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Bon, j'écris une nouvelle histoire! J'espère que j'aurai des reviews (ce dont je ne suis pas si sure héhé)
C'est pas dans mes habitudes d'écrire des chapitres aussi violent mais je pense que quand l'injustice est là et bien,je ne peux pas utiliser une langue mièvre...Je tiens à prévenir que ce chapitre peut apparaitre choquant, violent mais ce ne sera pas tout le temps comme ça. J'ai pas encore bien développé les idées concernant cette histoire, je me lance vraiment comme ça.
Voilà et s'il vous plait si vous lisez ce chapitre laissez des reviews. Si je n'en ai pas, et bien je crois que je ne continuerai pas cette histoire...Ah oui j'oubliai de préciser que toutes les histoires que j'écris sont forcément des histoires impliquant des relations homosexuelles...
Prologue
Je savais qu’aujourd’hui serait un jour pourri. J’ai comme un sixième sens pour ce genre de choses. Ca me prend dans l’estomac, une grosse boule me contracte les boyaux et puis j’ai une de ces envies de vomir ! Je le savais. Et, au fond du couloir, un groupe de gars s’avance, avec une démarche assurée et en roulant des muscles. J’ai froid tout d’un coup. Des frissons. Putain, ils m’ont vu ! Je les connais, et même je les connais trop bien. J’en suis malade. J’ai une de ses trouilles et bêtement je reste planté là. La peur me cloue sur place et je les regarde arriver. Et ils m’encerclent. Je sens que ça va encore être une séance où je vais beaucoup m’amuser. Je vais me faire égorger littéralement.
Le plus grand, grosse brute épaisse avec pour tout cerveau un petit pois dans la caboche, me fixe de ces yeux de rat, et il sourit, ce salaud, de toutes ces dents bien blanches, aussi blanches qu’un lavabo. Il doit franchement trouver ça marrant. Moi, j’ai pas envie de rire. Depuis quand les boucs émissaires rient ? C’est une vieille connaissance. Le gars s’appelle Maurice. Maurice, je pourrais presque me moquer de ce prénom à la con. Ouais, mais là vaut mieux pas l’irriter. Donc, on reste calme. Et on subit. Tu t’écrases, quoi.
« Hé, Tom, on se promène tout seul ? » il dit de sa grosse voix grave, bien male et virile. Les deux autres ricanent dans leurs dents. Moi, je tremble un peu plus. J’ai la gorge serrée et j’arrive pas à répondre. « Tu réponds pas ? T’as pas envie de discuter ? », il continue. J’aime pas la lueur mauvaise de ces yeux. « On est des gens polis, Tom. Nous, quand on voit quelqu’un, on dit bonjour. » Il me regarde fixement, et ça me glace le sang. « Que dis-tu d’un petit cadeau de bienvenu ? ». Je réponds toujours pas. Je suis muet comme une tombe. Et puis, ça commence, où plutôt ça recommence, vu que c’est franchement une habitude.
Maurice, mon copain de toujours, fait un signe de la tête à un de ses gars, un petit roux hargneux, mais qui a une poigne de fer. Faut pas se fier aux apparences. Jamais. Le petit roux se met derrière moi. Ce petit merdeux saisit brutalement mes bras pour les croiser derrière mon dos. Il les tient bien fermement. J’attends. Je sais ce qui va suivre. Y a pas de quoi s’étonner. Ouais, le problème, c’est que je flippe toujours. J’avale ma salive mais ma gorge est sèche. Ca a du mal à descendre. Faut pas que je panique. Faut pas que je montre que j’ai peur. J’en ai rien à foutre, je suis indifférent. Que des paroles…Je regarde nerveusement Maurice. Son sourire est joliment radieux. C’est la fête. Tout le monde est heureux sauf moi.
Le spectacle doit être beau à voir. Bizarre, j’ai pas trop envie d’y participer. Enfin, mes envies ça compte pas pour Maurice. Un des gars s’approche de moi, un blond aux yeux bleus, on dirait une figure d’ange. Un premier poing s’écrase contre mon estomac. La douleur est fulgurante et je suis carrément plié en deux. Ensuite, je peux plus compter les coups. Ca s’abat sur moi comme une jolie pluie de printemps. J’en ai dans les côtes, encore dans le ventre, et puis deux beaux gros coups de poings tombent sur mon visage. Mes lunettes tombent par terre. J’arrive plus à respirer. Ma vision devient drôlement floue. Je crache du sang. Les mains du petit roux serrent fortement mes poignets pour éviter que je m’échappe. Je peux vous dire que j’essaye de me dégager, putain ce que j’essaye…Mais j’y arrive pas.
