Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » General » Frères font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Cerbere
Fiction Rated: K - French - General - Reviews: 2 - Published: 09-25-05 - Updated: 09-25-05 - Complete - id:2014325

Titre : Frères

Auteur : Cerbère

Disclaimer : Les personnages sont ma propriété, merci de demander avant de les utiliser à des fins personnels.

Note : Choute de moi… Cette fiction est pour toi ! Avant même de la taper, ou juste de l’écrire, je me suis dis : « C’est pour Smi-chan »… Ce n’est même pas pour te remercier de quoi que ce soit… Juste pour te dire : « Je t’aime Choute »… Juste pour te dire cela… J’espère qu’elle te plaira…

Frères…

« Aaron, tu as quinze minutes pas plus ! Jeff, bon boulot ».

Le décoloré haussa un sourcil interrogateur et regarda son patron qui venait d’interrompre la séance.

« Depuis quand tu me fais des breaks au milieu d’une série, Tonio ? » Hasarda alors Aaron.

« Te réjouis pas, c’est exceptionnel et t’en aura pas deux comme ça. T’as plus que dix minutes ».

Le model attrapa sa veste, en sortit le paquet de cigarette et se dirigea vers la salle réservée aux visiteurs. Avant même d’avoir franchi la porte vitrée, il vit le garçon qui l’attendait se lever et porter ses mains à son visage.

Aaron tira sur sa cigarette et salua d’un mouvement de tête son visiteur.

« Elias » Dit-il simplement.

« Oh bon Dieu ! » Fit ledit Elias avec surprise « C’est encore plus… En vrai… Je… Excuse moi, je suis très émotif… » S’excusa le brun.

Aaron hocha la tête et se posa sur l’un des fauteuils, face à son interlocuteur qui fit de même.

« Je sais pas si t’imagines » Reprit Elias en essuyant une larme « Cela doit faire près de 20 ans que je recherche quelque chose ou quelqu’un de précis… Ce quelque chose ou quelqu’un qui manque à ma vie… Et je découvre que j’ai un frère et maintenant… Je me retrouve face à toi… Oh bon Dieu ! J’arrive pas à y croire ».

Elias pleurait largement, sans aucunes retenu face à son frère, tout en le détaillant.

Le model faisait plus d’un mètre 80, et était très sveltes, il avait les cheveux courts décoloré, coiffé à la « mauvais garçon », des yeux très noirs et un petit bouc qui le vieillissait de deux ou trois ans, mais qui lui allait bien.

Aaron, conscient du regard que son frère lui portait, finissait tranquillement sa cigarette, jetant un œil à sa montre et de temps à autres sur son jumeau.

« Tu n’as pas l’air très surpris ! » S’inquiéta Elias.

« Détrompe-toi, je ne m’attendais pas à une telle ressemblance entre nous ! Ma pause est finie, je dois y aller ».

Aaron se leva sans plus de formalités. Elias se leva à son tour dans une exclamation.

« Attends ! ».

Le décoloré se retourna et haussa un sourcil, sa façon à lui de poser les questions.

« Tu ne t’attendais pas à une telle ressemblance ? Tu savais que tu avais un jumeau ? ».

« Ouais, j’ai appris ça il y a quelques années ».

« Et tu ne m’as jamais recherché ? » Hasarda Elias en haussant la voix.

« Non » Conclu Aaron en jetant sa cigarette dans le cendrier.

Elias regarda son double partir avec une douleur lancinante dans la poitrine. Il le savait et il ne l’avait pas cherché… Jamais il n’avait voulu le connaître… Cette phrase lui faisait mal.

Le brun avait toujours été mal dans sa peau. Ses parents lui avaient donné beaucoup d’amour, mais n’avaient jamais remplacé ce sentiment de manque qu’il avait en lui. Pendant plus de vingt ans il avait recherché cette personne qui pourrait stopper ce manque, et aujourd’hui qui le trouvait… Aujourd’hui qu’il rencontrait son frère, son double, son jumeau, sa moitié, Aaron. Aujourd’hui qu’il arrivait au bout du tunnel, il détruisait tout en une seule phrase.

Comment pouvait-il renier son propre frère sans même le connaître ? Comment pouvait-il le faire avec autant d’indifférence ?

