Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Young Adult » Le Trou Noir font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: SamaraXX
Fiction Rated: T - French - Drama - Reviews: 3 - Published: 08-09-05 - Updated: 08-09-05 - Complete - id:1981779

Note : Bonjour à tous. Voici un OS écrit rapidement et qui traite drogues. Le contenu n'est guère choquant et je ne souhaite pas militer avec cet OS, j'avais juste envie de l'écrire. Le style est simple, tout comme le sentiment qui m'a bercé durant l'écriture de cet écrit. Une très simple lassitude.

Je le publie en toute modestie, je ne m'y connais personnellement pas des masses.

Bonne lecture !


Le Trou Noir

‘Saleté de moustique !’ C’est tout ce que mon cerveau complètement endormi et amorphe peut penser. Je dormais bien, oh oui si bien. Mais je me suis fait réveiller par le bizz incessant de cet insecte qui voulait pomper mon sang… Je me dis qu’il y a parfois des jours où on ferait mieux de dormir toute la journée. A cette pensée, je regarde ma montre, c’est d’ailleurs une jolie montre qui a coûté cher mais qui est très solide ! Le temps que mes yeux puissent détecter où se positionnent les aiguilles, je surprends un mal de crâne se pointer !

‘MON DIEU !’ J’ai en effet dormi toute la journée, oui il est 16h00, 16h00 ! C’est à ce moment précis, alors que je viens de me réveiller en plein milieu de l’après-midi avec un mal de crâne terrible que je me pose des questions. Ca se passe toujours de la même manière.

‘Qu’ais-je fait hier soir ?’ Je me triture les méninges, impossible de me souvenir. Je sais grâce à mon portable, le nouveau Samsung avec milles et une options, que nous sommes un Dimanche. Ce qui laisse supposer qu’hier nous étions Samedi ! C’est fou comme je suis intelligent dans ces moments-là ! Enfin, ce qui importe c’est que comme tout bon jeune normalement constitué ou en tout cas complètement paumé je suis sorti hier soir comme tous les samedi soirs… Oui, jusque là tout va bien. Mais maintenant c’est le black-out total ! Bon, je suis forcément allé voir Charly et compagnie comme d’habitude. Et ensuite ? Mon cerveau liquéfié de substance sûrement illicite s’essouffle à réfléchir. Surtout que ce putain de mal de tête me fait un mal de chien ! Bon, temps-mort ! Il faut que je me concentre !

Première initiative : Regarder autour de soi : Où suis-je ?

‘HAAAA !!’ Je suis pas chez moi, ni chez un de mes potes ! Non je ne connais pas cet appart, je ne reconnais pas ces volets verts écaillés, cette tables sale remplie de tabac, tubes, alcool séché, et même peut-être un p’tit reste de beu oublié ! De plus il y règne une forte odeur de renfermé, ou d’haleine. Il doit y avoir d’autres personnes que moi, ici…

Deuxième initiative : Reconnaître les autres personnes : Avec qui suis-je ?

Je scrute malgré la semi-obscurité –parce que les volets laissent passer la lumière du jour- s’il y a d’autre gens. Effectivement, je vois une silhouette endormie sur un matelas au sol, une autre à même le sol (je le plains pour le mal de dos qu’il va se taper)et bien plus près de moi je tourne la tête et là… Une fille ! Une fille presque nue (elle a un soutif et sa culotte) allongée à côté de moi. Bon d’accord ce n’est pas si dramatique, me direz-vous… Mais cette fille est la pire des horreurs que j’ai jamais vu, et pourquoi est-elle sur mon matelas, presque nue ?!

