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Salut à vous ...
Ceci est une fiction de moi-même et tout m'appartient.
Attention : Slash à venir, donc homophobes s'abstenir ...
Bonne lecture!
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Chapitre 1 - Présentation
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Je m'appelle Angelo. J'ai quinze ans depuis quelques semaines, mes parents sont morts d'un accident de voiture il y a trois mois et aujourd'hui je vais faire la découverte de ma famille d'accueil.
C'est pour cette raison que j'ai le cerveau en totale ébullition.
Je suis très angoissé. Je n'ai pas envie d'aller dans une nouvelle maison avec de "nouveaux parents" et de reprendre une vie normale.
Et pourtant j'ai tout de même pris la précaution de soigner mon apparence. J'ai revêtu le costard que j'étais sensé porter à un mariage cet été. J'ai noué mes cheveux sans laisser échapper aucune mèche. J'ai l'air d'avoir au moins dix ans de plus que mon âge. Je mesure environ un mètre quatre-vingts et je suis mince et assez musclé. J'ai de longs cheveux noirs qui me descendent jusqu'à la moitié du dos et des grands yeux bleu turquoise qui ont du mal à cacher mon angoisse. J'ai une peau pâle et je collectione les piercings et les tatouages. Habituellement j'ai un look plus gothique ou métalleux.
C'est sans doute pour cela que je me sens comme un parfait abruti dans cette tenue.
On me signale que le trajet menant à ma nouvelle maison est encore assez long. J'aimerais qu'il ne se termine jamais.
J'ai trop chaud avec tous ces vêtements sur moi. C'est la fin du mois d'âout. C'est bientôt la rentrée. Le lycée pour moi.
Devoir nouer de nouvelles connaissances. Avoir de nouveaux amis. Je déteste ça. Les pouffiasses qui me regardent comme si j'étais la dernière minijupe à la mode, les abrutis qui s'y croient avec leur sapes de merde et leur style de racailles complètement dépassé, les suces boules qui n'en ratent jamais une pour faire chier le monde et tout les autres c'est pareil. Je déteste tout le monde.
Je ne sais pas réellement pourquoi, mais j'ai la certitude que c'est depuis la mort de mes parents.
Mes parents sont tous deux venus en France après leur mariage. Ils étaient italiens. Ma mère était déja enceinte de moi. Leur fils unique. Je pense qu'ils ont eut une vie heureuse.
Les vacances en Italie vont me manquer.
Je suis épuisé car je n'ai pas réussi à dormir de la nuit. Je ferme les yeux. Je parviens à m'endormir.
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J'ouvre les yeux.
La voiture s'est arrêtée.
Nous devons être arrivés.
J'ouvre la porte de la voiture et j'en sors. A quelques mètres je vois l'assistante sociale en grande conversation avec deux adultes: un homme et une femme. Sans doute ma future famille d'accueil. Derrière eux je vois un joli petit pavillon à deux étages avec un joli jardin tout plein de fleurs. Exactement comme je l'avait imaginé.
Leurs regards se tournent vers moi et ils me font de grands sourires.
- Enfin réveillé! S'exclame mon adorable assistante sociale.
A ce moment là, je meurs déja d'envie de retourner m'enfermer dans la voiture et de m'endormir à nouveau d'un sommeil impossible à interrompre.
L'homme et la femme sourient encore plus. Ils sont tous ridicules à essayer de me mettre à l'aise. Ca me donne plutôt envie de fuir. Mais comme je sais que je ne fuirais pas, je me concentre sur une éventuelle réponse pendant qu'ils restent là à me regarder bêtement.
- Je suis désolé de m'être endormi ..., leur dis-je de ma voix genre le mec super navré, alors que je pense tout le contraire.
- C'est vraiment pas grave! Me répond mon papa d'accueil toujours avec le même sourire stupide qu'ont aussi les deux autres.
Ils reprennent alors leur conversation et je décide de laisser l'assistante s'occuper de tout ça et d'aller reprendre mon hibernation là où je l'avais abandonnée.
En claquant la porte de la voiture je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils ont plutôt l'air sympathiques. Apparement ils ont une fille plus âgée que moi mais je ne l'ai pas vue.
Tandis que je somnole en remuant mes impressions sur le couple et la maison, le monsieur à l'air sympa frappe trois petits coups à la vitre et me fait sursauter.
Je sors donc à nouveau de la voiture.
- Je vais t'aider à monter tes bagages dans ta chambre! Me dit-t-il avec un énorme sourire.
J'attrape les bagages restants, je ferme le coffre et je le suit.
Nous entrons dans un ravissant petit hall. A droite le salon avec la salle à manger et à gauche la cuisine. Tout droit l'escalier, chemin que nous emprûntons. Au premier étage j'aperçois quatre portes: une à gauche, deux à droite et une au milieu.