Elias avait mis tellement d’espoir dans cette entrevue, dans cette petite journée… Et Aaron avait tout détruit en à peine dix minutes.

Le brun se mit à sangloter, il se leva et sortit du bâtiment et enfin, laissa libre-court à ses larmes de douleur…

OoO

« Alors Aaron ? La patate pour la fin de la série maintenant ? ».

« Tu sais Tonio » Souffla le décoloré en même temps que sa fumée, « Quand tu dis « pas de pause pendant une séance », et bien, tu devrais t’y tenir ».

Aaron écrasa sa cigarette, retira sa veste et repartit devant l’objectif.

OoO

Depuis leur entrevue, Elias allait de plus en plus mal… Il mangeait peu voire pas du tout, il ne faisait plus attention à son aspect, se laissait aller dans ses études qui lui promettait un brillant avenir et se montrait de plus en plus exécrable avec son entourage. Aussi bien ses amis que sa famille qui ne comprenaient rien.

Aaron, lui, venait de gravir en échelon dans sa vie de mannequin.

Après la courte pause avec son frère, le garçon avait dégagé une certaine hostilité pour l’objectif lors de la dernière série. Son air renfrogné et toute la haine intérieure qui sortait de ses yeux noirs avaient rendu les clichés beaucoup plus vivant et attractif.

Le décoloré se retrouvait donc placardait sur les immeubles, les bus et leurs arrêts, et dans de nombreux magazines. Et il ne se passait pas une journée sans qu’Elias ne croise le regard de son frère… Ce regard écumant d’une rage intérieure et d’une certaine douleur.

OoO

Aaron sortit de la douche, enfila son jean et son tee-shirt à manche longue puis quitta le vestiaire. Dans le hall, Tonio prenait un café avec Jeff, le photographe et un directeur de pub télévisé.

« Tonio, j’y vais. A demain » Déclara-t-il rapidement.

« Ok… Au passage, il y a une jolie blonde qui t’attend à la terrasse du café, je lui ai dit que tu passerais après ton boulot ».

Le décoloré acquiesça, enfila sa veste et sorti une cigarette. Il s’avança jusqu’à la blonde en question. Une fille très effilée, vêtue d’un jean quelque peu abîmé à la coupe masculine et d’un tee-shirt délavé dénudant une de ses épaules.

Elle leva la tête dans sa direction, Aaron prit alors une grande inspiration, s’avança vers elle d’un pas rapide, tirant la chaise, se laissant tombe dessus.

« Que les choses soit bien clair… Je ne rentrerais dans aucun jeu ! Je ne t’ai jamais vu jusqu’à présent et je ne t’ai pas mise enceinte ».

La blonde laissa échapper un petit rire avant de repousser ses boucles blondes derrière son épaule et de se servir dans le paquet du mannequin.

« La vie de model serait-elle si dur ? ».

« Tu ne viens pas pour ça ? ».

« Non » Déclara-t-elle, et tout de suite ses yeux s’assombrirent. « Est-ce que tu es fière de toi ? ».

« Pardon ? » Demanda le décoloré en lui allumant sa cigarette.

« Elias ne dort presque plus, il ne mange que par contrainte et est exécrable avec tout le monde depuis qu’il t’as vu… Tout cela parce qu’il a recherché sa putain de moitié qui n’est rien d’autre qu’un petit merdeux imbu de lui même sans cœur et sans aucune idées de ce que peut être l’importance d’un frère dans sa vie ».

Aaron tira sur sa cigarette et regarda fixement la blonde.

« T’es juste venue pour me dire ça ? Juste pour déballer ton speech ? ».

« Oui… Je ne supportes pas les gens comme toi qui crachent sur les sentiments des autres… Je ne supporte pas de voir Elias dans cet état juste à cause de toi. A cause d’un pauvre merdeux ».

« Le merdeux, il t’emmerde ! Il a rien demandé le merdeux, ni a Elias ni à toi… Tu ne me connais pas et je ne te permets pas de me juger ».

Sur ses mots Aaron se leva et parti.

« Mais merde ! C’est ton jumeau, pas n’importe quel chien galeux » Hurla la blonde, faisant tourner quelques têtes.

Le décoloré revint sur ses pas.

« C’est quoi ton prénom miss grande gueule ? ».

« Merrie ».

