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Auteur : Camille ( camillemiko arobase free point fr )
Base : Originale
Titre : Amour...
Genre : Kawai ?
Blabla de l'auteur : Une petite histoire écrite pour mon ex, un jour où ma connection déconnait...
Dédicace à : Mel
Disclaimer : Tout m'appartient, histoire et personnage. La chanson est à l'approbation publique.
Amour...
"Il était une fois, dans une contrée tellement lointaine que nous l’avons oublié, une princesse. Vous allez sûrement de demander quel horrible maléfice ou quel monstre la tourmentait... Mais il n’en est rien de cela. En ce lieu, ce n’est point les princes qui sauvent les princesses, mais les princesses qui sauvent les princes...
Il était une fois, donc, un prince qui était tourmenté par une horrible malédiction. Une horrible sorcière, Savaya, lui avait jeté un sort... Si le jour de son vingtième anniversaire, une jeune princesse ne lui avait pas déclaré son Amour et que celui-ci ne lui était pas retourné, alors le prince vivrait avec un éternel démon... Mais, si une princesse arrivait à l’Aimer malgré ce démon, alors le sort serait brisé et Savaya mourrait.
Il était une fois, donc, un prince nommé Melril. Innocent, il avait confié son coeur à la sorcière. Celle-ci impitoyable, après avoir utilisé le jeune prince, devient peu à peu odieuse avec lui... Melril, doux et innocent, continuait de l’aimer de son coeur pur, sans penser qu’elle pouvait l’utiliser... Mais, un jour, il se rendit compte que Savaya se moquait de lui... Et son âme en fut brisée... Alors, il voulut la fuir. Mais la sorcière ne le voulait pas, car notre prince était si doux et si gentil qu’il lui passait tous ses caprices et se contentait de lui donner son amour, sans jamais rien lui demander en retour.
Il était une fois, donc, un prince merveilleux, qui le jour de ses vingt ans, fut maudit et poursuivi par un démon immortel... Mais toutes les princesses du monde savait que s’il était Aimé et qu’il Aimait en retour, le maléfice serait rompu. Malheureusement, Savaya refusait de mourir et dressa sans difficultés des épreuves sur le chemin menant à Melril. En effet, celui-ci, conscient du danger qu’il représentait pour les princesses, s’était retiré dans une tour.
Il était une fois, donc, un prince, qui attendait dans la plus haute des chambres, de la plus haute des tours. Comme il était un prince, cette tour était en cristal. Tout du sol au plafond n’était que cristal et or, améthyste et ambre... Il y avait juste une petite broche qui n’était pas ainsi. Elle était confectionnée dans le plus pur argent et était sertie d’une émeraude. Elle représentait un joli rossignol, aux yeux verts. Melril pensait que ce bijou représentait celle qui ne viendrait jamais... En effet, à ses yeux, il était un monstre.
Il était une fois, donc, un prince qui n’imaginait pas son importance aux yeux de tous. Tout le monde ne connaissait pas les usages en ce pays, et tous ne savaient pas qu’un prince devait être sauvé pas une princesse et, non le contraire ; et, du haut de sa tour, dans le plus pur cristal, il observait les vains efforts de tous. Il connaissait parfaitement les épreuves qui attendaient chacun des candidats... Puis un jour, arriva une toute jeune fille.
Elle ne mesurait même pas un mètre soixante-cinq... Elle respirait encore sa jeunesse, son innocence. Ses longs cheveux noirs, ondulés cascadaient sur ses épaules et ses orbes émeraudes irradiaient tout son visage. Sa peau blanche telle la neige contrastait avec ses lèvres pleines et rouges. Ses mains délicatement entretenues se présentaient fines et superbes et tenaient en leur creux la garde d’une épée.
En effet, malgré son jeune âge, elle portait la tenue des chevaliers. Vêtue d’une longue robe rouge sang, d’une simplicité extrême, fendue jusqu’à mi-cuisse, et recouverte d’une fine armure en argent, on pouvait voir à sa taille une longue dague florentine et l’emplacement pour son épée. Dans son dos, se trouvait un long katana, d’un ouvrage parfait. Ses yeux bien que rayonnant leur innocence, semblaient déterminés à aller jusqu’au bout de leur quête.
