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Coucou, voici un chapitre un peu sombre sur le passer de Michel.
Un gros coucou a Lichee Parfum au passage.
OUF
CHAPITRE DIX HUIT : ANNEXE
Une mobylette kitté, avec liquide de refroidissement, carburateur modifié, pot de détente et carénage, ralentie avant de s’enfoncer dans la courte allée qui mène au garage de la maison familiale. Michel La Motte coupe le moteur de sa machine avant de la mettre sur béquille pour ouvrir le garage.
Cette mobylette, Michel l’a acheté d’occasion et l’a modifié lui-même en récupérant des pièces a droite et a gauche ou en achetant d’occasion ou neuve grâce a des petits boulots.
Une fois l’engin bien enfermé dans le garage, Michel retire son casque et lâche un soupir d’appréhension en imaginant l’accueil qu’il va recevoir sur le pas de la porte. « Home sweet home », dise les anglo-saxons, ce n’est pas du tout ce que Michel éprouve pour cette demeure.
Quand il pénètre dans le couloir, il sent une odeur printanière provenant d’un produit d’entretient bon marché, l’une de ses sœurs a fait le ménage pour que cela sente si bon. Mais cette bonne odeur ne peut trompé que le sens olfactif, car tout dans la maison ne respire pas la fraîcheur. Il y a bien longtemps que des travaux d’entretien aurait du être entreprit. Les sols sont usés, dans certaine pièce la peinture s’écaille, sans parler du papier peint qui se décolle dans certaine pièce.
Michel s’avance dans le couloir pour rejoindre l’escalier en bois aux marches déformés pour gagner sa chambre. Il passe dans l’embrasure du salon, il voit son père affalé sur le canapé, aux coussins râper et difformes, tenant à la main une cannette de bière alors qu’il regarde un match de foot à la télévision pendant que la plus jeune de ses sœurs joue à la poupée sur le tapis du salon. Le père jette un regard sur son fils, Michel peut lire dans les yeux de son père la sempiternel phrase : « C’est a cet heure là que tu rentre bon a rien ! ». Mais cette fois son père ne la prononce pas car la jeune Annette, âgée de 6 ans, est là. Michel gravit l’escalier pour rejoindre sa chambre.
Arrivé au premier étage, Michel distingue une mélodie provenant d’une chambre, la chambre de sa mère, il s’avance vers la porte de la chambre. Sa mère est couchée sur son lit, elle a les yeux clos. Sur la table de nuit, un petit poste de radio diffuse la musique. Sa mère souffrante depuis plusieurs années ne quitte pratiquement sa chambre. Son père c’est réfugié dans l’alcool, ses grandes sœurs s’occupent d’entretenir la maison tout en travaillant ou en poursuivant leurs études.
Dans le couloir la porte, qui se trouve tout au bout, s’ouvre sur sa grande sœur Sophie âgée de 24 ans. Elle sort de la salle de bain de l’étage.
- Si tu veux prendre ta douche, tu devras attendre, fait-elle en se séchant les cheveux avec une serviette.
Dans le dos de la jeune femme de la vapeur s’échappe par l’ouverture de la porte accompagnée d’un bruit d’eau. Elle porte un vieux peignoir délaver.
- Aline prend sa douche, continu-t-elle.
- Pas grave, je ne suis pas pressé, répond Michel.
Sophie, s’engouffre dans une autre porte, celle de sa chambre qu’elle partage avec Myriam son autre grande sœur de 23 ans.
Michel quitte le palier pour grimper au second étage, il a peine gravit trois marche qu’une boule rose fonce sur lui en dévalant l’escalier en riant, une de ses jeunes sœurs, Julie âgé de 12 ans cours avec un cahier dans les mains, elle est poursuivit pas Amandine qui du haut de ses 14 ans cours à sa poursuite en criant.
- Rend moi ça !
- Amandine a un amoureux, chantonne a tu tette Julie.
Elles passent à coté de Michel en le bousculant. Elles filent vers le rez-de-chaussée, Michel reprend sa progression.
Quand il arrive devant sa chambre pour voir sortir Myriam, âgé de 23 ans, avec un aspirateur dans les bras.
- j’ai fait ton ménage, fait-elle. La prochaine fois tu le fais ! Puis range un peu, c’est un vrai foutoir ! Entre les pièces de mobylette, tes outils, tes affaires sale, puis essuie la bâche que tu as mis sur la moquette avant que l’huile coule dessus !
- Oui, grommelle Michel.
En effet quand Michel pénètre dans sa chambre, une odeur printanière flotte dans l’air, elle provient du désodorisant de l’aspirateur, mais elle a du mal à couvrir les odeurs de graisse et d’huile. Michel constate que sa sœur a mit tous ses outils sur la bâche. Sur cette dernière traîne un moteur de mobylette démonté, un carburateur et un piston.
