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Author: Celiostra'artymor
Fiction Rated: K+ - French - General/Adventure - Reviews: 4 - Published: 08-01-05 - Updated: 10-26-06 - id:1976058

Bon bein c'est ma première fic, alors je ne sait pas si elle va plaire.

J'attend vos review avec impatience pour savoir ce qui ne va pas.

Voila, alors merci et bonne lecture.

Métamorphes

Chapitre 1

Nous sommes en France, dans le département du Puy de Dôme, dans la ville de Clermont-Ferrand.

Deux amis, Cirion et Iria marchaient dans les ruelles de la vieille ville. Il était tard, et Cirion avait proposé à Iria de la raccompagner chez elle. Les ruelles étaient sombres et mal éclairées.

-J’aime pas ces rues Iria. T’es sûre qu’on gagne du temps en passant par-là ?

-Oui, on gagne dix minutes, un quart d’heure. Comme ça tu ne rentreras pas en retard à l’internat !

-Ouais, mais bon…

La ruelle était déserte. Soudain, surgissant d’une rue adjacente, Un groupe de trois jeunes ayant entre dix-sept et vingt ans apparut devant eux.

-Dîtes les gars ! Ils ne sont pas mignons ces deux là ? dit l’un des deux.

-On pourrait s’amuser avec la meuf, proposa un autre. Elle est bonne.

-COURS, cria Cirion.

Il attrapa le bras d’Iria et ils se mirent à courir pour fuir les jeunes. Ces derniers les poursuivirent, jusqu'à ce qu’Iria et Cirion soient stoppés par deux autres qui surgirent de leur cachette. Iria se débattit, mais elle finit par se faire immobiliser. Cirion lui, frappa deux fois son adversaire avant de s’écrouler, le souffle coupé par un coup de poing dans l’estomac. Deux de leurs agresseurs le prirent par les bras tandis qu’un troisième le frappait.

-Ca suffit ! dit le premier délinquant. Il faut qu’il soit conscient, qu’il voie ce qu’on va faire à son amie.

-Salaud, souffla Cirion.

Cela lui valut un autre coup dans l’estomac. Iria était maintenue sur le dos, un foulard dans la bouche, et un couteau sous la gorge. Celui qui semblait être le chef de la bande s’approcha d’Iria et commença à lui enlever son pantalon. Il lui ouvrit sa veste et remonta son pull et son T-shirt au-dessus de ses seins. Le ‘chef’ sortit un couteau et coupa le soutien-gorge. Des larmes commencèrent à couler le long des joues d’Iria, pendant que le ‘chef’ commençait à lui caresser les seins.

-Tu vas voir, tu vas aimer, lui chuchota t’il, surtout que l’on est cinq à passer. Tu finiras bien par apprécier…

-Le ‘chef’ ouvrit sa braguette et se prépara à la violer, lorsque Cirion, qui venait de reprendre son souffle hurla

-ARRÊTE !!!!!

Son cri de colère se transforma en cri de douleur. Les cheveux de Cirion diminuèrent jusqu'à disparaître. D’étranges mosaïques commencèrent à apparaître sur sa peau. Ses agresseurs le lâchèrent et regardèrent ce qui lui arrivait, sans pouvoir bouger, tétanisés par la peur. Des cornes sortirent de la tête de Cirion, son visage s’allongea et prit la forme d’un museau. Une paire d’ailes de cuir sortit de son dos et déchira ses vêtements. Sa peau prit une teinte rouge et les mosaïques ressortirent et formèrent des écailles. Une longue queue souple apparut. Le cri cessa, Cirion se redressa. Il se tenait sur ses doigts de pied. Il mesurait dans les 2m30, avec les cornes, et ressemblait à un Hybride entre un humain et un dragon.

Il grogna et, en un bond, rejoignit les violeurs. Il donna un coup de poing dans le ventre de celui qui le molestait. Il l’attrapa par la tête et projeta contre un mur. Il fit face au jeune qui se tenait sur sa gauche. Il profita de ce mouvement pour assommer l’autre avec sa queue. Le jeune qui lui faisait face fut projeté contre le mur par un coup d’épaule. Le chef sortit un revolver et menaça son collègue de le descendre s’il n’essayait pas de stopper le monstre. L’autre préféra fuir. Il fut abattu par son chef qui tira ensuite sur Cirion. La balle lui traversa le flanc gauche et lui arracha un grognement. Le chef poussa un rire de dément.

