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Auteur : Youkai Yuy
Genre : Mystérieux, bizarre, je sais pas trop en faite lol
Résumé : Et le cycle de la vie continu…
Note :
Enorme merci à Nasira qui a été la première à me laisser une review sur cette fic et qui m’a fait très plaisir (j’espère que tu as bien reçu mon message) et merci aussi à Caramelon que j’adore et qui a prit la peine de me lire
J’espère que cette suite vous conviendra et vraiment désolé pour ce retard ! Grox biyoux
Etrange Rencontre
II-Et le cycle de la vie continu…
La nuit commençait à tombée, et encore une fois il ne pourra pas s’en empêcher. Car chaque nuit c’était la même chose, il lui fallait tuer. Tuer de désespoir. Désespoir de vivre. Il a su dès son premier meurtre que sa vie ne serrait plus jamais comme avant. Il avait besoin de voir du sang couler en se disant que ce n’était pas le sien. Il était dépendant de la douleur qu’il produisait chez toutes ces personnes qui avaient une vie normale, qui n’avaient jamais connu le moindre crime et dont tuer n’était jamais devenu leur drogue. Mais dans cette ville c’était tuer ou être tué, et lui, il avait fait son choix. Et on ne ressortait pas du monde des assassins vivant alors le mieux était d’y rester.
Alors chaque nuit, il sortait dehors à la recherche de sa prochaine victime. Mais bien sûr les gens les plus sages savaient bien qu’il ne fallait pas sortir à partir d’une certaine heure. Il ne trouvait donc pas toujours la victime voulue mais il ne pouvait pas rentrer chez lui sans avoir pu tuer alors il attaquait l’un des « sien ». Car il n’était pas seul à la recherche de la victime du soir.
Et sa victime, il venait de la trouver. Un jeune homme bien insouciant qui osait sortir en pleine nuit. Apparemment la tête ailleurs. Il avait l’air d’être une proie facile. Il ne devrait avoir aucun mal à faire couler son sang.
Chacun avait sa propre méthode, certains tueurs tentaient d’être discret pour ensuite surprendre leur victime mais lui, au contraire, la suivait en faisant en sorte qu’elle le sente mais bien sûr il ne se montrait pas. Et c’est d’ailleurs ce qu’il était en train de faire avec ce jeune homme.
Il pouvait savoir d’ici ce qui se tramait dans sa tête, toutes les questions qu’il se posait, car bien sûr la victime choisie avait senti cette présence derrière lui car même si elle ne s’en rendait pas compte, le meurtrier, lui, qui était habitué, a su détecter son changement d’attitude, son corps s’est raidie. Oh ça ne se voyait pas beaucoup car il essayait de se détendre en marchant le plus normalement possible mais à lui ça lui suffisait pour savoir qu’il savait qu’il était poursuivi, ce qui le satisfaisait.
Il continuait de le suivre alors qu’il empruntait plusieurs chemins différents sûrement dans le souhait de le semer. Mais il était habitué à ce genre d’attitude et à présent il connaissait mieux que quiconque chaque ruelle de cette ville dont une, d’ailleurs, que sa victime venait d’emprunter.
Bien, il était maintenant temps de le surprendre pour faire encore un peu plus monter la dose de panique en lui.
Alors, discrètement, il sortit de cette ruelle là pour en emprunter une autre qui le fera revenir dans celle-ci avec quelques mètres d’avance sur sa victime.
Ceci fait, il vit sa victime s’arrêter. Evidemment il avait du le voir bouger bien que l’assassin prenait toujours soin à rester cacher dans l’ombre.
Il observa sa proie de ce soir qui devait être dans ses pensées, se demandant sûrement ce qu’il devait faire. Cela servira-t-il de fuir ?
- Qui êtes-vous ?
Bien courageux ce jeune homme pour avoir l’audace de poser des questions dans une situation pareille bien que le léger tremblement dans sa voix trahissait sa panique.
- Quelqu’un que vous ne voudriez pas connaître, croyez-moi.
Quelques répliques à placer par-ci par-là pour accentuer sa peur. Rien de plus classique.