‘QU’EST-CE QUE J’AI FAIT HIER SOIR ?? Bordel de merde !’ J’essaie de me calmer, je respire calmement. Il faut que je découvre la vérité et pour ça je dois retrouver mes potes, eux ils savent ils m’expliqueront tout ! J’essaie de me lever, mon mal de crâne s’intensifie j’ai l’impression qu’un marteau-piqueur tape dans mon crâne ! Une fois debout, j’ai dû m’y prendre à deux fois, je marche plutôt lentement en essayant d’éviter les bouteilles de bières, vodka ou autres alcools qui jonchent le sol. J’aperçois une porte, je l’ouvre personne ! ‘Merde, mais où sont-ils ?’ Je ne comprends strictement rien, l’appartement est petit, personne dans la salle de bain, personne dans la cuisine, tous les autres sont dans le salon où j’étais moi-aussi. Mais je ne reconnais ni la fille, ni les deux autres gars. Je m’approche de la dernière porte, je l’ouvre… Une chambre… Occupée ! Enfin quand je dis occupé c’est très occupée, y’en a qui baisent ! Je m’empresse de refermer la porte, j’espère qu’ils ne m’ont pas vu ! Enfin, à la limite j’en ai rien à foutre. Je place une main sur ma tête comme si ce simple ce geste allait calmer ma douleur. Je réfléchis… En toute logique, l’appartement n’est pas à quelqu’un que je connais. Il appartient à un mec vu la pauvre décoration et la saleté, c’est peut-être un préjugé mais une fille aurait arrangé ça autrement. Bon, ça dépends, en ce qui me concerne je suis un mec très maniaque, mais là n’est pas la question… J’en déduis que le mec qui baise dans la chambre est le propriétaire de l’appartement, sinon pourquoi dormirait-il dans la chambre ? La meuf avec qui il couche doit être sa copine probablement, parce que lui il n’était pas dégoûté comme moi quand il s’est réveillé. Je reviens dans le salon, je scrute la table j’y trouve mon briquet rouge. Je le reprends, tous les autres trucs ne m’appartiennent pas. Mes habits sont sales, je suis dégoûté, mon pull vaut 150 euros et j’ai fait plusieurs trous de boulettes dessus. Pourtant, je fais toujours très attention, et puis je suis plus un gamin je sais que le shit ça fait des trous merde ! C’est pas normal, hier je devais vraiment être déchiré pour ne pas me souvenir de ce que j’ai fait et qui ils sont.

Bon, j’ai pas envie que la meuf se réveille… Parce que je devine déjà ce qu’on a pu faire, ça m’horripile ! Je m’en vais comme un voleur, il faut que je retrouve mes potes, je leur en veux d’un seul coup. Pourquoi m’ont laissaient-ils faire toutes ces conneries, et pourquoi ils m’ont lâchés avec ces mecs ? Je sors de l’appart puant et enfumé. J’arrive dans un couloir qui pue encore plus, en descendant l’escalier en colimaçon je comprends que l’odeur vient d’un des appartements du dessous. Que des drogués, ici ! Ouf ! Enfin je sens la bonne odeur du frais, enfin tout est relatif je suis en plein centre-ville et le gaz des voitures n’est pas l’idéal. Mais c’est toujours mieux que l’odeur de sexe, alcool, drogues, saleté et de renfermé qu’il y avait dans l’immeuble.

Troisième initiative : Regarder autour de soi bis : Où suis-je ? Bis.

Bon, c’est sûr Paris c’est grand et bien que j’y habite depuis cinq ans je ne connais pas tous les recoins de la ville. Bon, je ne m’en fait pas ! Il y a une bouche de métro de l’autre côté de la rue. Je traverse… DRIIIIIING !! Merde ! J’ai oublié de regarder à gauche et à droite s’il y avait une voiture, quel con je suis en pleine avenue ! La voiture vient de piler juste devant moi, le bruit strident de son klaxon me transperce les tympans douloureusement et me fait encore plus mal à la tête. Je mets mes mains sur les oreilles en fronçant les sourcils. Et je fais un signe de main au conducteur, je continue ma traversée jusqu’à la station. Je descends les escaliers raides, mouillés et sales de la bouche de métro j’arrive dans les sous-sols de Paris. Il y a un monde pas possible. Je joue des coudes pour me frayer un chemin entre les personnes qui sentent sous les bras, les gosses qui courent dans mes jambes, et le SDF qui me joue de sa musique pourrie sous mon nez. J’insulte le pauvre clochard et monte dans le métro. Là encore, il y a trop de monde. Je suis habitué au métro, mais un lendemain de cuite ça me donne envie de vomir. J’ai faim, je suis crevé, je suis paumé, je comprends rien, j’ai mal à la tête, je me sens sale, et en plus j’ai envie de chier… Vraiment pas ma journée ! Pis qu’est-ce qu’ils glandent tous dehors un dimanche ! En regardant les gens dans le métro, je remarque le fossé entre eux et moi. Eux ils ont dormi toute la nuit, et ils savent parfaitement où ils sont… Alors que moi ! Ce sentiment de différence me mets le moral à zéro. Il manquait plus que j’ai le cafard ! Je regarde le panneau indicateur au-dessus de la porte du métro, tiens je suis à l’opposé de ma destination je vais devoir attendre de faire tout le tour de Paris ! Elle est géniale, la vie !

