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Auteur : Youkai Yuy
Genre : Fantastique et euh un petit peu gore ?
Disclaimer : le personnage et l’histoire m’appartiennent
Note : C’est ma première fic sérieuse et originale Ô miracle quand tu nous tiens !
Résumé : Une histoire de Paradis et d’Enfer… Un jeune garçon raconte son étrange enfance. Mais tout ça est-il réel ?
Note: Le titre précédent était "Tu veux connaitre mon histoire?", je l'ai donc modifié en même temps que j'ai fais une nouvelle relecture.
Voilà mon histoire...
Salutation ! Avant toute chose je me présente car je ne pense pas que tu me connaisses, dans le cas contraire tu ne devrais plus être de ce monde en ce moment.
Enfin bref, tu dois d’abord savoir qui je suis. Mais attention ! Cela dois rester entre nous, à moins que tu ne veuilles perdre ta minable vie.
Bien j’espère que tu as compris. Maintenant que tu es prévenu, tu peux connaître mon nom, je m’appelle Ayaku… Ayaku comment ? C’est une bonne question et j’avoue ne pas en connaître la réponse.
Il est vrai que je pourrai le demander à mes parents mais malheureusement ou devrais- je dire heureusement ça fait bien des années qu’ils ne sont plus de ce monde.
Et j’avoue avoir pris un certain plaisir à voir mes stupides parents agoniser au sol, le sang s’écoulant de leurs corps sans vie formant des flaques de plus en plus grandes.
Rien qu’à ce souvenir, je sens encore le goût si doux de ce liquide carmin dans ma bouche et s’écoulant lentement dans ma gorge…… Non non non et non je ne dois pas y penser ! Cette envie de sang continue à m’assaillir, je dois me contrôler !
… Comment ? Que dis- tu ? Pourquoi n’ai- je pas sauvé mes parents ? Et pourquoi l’aurai- je donc fais ?! Depuis quand l’assassin doit sauvé ses propres victimes ?!
Oui, c’est moi qui les ais tué, et alors ?
Pourquoi ? Tu tiens tant que ça à le savoir ? Très bien, puisque tu le désires, tu vas connaître la raison de cet assassinat !
Flash Back
Un coup de fouet résonna dans la sombre et froide pièce où régnait une atmosphère malsaine, suivi par le cri d’un enfant.
- Grotesque enfant ! Tu es la honte de la famille ! Je ne veux pas que tu te montres en public et pourtant aujourd’hui tu es sorti dehors ! Tu as de la chance que personne ne t’ai vu ! Tu me dégoûtes ! Tu m’entends ? Tu me dégoûtes !!
Un second coup de fouet se fit entendre ainsi que des pleures. L’homme attrapa l’enfant apeuré par les cheveux et le souleva légèrement au dessus du sol en s’écriant :
- Comment, ta mère et moi, avons pu mettre au monde un Ange, nous des Démons ! Pourquoi cela nous ait arrivé à nous ! Quelle est cette malédiction ?! Nous avons tous honte de ce que tu es ! Tu n’es dû qu’à mourir…Mais pourtant nous te laissons encore en vie…Il parait que tu pourrais servir à des expériences !
L’homme ricana mais s’arrêta pour une nouvelle fois se laisser emporté par la colère et le dégoût, il balança l’enfant à travers la pièce jusqu’à ce que son corps heurte violemment le mur qui était à l’opposé, le faisant brusquement tomber à terre. Sous le choc sa tête frappa le sol.
- Allez relève-toi ! Bon à rien ! Tu devrais plutôt nous remercier de te laisser en vie !...Un ange. C’est impensable qu’un ange fasse parti de notre famille, nous, des Démons de haut rang ! C’est totalement impossible et pourtant…
Il ne finit même pas sa phrase qu’il attrapa un morceau de brique cassé traînant à ses pieds et le jeta de toutes ses forces sur le corps de l’enfant, emporté par sa fureur.
Un petit cri s’échappa de la bouche de l’enfant.
- C’est ça, vas- y cri, pleure ! Allez je veux t’entendre pleurer, me suppliez d’arrêter ! Tu ne mérites même pas que je te porte une quelconque intention !...En effet, parfois l’indifférence fait encore plus mal…
L’homme renifla dédaigneusement tout en regardant le corps de l’enfant d’un air hautain.
Celui-ci tenta vainement de se lever mais à peine prit-il appuis sur ses bras que son corps s’écroula lourdement à terre.
L’homme passa à côté de lui totalement indifférent, puis monta quelques marches avant de sortir du sous-sol. Laissant l’enfant seul dans l’obscurité silencieuse de la pièce.