Cette manière de faire le fit sourire. Il pensait qu’il aurait prit la fuite au lieu de tenter de lui parler. Sûrement un moyen pour se rassurer mais qu’il ne compte pas sur ce tueur pour apaiser son esprit perturbé.
Et en s’imaginant à la place de cet être perdu, il lui était possible de savoir ce qu’il devait sûrement penser à l’instant même.
Il devait se dire qu’il faudrait qu’il se calme et que ça ne servait à rien de paniquer. Tout le monde faisait ça…Peut-être que même lui se serait dit cela s’il avait été dans la même position ou peut-être que cette victime se demandait ce qu’elle devait à présent répondre. En espérant que ce soit la première supposition, il sortit la même phrase qu’il sortait à l’accoutumée :
- Sage décision mais je pense que cela ne suffira pas.
Apparemment, à la tête qu’il faisait il avait du toucher juste. Heureusement car il ne savait pas vraiment comment est- ce qu’il aurait pu réagir si ça n’avait pas été le cas. Mais c’était un risque à prendre et il ne fut pas déçu de l’effet que ça avait fait. Il devait sûrement se demander comment cet assassin, qui n’a pas l’air différent des autres, sache ce à quoi il pensait. C’en était presque jouissif, cette peur qui venait petit à petit embuer l’esprit de ce jeune homme ramenant sa voisine la panique.
- N’essayez pas de m’effrayer et sortez d’où vous êtes, je ne m’enfuirais pas !
Effectivement, il paniquait même si par cette réplique il tentait de prouver le contraire.
- Dommage, cela aurait pu être bien plus intéressant, je dirai même… excitant ?
Voilà comment remettre quelqu’un à sa place. Cette partie de chasse de ce soir était vraiment amusante.
Il devait le croire fou. Ce qui fit rire intérieurement l’assassin tandis qu’un sourire parvenait à se dessiner sur ses lèvres. C’est alors qui se demanda s’il ne pouvait pas recommencer son petit numéro de tout à l’heure à faire croire qu’il pouvait lire dans ses pensées ?
D’abord, adopter une voix dure pour l’effrayer et avec un peu de chance le faire taire.
- Vous feriez mieux de faire attention à ce que vous pensez, car certaines choses risquerait de me vexer, vous ne croyez pas ?
Ahah c’était vraiment trop facile…Il semblait furax. L’aurait-il énervé par ces propos ?
Délicieux sentiment que cette impression de pouvoir manipuler un esprit à sa guise ! Dommage qu’il ne puisse pas réellement connaître les pensées de sa victime.
«- Insupportable »
- C’est bien dommage pour vous.
- Arrêtez ça !
Il n’eut même pas le temps d’être satisfait qu’il se demanda si cette voix qui avait murmuré ce venait bien de la personne en face de lui.
De toute façon, il avait bien fait de sortir cette réplique ne sachant pourtant vraiment pas ce que sa victime était en train de penser. Alors autant en profiter.
- Arrêtez quoi ? De lire dans vos pensées ? Désolé c’est plus fort que moi.
- Parce- que vous voulez vous en excuser maintenant ?!
Il semblait apparemment ne pas avoir compris que c’était de l’ironie. La panique rend vraiment l’esprit confus.
- Pas vraiment…Disons que c’était plus de l’ironie qu’autre chose.
Vouloir s’excuser. Comme si un assassin tel que lui aurait pu s’abaisser à s’excuser de ses manières.
- Ça suffit ! Qui êtes-vous ? ! S’emporta-t-il
- Ahah on peut dire que c’est une bonne question.
Qui il est ?… Qui il est…Orphelin de toujours, il n’avait même pas de prénom. Passant sa vie à tuer, cette question ne lui était jamais venue à l’esprit.
- Ne vous moquez pas de moi ! Quel est votre nom ?!
Il n’avait pas de nom. Il ne pouvait même pas répondre à cette question. Mais il avait produit la mort à de si nombreuses personnes… Peut-être était-il le descendant de la Mort.
- …Hm je ne sais pas…Quelle nom pourrait-on donner au fils de La Mort ?
