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Auteur : Athanael Curse
Genre : Vampire, yaoi
Avertissement : euh, un peu de sang quand même...
Chapitre 1
Max était assis sur le rebord de la fenêtre, les pieds ballants dans le vide. Il tira une dernière fois sur sa cigarette avant de la jeter dans le vide et posa son regard sur la ville qui s’étendait à ses pieds, baignant dans la lumière du soleil couchant.
Ces tons rouges l’attiraient. Quand il regardait ce spectacle, il lui semblait se souvenir de quelque chose, mais tout ce qui lui revenait à l’esprit, c’était l’odeur du sang. Cette odeur forte et poignante, légèrement ferrugineuse, écœurante et attirante, unique.
Il prit le carnet et le stylo qu’il avait posé à côté de lui et se mit à écrire ce qui lui venait à l’esprit.
Il écrivait des poèmes, c’était naturel pour lui. Il ne cherchait pas vraiment à savoir si c’était nouveau ou si il le faisait déjà avant son amnésie.
On lui avait dit qu’il avait eut un accident de voiture et que sa petite amie, qui conduisait, avait perdu le contrôle et qu’elle était morte.
Lui, était un miraculé d’après les secouristes. Il avait traversé le pare brise et atterrit sur le macadam, manquant de peu de se faire écraser.
Mais dans ce cas, pourquoi était-il dans un hôpital psychiatrique ? Et pourquoi ? Pourquoi y avait-il un cadavre dans sa chambre.
Il l’avait vu entrer cette petite infirmière, jeune et fraîche, innocente. Il l’avait vu et n’avait pas pu résister. Il lui avait sauté à la gorge et la lui avait ouverte pour boire à grande goulées le sang chaud qui s’échappait de la plaie béante.
Il s’était senti revivre à chaque gorgée. La moindre parcelle de vie qui s’échappait de la jeune femme le pénétrait et le réchauffait.
C’est à ce moment qu’il comprit qu’il avait besoin de ça pour vivre. Il avait besoin de prendre la vie de quelqu’un pour alimenter la sienne.
Cela ne l’effraya pas outre mesure, il trouvait même ça plutôt normal.
La seule question qui le hantait était : " Qui suis-je ? " Ou pour être plus précis : " Que suis-je ? ".
Il voulait savoir ça et seulement ça.
Soudain, la porte de la chambre s’ouvrit et un cri strident retentit dans tout le service, l’interrompant dans sa réflexion.
Sans réfléchir, il sauta par la fenêtre et atterrit lourdement sur le toit d’une voiture en contre bas, l’écrasant.
Il se redressa sans même une égratignure et se mit à courir dans les rues tantôt désertes, tantôt fréquentées , jusqu’à arriver à une rue noire de monde.
Il se mêla à la foule pressée et erra sans but un moment, finissant par arriver devant une vitrine remplie de télés, et là, il se vit, chantant dans une émission populaire, avec des musiciens.
Il fixa l’écran un long moment, une foule d’images lui revenant en mémoire.
Lui, sur scène, chantant devant des centaines et des centaines de personnes hurlantes.
Elles scandaient son nom encore et encore, et il aimait ça. C’était une sensation unique, presque aussi grisante que de boire l’or rouge.
Un endroit lui revint aussi en mémoire. Un appartement, près d’un parc. Le 1715 Shawnstreet. Ligne 5.
Il regarda autour de lui et aperçut une bouche de métro au bout de la rue. Il y alla, dévala la volée de marches deux à deux et suivant les gens, se retrouva face au tourniqué.
Il vit les autres usagés introduire un ticket pour passer. Se tournant, il vit d’autre personne les acheter à un distributeur.
Il fallait de l’argent, et il n’en avait pas.
Un cri le tira de sa contemplation. On venait de hurler son nom. Son cœur rata un battement, qu’est-ce qu’il avait encore fait ?
Il tourna la tête et vit une horde de jeunes filles se ruer sur lui.
MAX !! Tu veux bien nous signer un autographe ??
ça, il savait ce que c’était. Il prit le stylo qu’on lui tendait et griffonna son nom sur un bout de papier. Il répéta son geste six fois et soudain, une idée lui traversa l’esprit. Il s’arma de son sourire le plus charmeur et lança un de ses regard sexy à la jeune fille rousse.
Dis, j’ai perdu mon…porte-feuille et je dois prendre le métro tu pourrais…
Oui ! Bien sûr ! le coupa-t-elle en sortant son porte monnaie. Voilà un ticket !
Il prit le petit bout de carton et se penchant, lui posa un léger baiser sur la joue.
Merci. A bientôt les filles.
Elles bafouillèrent quelque chose qui devait ressembler à un au revoir, n’en revenant pas de ce qui venait de se passer.
Pour sa part, Max descendit les marches qui menaient au quai et se glissa dans le métro alors qu’il fermait ses portes.
Il se retrouva au milieu d’une masse compact d’américains moyens qui rentraient du travail.
Il sentait leurs corps chauds collés au sien, leurs cœurs battant à des rythmes différents, faisant pulser leurs veines et par dessus tout, le sang coulant dans les dites veines qui embaumait à travers toute la rame.
C’était un cauchemar. Il avait faim. Il voulait du sang, bien qu’il se soit rassasié moins de deux heures auparavant. Disons que c’était de la gourmandise.