Michel se penche sur la bâche pour ramasser ses tournevis et ses clefs pour les ranger dans sa boite a outil. Une fois fait il prend un chiffon pour retirer la tache d’huile sur la bâche puis il jette le chiffon graisseux dans un sac plastique. Il jette un œil au réveil mécanique qui traîne sur le sol à coté de son lit. Lit est un bien grand mot pour le matelas poser sur des palettes qui servent de sommier. L’heure du dîner est proche. Il saisit des sous vêtements propre puis descend d’un étage pour voir si la douche est libre. Il frappe à la porte, aucune réponse, il entre. La pièce est remplit de buée, la peinture du plafond s’écaille à cause de l’humidité. Michel retire ses vêtements et les poses sur un vieux tabouret branlant. Ses affaires sale, il les dépose dans le panier à linge sale. Il ouvre le robinet de la douche et se glisse sous l’eau. Cette dernière est pratiquement froide, ses sœurs ont vidé le ballon de pratiquement toute l’eau chaude. Michel se frictionne énergiquement avec le savon pour se réchauffer. Une fois rincer, il se sèche puis met ses vêtements propre. Il se regarde dans la glace murale et tente de se coiffer.
Quand Michel sort du cabinet de toilette, il entend le poste de radio de sa mère qui diffuse les informations. Il se dirige vers la chambre, il jette un regard dans la pièce. Sa mère est allongée sur le dos, elle regarde le plafond, elle se tourne légèrement vers lui.
- Entre mon fils, fait-elle d’une voix lasse.
Michel entre dans la chambre et vient s’asseoir sur le lit.
- Comment te sens tu maman ?
- Ca va, je suis comme tous les jours. Et toi tes études ?
- Je fais de mon mieux, répond Michel avec un sourire.
- Bien, il faut que tu réussisses tes études Michel.
- Je sais maman, mon avenir est en jeu. Tu me le répètes assez souvent.
- Pardonne a ta vielle mère de radoter.
- Mais non maman.
Michel dépose un baiser sur le front de sa mère.
- C’est l’heure du dîner, fait Sophie en entrant dans la chambre avec un plateau dans les bras.
Michel se lève du lit et aide sa mère a se redresser puis il s’écarte pour laisser sa sœur déposer le plateau charger de nourriture.
- Bonne appétit, font pratiquement en cœur Michel et Sophie.
- Merci, mes enfants, allez manger vous aussi.
Michel suit sa sœur dans le couloir et descend l’escalier pour rejoindre le rez-de-chaussée. Une fois arrivé, Sophie se dirige directement dans la cuisine. Michel lui jette un œil dans le salon. Son père et toujours sur le canapé, il chatouille sa sœur Amandine qui rie mais Michel serre les poings. Son père a une main dans le dos de sa sœur mais l’autre est pratiquement dans l’entrejambe de la jeune fille. Le regard de son père croise celui de Michel. Dans son regard Michel peut lire « Ose dire quelque chose et je te frappe ». Michel serre plus fort ses poings, il sent ses ongles s’enfoncé dans sa paume.
- Papa, Amandine, le dîner est servi, dit-il de façon le plus calme possible.
- Ouais, crie sa petite sœur en partant vers la cuisine.
Le père se lève, il saisit sa cannette de bière vide et lâche un rot sonore.
- Voyons voir ce que tes charmantes sœurs nous ont préparer se soir, lance le père en passant à coté de Michel.
Quand Michel arrive dans la cuisine, son père c’est déjà installer en bout de table en bon chef de famille. Michel s’installe entre Julie et Annette. Sur la table une énorme marmite fume, une odeur de couscous s’en échappe. En bon patriarche autoritaire, leur père se sert en premier et remplit son assiette a raz bord puis Sophie sert toute la famille. Personne ne parle au tour de la table, seul le bruit des couverts rompt le silence.
- Alors Aline, comment c’est passé ta journée au lycée, demande d’un coup leur père.
- Bien, répond la jeune fille.
- Tu as étudié quoi ?
- Aujourd’hui, Français, Math, Histoire, Science Humaine.
- Tu vois Michel, tu as du travail devant toi pour avoir le niveau de ta sœur.
- J’y travail, dit doucement Michel.
- Tu crois que je vais te croire ! Tu rendre tard, tu passes ton temps à démonter des moteurs. Tu crois que tu vas gagner ta vie en faisant cela !?
Michel, la tête baisser vers son assiette, sent le regard de ses sœurs posé sur lui. L‘ambiance c’est brusquement tendu dans la cuisine.
- Non, mais j’étudie sérieusement.
- Tu as intérêt !