Silence qui laissait toutefois entendre une respiration saccadée suivie de sanglots venant du garçon. Les sanglots cessèrent lorsque celui-ci tenta de se lever de ses maigres forces.
Il n’en pouvait plus. Il ne pouvait plus supporter tout ça, cette haine envers lui qui lui faisait chaque jour un peu plus mal. Il allait craquer…!
Il éprouva quelque chose dans tout son être, quelque chose de fort, de douloureux.
Un liquide carmin se mit à couler sur ses tempes. Sa tête le faisait souffrir, il y porta ses mains et enfonça ses ongles dans sa chevelure sous l’effet de la douleur. Tous ces bourdonnements qui lui vrillaient le crâne !
L’enfant tomba à genoux puis un cri déchirant résonna dans la pièce, brisant le silence qui avait prit place. Il souffrait. Il avait mal, si mal ! Plus que jamais ! C’était comme si une huile brûlante coulait dans chaque partie de son corps, dans chacun de ses organes, chacune de ses veines… ! Soudain son corps fut prit de convulsions en même temps que son cri redoublait de puissance, son apparence changea : la couleur de ses cheveux noirs se teinta petit à petit d’une couleur rouge sang et ses yeux, auparavant, d’un rouge foncé près du marron s’éclaircirent pour devenir rouge rubis, ses ongles poussèrent légèrement, du moins suffisamment pour blesser quelqu’un, puis des canines apparurent distinctement.
L’Ange était-il devenu un Démon ? Et ce simplement par sa volonté, sa forte envie de vengeance ? Quelle qu’en soit la raison, cela l’arrangeait bien.
Le silence reprit place et après quelques minutes où l’enfant reprenait une respiration plus calme, il se releva, toutes douleurs disparues, ses jambes le dirigèrent automatiquement vers la porte que son père avait franchie précédemment comme si elles s’exécutaient avant même que son cerveau n’ait décidé de ces actions. Une lueur meurtrière apparut alors dans ses yeux en même temps qu’un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres lorsque ses intentions devinrent plus claires dans sa tête…Il savait ce qu’il allait faire. Sa soif de vengeance le guidait.
La même litanie défilait en boucle dans sa tête : « Détruire détruire détruire détruire…tous les détruire. ».
Il ouvrit la porte, légèrement surprit qu’elle ne soit même pas fermée à clé et qu’aucun garde ne la surveille.
« Je ne pensais pas qu’il était si naïf pour croire que je ne tenterai pas quelque chose. Même si rien n’aurait pu me retenir ! Car cette fois je suis décidé et je pense qu’une seconde partie de mon être s’est réveillée ce soir. »
Avec discrétion, la silhouette noire de l’enfant se faufila jusqu’à l’étage supérieur.
Dans le couloir, les pas légers qu’il produisait ne faisaient aucun bruit.
En silence, il continua à marcher jusqu’à son objectif : la pièce où résidaient ses toutes premières victimes et où aurait lieu sa vengeance ! Oui sa vengeance parce que cela faisait 6 ans ! 6 ans qu’il était enfermé dans cette cave froide à subir le dégoût et la colère de ses parents ! Mais il décida que le destin ne devait pas rester comme tel, et qu’il le changerait par ses propres moyens, il n’allait plus se laisser faire. Ils l’ont pensé faible, il allait leur prouver qu’ils s’étaient trompés. Il les prendrait alors à leur propre piège car, comme on dit, «Qui est prit celui qui croyait prendre ».
Son sourire s’accentua lorsqu’il s’arrêta devant la porte qui menait à la chambre qui lui était tout particulièrement interdite d’accès, celle où reposaient ses chers parents tant aimés.
Aux bruits qu’il entendit à travers la porte, il comprit que ses parents étaient encore debout et éveillés. « Pas pour longtemps ! Huhuhu » se dit- il ! Enfin, il ferait avec, de cette façon cela lui permettra de prouver qu’il n’est pas lâche au point d’attaquer en traître !
Bien, ne tardons pas plus le moment où ses parents périront de ses mains.
°†°†°
La porte de la chambre s’entrouvrit légèrement dans un faible grincement faisant arrêter toutes actions à l’intérieur de la pièce et s’attirant tout les regards vers elle.
Mais l’entrebâillement ne laissait rien apercevoir pas même une forme, juste le noir du couloir.
Les parents ne firent aucun geste, fixant la porte, se demandant ce qui se passait.