« Merrie… Ça doit faire six ans que j’essaye de m’éloigner de ma famille. Pour ça, j’ai bossé comme un malade… Juste pour m’éloigner des gens qui m’étouffaient… Et Elias et toi, vous débarquez comme des fleurs et vous voulez m’enchaîner à quelqu’un dont j’ai royalement ignoré l’existence pendant cinq ans ? ».

« T’es vraiment dég… ».

« Ouais, merci, je sais… Comme beaucoup, j’ai un leitmotiv, et c’est « Tu né et tu crèves tout seul » Il reprit sa marche se doutant qu’encore une fois il n’irait pas très loin.

« Mais justement, tu n’es pas né tout seul ! Vous étiez deux ! ».

« Qu’est ce que t’en sais ? T’étais là ? Tu nous à vu sortir ? Ça se trouve, il n’est qu’un sosie… Mais qu’est ce que tu veux à la fin ? ».

« Tu pourrais lui accorder le droit de comprendre pourquoi vous avez été séparé, et pourquoi tu ne veux pas l’accepter ».

« S’il a un manque d’affection, il n’a qu’à prendre un chien… On ne m’enchaînera plus jamais à quelqu’un et s’il veut des explications… ».

Merrie sourit, elle avait gagnée. Le décoloré allait lui donner son adresse ou son numéro de portable et Elias allait pouvoir le voir… Ils allaient pouvoir parler et…

« Tiens, tu lui dis d’appeler ce numéro et de demander le docteur Elston. Lui, il lui expliquera ».

« Mais c’est pas possible, faut te faire greffer un cœur ! ».

« Ecoutes Merrie, là, tu me tapes sur le system. J’ai vécu sans connaître l’existence d’un frère jusqu’à mes 15 ans, jusque là, ça ne m’avait jamais manqué… Quand je l’ai découvert, je n’ai pas été égoïste et je l’ai laissé vivre tranquille sans jamais lui imposer ma présence. Aujourd’hui, il pourrait faire de même ».

« Tu n’as pas été égoïste ? Mais cela ne s’appelle pas de l’égoïsme… Cela s’appelle être sans cœur, tu n’as donc aucun sentiment ? Juste pour ta propre personne ? Pauvre mec » Hurla Merrie alors qu’Aaron traversait la rue.

OoO

« Bonjour… Elias je présume » Demanda poliment le docteur.

« Oui, c’est moi, bonjour docteur Elston » Répondit le brun en serrant la main qui lui était tendue.

« Sois le bienvenu… Entre et assis-toi je t’en prie ».

Elias s’assit face au bureau et regarda l’homme qui se tenait devant lui. Un adulte qui devait à peine avoir passé la quarantaine, et qui possédait un sourire réconfortant.

« D’après ce que j’ai pu comprendre, tu ne viens pas pour une consultation ».

« C’est exact docteur, je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous faire perdre votre temps ».

« Penses-tu ! » Le coupa l’homme. « Je suppose que tu es ici parce que tu as rencontré Aaron » Elias hocha la tête « Et qu’il a été très froid voire même blessant ? » Le brun acquiesça de nouveau « Et tu veux des explications ? ».

« Oui, s’il vous plaît. J’aimerais comprendre pourquoi nous avons été séparés et comprendre pourquoi il a été comme cela avec moi ».

« Je vais te raconter ce que je sais. J’ai connu ta mère au début de ma carrière. Elle est venue à l’âge de 18 ans pour de nombreuses raisons : Anorexie, boulimie, auto-mutilations et tentatives de suicides… ».

« Mais pourquoi ? ».

« Ta mère a été élevé en orphelinat avec sa sœur jumelle, qui est décédée, la laissant toute seule… Ta mère à alors mis beaucoup de temps avant d’arriver à l’accepter et avoir envie de se reconstruire une vie. Elle avait 20 ans quand elle rencontrait ton père, 21 quand ils se sont mariés, 22 quand vous avez été conçu et presque 23 quand ton père est mort dans un accident. Je vais te faire du mal, mais il était trop tard pour un avortement… Mais votre mère se savait condamnée et ne… ».

« Condamnée ? » L’interrompit Elias.