- A gauche c'est notre chambre, me dit joyeusement Monsieur Sympa, au milieu la salle de bain, la première à droite c'est ta chambre et la deuxième à droite celle de Sarah, notre fille. Elle devrait bientôt rentrer! Elle a hâte de te connaître.
Je me fiche royalement de ce qu'il me raconte mais je le gratifie d'un grand sourire.
Il ouvre la porte de ma chambre et y dépose mes bagages. Je le suit et dépose les miens au dessus des autres.
- Je te laisse prendre tes repères dans ta chambre. Nous t'appellerons bientôt pour le diner, d'ici une petite heure, d'accord?
- Oui, oui, merci ...
J'ai la gorge toute sèche lorsque je lui répond. Il sort de la chambre. Je sors une petite bouteille d'eau d'un de mes sacs et j'étanche ma soif.
La chambre est assez spatieuse. Dans un coin un grand lit avec une table de chevet, dans l'autre une armoire puis encore d'un autre côté une commode et pour finir un bureau, sa chaise et son étagère dans le dernier coin. Le tout avec une ambiance très chaleureuse de jaune et orange clair, avec les meubles en bois clair.
Je m'assieds sur le lit, et je respire un grand coup. Je retire ma veste noire et je la pose bien pliée sur ma chaise. L'endroit est assez apaisant et je me sens un peu mieux. J'ai le sentiment que la vie pourrait peut-être même être convenable dans cette maison. Peut-être que ce n'est pas si horrible que ça d'être dans une famille d'accueil. Et puis ils ont l'air gentils comme tout.
Je m'allonge sur le lit tandis que mes pensées m'emmènent vers un doux sommeil.
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- Angelo?
- Humpf ...
Je commence à emmerger tranquillement de mon sommeil.
Je jette un coup d'oeil sur la porte de ma chambre. Elle est entrouverte et on peut voir la tête de Madame Sympa à l'intérieur.
- C'est l'heure du diner Angelo.
- Oh! Oui excusez-moi j'arrive tout de suite!
Elle me regarde avec un grand sourire et ferme la porte derrière elle.
Je me lève. Mes membres sont encore tout endormis et je les frotte un peu. Il y a un miroir sur la porte de l'armoire et je contemple mon reflet pendant quelques secondes. J'ai l'air présentable. Je vais donc pouvoir aller les rejoindre, en fesant toutefois un léger détour par la salle de bain.
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J'arrive dans le joli petit salon qui sert accessoirement de salle à manger. Ils sont tous trois à table et me regardent avec de grands sourires: le père, la mère et la fille. Je m'assieds à la seule place vacante, c'est à dire à côté de la fille.
- Nous te présentons notre fille Sarah! Me dit allègrement Monsieur Sympa.
Comme si c'était difficile à deviner ...
- Enchantée!
Grand sourire de sa part.
- Enchanté aussi ...
Madame Sympa commença alors à nous servir. Je mangeais sans accorder un regard aux gens autour de moi.
- En fait, repris l'homme en face de moi, je m'appelle Francis et ma femme Marianne.
- Ah, euh, d'accord Francis ...
Je ne devrais même pas ouvrir la bouche pour dire des trucs aussi inutiles.
Il y a encore de la tension entre nous pendant tout le reste du repas. Pendant le dessert, Francis décide pourtant de briser le silence.
- Sarah te fera visiter la ville et te montrera le lycée! N'est-ce pas ma puce?
- Bien sûr! Et elle m'adresse un grand sourire auquel je réponds avec réticence.
- Il te reste encore une semaine avant la rentrée, ajoute Marianne.
- Tu rentre en seconde en plus cette année? me questionne Francis.
- Oui ...
- Tu n'as pas un peu le trac? continue t-il.
- Non ...
Là je mens. J'ai horreur de ça et je sais que ça va m'empêcher de dormir correctement pendant toute la semaine.
- Sarah va rentrer en terminale, ajoute encore Marianne.
- ...
Je ne dis plus rien. J'ai seulement envie de me retrouver tout seul dans ma chambre et de dormir encore et encore pour récupérer tout le sommeil que j'ai perdu ces derniers temps.
Le repas s'achève calmement dans une ambiance un peu plus apaisante.
Je m'excuse donc auprès de la famille et m'éclipse à nouveau dans ma chambre.
Arrivé à destination je décide donc de défaire mes bagages. Je range mes vêtements dans l'armoire, mes livres sur l'étagère, mes sous-vêtements dans la commode. Mes affaires persos dans les tiroirs de ma table de chevet, les affaires scolaires sur le bureau et quelques photographies de mes parents et moi sur la commode.