L’objet de leur attention s’ouvrit encore un peu plus mais l’ombre du couloir masquait toujours la présence d’une quelconque personne.
- Qui est là ?! S’écria la mère. Se demandant qui était cette présence mystérieuse.
Elle avait beau être un Démon cela ne l’empêchait pas de paniquer dans certaines circonstances.
Un pas se fit dans la chambre, qui cette fois-ci fit apercevoir une forme, celle de leur fils unique, Ayaku, qui restait cependant dans l’obscurité.
Leurs corps se détendirent de soulagement en constatant cela.
- Ce n’est que toi. Se rassura la Démone prenant alors un air supérieur.
- Mais que fais- tu ici? S’écria précipitamment son père. Il t’est interdit d’être à cet étage ! Comment as- tu osé sortir du sous- sol ?!
Ayaku ne répondit pas aux questions de son père. Souriant toujours, il fit un pas de plus dans la pièce, dévoilant complètement son corps à la lumière.
- Bouh. Fit- il ironiquement à l’intention de ses parents.
Et ses derniers écarquillèrent les yeux en se rendant compte des transformations qu’avait subit leur fils, il est vrai qu’il ne ressemblait plus vraiment à un ange physiquement …et mentalement mais cela ils ne le savaient pas encore.
- Mon Dieu…!
Le serviteur qui venait d’apparaître derrière Ayaku n’eut même pas le temps de finir sa phrase que l’enfant se déplaça à une vitesse fulgurante derrière lui et lui assena un coup sur la nuque pour le faire taire, il n’aimait pas être dérangé. Le serviteur s’écroula à terre sous la réplique d’Ayaku.
- Je pense qu’il n’en a rien à faire…Il ne faut pas oublier que nous sommes en Enfer.
- Maudit enfant ! Que viens- tu faire ici ?!
- Voyons père, vous devez vous douter que ma venue ici n’est due qu’à votre mort prochaine.
- Insolent ! Et c’est toi qui comptes me tuer peut-être ?
- Bien évidemment !
Et en un sourire, le soi- disant Ange traversa la pièce à une vitesse surprenante comme il l’avait fait précédemment. Lorsqu’il fut arrivé à hauteur de son père il lui transperça le corps avec sa main. Du sang jaillit de la bouche de l’homme, les yeux figés sans émotions, n’ayant même pas eut le temps d’être surprit , tout ça sous le regard terrifié de son épouse.
Ayaku retira sa main, laissant le corps de son père tomber à terre, et il la porta à sa bouche pour en lécher le sang qui y coulait puis dit :
- J’ai toujours voulu goûter au sang royal.
Un regard à sa mère et il s’avança vers celle-ci tel un prédateur vers sa proie paralysée de peur et tremblante. Elle avait regardé la scène précédente sans faire un seul geste et à présent elle savait que c’était à son tour. Elle fut tirée de ses pensées par la voix d’Ayaku :
- Mère, vous étiez la seule qui avait un peu de cœur avec moi. J’aimerai savoir s’il est encore là.
Sur ses dernières paroles il transperça le corps de sa mère terrorisée et en retira le coeur.
Ce cœur qui était à présent dans la paume de sa main et dont le sang coulait entre ses doigts, l’enfant l’approcha de sa bouche pour en récolter le liquide rouge qu’il dégusta.
- Mm… vous avez toujours un cœur aussi bon, Mère.
Cette dernière s’était déjà écroulée à terre aux côtés de son mari.
Il se tourna alors vers le corps de son père.
- J’espère que vous êtes fier de moi, Père ? Vous vouliez un Démon, non ?! Et bien le voilà votre Démon !!
L’enfant, qui n’avait d’ailleurs plus les expressions que devraient portées un enfant normal, se mit à ricaner, au début doucement puis ensuite à pleine voix.
Se laissant subjuguer par le plaisir de tuer, ses pieds nus baignant dans une flaque à la couleur rouge si captivante.
Il venait de connaître un goût si subtil et si rare… celui du sang.
Fin du Flash Back
Ne fais pas cette tête, je suis persuadé que si tu aurais été à ma place, tu aurais aimé. Tu peux nié, mais je sais que j’ai raison.
Oui, en effet, j’ai eu une enfance difficile… du moins au début. Héhé. Mais je n’ai aucunement besoin de la pitié des gens, mais juste de leur dégoût envers moi.
Ces humains, si sentimentalistes, c’est vraiment à gerber ! Pauvres petits êtres, vous vous croyez fort, vous les humains, mais vous n’êtes que des faibles ! Vos caractères et vos contacts m’irritent !...Moi ? Vous enviez ? Tu penses que je suis jaloux de ces pauvres mortels ?Haha… Tu as vraiment un drôle d’humour.