-Alors sale monstre ! On fait moins le malin, hein!?

Cirion sentait la peur et la folie qui émanait de son adversaire.

Il bondit. Lui saisit le bras droit, le brisa et il lui envoya un uppercut dans le menton. Le ‘chef’ s’écroula.

Cirion se tourna vers Iria, qui le regardait avec des yeux terrorisés.

-"Tu te nomme Iria, résonna une voix dans sa tête"

Elle acquiesça.

-"Si tu veux sauver la vie de mon hôte appelle une… ambulance, lorsque je lui rendrais son corps, la blessure de la… balle risque de le tuer, s’il ne reçoit pas de soins très vite. Au revoir charmante Iria."

Le corps de Cirion commença à changer et il s’écroula, inconscient. Iria resta quelques instants sans bouger, avant de prendre son téléphone portable et d’appeler les urgences.


Un portable sonna dans la salle de D.S.

Monsieur Clamens leva les yeux des copies qu’il était en train de corriger. Il était onze heures.

-Mademoiselle Iria, veuillez éteindre votre téléphone.

Iria prit son portable et reconnut le numéro de l’hôpital. Elle décrocha.

-Mademoiselle Iria… le ton du professeur de biologie était irrité.

Iria ne l’écoutait plus.

-« Mademoiselle Iria, ici le docteur Russel. »

-Oui.

-« Votre ami a repris connaissance il y a quelques minutes. Vous pourrez venir le voir en fin d’après-midi. »

-Vraiment ?! Merci docteur.

Iria raccrocha. Monsieur Clamens se tenait à côté d’elle et semblait être contrarié. Iria réalisa pourquoi.

-Ex… excusez-moi monsieur, ce… c’était l’hôpital. Il appelait pour dire que Cirion avait reprit connaissance, et… et que l’on pourrait lui rendre visite en fin d’après midi.

Des discussions commencèrent dans toute la salle.

-Silence !! Mademoiselle Iria veuillez éteindre votre portable. Il vous reste moins d’une demi-heure pour finir votre devoir.

Il retourna à son bureau, et reprit la correction des T.P. concours. Cela faisait un peu plus d’une semaine que Cirion était dans le coma.

A la fin du D.S., toute la classe se retrouva dehors.

-Iria, c’est vrai ? Il est réveillé ? demanda Albin le colocataire de Cirion à l’internat.

-Oui.

-Faut aller le voir ! proposa Hébus. Tous ensembles !

-Tout le monde ne pourra pas venir. Y’en a qui prennent le train pour rentrer chez eux pour le week-end, lui rappela Justine.

-Bah, ils font comme moi, ils se débrouillent pour trouver quelqu’un chez qui squatter, renchérit Hébus.

-Hébus ! Tout le monde ne pourra pas entrer dans la chambre de l’hôpital, signala Nuala. Le mieux c’est qu’un petit groupe de personnes aille le voir, et lui apporte une carte signée par toute la classe.

Cette idée fut acceptée et ils prirent une feuille que tout le monde signa. Cinq personnes furent choisies pour aller à l’hôpital apporter la lettre : Harry, Justine, Hébus, Albin et Tara. Iria, elle préféra aller voir Cirion seule, pour lui apporter ses devoirs en retard.


-Non inspecteur, je vous interdis d’entrer dans cette chambre !

Docteur Russel, vous êtes en train de gêner une enquête policière !

-Inspecteur Sven, ce jeune homme vient de sortir d’une semaine de coma. D’après le témoignage de son amie, l’état de ses vêtements, et les coups et blessures qu’il a reçus, il a vécu un moment traumatisant. Laissez le se reposer !

-Ses amis peuvent le voir ?

-Oui.

-Alors pourquoi pas moi ?

-Vous allez lui poser des questions, et l’obliger à se rappeler de mauvais souvenirs. Je refuse que ce genre de choses se produise durant sa convalescence.

-Très bien docteur, j’attendrai.