- Et toi Amandine, reprend le père avec une voix mielleuse. Comment a été le collège ? Et c’est quoi cette histoire d’amoureux ?
Alors que l’adolescente répond, Michel redresse la tête, il croise les regards de ses grandes sœurs entre la peur et la compassion pour lui qui est le souffre douleur de leur père.
Une fois que le père à questionner toutes ses filles, le reste du repas se termine en silence. Une fois le repas fini, le père se lève puis prend la parole.
- Allez les filles, au salon. On va regarder un film. Annette tu vas au lit.
- Je vais la coucher, fait Julie.
- Bien, Julie, c’est gentil.
- Michel, tu débarrasses la table et tu fais la vaisselle. C’est ton tour.
- Je n’avais pas oublier, répond Michel en saisissant des assiettes.
Alors que Julie et Annette grimpent au premier étage, les autres filles entrent dans le salon en laissant seul Michel dans la cuisine. Ce dernier débarrasse la table et entasse la vaisselle sur un coin de la table. Il vide l’évier remplit de la vaisselle du petit déjeuner et du midi. Un fois l’évier vide de vaisselle, il verse de l’eau dans l’un des bacs avec du produit et dans l’autre juste de l’eau pour le rinçage. Une fois fait, il remonte ses manches puis saisit une éponge et attaque la montagne de vaisselle.
Il passe plus d’une heure pour tout laver, quand il a fini, toutes ses sœurs sauf Myriam sont parties se coucher. Michel s’avance vers l’escalier, il entend Myriam rire alors que leur père lui dit des choses à l’oreille. Michel passe la tête dans l’encadrement de la porte, il découvre sa sœur Myriam sur les genoux de leur père, se dernier lui chatouille le dos tout en lui faisant un câlin et lui murmurant des mots. Michel voit Myriam rire, mais en voyant le regard plein de tristesse, il comprend que c’est un rire forcé. Michel serre les dents et les poings fortement devant se spectacle dégoûtant. Il reste ainsi quelques minutes à regarder le spectacle, mais le regard de sa sœur devient de plus en plus triste, une larme perle au coin d’un œil. En voyant cela Michel n’y tient plus et entre dans le salon.
- Laisse la tranquille, hurle Michel.
Le père reste un moment interdit puis il lâche Myriam. Cette dernière se lève et file vers la porte.
- Merci, fait Myriam très doucement en passant à coté de Michel.
- Tiens donc, s’exclame le père. La lavette veut se prendre pour un homme ! Pourtant je croyais que je n’avais que des filles.
- Tu crois que c’est bien ce que tu fais, hurle Michel.
- Je fais quoi de mal ?
- Tu crois que c’est encore de leur age de recevoir des chatouilles de leur père ?
- Pauvre imbécile ! C’est juste une marque d’amour !
- Ah ! Ouais ? Moi je dirais une marque de perversité !
- Petit con ! Pour qui te prends-tu ?
- Tu crois que je n’ai pas remarqué ton petit manége limite inceste envers mes sœurs ! Quand tu les chatouilles et qu’une de tes mains est pratiquement entre leurs cuisses !
Le père s’avance vers Michel.
- Je ne les ai jamais touché !
- Encore une chance gros dégueulasse !
- D’ailleurs tes sœurs ne se sont jamais plaintes !
- C’est qu’elles n’ont pas le courage de te le dire. Tu leur fais peur !
- Mais je suis leur père, elles ne doivent pas avoir peur de moi.
Miche lâche un rire moqueur.
- Leur père ! Laisse moi rire ! Tu n’es qu’un gros porc pervers et incestueux ! Tu mériterais que j’aille voir les flics !
Le père décroche un crochet du droite en pleine mâchoire de son fils. Michel sent le goût du sang dans sa bouche, puis un voile noire passe devant ses yeux avec des petits points lumineux. Il tombe sur le coin du montant de la porte. La douleur le travers la colonne vertébrale, ce qui lui fait ouvrir les yeux et reprendre conscience. Il voit son père s’avancé vers lui les poings serré. Michel se redresse et se jette contre son père la tête en avant. Quand il percute le ventre de son père ce dernier émet un cri de douleur avant de tomber sur le dos au sol après avoir heurté une chaise. Michel est tombé lui aussi mais il se relève en premier, un filet de sang coule de sa bouche.
- Tu va me le payer, crie son père en se relevant.
Michel fait quelque pas en arrière et se prépare à combattre encore. Son père est debout, en un éclair il fonce sur Michel en ayant ramassé une chaise qu’il lève pour cogner le torse de son fils. Michel a le souffle coupé, une forte douleur travers ses cotes et le fait vacillé.
- Tu crois que tu va m’avoir si facilement pauvre con, fait son père un sourire aux lèvres. C’est rien ça comparé aux bagarres du temps de mon service militaire.