Donc, je récapitule, je m’appelle Ayaku. A l’origine je n’ai pas de nom de famille, d’ailleurs je considère même ne pas avoir eut de famille. Enfin comme à présent je dois vivre parmi les mortels, me faisant passer pour l’un d’eux, il a fallu que je me crée une identité. Donc en tant qu’humain je me nomme Ayaku Sakahi, fais en sorte de t’en souvenir!
Je t’informe que je n’ai pas changé depuis cette transformation, j’ai gardé mes cheveux et mes yeux rouges.
La réaction des humains en me voyant ? Ahah ces imbéciles croient tout simplement que je me suis fais une teinture et que je mets des lentilles pour me donner un style ! S’ils savaient ! Ahahah N’est- ce pas pathétique ? Sinon j’ai 16 ans en âge humain. En tant qu’Ange ? …… Ca fait bien longtemps que je n’en suis plus un désormais.
J’imagine que tu veux savoir ce qui m’est arrivé après avoir assassiné mes parents ? Et comment cela se fait que je doive me retrouver à vivre parmi les humains ?...Très bien, je vais te laisser voir mon passé, tel que je l’ai vécu !
Flash Back
Un enfant qui devait avoir l’âge de 7 ans courait à travers des ruelles sombres essayant d’échapper à son passé qui continuait de le poursuivre sous formes d’hommes encapuchonnés dont les pas se faisaient entendre. Les hommes en noir essayaient de le rattraper, lui qui était à présent un meurtrier… il avait tué sa propre famille sans hésitation et ne ressentait toujours aucun regret pour les actes qu’il avait commis, bien au contraire, une joie sans feinte aurait pu lui parcourir tout son être si seulement il ne s’était pas retrouvé dans cette situation.
Cela faisait un an que le crime avait été produit, il avait réussi à se cacher pendant une longue année mais ça n’avait pas duré et il savait que ce moment devrait arrivé d’un instant à l’autre alors il se contentait de fuir sachant pertinemment qu’il n’avait pas la force de leur tenir tête.
Il accéléra sa course, il était hors de question qu’il se fasse rattraper et prendre. Il allait sûrement être chassé de l’Enfer, sa sanction aurait probablement lieu au Paradis vu qu’à l’origine il est un Ange. Mais quelle sera cette dite sanction ?
Il essaya de ne plus y penser et prit un virage à droite, s’engouffrant dans une nouvelle ruelle, qui ne le menait malheureusement nulle part. Soudain, il aperçut des silhouettes s’élever au dessus de lui.
« Ah ces Démons, ils ne me laisseront donc jamais ?! » … La réponse était évidente.
N’en pouvant plus, il s’écroula sur ses genoux, totalement essoufflé. Son corps d’enfant se fatiguait facilement. Et alors qu’il était entouré par les hommes aux allures suspectes, il sentit la présence de l’un d’entre eux se rapprocher de lui par derrière. Mais avant qu’il ne puisse faire le moindre geste, il reçut un coup sur la nuque et un voile noir recouvrit ses sens avant même que son corps ne touche le sol. La suite il n’en su plus rien…Jusqu’à ce que…
°†°†°
Suite à des douleurs dans le corps, Ayaku en déduisit qu’il était réveillé. Il tenta donc d’ouvrir les yeux mais les referma tout aussitôt. La lumière était trop forte… De la lumière ? En Enfer ? C’était impensable ! De nouveau, il entrouvrit légèrement les yeux de manière à s’habituer à cette soudaine lumière. Lorsqu’il pu les ouvrir complètement, il scruta du regard le lieu dans lequel il s’était réveillé afin de pouvoir y reconnaître quelque chose qui pourrait l’informer de l’endroit où il se trouvait à présent.
Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas se trouver en Enfer… Tout était si différent de là- bas, toute cette lumière éblouissante à laquelle il n’avait pas l’habitude.
Il ne comprit l’endroit où il se trouvait que lorsqu’il aperçut des êtres portant de grandes ailes blanches, la lumière qui se reflétait dessus donnait une impression de couleur argentée…Il se trouvait donc au Paradis ? Royaume de Dieu où reposent des Anges, créatures qu’il n’avait jamais vu, jamais connu et pourtant, il était l’un d’eux, même si à présent, son apparence n’en donnait pas l’air.
