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Commentaire : Quelqu'un veut me vendre du temps? 3 Je suis preneuse...
En plus, il était dans les environs de 3/4h du matin à la fin alors ayez pitié de moi si vous voyez que ça devient vraiment tordu!! XD
Je me demande où toute cette histoire va nous mener... Ôo Pas vous...? ;)
Pensées de l’héroïne
DameEmma : On verra ce que ça donnera pour la p'tite Lucie ! XD Voici la suite, avec quelques minuscules siècles de retard... -quinte de toux-
LadyKim Contente qu'il t'ait plu ! X3 -ronronne- Hélas, je semble être incapable de rédiger des chapitres longs... XD; Si ça peut te rassurer, je crois que Mike va rester sympathique un bon moment... je n'ai pas encore trouvé le temps de développer concrètement la partie tordue de sa personnalité, et elle n'apparaîtra (hélas ?) pas de suite ! Certaines questions sont faites pour rester sans rép.. -baffe- Quoi "non" ? Ôo; Et un titre est une marque de pouvoir, ne dit-on pas que le pouvoir corrompt ? X3
J'espère que la suite te plaira !
Moonchilds : Dire que je ne te poste même plus de reviews ! °°; Cela ne veut pas dire que je ne lis plus ! Loin de là ! X3 Au contraire même ! XD Je profite du temps que j'ai pour lire contre abandon des reviews, c'est moche mais bon ! ; Et sache que ton petit message a fait de moi une écrevisse ! #èé; C'est une honte, mais merci, merci, merci !! -flattée à mort-
Chapitres courts powaaaaaaaaaaa ! XD J'espère que la suite te tiendra aussi à coeur !
Liorme : Ta frustration trouvera peut-être ici un début de guérison... ou bien tout cela sera-t-il encore pire qu'avant ? XD; Merci beaucoup pour ta review en tout cas !!
5. Morgane
-Hmm…
Un mouvement sous les draps, un soupir, des paupières qui se soulèvent pour retomber aussitôt…
Petit à petit, je reprenais conscience. Je rouvris les yeux tout en laissant une main reposer sur mon visage, afin de m’habituer à la lumière vive éclairant la pièce.
Où suis-je… ?
Adoptant une position assise, je fis grincer le lit où j’étais jusqu’alors allongée. J’embrassai du regard la chambre dans laquelle on m’avait installée, m’apercevant par là même que la lumière inondant la cellule n’était pas si vive qu’elle m’avait paru au premier abord. Elle était en effet diffusée par une ampoule accrochée au plafond grâce à je ne savais quel miracle et semblait de plus en plus faible à mes yeux s’y habituant…
La pièce était meublée, en plus du lit, d’un tabouret de bois, qui devait faire office de table de chevet au vu de sa proximité, ainsi que d’une armoire. Mue par une soudaine impulsion, je repoussai les couvertures et me levai pour observer cette dernière ; sculptée dans un bois clair, elle était dénuée de toute décoration superficielle et comportait quelques étagères ainsi qu’une penderie.
Quel luxe… pensai-je avec ironie…
Je me retournai après avoir refermé les portes du dit meuble et me retrouvai donc face au lit qui m’avait permis de me reposer. Son armature était de métal et l’on pouvait remarquer qu’il avait été conçu dans un souci évident de fonctionnalité.
On croirait un lit comme ceux dans lesquels dorment les militaires des films américains !
-Dormir… ?
Je jetai brusquement un coup d’œil à mes vêtements.
Ouf… on ne m’a pas changée…
Le rouge me monta aux joues à l’idée que quelqu’un aurait pu me déshabiller et je me sentis gênée, toute seule dans cette chambre, sans raison apparente si ce n’était une pensée que mon esprit pudique se refusait à admettre.
J’en étais là de mes pensées quand la porte de la cellule s’ouvrit dans un grand bruit, venant violemment se cogner contre le mur. Je sursautai nerveusement et frissonnai, le son continuant à résonner dans ma tête comme un écho déchirant.