Michel tombe sur le sol le visage contre le tapis, il a du mal a retrouvé son souffle. Il sent son père qui l’attrape par la ceinture et le traîne hors de la maison.
- Je suis ton père et tu me dois le respect qui m’est du ! Je vais t’apprendre ça pauvre larve que tu es.
Michel sent la fraîcheur du gazon quand son père le dépose. Il n’a pas la force de bouger, il tente de se relever mais il reçoit un coup de pied dans le ventre. Il entend son père retiré sa ceinture. Michel rampe sur le gazon mais aussitôt la boucle de la ceinture vient lui cingler le dos. Michel lâche un cri qui fait aboyer les chiens du quartier.
- Le respect et la politesse son des choses que tu aurais du apprendre à l’école, dit le père en faisant tournoyer sa ceinture.
- Pourquoi ? Tu y as été à l’école toi, fait Michel.
Pour toute réponse il reçoit une volée de coup de ceinture. Une fois la série de coup fini, Michel entend son père reprendre son souffle.
- Tu parles d’un père, incapable d’entretenir la maison, il laisse tout le travail à ses enfants. Il passe son temps devant la télévision à se saouler à la bière.
Pour toute réponse Michel reçoit plusieurs coups de pieds dans l’estomac.
- Je travail moi jeune homme ! Quand je rentre je me détends, fait son père.
- La belle excuse.
Le père se penche sur Michel et l’attrape pour le retourner. Maintenant, il se dévisage.
- Si tu ne te plait pas ici tu as qu’a aller ailleurs, fait le père avec un sourire mauvais.
- Cela t’arrangerait, comme ça tu pourrais faire tes saletés avec mes sœurs sans crainte.
Michel reçoit un coup de poing en pleine face. Il sent son œil droit enflé quasi instantanément.
- C’est ta réponse, demande Michel avec difficulté.
Son père lâche sa prise, Michel s’effondre sur le sol.
- Je vois que la lopette veut devenir un homme mais il va t’en falloir plus, ironise le père. Que ça te serve de leçon.
- Je préfère encore être une lopette qu’un gros dégueulasse comme toi.
En réponse Michel reçoit une nouvelle volée de coups de pieds dans le ventre. Michel se tord sur le sol, sans souffle et sans force pendant que son père se dirige vers la maison. Il entend la serrure de la porte se verrouillé.
Michel reste là étendu sur le sol à reprendre son souffle et des forces de longues minutes. Il ne ressent même pas la fraîcheur de la nuit. Son corps n’est qu’une immense douleur, c’est la seule chose qu’il est capable de ressentir.
Une fois qu’il a un peu récupéré, il se lève avec grande difficulté et commence a marché dans la rue au hasard. Marcher n’est pas le terme exacte, mais se traîné tant bien que mal dans les rues. Il a du mal a voir son œil droit est clos par le renflement bleuté qui l’orne.
Il déambule ainsi pendant des heures dans la ville, il travers des quartier qu’il ne connais pas ou peu. Une seule pensée en tête s’éloigné de la maison, de son père. Mais en même temps il ne veut pas quitter sa mère et ses sœurs.
Il a la tête qui tourne, il s’adosse à un réverbère pour reprendre des forces. Il lève la tête, il voit de la lumière dans les immeubles de la rue, de la lumière bleuté provenant de la télévision a certaine. Il lève encore plus la tête pour regarder le ciel étoilé. Il ne ressent rien, ni la fraîcheur de la nuit, ni la douleur qui étreint son corps. Il reste ainsi de longue minute a ne pensé a rien son regard perdu dans les étoiles jusqu'à ce qu’une douleur dans le cou le ramène à la dure réalité. Il baisse la tête lentement, la douleur revient dans son corps ou plutôt son esprit en reprend conscience. Il se redresse et quitte son appui sur le réverbère pour se remettre à déambuler dans la ville.
Au coin d’une rue, il aperçoit des motos qui partent. Instinctivement, il se dirige vers elles. Mais il ne marche pas assez vite pour les rejoindre. Il regarde autour de lui et vois à quelque dizaine de mètre, une enseigne lumineuse. Sans s’en rendre compte, il se dirige vers la lumière Une fois proche, il arrive a distingué le mot « Bar » avant de s’évanouir. Dans sa semi inconscience, il entend des bruits pas, une porte qui s’ouvre.
- A demain Otto.
- Bonne nuit Claude.
- Otto !
- Quoi ?
- Y’a un jeune devant la porte.
Des bruits de pas rapide.
- On dirait qu’il a passé un sale quart d’heure. Claude aide moi à le porter à l’intérieur, on va l’allonge sur une banquette.
Ce sont les dernières choses que Michel entend et la sensation d’être porter avant de perdre totalement conscience.