J’essaie de trouver une place assise, ce poteau en fer semble glisser entre mes doigts j’ai plus de forces. J’ai l’impression que je vais tomber… Oh lala je ne me sens pas bien, je vais m’évanouir. Le métro passe au quartier Barbès, plusieurs gens descendent, c’est bon je vais pouvoir m’asseoir. Sitôt assis, ma tête cogne violemment contre la vitre du métro, et mes bras pendouillent ridiculement sur les côtés de mon torse, je laisse se délier mes jambes. Je sais que je dois avoir la honte, d’ailleurs les gens me regardent bizarrement. Mais j’en ai rien à foutre, je suis obnubilé dans la contemplation des ampoules du tunnel du métro. Mon cerveau tourne à vide… C’est horrible, je déteste les moments-là. Je me demande ce que je fous-là. Il y a comme un blanc dans ma tête, j’entends tout en sourdine. J’ai l’impression d’être dans de l’eau en profondeur, tous les sons que j’entends sont atténués. Ma vue aussi me fait défaut, elle est trouble. Je ne me sens vraiment pas bien… J’ai terriblement envie de fermer les yeux mais je sais que si je les ferme je risque de m’endormir ou pire de m’évanouir. Je ne comprends pas… J’ai dû prendre autre chose, c’est la première fois qu’un tel truc m’arrive !

Pour éviter de m’endormir, je délaisse les ampoules du métro pour m’intéresser plutôt aux personnes avec moi dans le métro. Ils ont tous un visage impassible et froid comme s’ils n’avaient pas remarqué mon allure piteuse. Ils semblent perdus dans leurs pensées, je remarque un groupe de jeune rire dans le fond du wagon. Ils sont plus jeunes que moi, à peine 16 ans… Eux ils sont clean. Ils rient, ils blaguent, ils ont l’air de véritables jeunes parfaits. Le genre qui bosse bien rendant fier leur parents. Mais qui sait s’amuser, à leur façon, sans alcool ni drogue. Je dois avouer que je n’ai jamais compris ce genre de personne, pour moi une soirée sans alcool c’était inconcevable !

Il ne reste que deux stations à passer avant d’arriver à mon quartier… Mon beau et riche quartier. Je suis ce qu’on appelle un gosse de riche, mon père est chirurgien et ma mère est décoratrice d’intérieur. Ma maison comporte une piscine, un portail électrique, un terrain assez grand pour l’emplacement, et j’ai deux chiens… Deux dobermans magnifiques. Je suis fils unique, et je n’ai jamais manqué de rien. Quand j’étais plus jeune j’avais 150 euros d’argent de poche par mois, j’avais mon scooter et ma chambre était rempli de tous les gadgets que je voulais. Mon portable était toujours à la pointe de la technologie avec un forfait de sept heures, et mon ordinateur avait le haut débit, web cam, scanner… Tout pour me faire plaisir. En échange j’avais des bonnes notes. Mais je n’ai jamais bosser de ma vie, j’avais des facilités déconcertantes. Et je pouvais m’acheter ma beu mensuel tranquillement sans qu’ils ne le sachent, avec ma bande de copains c’était génial.

