là, Flo ?

— Qu’est-ce que c’est ?

— Il y a un petit circuit par là-bas et à la fin, il y a une grande descente et de l’eau tout en bas. A la fin, tu asperges et les passants et toi-même. Cela pourrait nous rafraîchir par cette chaleur étouffante !

— Pourquoi pas. Mais fais attention, Bambi, il n’y a que des gosses. Ils pourraient te choper les jambes et te faire tomber pour passer avant toi.

— Arrête de te moquer. Ils doivent être au moins majeurs, alors ce n’est pas pour les gamins, quand même. A moins que tu veux faire une autre attraction.

— On va dire ça comme ça.

— Il fallait le dire dès le début, grogna Romain. Bah qu’est-ce qui te ferait plaisir ?

— Je plaisantais, Romain. Du moment que ça te fait plaisir, je veux bien y aller. C’est juste que ça fait longtemps que je ne suis plus allé dans un parc d’attraction comme celui-ci, alors je ne sais plus du tout comment ça se passe.

Romain lui attrapa la main et le tira jusqu’à la queue. Sans faire mine d’y attacher la moindre importance, Florian se dégagea et le suivit pour prendre ses places. Le brun se positionna dans la queue et soupira de dépit en voyant sa longueur. Finalement, il s’adossa au mur, collé à la file d’attente, et fit ainsi face à son amant.

— C’est vrai qu’il fait chaud, commença-t-il, voulant converser un peu.

— Ne me tente pas avec des paroles de ce genre et avec une mine de ce goût-là, sourit Florian.

— Ce n’est pas de ma faute d’être comme ça : c’est toi qui imagines n’importe quoi.

— C’est effectivement une possibilité à étudier.

Ils se sourirent pour finir par rire dans leur coin.

Le groupe derrière eux était une famille, tout ce qu’il y avait de normal, avec deux parents et leurs deux enfants, un garçon et une fille. Il ne manquait que le petit chien. La petite fille avait une poupée dans les mains et à force de la tripoter, elle la fit tomber hors de la file d’attente. Romain sortit de la queue et alla la reprendre pour aller la rendre à la petite. Celle-ci lui fit un énorme sourire et le remercia. Les parents le remercièrent également.

— On joue les héros ? demanda Flo.

— On joue la grue ? répliqua Romain avec un aussi large sourire que son amant. Tu aurais pu faire un effort : tu étais plus près. Mais peut-être que cela t’obligeait à t’arracher à ma contemplation ! Or, tout un chacun sait que je suis une éternelle source d’attention. D’ailleurs as-tu profité du spectacle de mon beau derrière lorsque je me suis penché ? J’espère que oui, sinon tout ceci n’aura servi à rien.

Florian explosa de rire.

En plus de le supporter, Romain devenait un peu comme lui. Le pauvre... Heureusement que la famille July aimait bien cet humour et assistait volontiers à des échanges verbaux. Le plus dur pour le châtain, c’était de se dire que quelqu’un, en plus de sa sœur, arriverait à contrer ses attaques. Mais le challenge était tentant, et surtout adorable, surtout lorsque le challenger était aussi mignon, il était vrai. Flo ne se lassait pas de le regarder : lorsqu’il dormait, lisait, discutait avec quelqu’un d’autre, etc. D’ailleurs, en ce moment même, il ne cessait de le fixer.

Tout d’un coup, Romain se pencha dangereusement vers lui avec un sourire vraiment, vraiment pas innocent.

— Serait-on troublé ? minauda-t-il.

— Oui, sourit Florian en se reculant. L’insecte sur le mur derrière toi me fait un charme pas possible. Tu penses bien que ses mignonnes petites antennes, ainsi que ses six pattes sexy, sans oublier sa carapace appelant au vice... tout ça me rend dingue ; comment pourrais-je un jour y résister ?

— Oh..., fit Romain, en se retournant pour voir qu’effectivement un insecte non identifié bronzant sur le mur blanc. Dans ce cas, veux-tu faire connaissance ? C’est un de mes potes, on pourra toujours se faire une petite soirée tous les trois.