Melril ne connaissait pas cette jeune fille, mais dès qu’il la vit, il tomba irrémédiable Amoureux d’elle. Il ne savait pas comment elle s’appelait, ni même qui elle était, mais quand il la vit, il sut qu’elle était sa Destinée. Alors il la suivit dans ses déplacements... Et espéra secrètement qu’elle arriverait jusqu’au pied de l’escalier de la tour de cristal, car une fois qu’elle serait rentrée dans celle-ci, alors, il pourrait lui parler...
Elle se présenta devant la grille qui enserrait la tour de Cristal. Là, un enfant apparu, ses grandes ailes noires sur son dos... Il la regarda et lui clama : " Princesse, vous allez délivrer un prince puni par ma Maîtresse, la Grande Savaya ! "
Melril, qui suivait la scène depuis sa prison, savait que c’était la première épreuve. Elle visait à décourager les princes et toutes les princesses trop superstitieuses... Il avait peur que sa princesse n’en fasse partie... Mais celle-ci regarda l’enfant et se mit à rire... Elle lui répondit simplement d’une voix que le prince trouva des plus mélodieuse qu’elle savait dès tout ça... Puis, du revers de la main, elle l’écarta et pénétra dans le jardin.
Devant elle, se tenait une superbe licorne. Celle-ci s’approcha, resplendissante sous ses bijoux de pierres précieuses. Elle vient s’agenouiller devant la princesse et lui dit : " Princesse, prenez ce que vous souhaitez de ma parure, mais sachez qu’il y a un objet maudit... Si vous le prenez vous mourrez... "
Le prince savait parfaitement que tout ceci était un mensonge, car à l’exception d’une simple bague gravé d’un M et d’un A enlacés à l’intérieur, tous les bijoux étaient maudits... Mais jamais, elle ne pourrait la trouver, car elle était à la base de la corne de l’innocent animal. La jeune femme regarda les présents que portait la licorne... Puis elle déclara simplement, que rien ne lui ferait plus plaisir que partager un peu de son chemin avec la licorne elle-même... Alors un miracle se produisit. Lentement, tous les présents disparurent, alors que la bague se mit à briller de tous ses feux, avant de se glisser naturellement au doigt de la princesse...
Melril fut soulagé de savoir qu’elle avait triomphé de la deuxième épreuve... Beaucoup de princesses s’étaient arrêtées ici et avaient pris les plus belles parures... Mais maintenant, elles faisaient toutes parties des statues de pierre que la princesse côtoyait alors qu’elle s’avançait plus dans le jardin en compagnie de la licorne...
Soudain, les arbres s’agitèrent, les lianes se révoltèrent face à cette intrusion... La jeune femme fut obligée d’utiliser son épée contre la forêt qui l’agressait. Au bout de quelques temps, la forêt redevint paisible et la princesse put voir qu’elle était sauvée, quand elle entendit des pleurs.
Ceux-ci venaient d’un arbre. La jeune femme découvrit un petit oiseau, blessé par la violence de la forêt. Elle le prit dans ses bras et se mit à chanter de sa voix la plus claire pour consoler cet oisillon...
Un petit oiseau sur un oranger, un petit oiseau sur un oranger, apprit à, à la volette, apprit à, à la volette, apprit à voler...
Mon petit oiseau où t’es-tu blessé ? Mon petit oiseau où t’es-tu blessé ? Où t’es-tu, à la volette, où t’es-tu, à la volette, où t’es-tu blessé ?
J’m’suis cassé l’aile et tordu le pied. J’m’suis cassé l’aile et tordu le pied. Et tordu, à la volette, et tordu, à la volette, et tordu le pied...
Alors qu’elle chantait, la licorne, touchée par le chant de la jeune femme, pleura doucement sur l’oiseau. Quelle ne fut pas la surprise de la chanteuse en voyant que le petit rossignol était guéri alors... Et qu’il l’accompagnait dans son chant !
Soulagée, elle poursuivit son chemin, avec la licorne et l’oiseau...