Dans l’encadrement de la porte se tenait à présent une jeune femme, apparemment attristée de la surprise qu’elle avait provoqué et plus encore du fracas produit lorsqu’elle avait ouvert la porte…
-Décidément, cette planche est pourrie, grommela-t-elle avant de me lancer avec un sourire navré, je suis vraiment désolée si je t’ai fait peur Lucie !
Encore une qui m’appelle par mon prénom…
Je pris quelques secondes pour la dévisager. Rousse avec des yeux verts rieurs et lumineux, cette nouvelle venue faisait à peu près ma taille, soit près d’un mètre soixante-dix. Bien proportionnée et avec des formes généreuses, cette demoiselle était très jolie.
-Ce… ce n’est rien.
-Tant mieux ! s’exclama-t-elle avec un autre sourire, ravi cette fois. Oh, j’y pense, je ne me suis pas encore présentée !
Elle a eu le bon goût de s’en rendre compte… c’est déjà ça…
Avez-vous jamais remarqué à quel point les adolescents peuvent être aigris parfois ? En écrivant ces lignes, je commence seulement à m’en apercevoir… C’est décidément incroyable… Mais est-il seulement une chose qui ne le soit pas au fond… ?
-Je suis Morgane et je te souhaite la bienvenue parmi les résistants !
Les résistants… Toute la conversation que j’avais eue avec Mike me revint soudainement en tête.
-J’espère que tu as bien dormi miss !
Je fus prise d’un vertige et m’affalai brusquement sur le sol alors que la jeune femme s’approchait rapidement de moi pour me soutenir.
-Est-ce que ça va aller ? Que t’arrive-t-il Lucie ?
L’inquiétude perçait dans sa voix… et la seule pensée qui me vint à l’esprit fut qu’elle n’avait certainement rien à faire de ma souffrance… alors que c’était peut-être moi qui n’essayait pas de comprendre la sienne… la leur…
-Ma tête…ça… je crois que ça va aller… Je… j’ai dormi longtemps ?
Elle éclata de rire, un rire cristallin qui, loin d’augmenter la douleur qui me vrillait le crâne, l’atténua.
-Tu as dormi comme une masse ma jolie !! Dix-sept heures d’affilée, me lança-t-elle avec un clin d’œil.
-Dix-sept heures ?!! Mais, mais…
-Ne t’inquiète pas. Ah… Tu n’as pas de montre ?
Ils savent ce qu’est une montre ?! Je crois que je n’ai pas fini d’être surprise…
-Il est seize heures. Tu dois avoir faim.
Mon estomac émis d’étranges sons, comme pour confirmer ses dires et ma gêne revint au galop.
-Ha ha ha !! J’en étais sûre ! Suis-moi miss !
Morgane m’aida à me relever puis me poussa doucement à l’extérieur de la pièce avant de refermer soigneusement la porte derrière elle. Curieusement, le grincement assourdissant qui avait accompagné son ouverture ne se fit pas entendre…
-La porte est devenue muette ? je questionnai, avec un demi-sourire.
-Elle n’est vraiment bruyante que lorsqu’on l’ouvre ! Je ne comprends pas pour quelle raison d’ailleurs !
En disant ces mots, son regard quitta la poignée de la planche pour accrocher mon visage.
-Eh, tu es beaucoup plus mignonne quand tu souris tu sais ?
Je rougis de nouveau…
Bon sang… un trou de souris pour me cacher !! Comment peut-elle me dire une chose pareille… ?
-Je… euh… merci, bafouillai-je lamentablement en essayant désespérément de dissimuler mon embarras.
Elle ne s’intéressait déjà plus à moi, observant un homme qui de dirigeait vers nous.
Trapu et pas de la première jeunesse, le type s’arrêta à notre hauteur :
-Morgane, tu dois faire visiter le QG à la demoiselle, dit-il en me désignant du menton. C’est un ordre du boss !