— Ah non, tu gâcherais toutes mes chances !

Cette fois-ci, ce fut au tour du plus jeune de rigoler. Ils avancèrent un peu, puis s’arrêtèrent à nouveau. Romain tendit la main, paume ouverte vers le ciel :

— Tu veux que je te lise l’avenir ?

— Pourquoi pas, Yasmina, répondit son vis-à-vis en positionnant sa main droite dans celle de Romain.

— Mmh..., sembla réfléchir ce dernier en caressant les lignes de son autre main. Oulah ! On dirait des lignes de train dans une capitale ! Bref, sérieusement... Je dirais que tu n’as pas beaucoup de chance...

— Ah ! Tout vient de là ! Sinon je ne t’aurais pas coltiné.

— Tu n’as pas beaucoup d’amour... Juste deux ou trois. Bon les lignes font un truc bizarre, mais je pense qu’en gros, ça veut dire qu’un seul a survécu. Et ensuite... ta ligne de vie indique que tu vas vivre...

— Un certain temps ?

— ... à un âge respectable.

— J’y étais presque, se moqua légèrement le plus âgé.

Romain sourit. Flo voulut retirer sa main, mais l’autre ne sembla de cet avis, car il resserra sa prise, gardant son expression. Les gens avancèrent et il avança, entraînant ainsi le plus âgé qui essayait toujours de se défaire de cette prise. Ils s’arrêtèrent à nouveau. Puis la file avança de nouveau et ils suivirent le mouvement. Flo ouvrit plusieurs fois la bouche, mais aucun son n’en sortit, et à chaque fois, les dents se refermèrent.

Le groupe derrière eux s’était mis à une petite distance, mine de rien. La mère retenait ses enfants qui voulaient continuer à s’avancer et ainsi, gagner quelques millimètres dans la file d’attente. La fille se plaignit même qu’elle lui faisait un peu mal à l’épaule.

Flo y jeta un coup d’œil prolongé, comme pour indiquer à Romain de finalement le lâcher, mais rien n’y fit. A la surprise de tous, ce fut Romain qui éleva la voix, et encore ce n’était pas très fort. De plus, il ne s’adressait pas à l’homme qui n’arrêtait pas de le regarder depuis qu’il lui avait pris la main.

— Madame, vous faites mal à vos enfants.

— Pourriez-vous avancer, s’il vous plaît, la queue a...

— J’ai vu, ne vous en faites pas. Je suis gay, mais pas aveugle, merci bien.

Romain avança effectivement et la famille également, mais il y avait toujours un petit espace. La mère avait les joues roses et n’osait pas regarder le couple devant elle en face. Le père semblait simplement gêné, par l’attitude de sa femme ou par celle des hommes devant, qui sait ? Les enfants, quant à eux, regardaient successivement leurs parents, puis ces deux inconnus qui n’avaient, somme toute, rien fait.

— Lâche-moi, Romain.

— Pourquoi ?

— J’ai besoin de mes mains pour prendre les tickets et je n’aime pas voir le regard homophobe des gens.

— Ah c’est pour ça ? Je croyais que tu te souciais comme d’une guigne du regard des autres, justement. Ce n’est pas plutôt parce que tu as honte ? De moi peut-être ?

— Mais non..., commença Flo, un rien agacé.

— Voyons, nous ne sommes pas homophobes ! protesta la mère.

— Maman, ça veut dire quoi « homophobes » ? interrogea sa fille.

— Caroline, amuse-toi avec ta poupée, ce n’est pas de ton âge.

— « Homophobe », c’est quand quelqu’un est intolérant et qu’il ne supporte pas la vue de deux hommes qui s’aiment d’amour, répondit Romain en tournant enfin son visage vers la mère qui prit un air pincé.

— La queue vient d’avancer, fit-elle remarquer en détournant le regard.

— Oui, madame. Bon, Flo, tu ne m’as toujours pas répondu.

