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Auteur : Naera Ishikawa
Disclamer : Niarkeuu, tout m’appartient !! Les persos, l’histoire… et s’il y a des coïncidences (à part celle que j’ai fait plus ou moins volontairement… Je ne voyais pas Alexandre s’appeler autrement… pour des raisons persos :p)
Genre : Angst, l’amour toujours l’amour (comme quoi je suis dans ma période TT’’’), etc, etc.
Note de l’auteur : Bon et bien dans la foulée, je publie aussi cette histoire-ci qui est une fic à chapitres en court de relecture… Les chapitres sont relativement court car au début, cela devait être une nouvelle pis quand j'ai vu la longueur que ça commençait à prendre, j'ai fait des chapitres... Vala . Sinon les updates devront être tous les jours où tous les deux jours, je ne sais pas, ça dépend du temps que j’ai et tout… Voilà, j’espère que vous apprécierez.
Emeline
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I
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Elle avait mal. Tellement mal. Mais malgré la douleur ressentie, elle continuait de parer les coups de son assaillant. Des gestes presque mécaniques qu'elle répétait inlassablement en attendant de trouver la faille dans la défense de son adversaire.
Ca y est, elle l'avait trouvée, cette faille. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour la trouver, elle était en effet assez visible et surtout très embêtante pour la personne qui se trouvait en face d’elle.
Elle envoya alors un puissant coup dans le côté droit de la hanche de son agresseur. Celui-ci eut un étourdissement momentané et elle en profita pour partir.
Encore un de ces camés qui pensait que tous les gosses des rues avaient de la drogue sur eux. C'était la deuxième fois de la semaine qu'elle se faisait attaquer par l'un d'eux… Et on n’était encore que jeudi.
Elle courait encore dans la rue, tenant son bras droit, regardant souvent derrière elle, à l'affût d'une ombre ou quelque chose qui pourrait la suivre.
Apparemment, c'était bon, il n'avait pas réussi à la rattraper. Elle n'avait plus grand chose à craindre pour le moment. Elle marcha encore un moment, prenant parfois des petites ruelles… Celles qu'il faut connaître pour pouvoir voir. Elle lâcha enfin son bras, la douleur avait finit par diminuer.
Elle était enfin de retour dans son "quartier". Soulagée, elle n’en garda pas moins son allure. Peut-être était-elle un minimum connue et reconnue dans ces rues mais une petite frappe pouvait toujours venir lui demander de régler ses comptes.
-Eh ! Salut Emma ! la héla une petite fille rousse.
La petite rouquine, Rosie de son nom, faisait partie d'une petite bande de gamins qu'elle connaissait bien. Ils étaient environ une dizaine. Tous des gamins des rues, dormant dans des squats, des caves en tout genre ou bien dans les appartements délabrés et munis de pleins de lézardes qui appartenaient ou avaient appartenus à leur famille.
C'était des gosses pas méchants mais qui pouvaient devenir agressifs si une personne ne voulait pas payer leur tarif ou tentait de les voler, …
Elle avait fait leur connaissance alors qu'un des plus habiles, Ryan, un petit blondinet avec une tête d'ange, avait essayé de lui voler sa sacoche. Et après leur avoir inculqué le respect des aînés en leur donnant une bonne leçon, ils étaient devenus amis.
-Salut les moustiques ! Alors, comment va ton bras, mon p'tit artichaut ? dit-elle en s'asseyant à côté d'un garçon d'environ dix ans. Elle passa sa main dans sa chevelure ébène pour l'embêter, ce qui marcha très bien.
-Emmaaaa, pas les cheveux ! Et arrête avec ce vieux surnom !
-Mais c'est pas de ma faute s'il te va bien. Et donc, ton bras ?
-Ca va mieux, t'inquiètes !
-Tant mieux, alors. Sinon, quoi de nouveau, les p'tits monstres ?
-Bof, on a juste réglé quelques trucs avec Derek au sujet des tarifs.
-Pas de trop de prob', alors. Bon, j'dois y aller, j'ai rencart avec mon lit.
-Ok, à plus.
-Bye.
Elle se relava et pris la direction des immeubles. Immeubles, un bien grand mot. C'était en fait des HLM de seconde main où si l'ascenseur marchait cela signifiait que les poules devaient alors être munies des dents… Pratique lorsqu'on loge au neuvième étage.
Rassemblant son courage, elle commença à gravir les escaliers en courant. Le temps passait ainsi plus vite et même si l'on était encore plus fatigué à l'arrivée, on arrivait plus rapidement… Ce qui était le plus important.
Le neuvième étage. Elle prit le couloir de gauche et la première porte à droite. Elle entra sans même frapper dans le studio qu'elle occupait avec sa meilleure amie.
-Coucou puce ! cria une jeune femme brune.
-Coucou Stephie chérie, ça va ? Bonne journée ?
-Ouais, comme d'hab'. Toi ?