« Elle avait un cancer… Elle voulait vous donner naissance tout en sachant que vous auriez toujours votre père après sa mort… Cependant, la mort prématurée de votre père a tout chamboulé… Elle a alors décidé de vous confier à des amis… Elle a contacté trois familles d’amis, trois familles qui ne se connaissaient pas ».

« Trois ? ».

« J’y viens… Un enfant pour chaque famille… Elle ne voulait pas vous voir dépendant les uns des autres comme elle l’avait été de sa sœur… Elle voulait en quelques sortes vous épargner la souffrance de perdre quelqu’un… Je n’ai jamais été d‘accord, mais je me devais de respecter ce choix… Je lui ai pourtant dit que le jour où l’un de vous trois viendriez demander des explications, alors, je vous les donnerais… ».

« Nous sommes trois ? » Répéta Elias.

« J’y viens… Aaron est venu, il y a cinq ans pour une histoire de fracture… Par erreur j’ai sortit le mauvais dossier, vous vous ressembliez énormément à cet âge… Bref… J’ai du lui expliquer toute l‘histoire. Ce jour-là, il est reparti avec l’adresse de Leander… Je n’avais pas la tienne, tes parents ayant déménagés… Ensemble, ils t’ont cherchés… Mais ton nom de famille est très répandu… Puis au bout de sept mois, ils t’ont retrouvés… Ils ont cachés leurs excursions à leurs parents et sont parti te chercher à ton tour… » La voix du docteur se faisait de plus en plus basse. « Je ne sais pas si tu as entendu parler de cet adolescent fauché sur la grande route en pleine journée… Quinze ans, mort sur le coup ».

Elias porta sa main à sa bouche pour étouffer un cri. Il secoua la tête en pleurant.

« Non, c’est pas vrai » Sanglota-t-il.

« Aaron a été très affecté, comme tu peux t’en douter… Il se sentait coupable de la mort de votre frère, les parents de Leander le lui reprochant beaucoup par la suite… Aaron s’est d’abord renfermé sur lui-même, j’ai alors entrepris avec lui un gros travail de restructuration, comme je l’avais fais avec ta mère… Mais ton frère a… Il n’a pas voulu revivre la même expérience avec toi… Le traumatisme de la mort de Leander a fais qu’il a eu peur de revivre la même expérience… Et d’une certaine façon, il t’as occulté de son esprit… Pour se protéger et ne plus souffrir… Seulement, aujourd’hui, ce sont tous les sentiments qu’il a renié ».

Elias secouait la tête. Il n’arrivait pas à parler et ne savait quoi dire. Ils étaient trois… Et il était le dernier à le savoir… Ils étaient trois et ils l’avaient cherché… Ils étaient trois… Et il se souvenait de l’accident.

FLASH BACK

« Oh mon dieu ! » S’exclama une femme à la table de la cuisine.

« Que se passe-t-il Florence ? » Demanda alors un homme en entrant.

« Tu te rappelles le bouchon hier ? Pour rentrer ? ».

« Oui ».

« Un jeune de quinze ans a été fauché par un conducteur ivre… Il est mort sur le coup… C’est horrible ».

Elias lâcha sa fourchette, les yeux exorbités. 15 ans, c’était son âge… Et c’était trop peu pour mourir. L’homme posa une main sur l’épaule de sa femme et pris le journal.

« Ils ont arrêté le conducteur, c’est déjà une bonne chose ».

« Mon dieu… Je n’ose même pas imaginer l’état des parents de ce pauvre gamin… Il aurait pu s’agir d’Elias » Sanglota la femme.

« Ce n’est pas le cas Florence, et nous ne serons jamais à l’abri de ce genre d’individu… Le deuxième gosse s’en est tiré avec une fracture… Mais bon dieu, le traumatisme qu’il a du subir… ».

« Pauvres gosses » Souffla la femme en regardant Elias plongé dans ses pensées.

Fin du FLASH BACK

« Je… Merci docteur Elston… Désolé de vous avoir fais perdre votre temps ».

« Penses-tu… Ta mère a été une très bonne amie… Cela me fait plaisir d’avoir pu te rencontrer toi aussi, même si cela n’est pas aussi joyeux pour toi ».

Elias hocha la tête. Le docteur lui ouvrit la porte et lui tendit la main que le brun serra avec plaisir.

« Portes toi bien Elias… Et pardonnes à ton frère ».