Arrivée devant la porte de la tour de Cristal, elle vit s’abattre sur elle et ses compagnons des monstres horribles... Melril savait parfaitement qui ils étaient... Tous ceux qui avaient perdu contre la dernière épreuve se trouvaient transformés en ces monstres... Sortant son katana, la princesse n’hésita pas à protéger ses amis, même si cela la mettait en première ligne elle-même...
Puis, le maléfice s’éteignit peu à peu... Elle avait vaincu... Soulagée, elle traversa les grilles de la tour de Cristal... Le prince souri alors. Il pouvait lui parler à sa bien-Aimée...
Princesse, je sais que vous ne pouvez me voir... Mais je vous pris de bien vouloir me croire... Je suis le prince Melril... Vous êtes la première à être arrivée aussi loin, aussi facilement. Mais prenez garde ! Il vous reste une dernière épreuve... Et c’est la pire de toutes. Prenez garde! Et que vous soyez favorisée par les Dieux...
La jeune princesse eut un sourire. Adorable prince qui venait de l’aider... Alors, grimpant quatre à quatre les marches la menant à celui qu’elle recherchait depuis si longtemps, elle sentit son coeur s’envoler...
Enfin, elle arriva dans l’ultime salle avant la chambre du prince. Elle se trouvait face à face avec un sphinx majestueux... Quand il la vit, il lui fit d’une voix tonnante : " Princesse, répond à mes trois questions et tu passeras. Trompes-toi et tu deviendras un de ces monstres que tu as occis en bas de cette tour ! "
La princesse ferma les yeux, avant de les rouvrir et d’affirmer qu’elle vaincrait...
Alors... Répond ! Quelle est la fleur digne d’un Amour ?
La princesse pensa immédiatement à la rose, mais elle se douta bien vite que cela ne pouvait être cela... Et se demanda ce qui caractérisait un Amour... La profondeur des sentiments, le fait d’être confiant en l’autre, prêt à s’abandonner pour lui... La pureté des sentiments... Leur innocence... Alors, elle eut un petit sourire en regardant la licorne...Regardant dans les yeux le sphinx, elle lui répondit qu’un Amour se devait d’être pur, tel une licorne et que seul les lys pouvaient renfermer cette pureté.
Le sphinx hocha la tête et posa sa deuxième question : " Quel est le seul animal capable de savoir ce qu’est l’Amour ? "
La question déstabilisa la jeune femme... Mais décida de tenter malgré tout sa réponse : le rossignol. Seul lui pouvait chanter l’Amour...
Le sphinx hocha de nouveau la tête et posa son ultime question : " Quelle fleur peut flétrir sans le Soleil, mais n’est jamais plus belle qu’au milieu de sa journée ? "
La princesse éclata de rire avant de répondre que cette énigme n’en était une que pour les sots... Que cette fleur ne pouvait être que l’Amour. Qu’il flétrissait sans l’être Aimé, mais que dès que celui-ci apparaissait, jamais nous n’étions plus Belles...
Le sphinx leva lentement ses yeux vers la jeune femme l’observa quelques instants puis, s’écarta de la porte qu’il gardait et dit posément : " Bravo, princesse... Vous êtes la première à savoir. "
La jeune femme, suivi de ses compagnons s’avança dans la chambre du prince. Elle le vit, à terre, inanimé. Son coeur se serra de peur pour lui... Et espérant que les légendes étaient vraies, elle déposa délicatement ses lèvres sur les siennes avant de lui offrir un tendre baiser. Doucement, son prince revient à lui, l’observa et murmura : " Comment vous appelez-vous, Princesse ? "
Elle eut un tendre sourire et lui répondit. Amour... "
Le brouillon se finissait là… Il eut un sourire… Il prit dans ses bras la jeune femme, endormie sur sa table de travail et la porta dans leur lit… Elle ragerait le lendemain sur son brouillon qui ne ressemblerait à rien selon elle… Mais n’imaginerait jamais combien il était merveilleux…
Déposant un tendre baiser sur ses tempes, il rejoignit sa jeune épousée dans leur lit conjugal et, la protégeant de ses bras, s’endormit avec elle…
Fin