-Idem, sauf que j'suis totalement nase en prime. J'ai pas arrêter de taffer. Galère. M'enfin, j'vais aller pioncer.
-Ok, bonne nuit alors.
-Merci, toi aussi.
-Au fait, je voulais te dire comme demain on est vendredi, ça te dirait un chinois ou quelque chose ?
-Comme tu veux, tu connais mes goûts de toutes manières.
-Ok, bonne nuit.
En allant prendre sa douche le lendemain matin, elle marqua un temps d'arrêt devant le miroir qui ornait le mur de la salle de bain. Elle regarda son reflet et elle ne vit alors qu'une gamine brune et esseulée qui avait certainement du grandir trop vite.
Elle examina son visage. D'un teint de porcelaine, ce que l'on remarquait en premier était ses yeux : vairons. L’un d’un vert assez clair et l’autre d’un marron presque noir, fait peu courant…
Cela avait le don de souvent mettre mal à l'aise les personnes avec qui elle parlait, ce qui pouvait être un avantage comme un inconvénient… Lorsqu'une personne que l'on aime bien ou à laquelle on tient un minimum n'ose pas nous regarder en face, dans les yeux, cela blesse toujours beaucoup. Mais si c’est une personne que l’on veut mettre mal à l’aise, c’est toujours cela de gagné !
Par la suite, on repérait ses cheveux, court et brun, apparemment coupé main car pas vraiment égalisés, puis les tâches de rousseurs parsemant ses joues. Le reste ne se faisait guère remarquer…
Elle mesurait dans les environs du mètre soixante dix, peut-être un petit peu moins. Elle était plutôt mince et un petit peu musclée. Rien de bien étonnant ni de remarquable pour une personne de dix-huit ans. Elle était vraiment dans la norme pour ces quelques critères.
Elle passa alors son chemin et alla prendre sa douche. Longue et brûlante, afin d'enlever les derniers symptômes de la fatigue qu'elle ressentait auparavant.
Il était sept heures trente, elle allait devoir se dépêcher si elle ne voulait pas être en retard. Quelque chose qui lui arrivait couramment, à croire que dès que l'on s'impose un horaire, on est incapable de le respecter.
Encore une journée qu'elle devrait passer à travailler. Faire un travail qui ne l'intéressait nullement. Quoi de plus ennuyeux que de rester toute la journée assise sur une chaise et de faire passer des articles à une caisse de supermarché ? Au moins, elle ramenait de l'argent pour payer le loyer à la fin du moins, c'était une consolation, même si elle était assez faible.
Comme tous les jeunes, elle rêvait d'autre chose. Elle voulait faire quelque chose qui lui plaisait vraiment… Elle savait ce qui lui plaisait, mais de là à le faire, c'était tout une autre histoire…
Elle savait parfaitement ce qu'elle voudrait faire, c'est à dire qu'elle souhaitait travailler comme garagiste la journée et maître d'armes dans la soirée. C'était ses deux grandes passions : la mécanique et l'escrime. Elle aimait cela depuis toujours, du moins aussi loin que remontait ses souvenirs. Il va sans dire que c'était deux choses assez peu communes pour une femme.
Avant, lorsqu'elle était plus petite, avant qu'elle ne déménage, elle prenait des cours d'escrime dans la salle d'armes du quartier où elle vivait alors. Cela lui semblait être une autre vie, maintenant.
Elle avait aussi donné des cours et aidé ses professeurs d’escrime pendant un moment. Enfin, rien de bien important, juste quelques petits trucs par ci, par là.
Par exemple, elle s'occupait de l'échauffement des plus jeunes ou des débutants de toutes catégories, faisait la "police" dans la salle d'arme. Elle aidait aussi les petits ou les débutants pour leur trouver du matériel, leur expliquer les bases, … Elle faisait tout pour qu'ils soient à l'aise et qu'ils trouvent leurs repères. Elle avait même donné quelques leçons. C'était vraiment la bon temps…
Et la mécanique, une chose qui l'avait toujours fascinée. Les machines à vapeur, puis les voitures d'aujourd'hui, certainement les plus grandes inventions de l'homme. Elle trouvait passionnant de se pencher pendant des heures sous le capot d’une voiture ou n'importe quoi du moment que cela avait besoin d'un moteur et d'essence pour avancer.
Enfin, pour le moment elle devrait se contenter de passer des objets en tout genre sur un tapis roulant et de faire des sourires qui sonnaient faux et hypocrites à tous les gens qui se présentaient à sa caisse… Désolant.
Tous les jours passaient de la même manière. Comme on dit : "métro, boulot, dodo". Cette phrase caractérisait d’ailleurs très bien son train de vie…
Vivement que cela change ! Cela faisait si longtemps que sa vie était ainsi, les jours passant et étant toujours identiques…
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Voilà le premier chapitre qui sert aussi de Prologue… J’espère réellement que vous avez aimé et que vous aimerez la suite !! Kisu. Naera