— Je l’ai fait, mais tu ne m’as pas cru, nuance. Je n’ai pas honte de toi, et encore moins de nous, vu toutes les petites allusions que je fais régulièrement à mes parents, afin qu’ils me détestent. Je me moque d’ailleurs pas mal de tous les homophobes qui traînent dans la rue, qu’ils l’assument ou non. Mais, mon cher Watson, ça me plait très moyennement de voir leurs mines dégoûtées à chaque fois que je sors dans la rue.

— ...

— Quoi ? Ca ne te va pas comme explication ?

— Si, pardon d’avoir été... comme ça, fit Romain en relâchant sa prise.

— Ce n’est pas pour si peu que je t’en voudrais, sourit Flo en lui caressant tendrement, mais rapidement, la joue. Allez, à charge de revanche, trésor. J’espère que tu t’amuseras aujourd’hui.

— J’en suis sûr !

Il sourit encore plus, si c’était possible, les joues totalement rouges. Il était heureux de voir que Florian, malgré ses réticences dans certains domaines, s’ouvrait un peu plus aux autres et qu’il faisait, mine de rien, moins de plaisanteries vexantes. Un jour, Christine lui avait avoué qu’il était plus agréable et que c’était certainement grâce à sa présence. Elle avait ensuite pesté contre un dénommé Cédric, mais elle n’avait pas voulu détailler. Florian lui avait bien entendu parlé de son ex, Cédric, car Romain avait voulu en savoir plus sur les goûts de son amant.

Depuis deux semaines, Romain habitait chez Flo. Depuis que ses parents avaient été au courant et que tout était plus ou moins rentré dans l’ordre entre eux, Romain avait passé la plupart de son temps en sa compagnie, dehors ou à l’intérieur et au moins deux fois par semaine, il couchait chez lui. A la fin, les July en avaient assez de ses allers-retours et lui avaient proposés sous des sous-entendus marqués, qu’il pouvait dégager le plancher quand il le désirerait. Romain avait alors formulé sa demande avec réticence, mais contrairement aux moqueries habituelles auxquelles il s’était attendues, Mr Heiji avait rougi et l’avait serré contre lui pour l’embrasser encore et encore.

Il était si doux par moment... Romain en fantasmait éveillé. Ces moments étaient certes rares, mais tellement jouissifs ! Pour l’instant, la cohabitation se déroulait bien et les July leur avaient déjà rendu visite avec les deux jumeaux, Pierre et Marie. Et être là, dans un parc d’attraction avec celui qu’il aimait, le propulsait loin dans les cieux.

La file avança de plus en plus, jusqu’à ce qu’ils purent prendre leurs tickets. Ils s’installèrent dans le train et les protections s’abaissèrent. Romain prit la main de Flo qui se tourna vers lui, les sourcils froncés.

— Revanche, sourit Romain en lui tirant la langue.

— Ok, tu gagnes, répondit-il, gagné lui aussi par le sourire.

Romain élargit encore plus son sourire. Le train partit à faible allure pour commencer.


— Et vous, vous avez fait quoi ?

— Pas grand-chose en fait, répondit Christelle. Nous avons passé beaucoup de temps au stand de tir.

— Je comprends mieux pourquoi il y avait un gros sac qui vous suivait sournoisement depuis qu’on vous a vu, ajouta Flo en regardant l’énorme sac orange sous leur table de restaurant.

— Bah..., hésita Julien en terminant sa bouchée. En réalité, Chris voulait la grosse peluche blanche, mais j’ai eu du mal à l’avoir... Donc tout ce qu’on a eu en plus, c’est un peu contre notre volonté.

— Ouah ! Une petite peluche « Bob l’éponge » ! s’exclama Romain en sortant l’objet du sac débordant d’affaires. Trop fort !!

— Si tu veux, on te la laisse, sourit Mlle Heiji.

— C’est vrai ? Merci !

— Romain, je te le dis tout de suite pour être bien clair, fit soudain Flo, le regard sérieux. Il est hors de question que cette peluche rejoigne notre lit ce soir, compris ? Je ne dors pas avec une peluche.

