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Note de l'auteur : Cette nouvelle est la première histoire que j’ai écrit. J’avais alors 17 ans et demi …
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Elena marchait sur le trottoir en regardant les passants et les boutiques. Il était 18h. Elle venait de finir son travail de bibliothécaire et comme chaque soir, elle se promenait avant de rentrer chez elle.
Tout à coup, son attention fut attirée par le rire d’une adorable fillette. Elle devait avoir 5 ou 6 ans. Elle avait des cheveux blonds séparés en deux nattes et portait une mignonne petite robe écossaise et des souliers vernis noirs. Elena pensa tout de suite aux «Petites filles modèles » décrite par la fameuse Comtesse de Ségur et cela la fit sourire. Mais aussitôt elle se sentit blêmir : l’enfant venait d’échapper sa balle et s’élança sur la route pour la rattraper au moment où une voiture arrivait à vive allure. Elena ne prit même pas le temps de réfléchir : elle s’élança à son tour sur la route, prit l’enfant dans ses bras et tourna le dos à la voiture de façon à faire un rempart de son corps. Elle se sentit soulever de terre puis retomber.elle serrait toujours la petite contre elle et c’était tout ce qui lui importait. Mais tout à coup, une douleur insupportable lui traversa tout le corps et lui emplit la tête. Elle ne ressentit plus rien : elle s’était évanouie…
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Marc finit de lire ses dossiers et se leva. Normalement, il restait plus longtemps à son bureau mais ce jour-là la baby-sitter était malade et depuis la fin de la journée d’école sa fille Magda jouait dans la pièce voisine. Il voulait donc rentrer chez lui plus tôt pour bien s’occuper d’elle. Il ouvrit la porte de communication entre son bureau et l’autre pièce mais la trouva vide. Ce fut à ce moment précis qu’il entendit un bruit qui le terrifia, en provenance de la rue. Un affreux pressentiment naquit en lui et il se précipita au dehors.
Tout d’abord, il ne vit qu’un attroupement autour d’une voiture. Mais il continua d’avancer, écartant les badauds. Et ce fut alors qu’il les vit : une jeune femme était étendue sur la route, dans une mare de sang et tenait dans ses bras sa propre fille qui sanglotait. Il s’accroupit et prit avec précaution la fillette dans ses bras en lui murmurant des mots tendres et rassurants. Les badauds racontaient l’accident et ce fut ainsi qu’il apprit que cette femme avait sauvé Magda en faisant en sorte d’être blessée à sa place. Mais, pour l’instant, sa préoccupation principale était que sa fille soit vivante. Il sentit alors le cœur de Magda battre contre lui et le soulagement le submergea. Le temps semblait s’être arrêté. Puis deux ambulances arrivèrent. Il monta dans la première avec Magda pendant que l’autre emmenait la jeune femme.
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Marc faisait les cent pas dans la salle d’attente de l’hôpital en attendant qu’un médecin vienne lui dire comment allait Magda. Il eut l’étrange impression d’avoir été séparé d’elle depuis des heures…
Puis un homme en blouse blanche s’approcha. Marc se précipita vers lui. Le médecin le rassura sur l’état de sa fille : Magda était juste un peu choquée. C’était la jeune femme la plus atteinte. Ayant eu l’autorisation de rejoindre sa fille, Marc retrouva celle-ci jouant avec une infirmière. Il prit Magda contre lui et se prépara à rentrer chez lui avec elle.
Mais il reposa l’enfant et la confia un instant encore à l’employée. Il ressortit, rechercha le médecin et lui exposa sa requête : il voulait en savoir plus sur l’état de santé de la femme qui avait sauvé sa fille. Le médecin lui apprit qu’elle était toujours inconsciente mais que, malgré de nombreuses contusions, sa vie ne semblait pas en danger. Marc voulait la voir mais il était épuisé et il lui fallait d’abord s’occuper de Magda.
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Arrivé chez lui, il appela sa mère qui, habitant la ville voisine et entendant le récit de l’accident, lui annonça sa venue. Elle proposa de s’installait chez son fils jusqu’à ce que lui et Magda se remettent totalement. Marc se sentait trop faible pour protestait et accepta donc.
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Le soir même, Louise, la mère de Marc, s’installait. Après le dîner, elle coucha sa petite-fille. Lorsque celle-ci eut sombré dans le sommeil, Louise rejoignit son fils dans le salon. Il lui raconta alors avec plus de détails, et de calme, ce qui s’était passé dans la soirée. Il ne put cacher à sa mère l’angoisse qu’il avait ressentit lorsqu’il avait vu sa fille étendue sur la route. Sa mère l’écouta sans l’interrompre puis posa sa main sur la sienne et tenta de le réconforter. Elle lui dit qu’il devait tenter d’oublier cet accident puisque Magda s’en était bien sortie. Mais Marc sentait qu’il n’en aurait pas fini tant que la jeune femme à qui Magda devait la vie ne serait pas guérie.
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Marc était arrivé à l’hôpital depuis une demi-heure quand le médecin qui s’était occupé de Magda et qui soignait maintenant l’inconnue arriva. Ce dernier prit des nouvelles de l’enfant puis annonça que sa patiente n’avait pas encore repris conscience. Pourtant, son état n’était pas inquiétant. Marc demanda si ses parents avaient été prévenus. Le médecin répondit que, d’après leurs renseignements, elle n’avait plus aucune famille. La seule personne qu’il avait pu prévenir de l’accident était sa directrice qui était venue lui rendre visite quelques minutes le matin même.
Marc ne travaillait pas le samedi et comme sa mère était restée chez lui avec Magda, il demanda à voir la jeune femme. Le médecin lui indiqua le numéro de la chambre et ils se séparèrent.