-Mais j’avais une mission de prévue ! Pourquoi tu ne le fais pas toi ? Ou Maria ! Ca lui collerait bien de faire le guide !!
Merci, moi aussi j’adore le baby-sitting… Surtout quand on ne me demande pas mon avis et que je suis le fardeau à garder…
-Maria te remplace justement pour la mission, et en ce qui me concerne, j’ai des réparations à faire… De plus, ajouta-t-il après que ses yeux sont passés plusieurs fois d’elle à moi et vice-versa, il me semble que tu avais déjà bien entamé les choses ! Il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin !
Le visage de la rouquine se referma immédiatement, pour le plus grand plaisir de l’homme qui étouffa un rire du mieux qu’il pouvait tout en s’éloignant de nous.
-Vous m’avez piégée !! Je vous revaudrai ça… siffla-t-elle entre ses dents, résignée à devoir me balader un certain temps.
Elle commença à remonter le long du couloir et le temps que je comprenne qu’elle était partie, Morgane n’était plus dans mon champ de vision ; je dus donc courir pour la rattraper. Ce faisant, je me remémorais le court échange qu’avaient eu les deux personnes et me disais qu’il ne fallait décidément pas se fier aux apparences… La jeune femme m’avait tout d’abord paru sympathique, mais la façon dont elle avait réagi à l’ordre du chef voulait bien dire que je n’étais considérée que comme un boulet…
Pff… Que dois-je faire… ? Que dois-je penser… ?
-Aïe !!
J’avais percuté quelque chose et m’étais retrouvée par terre, mon arrière-train n’appréciait pas vraiment l’atterrissage plutôt rude que je venais de lui faire subir…
Rah… le sol est froid… Quelle idée aussi de me perdre dans mes pensées !!
Je décidai de me relever, idée qui s’arrêta d’abord au stade de la position assise, quand je me souvins que je n’étais pas tombée toute seule… Je levai la tête pour m’apercevoir que Morgane se tenait devant moi, me tournant ostensiblement le dos.
Mes yeux s’écarquillèrent ; de quoi était-elle faite ? De métal ? Je croyais m’être cognée contre un mur !
Tranquillement, la jeune femme fit demi-tour et me fixa. Elle me regardait de haut, c’était le moins qu’on puisse dire… ma position n’arrangeait pas vraiment les choses puisque j’étais assise sur le béton, tentant d’oublier les différentes parties de mon corps qui me faisaient souffrir, alors qu’elle me dominait de toute sa « grandeur », de façon décidément beaucoup trop supérieure à mon goût…
Je continuai donc à me remettre sur pieds, m’appuyant sur le mur au besoin et fis face à la rousse qui ne m’avait pas lâchée du regard. A présent nous étions à la même hauteur physiquement… mais je savais pertinemment qu’elle connaissait les lieux, les personnes et la situation qui nous entouraient… contrairement à moi… moi qui venais d’arriver ici, moi qui ne comprenais pas ce qui s’y passait, moi qui n’étais pas désirée là-bas et qui cherche encore aujourd’hui à percer toutes les questions restées sans réponses…
Comment aurais-je pu baisser les yeux face à cette fille ? Elle savait tout tandis que je ne savais rien, je désirais apprendre et pour cela je devais me montrer forte, pour ne plus être considérée comme un fardeau, pour ne plus être regardée avec pitié, pour devenir un jour enfin, maîtresse de mon destin…
Maîtriser le destin… Qui n’en a jamais rêvé… ? Mais est-il seulement une personne qui ait pu effleurer ce désir de façon concrète, ne serait-ce que du bout des doigts… ?
-Puisqu’on me l’a ordonné… je vais te servir de guide…
J’avais gagné la première manche et vis apparaître l’esquisse d’un sourire sur le visage de Morgane alors qu’elle se détournait pour reprendre la marche.
A suivre...
Vous en avez votre claque de mon célèbre "à suivre" hein ? XDD Avouez !!! Review...? -timide-