C’était absurde. Pourquoi avoir sortit ça ? Et sa joie de tuer c’était envolée pour cet accès de mélancolie. Il ne manquait vraiment plus que ça et puis ce n’était franchement pas le moment d’agir ainsi.
De toute manière sa réponse avait eu l’air de faire un effet qu’il n’avait même pas voulu sur le jeune homme toujours en face de lui.
Enfin « en face de lui », à présent plus tout à fait puisque le jeune homme tournait les talons dans l’attention de le fuir.
Mais il n’allait certainement pas le laisser faire. Il se ressaisit et rapidement se plaça derrière sa proie pour lui glisser à l’oreille :
- On tente de fuir ? C’est inutile, on ne peut pas fuir à son destin…
Et bien, il ne put même pas terminer sa phrase que sa victime prenait déjà la fuite.
Mais où qu’il aille, il le suivrait. Il ne le lâcherai pas et il le tuerai comme tout les autres sauf que cette fois la mort de ce jeune homme sera encore plus voulu car le jeune tueur n’avait pas supporter cette question sur sont identité qui lui avait gâcher sa soirée qui avait si bien commencer.
Sa proie de faufila à l’intérieur d’un bâtiment. Se sera encore plus facile de l’avoir.
Car les chances de le semer sont encore plus minces (minimes ?).
C’est alors qu’il le vit entrer dans l’un des appartements. Il entendit même la clef se tourner à l’intérieur pour verrouiller la porte.
Mais ce n’était pas ça qui l’arrêtera. Il était habitué à ce genre de comportement venant de ses victimes. C’est pourquoi il avait toujours sur lui un petit passe partout. C’était une petite tige en fer au bout aplati qu’il avait fabriqué lui permettant de déverrouiller n’importe quelle porte.
Il introduisit la petite tige dans la serrure et après quelques manœuvres il réussit à faire céder la serrure.
Mais lorsqu’il voulut ouvrir la porte, il constata que quelque chose la bloquait derrière.
Sûrement le jeune homme qui avait du s’y adosser.
Mais il ne comprenait pas pourquoi il ne faisait aucun mouvement soit pour s’écarter soit pour l’empêcher d’entrer.
Il lui suffisait alors de forcer un peu et l’ouverture fut assez grande pour le laisser passer.
Ce qu’il fit d’ailleurs. Mais à sa grande surprise, il du enjamber un corps pour y parvenir.
Et c’est en baissant les yeux vers le sol qu’il le remarqua.
Le corps du garçon …déjà en sang…On lui avait voler sa proie.
C’était lui qui chassait et quelqu’un d’autre se permettait de tuer à sa place.
Et cette personne qui l’avait tuer était-elle, alors, la même que celle a qui avait appartenu cette voix dans la ruelle, qui avait soufflé cet « Insupportable » ?
Il ne put pas pensé plus à cette supposition que la colère monta en lui, lui brouillant son esprit de telle sorte qu’il ne se rendit même pas compte de la présence de cette autre personne à quelques pas derrière lui.
Comme il ne s’en était pas aperçu quelques temps plus tôt, dans la ruelle, pendant sa prestation avec celui qu’il avait décider de faire sa victime jusqu’à ce qu’il laisse s’échapper inconsciemment cet « Insupportable ».
Non, ce dont il ne se doutait vraiment pas, c’était qu’il était lui-même la victime de quelqu’un.
Dans ce monde il y avait deux groupes d’assassins : les faibles et les forts.
Il faisait parti des faibles, et les forts l’emportaient toujours…tout comme la Mort.
Et c’est au moment où une lame s’enfonça dans son dos à un endroit précis, fatal, que toute la colère qu’il ressentait s’était envolée pour laisser sa place à la surprise…Non, il n’avait même pas peur…Il n’avait pas eu le temps de l’être.
C’est à présent deux corps qui recouvraient le sol de cet appartement.
Pendant son dernier moment de conscience, la seule question qu’il se posa était « pourquoi ? ».
Il ne comprenait pas. Jamais il n’aurait pensé se faire avoir de la sorte.
Mais c’était ainsi que tout se déroulait.
Comme un texte écrit.
Laissant le cycle de la vie continuer.
FIN