— Tss, soupira-t-il en regardant avec tristesse le personnage de dessin animé mais en le rangeant tout de même dans son sac.

Ils terminèrent leur repas puis décidèrent d’aller dans l’attraction tranquille pour amoureux. Il y avait un petit parcours sur de l’eau dans une petite barque sous des animations diverses. La queue fut moins longue, donc ils n’eurent pas à attendre trop longtemps comme la dernière fois.

Julien et Christine montèrent dans la première barque avec des petites rougeurs sur les joues.

Le vigile n’accorda qu’un regard bref et étonné sur le couple suivant, mais il ne fit aucune remarque et son regard ne semblait pas méprisant – plutôt indifférent. Flo faillit tomber dans l’eau, mais grâce aux moulinets de ses bras, il put s’asseoir dans la barque sans se mouiller. Romain cacha son fou rire derrière son poing et s’installa à son tour à ses côtés.

La barque commença sa dérive et ils s’enfoncèrent dans les profondeurs de l’attraction. Il y avait des modélisations de rochers et le ciel était étoilé. Un doux son d’oiseaux s’élevait, berçant les couples qui passaient.

Romain posa sa tête contre celle de Flo. Il avait encore un peu grandi, atteignant presque la taille de l’adulte. Florian sourit et, prenant sa main dans la sienne, lui caressa le dos de la main du pouce. Il lui embrassa le front, puis la joue, et enfin termina sur les lèvres. Romain soupira de bien-être. Flo sourit contre ses lèvres :

— Elle est nulle cette attraction.

— C’est clair, on s’ennuie, sourit également le plus jeune.

— Mais c’est reposant après toutes les émotions que tu m’as faites subir ce matin ! Tu n’aurais pas oublié par hasard mon grand âge ? Il faut me ménager, fripon.

— Bah, au moins, tu n’as pas perdu ton dentier.

— Hein ?

Voyant que Romain se moquait gentiment de lui, Florian lui ébouriffa pour la peine ses cheveux en grommelant un « sale mioche » approprié.

Le plus âgé dévisagea Romain qui se remettait de son rire. Dans la pénombre, avec les petites lumières qui accentuaient les traits de son visage, il était beau. Parfois, il se demandait pourquoi il restait avec lui qui était beaucoup plus vieux. Florian l’embrassa à nouveau et murmura doucement :

— Ne me quitte plus jamais...

— Jamais...

FIN


Mydaya : Voilà, c'est la fin de cette histoire ! J'espère qu'elle vous a plu du début jusqu'à la fin, ou au moins, certains passages. Pour ma part, je me suis bien amusée à l'écrire et je ne souhaite à personne d'avoir quelqu'un comme Flo dans son entourage (ça devriendrait vite intenable, lol) Bref, merci à tous ceux qui m'ont suivi !! Sinon, je viens de remarquer quelque chose, je crois que je me suis trompée dans le titre et que ça aurait être du Sterbt en Leeft. Bon ça ne change pas beaucoup, mais ça ne fait pas très professionnel, veuillez m'excusez n.n;;

Un grand merci à Lady Kaoru Anarchy, Manga Fan, Takara-sama, Aceituna, Paprika Star, Cerbère, Aqing, Keikoku 13, Akemi Luo et Momoko !

Réponses aux reviews anonymes :

Drudrue : Ah tu le sentais le couple Chris x Julien ? Je ne m'en cachais pas tellement, mais je n'aurais jamais pensé que quelqu'un ait deviné ce que je comptais faire d'eux, lol. Flo et Romain te font penser à Shuichi et Yuki ?! Maintenant que j'y pense, c'est vrai, il y a un petit peu de ressemblance (je n'ai pas fait exprès !) Enfin, Flo est plus gentil que Yuki, j'ai l'impression, lol. J'espère que ce dernier chapitre t'a plu !



© Copyright 2005 Mydaya (FictionPress ID:408263).


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