Aujourd’hui j’ai 21 ans, je n’ai pas le permis, j’ai passer le code deux fois je l’ai raté à chaque fois et j’ai abandonné. Je vis toujours chez mes parents mais je n’ai plus mes 150 euros par mois, ils pensent que je devrais gagner mon argent moi-même. Le problème est qu’après avoir passer mon bac j’ai arrêté mes études, alors je fait des petits boulots pour prouver à mes parents que je sais me débrouiller tout seul. C’est l’année de mon bac que j’ai commencé à toucher à d’autres choses que du simple shit. L’année d’après, tout l’argent de ma bourse pour ma fac de droit est passé dans l’héroïne. J’ai passé deux mois à la fac, et j’ai arrêté quand j’ai été hospitalisé après une teuf où j’avais trop abusé. J’avais pris trois speed, et plusieurs ecstasy. A ma sortie, mes parents ont tout compris. Ils m’ont tout retiré, et ont compris où était passé l’argent de la bourse. Je leur ai juré que j’en prendrais plus. Et j’ai tenu ma promesse trois ans… Jusqu’à hier soir, hier soir où tout est parti en couille je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et j’ai peur d’avoir pris quelque chose. Pourtant, la volonté était là je le jure. Je commençais même une politique anti-drogues. Bien-sûr je n’ai jamais arrêté le shit, parce que j’ai toujours les mêmes potes et que eux ne se remettent pas en question. Je doute d’un seul coup si ce n’est pas eux qui m’ont drogué. Mais je n’ai pas le temps de m’interroger davantage, je suis arrivé à mon quartier.

Je descends, il y a moins de monde dans le seizième. Par contre la lumière du soleil m’aveugle en sortant de la bouche de métro. Ce putain de mal de crâne revient se pointer. Je dois marcher encore deux rues pour arriver chez moi. Des gens qui sortent leurs chiens de poche à 1500 euros me regardent d’un air désolé. Ils me connaissent bien je suis leur voisin. Ais-je l’air si pitoyable ? Ou peut-être est-ce l’habitude… Depuis l’âge de quinze ans je rentre chez moi plus ou moins clean. Sauf qu’avant mes parents ignoraient tout, ils pensaient pas que nos fêtes à quinze ans puissent être si jonchées de drogues et d’alcool. Innocents les parents. Mes voisins eux savaient mais gardaient le silence. Je les remercie encore. Je sors les clefs de ma poche et ouvre le portail, mes chiens me sautent dessus je les insulte mais ma voix est si faible qu’ils ne saisissent pas mon ton autoritaire. Je fous un coup de pied à Luna, la femelle et elle se casse, le mâle la suis. Ils ont compris que c’était pas mon jour, eux aussi ont l’habitude. J’arrive à la porte, je l’ouvre mes parents ne sont pas là, le dimanche ils le passent chez un quelconque ami ou je ne sais qui. De toute façon ils ne sont jamais là. Je monte les escaliers péniblement, j’ouvre la porte de ma chambre et je m’écroule sur mon lit comme une larve.

Je dors jusqu’au matin. Je me réveille relativement tôt vu que j’ai dormi toute la journée de la veille et toute la nuit. Ma fatigue s’est envolée ainsi que mon mal de crâne, je vais beaucoup mieux mais je me sens incroyablement sale. Je me précipite vers la salle de bain, et me fait couler un bon bain chaud pour me décrasser. Je prends mon temps, je me lave en essayant de me souvenir la soirée de Samedi soir. C’est toujours le black-out. Je sors du bain, m’habille et me dirige vers la cuisine. Il n’y a évidemment toujours personne. Mes parents sont déjà au travail. Ca va faire trois jours que je ne les ai pas croisé, mais je m’en fiche ils me posent sans arrêts des questions qui me saoulent. Où alors ils me font chier pour que je retrouve un travail, je me suis fait viré de l’ancien. Ils me demandent de reprendre des études, ils me rabâchent que j’étais un bon élève que je devrais continuer ma carrière d’avocat. Ce qu’ils ne comprennent pas c’est que je n’ai plus goût à rien et je n’aime pas le droit, c’est eux qui m’ont choisi mon orientation. Je préfère les langues. J’aurais préféré être interprète mais ils ne m’ont jamais écouté. Je sors un bol et du lait, et j’y ajoute des céréales. Au bout de deux cuillers je jette le tout dans le levier. Je n’ai plus faim…