L’inspecteur remit son chapeau et sortit. Il doutait que ce jeune homme, Cirion, soit le plus traumatisé. Certains éléments étaient étranges, en particulier le témoignage de trois des quatre agresseurs survivants. Celui qui avait tiré sur Cirion ayant les os de la mâchoire brisés, il ne pouvait pas répondre à ses questions. Le mort avait été abattu d’une balle dans le dos, par l’arme du meneur, alors que visiblement il était de mèche avec les autres. Certains éléments étaient trop étranges. Quelqu’un couvrait une autre personne, mais qui ? Et si quelqu’un d’autre, avec une grande force, était intervenu pour stopper les violeurs, et qu’avec le manque de lumière les agresseurs ne l’aient pas vu clairement ? Cela pourrait expliquer le fait qu’ils prétendent avoir été agressés par un monstre. Mais pourquoi avoir tué l’autre ? La jeune fille prétend qu’il avait désobéi à son chef et avait été abattu. Mais alors, quand Cirion avait’il prit une balle dans le flanc ? Pourquoi ses vêtements étaient-ils déchirés ? Toutes ces questions ne cessaient de se bousculer dans la tête de Sven. Seules deux personnes pouvaient l’aider, et l’une d’elle était dans l’incapacité de parler.

Il était six heures passé, Cirion venait de se réveiller. Ce matin il avait reprit connaissance dans un hôpital. Il ne savait pas dans quel hôpital il était, ni comment il était arrivé là. Il se souvenait juste du chef de la bande qui s’apprêtait à violer Iria, puis qu’une vive douleur lui avait parcouru le corps, et après plus RIEN ! Si ce n’est une image floue d’Iria le regardant, et du sol pavé de la ruelle se rapprochant.

Le médecin lui avait dit qu’il avait reçu une balle dans le flanc gauche.

Mais quand ? Lorsqu’il avait crié ?

La porte de sa chambre s’ouvrit. Il entendit un cri qu’il reconnut immédiatement :

-Héééééééééé !!!! LA TAIIIIIREUUUUUH !!!

Hébus entra dans la chambre, suivi d’Albin, Harry, Justine et Tara.

-Salut Cirion, lancèrent-ils en chœur.

-Qu’est ce que vous venez faire ici ?

-Crétin, on vient prendre de tes nouvelles ! répliqua Tara.

-Et puis te remonter le moral ! rajouta Hébus.

-Oh Cirion, t’as raté quelque chose à l’internat… commença Albin.

-On dut a repousser une attaque des secondes années à coup de polac, et d’eau ! le coupa Hébus

-Les surveillants sont arrivés, à cause du bruit. Les secondes années essayaient de rentrer dans l’étage. Ils avaient des bombes de mousse à raser, reprit Albin. Lorsque les pions les ont vu ils se sont fait engueuler ! On a juste eu le temps de rentrer dans les chambres et de planquer les bouteilles avant que les pions rentrent.

-T’aurais dû voir leur tronche, lorsqu’ils ont vu l’état du couloir…

Les cinq camarades de classe de Cirion continuèrent à lui raconter à tour de rôle les nouvelles de la semaine concernant les profs, les copains et les autres personnes que chacun connaissaient. Le temps passa, et une heure plus tard quelqu’un frappa à la porte. Iria entra, son sac de cour sur le dos. Hébus regarda Cirion et lui fit un clin d’œil.

-Bon, ben, on va te laisser, vous avez sûrement des choses à vous dire, dit Hébus Ah, au fait ! Un petit mot de la classe.

Hébus lui donna une carte, puis commença à sortir, tirant Harry par le bras, celui-ci n’ayant visiblement pas envie de partir.

Iria prit une chaise et s’assit.

-Comment te sens-tu ? demanda t’elle.

-Fatigué, et toi ?

-Bien, merci.

Pendant quelques secondes, ils ne se dirent rien d’autre. Cirion remarqua qu’Iria le dévisageait. Il commença à ouvrir la bouche pour parler.

-Je t’ai apporté le travail de la semaine, coupa t’elle. Je t’ai pris aussi le D.S. de bio d’aujourd’hui et celui de math de samedi dernier. J’ai fait une croix devant les exercices du T.D. de math que l’on a corrigés.

-Cirion écouta Iria finir de lui expliquer ce qu’il avait à faire. Il remarqua qu’elle semblait gênée et mal à l’aise.

-Tu es sûre que ça va ?

Elle le regarda bizarrement, comme surprise par sa question.

-Je t’ai déjà dit que j’allais bien. C’est juste que … que j’ai pas mal de trucs à faire et … et que ça me stresse !