Une fois mon déballage terminé j'ai l'impression que cette pièce est mienne, et qu'elle constituera mon unique refuge lors de cette nouvelle vie.
J'attrape un pyjama dans mon armoire et je sors de la chambre.
J'entends la fille au téléphone dans sa chambre mais je ne parviens pas à distinguer ce qu'elle raconte.
Au rez-de-chaussée le bruit de la télévision m'indique l'activité du couple.
J'entre dans la salle de bain. J'ai besoin d'une douche brûlante pour me détendre. J'enlève mes vêtements et les dépose dans le panier réservé au linge sale. Je dénoue mes cheveux et j'entre dans la cabine de la douche. L'eau est brûlante et j'adore ça. Je reste quelques minutes sans bouger tandis que je me fais arroser. Puis je ferme le robinet et attrape un shampoing avec lequel je me lave tranquillement. Ensuite j'ouvre à nouveau le robinet et me rince, en restant un peu plus longtemps qu'il était nécessaire. Je sors ensuite de la cabine et puis je m'enroule dans une serviette. Après la chaleur de la douche, je meurs désormais de froid. Je me sèche rapidement et j'en enroule une autour de mes longs cheveux. J'enfile mon pyjama, puis je sèche mes cheveux et les coiffe soigneusement. Puis je quitte l'ambiance froide de la salle de bain, pour celle plus intime et chaleureuse de ma chambre.
J'allume ma petite lampe de chevet et je prends un livre dans ma commode. Je vais lire un peu avant de m'endormir. Je m'allonge dans mon lit et je commence ma lecture.
Quelques petits coups frappés à la porte m'interrompent immédiatement.
- Oui?
Sarah entre dans ma chambre. Je me remet en position assise sur mon lit.
- Euh ...
- Ecoute moi Machin!
Machin! Non mais c'est quoi ce délire?
- Je vais être directe avec toi mon petit!
Mais c'est qu'elle est en colère et ça me semble être contre moi ... Petit ... Elle a vu sa taille par rapport à la mienne?
- J'ai pas envie d'avoir à te supporter, OK? Et j'ai pas envie de te voir tout court! Pour moi t'existe même pas, même si face aux parents je fais la nana sympa qui a envie de te connaître. Donc je suis pas ton amie et tu n'es pas le mien. OK?
- ...
Là je sais même pas quoi répondre, et j'ai les yeux écarquillés au maximum.
- Bon bah je pense que c'est clair. Bye.
Et elle sort en refermant la porte.
Et je reste là en fixant la porte et en me disant que cette fille est vraiment conne, et qu'il y a des manières plus subtiles et moins débiles pour faire comprendre à quelqu'un qu'on ne l'aime pas du tout.
Puis je me rallonge et me plonge dans l'obscurité. Finalement je ne vais pas pouvoir compter sur elle pour me faire visiter la ville et le lycée. Peu importe. De toutes façons je suis un solitaire dans l'âme.
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Cela fait plus d'une heure que je suis allongé dans le noir et je ne parviens toujours pas à trouver le sommeil. Mes pensées sont confuses et je m'imagine toutes sortes de scénarios quant à ma future vie dans cet endroit. Certains dans lesquels je serais plus ou moins heureux et d'autres où ce serait le contraire.
Peu à peu mes pensées s'emmêlent et s'amplissent de songes plus doux les uns que les autres. Je suis dans un état comateux entre le sommeil et la réalité et j'aime me souvenir de ces petits songes qui sont des mélanges de rêves et de pensées.
Un éclair dans le ciel me sort de cet état de torpeur. Je sors du lit et m'approche de la fenêtre pour contempler le ciel orageux. Ce soir comme tous les soirs depuis trois mois, le sommeil ne vient pas. Il ne vient que très rarement désormais. Un autre éclair illumine le ciel. Je soupire. Je me sens seul. J'aimerais que quelqu'un me prenne dans ses bras et me dise que c'est un cauchemar, que mes parents vont bien et qu'ils sont dans la chambre d'en face. Une larme glisse sur ma joue. Je me sens faible. J'ai l'impression de n'être encore qu'un enfant qui ne peut survivre loin de ses parents. Mon souffle laisse de la vapeur d'eau sur les carreaux de ma fenêtre et je l'essuie du revers de la main, puis en fait de même pour mes larmes. Je me trouve tellement con dans cet état là.
Je m'allonge à nouveau, et je décide d'attendre le sommeil, tout en essayant de faire le vide dans mon esprit trop encombré.
Demain sera une autre journée ...
A suivre ...
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Bon et bien désolé si c'est un peu court, mais il fallait vraiment que j'arrête là ce chapitre.
Vos avis me feraient immensément plaisir.
Et désolé pour les fautes d'orthographe.
Merci et à bientôt.