Il était tout d’abord subjugué par la beauté et l’aura de ces êtres, il découvrait un nouveau monde… son monde. Monde qui abritait des anges, et ces anges qui le regardaient tous, certains avec un regard hautain, d’autres avec indifférence ou curiosité mais aussi d’autres dont le regard laissait voir de la pitié. Ce qu’il détestait ! Et…
Il cessa toute pensée lorsqu’il se rendit compte de la nudité dans laquelle il était. Ses cheveux rouges tombant sur son torse.
Soudain, il sentit une présence inhabituelle dans son dos et qui avait tendance à le gêner, il tenta donc de voir ce que ça pouvait être, et c’est là qu’il aperçut deux immenses ailes d’un blanc immaculé, sortant de son dos et s’étalant de chaque côtés de son corps.
Mais il ne pu pas en voir davantage car il était enchaîné. Ces chaînes le serrait beaucoup trop, il avait mal, et il ne pouvait faire aucun geste, même tourner la tête lui était difficile et douloureux. Pourquoi l’avoir attaché de la sorte ? Il allait être puni, c’est cela ?! Il s’en doutait mais malgré cela, il ressentait une certaine joie de pouvoir voir ses ailes pour la première fois… mais un sentiment de tristesse le subjugua lorsqu’il se dit, que ça allait sûrement être la dernière fois aussi. Sur cette pensée, une larme traça son chemin sur sa joue, bientôt imitée par l’une de ses soeurs sur la joue voisine.
Deux anges s’avancèrent vers lui, ils lui jetèrent un regard puis se tournèrent vers l’assemblée. L’un deux commença à parler. Il parlait d’une langue qui lui était inconnue. Il essaya de comprendre mais en vain, pourtant il avait tellement envie de savoir !
L’autre ange continua le discours du précédent, et c’est là qu’Ayaku comprit qu’il parlait de lui lorsqu’il le désigna de la main. Le public était à l’écoute, attentif.
Il devait sûrement parler de la punition qui lui serait affligée.
Mais l’enfant n’en avait plus rien à faire, il était perdu, il n’avait nulle part où aller, alors ils pouvaient très bien faire ce qu’ils voudraient de lui, cela lui était totalement égal.
Les deux anges avaient cessé de parler, descendant l’estrade où ils étaient pour laisser place à un autre ange, un glaive à la main, qui s’avançait vers le garçon attaché.
Il leva ledit glaive sous les acclamations des spectateurs.
« Ils veulent vraiment ma peau… ou devrais- je plutôt dire mes ailes… »
Impuissant, il ferma les yeux et serra les dents au moment où le glaive s’abattit sur son aile droite.
Un cri perçant sortit de la bouche d’Ayaku et ses larmes se mirent à couler, aidées par sa douleur.
Son cri doubla de puissance lorsque son aile gauche subit le même sort que celle de droite.
Chaque plume de ses ailes se teintait de rouge. Du sang coulait en flots de son dos, et il en jaillit même de sa bouche. Ses larmes devinrent sang. Son corps tremblait, il était aveuglé par le sang coulant de ses yeux. Ses oreilles bourdonnaient, il n’entendait plus rien qu’un vague son de voix. Et un froid immense le saisit de part et d’autre alors qu’il se sentait, paradoxalement, brûlant.
Une douleur insupportable traversait tout son corps jusque dans son échine.
Une terrible migraine lui prit la tête, si forte qu’il en perdit connaissance, sombrant dans les ténèbres de l’inconscience. Mais pas dans l’oubli car, à jamais, il s’en souviendrait.
Fin du Flash Back
Voilà, à présent tu connais tout mon passé ainsi ce que j’ai pu ressentir.
Après ça, je me suis réveillé dans une ruelle sombre, ces foutus démons m’avaient chassés ainsi que ces anges qui ne pouvaient pas m’exécuter puisque le crime n’avait pas été commit dans leur royaume. Donc il ne me restait plus qu’à vivre dans le monde des mortels. Mortel. J’en étais devenu un. Je me suis donc fondu dans la foule humaine.
J’ai du voler et me battre pour survivre, mais je m’en suis plutôt bien sorti. Héhé.
M’habituer aux manières de vivre des humains, n’a pas été le plus difficile, bien au contraire.
…
Voilà, j’espère que mon histoire t’a plu ? Ahahaha!... Dis moi, tu crois vraiment tout ce qu’on te raconte ?
FIN
Et une fic une !Ma première que je publie.
J’espère que cette petite histoire vous a plu.
N’hésitez pas à laissez des reviews pour dire ce que vous en pensez.
Biyoux à tous et merci de m’avoir lu !!