Je me brosse les dents, et je reprends mon portable j’ai deux messages non-lus. Ce sont ceux de mon ex, elle m’harcèle depuis des semaines. J’imagine que nous ressortirons bientôt ensemble, ça fait cinq ans qu’on se lâche et se reprend sans arrêts. On en profite tous les deux pour se taper d’autres gens et on se retrouve ensuite parce qu’on a personne d’autres. Je crois qu’on ne s’aime pas, on se prends toujours la tête mais niveau cul entre nous c’est génial. C’est ce qui nous retient de casser les ponts définitivement et puis ça empêche d’être seul. Au lycée j’avais beaucoup de succès mais ça a bien changé, je suis maigre, mes yeux ne reflètent plus rien et j’ai perdu tout mon charme en me droguant pendant un an et demi à la drogue dur. Le shit me donne de longues cernes sous les yeux très inesthétiques. Je ne pense pas être vraiment laid mais dès qu’on me voit on sait qui je suis. Un drogué. Même si j’ai arrêté, les marques de ce passé sont toujours là. Et aujourd’hui plus que tout. Je sors je veux voir mes potes.

Je les trouve chez Charly, il y a Benjamin, Laurene, Fabien, le Jeannot et mon ex Helena. Je m’assoit dans le canapé de son appartement et je guette leur sourire en coin moqueur.

« Quoi ? » fais-je abruptement.

« T’étais fin déchiré samedi soir ! »

Je le fusille du regard.

« J’en sais rie, je ne me souviens de rien et d’ailleurs comment tu le sais vous m’avez lâchés ! »

Charly éclate de rire. Il ne s’appelle pas Charly en vérité, il doit s’appeler Lord Voldemort, son rire fait peur.

« On t’a pas lâché… On est tous parti à 8h00 du matin t’étais déjà endormi et sûrement pas en état de marcher. Et puis ne te plains pas c’est pas toi qui a dû traverser la moitié de Paris à pied, la voiture de Fabien est tombée en rade »

« Et j’étais chez qui à propos ? »

« En effet tu ne te souviens de rien du tout, ce sont des mecs qu’on a rencontré alors qu’on cherché quelque chose à prendre… »

« J’ai rien cherché du tout, moi ! »

Charly rit encore une fois.

« T’as gueulé pas mal de fois mais t’es le premier à avoir accepté l’offre du type de l’appart’ et après tu t’es trouvé une très ‘belle’ meuf… Vous vous êtes roulés de ces pelles ! Une fois tu lui as bergé dessus et elle a continué à t’embrasser cette fomblarde. »

Je me sens rougir de honte et le regard d’Helena se fait insistant sur mon épaule.

« Après t’as dû te la faire parce qu’elle était bien excitée la pute ! »

« J’ai pris de quoi, hier ? »

« De la coke pas énormément mais vu que ça faisait un bail que t’avais arrêté… »

Il me regarde avec un air de pitié qui m’énerve intensément. Je me lève et quitte l’appartement, tous ces gens m’énervent beaucoup d’un seul coup. J’ai l’impression d’étouffer. Helena sort à ma suite. Elle se glisse à côté de moi, et mets sa main dans la mienne comme si on sortait toujours ensemble.

Et elle me souffle à l’oreille.

« J’arrête aussi ! »

Je lui souris et on se casse de l’immeuble main dans la main. Et d’un seul coup tout était clair. Helena serait avec moi, j’arrêterais de faire le con, je reprendrais peut-être mes études qui sait ? Mais cette fois je leur dirais à mes parents que ce serait en fac de lettres. Et mes potes, je les laisse tomber. Ils sont pathétiques au possible, la vingtaine et toujours dans les raves, les teufs, ou les plans drogues… J’en veux plus je ne veux plus me réveiller un matin et me dire que je ne suis qu’une merde qui s’est tapé une autre merde sans m’en souvenir.

Je m'apelle Louis Debussy, j'ai 21 ans et c'est aujourd'hui que je commence à vivre...


FIN.

Le style est simple... Je sais mais je voulais quelque chose d'accessible. Dites-moi votre avis. La fin est un peu surréaliste mais finir en over-dose aurait été un échec pour moi même si j'adore les fins tristes. J'envoie tout mon courage, ma sollicitude, à tous les drogués du monde qui veulent s'en sortir.

Par respect j'avoue que ce n'est pas mon cas, mais cela touche de trop près mon entourage et je suis très affectée par ça.

Merci à tous de m'avoir lu, des reviews me feraient plaisir.

SamaraXX



Return to Top