C’est au tour de Maurice. Il faut bien terminer en beauté. C’est pas le final que j’attendais. Je tremble violemment. « Non…fais pas ça » je dis lamentablement. Maurice sourit encore plus. Il a sorti son rasoir. J’aime pas ça. J’ai des frissons partout, ça me parcoure. Je commence à paniquer vraiment. Je donne des coups de pieds. Je m’agite. Mais le petit roux ne lâche pas sa prise. Maurice s’approche encore plus. « Tu sais Tom si tu bouge comme ça, tu risques de te faire vraiment mal… » Tant d’attention, ça me touche vraiment. Mon tee-shirt est coupé et je m’immobilise tout d’un coup, suivant d’un œil effrayé, la lame se promenant sur mon torse maintenant nu. Je souffle comme un bœuf. La lame s’enfonce un peu dans ma peau et Maurice trace joyeusement des lignes de sang.
« Qu’est ce tu fais ? » une voix dit soudainement. Maurice enlève son rasoir. Je soupire de soulagement. Je lève les yeux et mon cœur se serre. C’est lui. J’arrive à le voir même si ma vision est un peu amoindrie. Jeff. J’ai flashé sur lui depuis le début et j’arrive pas à le sortir de ma tête. Cheveux courts bruns, yeux noisette, corps de rêve à vous faire saliver, peau bronzée.
Maurice répond : « On lui règle son compte. » « Je vois bien. » Jeff réplique. J’ose pas rencontrer ses yeux et je crois que je rougis. De honte. « Dans les vestiaires y lorgnait des mecs nus.» Maurice rajoute. Je baisse encore plus la tête. « C’est un pédé ? » Jeff dit d’une voix surprise. Silence.
Quelqu’un s’approche de moi. Je continue à regarder le sol. Le petit roux agrippe mes cheveux et me tire la tête en arrière. J’ai le visage de Jeff en face de moi. « Je peux m’amuser moi aussi ? » Jeff dit, moqueur. Je n’y crois pas. Je le supplie du regard mais il se contente de me fixer froidement. Les autres ricanent encore. Bande de cons. « A genoux ». Jeff continue. Je comprends pas. Le petit roux, lui semble avoir compris. Il me frappe les jambes et me force à m’agenouiller. Lorsque Jeff commence à ouvrir sa braguette, je réalise alors ce qui va se passer. Mon cœur se déchire. Je peux pas croire qu’il me fait ça, à moi. C’est pas lui. Ca peut pas être Jeff. « Goûte. », il ajoute. Son sourire est cruel. Je peux pas. J’ai envie de pleurer. Le petit roux approche ma tête. « Pourtant, tu dois être habitué à ça. Ouvre ta gueule. » La même voix impitoyable continue à ordonner. Rires des autres. J’ouvre pas la bouche. Alors Jeff force mes mâchoires à se séparer. Et je goûte. C’est la joie à côté, les visages sont ravis, les insultes fusent. Jeff lui s’enfonce encore plus dans ma bouche. Je m’étouffe. Vu les soupirs qui s’échappent de ses lèvres, ça doit lui plaire. Après une dernière poussée, il laisse échapper un cri de contentement. Ma bouche est sale. J’essuie la substance blanche qui dégouline. Il referme sa braguette. « T’es habitué à ça, on dirait. » il dit d’une voix calme. Le petit roux me lâche. Le blond a une expression de dégoût sur son visage. Maurice lui continue à sourire, amusé à priori. Et Jeff conclut brillamment « Eh ben, c’est une bonne journée. ». Rires encore. Et ils s’en vont.
Je cherche mes lunettes. Elles sont cassées. Je soupire et j’essaye de me lever. Je manque de tomber. Je vacille. La douleur dans mes côtes est insupportable. Je m’appuie contre le mur et lentement, je me dirige vers les toilettes. Chaque pas est une torture mais j’y arrive quand même. J’entre et je me dirige vers le lavabo. J’ouvre le robinet et je me rince la bouche plusieurs fois. J’ai l’impression que le goût ne veut pas partir. Je prends du papier toilette et j’essaye d’essuyer mon torse ensanglanté. J’ai des hématomes assez monstrueux. J’observe mon reflet dans la glace. Mon visage est salement amoché. J’ai déjà des énormes bleus et c’est pas très beau à voir. On dirait des fleurs. Je souris un peu, le reflet aussi. Yeux verts, cheveux noirs coupés pas trop court, visage assez ovale. Je suis aussi un peu maigrelet et je porte toujours des vêtements noirs. Je serre les bords du lavabo et je dis d’une voix cassée, m’adressant au miroir : « Salut, je m’appelle Thomas et bienvenue dans ma vie de merde. ». Je ne dois pas pleurer. Les garçons ne pleurent jamais.
Alors, vous en dites quoi ? des reviews s'il vous plait!!