La porte se referma et Elias avança jusqu’à la salle d’attente où Merrie l’attendait. Il était encore plus blanc que lorsqu’il était rentré. La blonde perdit son sourire et se rapprocha d’Elias.

« Merrie… Je veux rentrer à la maison ».

« Tout de suite petit frère, tout de suite ».

« Et… On ne dit rien aux parents, d’accord ? ».

« Tout ce que tu veux Elias, tout ».

Merrie pris son frère adoptif par l’épaule et le poussa vers la sortie. Elle ne savait pas ce qui avait été dit et au teint de son frère, n’était pas sur de le vouloir.

Elias resta muet pendant toute la durée du trajet en train et ne commença à raconter l’histoire à sa sœur que dans le bus. Merrie repensa alors à l’accident… Aux paroles qu’elles avaient prononcées dans la direction de Aaron…

OoO

« J’étais sûre de te trouver ici aujourd’hui » Entendit Aaron.

Lentement le décoloré se retourna et fixa la blonde qui se tenait derrière lui.

« Tu viens encore me faire un sermon ? ».

« Non, je viens te présenter mes excuses… Je n’avais pas le droit de te dire tout ce que je t’ai dis et j’en suis profondément désolé… Mes excuses ne changeront rien, mais je tenais tout de même à te les présenter ».

Aaron hocha la tête gravement, regarda une dernière fois la croix fleurie sur la bordure de la route et se leva souplement.

« Je… J’avais pensé pouvoir trouver quelque chose qui m’avait manqué à moi aussi » Souffla-t-il. « Mais je n’avais jamais pensé pouvoir le perdre… ».

Le model avait les yeux embués et tentait de se maîtriser pour ne pas se laisser aller.

« Tu ne veux pas venir boire un thé ou un café à la maison ? » Hasarda la blonde. « Il n’y a qu’Elias et moi… Et on ne t’obligera pas à rester… Viens, juste pour dire bonjour ».

Aaron hocha la tête et suivit la blonde. La maison était étendue et le jardin très agréable. Le brun qui se balançait sous un arbre, sauta de sa balançoire et couru jusqu’à sa sœur et son visiteur.

Elias fut surpris lorsqu’il reconnu son frère. Il esquissa alors un sourire, lui indiquant la table sur la terrasse. Tandis que les deux hôtes partirent chercher les boissons et de quoi manger un peu, Aaron regarda les alentours… Il y avait quelques photos d’Elias et de Merrie… Elles étaient faites par des professionnels et cela se voyait. Cependant, le décoloré se fit la remarque que toute celle d’Elias était loupées. Malgré le grand sourire du brun, il dégageait une profonde tristesse.

Lorsque son frère s’installa face à lui, il remarqua alors que cette même tristesse était beaucoup moins présente et se doutait bien y être pour quelque chose. Mais il ne voulait plus s’attacher… Il ne voulait plus souffrir…

Aaron se leva de la table et regarda son jumeau.

« Je… Désolé, je… Je dois y aller ».

Elias acquiesça et l’accompagna jusqu’au portail. Avant qu’Aaron ne se soit éloigné des grilles, le brun l’appela.

« Eh ! Aaron Landon, tu n’est pas coupable, personne n’est à l’abri de ce genre d’individu… N’hésites pas à repasser… Juste dire bonjour ».

Le décoloré esquissa un sourire avant de partir, laissant son jumeau à sa grille, le regard perdu vers le ciel, de légères larmes coulant de ses yeux.

« Aaron Landon » Souffla-t-il une première fois. Ce frère qu’il ne connaîtrait jamais que par les journaux et les pubs. « Leander Landon… » Murmura-t-il ensuite dans le vent avant de rejoindre sa sœur sur la terrasse. Leander, ce frère qu’il ne connaîtrait jamais car un homme ivre en avait décidé ainsi.

Fin

Note 2 : Encore très loin de l’idée de départ, mais un jour, j’arriverai à écrire cette fiction avec CES idées précises… J’y arriverais… Je ne sais pas quand, mais je ne perds pas espoir…

Une ptite review pour critiquer ? Ou pour dire que cela a plu peut être ? A votre aise.

Cerbère



© Copyright 2005 Cerbere (FictionPress ID:468012).


Return to Top