-Ah ! Bon…

-Bien ! Il faut que j’y aille ! Mes parents vont m’attendre. Au revoir !

-Euh… au revoir.

Elle sortit en lui faisant un signe de la main. Elle semblait plus distante que d’habitude.

Quelques jours plus tard, le docteur Russel annonça à Cirion qu’il pouvait sortir de l’hôpital. Il s’était rétablit vite, malgré l’importante perte de sang due à sa blessure. Pendant qu’il enfilait les vêtements que ses parents lui avaient apportés, Cirion ne put s’empêcher de penser que le comportement d’Iria était étrange. Il avait dû faire quelque chose qui l’avait choquée, mais quoi ?

Cirion signa les papiers nécessaires pour pouvoir sortir. Ses parents avaient payé les frais d’hospitalisation.

Lorsqu’il sortit de l’hôpital, un homme s’approcha. Il était blond, ses cheveux raides retombaient juste au-dessus de ses sourcils, Il avait un costard beige, une chemise blanche, une cravate bleu roi, des chaussures noires, et un chapeau, type borsalino, beige avec une bande noire. L’homme enleva son chapeau.

-Monsieur Ahnril ? demanda t’il.

-Oui ?

-Bonjour, je suis l’inspecteur Sven, dit-il en lui montrant sa carte de police. Je suis chargé de mener une enquête au sujet de l’agression que vous et votre amie avez subie.

Cirion remarqua que l’inspecteur avait une fine moustache et un bouc.

-Que voulez vous savoir ?

-La vérité monsieur Ahnril. Ce qui s’est réellement passé.

-Vous n’avez interrogé personne d’autre ?

-Si, mais leurs témoignages sont étranges et contradictoires.

-Ah ! Veuillez m’excuser, mais je dois retourner à mon lycée, je vais être en retard. Je pourrai passer au commissariat plus tard.

Sven ne fut pas surpris par cette réponse. Elle était relativement classique pour quelqu’un qui voulait éviter une conversation gênante.

-Je peux vous conduire à votre lycée, si vous le souhaitez.

Cirion le regarda, surpris par cette proposition. Il sourit.

-Je vous remercie, le docteur Russel m’a dit d’éviter les efforts. Et puis ce sera moins cher que le bus ou le taxi.

Ils se dirigèrent vers le parking où était garée la voiture de l’inspecteur. Sven l’ouvrit et Cirion s’installa tandis que l’inspecteur prenait sa place derrière le volant. Il démarra et sortit du parking.

-Je vous écoute monsieur Ahnril.

-Cirion lui raconta sa version des faits, du moins ce dont il se rappelait. Lorsqu’il eut terminé, ils étaient presque arrivés devant le lycée.

-Ce que vous m’avez dit correspond aux autres témoignages. Le problème c’est que vous vous arrêtez là où les récits divergent. Vous ne me cachez rien ?

-Non. Je ne me souviens de rien d’autre, désolé.

Au ton de sa voix Sven sut que Cirion était gêné. Mais pas la gêne de mentir, plutôt celle d’être dans l’incapacité d’aider. Il y avait donc deux possibilités : soit Cirion disait la vérité, et alors il se trouvait devant un cas d’amnésie post-traumatique, soit c’était un très bon acteur. Sven repartit.

Cirion franchit le portail du lycée Blaise Pascal et consulta sa montre. Il était quatorze heure moins le quart, les autres devaient être en cours de math avec monsieur Borde. Cirion se rendit dans le bâtiment de l’internat, Albin lui avait dit que ses affaires de cours étaient toujours dans leur chambre. Il monta cinq étages avant de s’engager dans un couloir, à gauche de la cage d’escalier. Il ne croisa personne. Il entra dans sa chambre et prit son sac sur le lit. Là, il s’arrêta ; allait-il aller en cours immédiatement, ou attendrait–il le lendemain. Sa discussion avec l’inspecteur le tracassait. Que s’était-il passé après qu’il eut perdu connaissance. Pourquoi les récits étaient-ils différents ? Il faudrait qu’il demande à Iria.

Il décida finalement d’aller en cour. Le temps qu’il arrive à la salle, il restait environ une heure. Il frappa et entra. Plusieurs de ses amis le provoquèrent pour plaisanter. Cirion souri et entra dans leur jeu. Il en oublia ses soucis.



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