Se faisant violence, il appuya sa tête contre la vitre fraîche et ralenti sa respiration, espérant atténuer sa torture. On aurait dit un enfant dans une confiserie à qui on interdisait de toucher à quoique ce soit, ou encore plus simplement, à un drogué en manque.
Il passa sa mains dans ses courtes boucles blondes en priant que son arrêt soit proche.
Quand il fut enfin sorti, cinq arrêts plus loin, il n’en pouvait plus. Il lui fallait du sang, maintenant.
Scannant rapidement le périmètre, il aperçut un jeune homme dans l’ombre d’un recoin.
Il s’approcha à pas feutrés et l’attrapant par surprise, lui plaqua une main sur la bouche et enfonça ses crocs dans sa gorge, avalant avec délectation le sang qui s’échappait, en jets réguliers, de l’artère.
Une fois qu’il eut fini, il laissa choire le corps sans vie et s’essuya les lèvres du revers de la main.
Il se sentait mieux, rassasié.
Se penchant, il récupéra le porte feuille de l’homme et prit l’argent qui s’y trouvait. Ça serait toujours ça de gagné.
Il sortit ensuite de la station et prit un moment pour se situer, puis sans hésitations, il tourna à gauche, longea la rue sur une dizaines de mètres et s’arrêta devant un immeuble aux briques rouges.
D’un geste mécanique, qu’il avait du faire un nombre incalculable de fois, il appuya sur la sonnette de l’appartement 14.
L’interphone ne tarda pas à grésiller, crachant une voix déformée.
Oui ?
C’est Max.
Il y eut un silence.
Montes.
Un bruit se fit entendre, lui annonçant qu’il pouvait ouvrir la porte.
Il s’engouffra dans le hall sombre et après avoir trouvé l’interrupteur, petite veilleuse sur le mur, il commença à monter les escaliers miteux, mais propres, s’arrêtant à chaque étages pour voir si un détails lui rappelait quelque chose. Ce n’est qu’au sixième, en apercevant un pot de fleurs au bout du couloir, qu’il sut qu’il avait trouvé. Et puis Lex l’attendait devant sa porte.
Il s’approcha lentement, détaillant bien le jeune homme qui l’attendait.
Il était grand, au moins 1m80, la peau très clair de ne pas aller suffisamment au soleil, de longs cheveux noirs, lisses et brillants. Ils semblaient soyeux et donnaient envie de glisser les doigts dedans pour voir si ils étaient vraiment fait de soie comme ils en avaient l’air.
De grands yeux clairs, légèrement en amandes, scrutaient son visage, les émotions y défilant à vive allure. Surprise, joie, incompréhension. Lex semblait perdu.
Max, fit-il enfin quand le blond fut face à lui.
Le silence retomba et ils se fixèrent un moment encore.
Lex finit par secouer la tête, sortant de sa contemplation.
Entres.
Max le suivit à l’intérieur de l’appartement.
Ce n’était pas très grand, mais aménagé pour gagner un maximum d’espace. Les meubles, sûrement achetés un à un à la brocante, donnaient l’impression d’un patchwork géant.
Tout était propre et bien rangé, jusqu’aux magazine sous la table basse, dans un panier.
Max se tourna vers Lex.
Je sais que tu t’appelles Lex, que tu fais de la musique avec moi et que donc, je te connais, mais c’est à peu près tout ce dont je me souviens. Je me suis souvenu de ton adresse d’un coup et je suis venu parce que je n’ai nulle part d’autre où aller.
Il avait dit ça d’un bloc, comme un petit garçon perdu qui demandait asile pour la nuit, et sa bouille de gamin ne faisait que renforcer cette impression.
Tu as bien fait. Assieds toi. Tu veux boire quelque chose ?
Non. Merci. Je me suis déjà sustenté.
Lex haussa un sourcil.
Eh ben, tu as au moins acquis du vocabulaire dans ton amnésie. Mais dis moi, tu ne devrais pas être à la clinique ?
Si...mais je me suis échappé. Je ne veux plus retourner là-bas, c’est l’enfer.
C’est pourtant l’établissement le plus réputé de la région...si ce n’est du pays...
Avant que je t’explique, raconte moi qui je suis et qui tu es.
Ok. Tu es sûr que tu ne veux rien boire ?
Finalement si...
Coca ?
Euh...
C’est ce que tu avais l’habitude de boire.
Alors d’accord.
Lex prit une canette dans le frigo. Il l’ouvrit et la posa devant Max.
Ce dernier la prit et en bu une gorgée.
Ça n’avait pas de goût, mais la sensation des bulles pétillant sur sa langue et son palet lui plaisait.
Il sortit son paquet de cigarette, son seul bien et en prit une qu’il alluma, tirant longuement dessus.
Lex avait pris une bière et s’était assis en face du blond, le regardant, suspicieux, se demandant ce qui se tramait.
Il passa sa langue sur ses lèvres pour les humidifier avant de parler.
Alors, que veux-tu savoir ?
Tout.
Tout...ok...et bien, tu es mon meilleur ami. On a grandi ensemble. Tu es né dans le nord du pays. Tu es ensuite venu vivre à ? ? ? ? avec tes parents. Ton père était marin, souvent absent et ta mère était coiffeuse. Vous avez emménagé à deux rues de chez moi. Tu devais avoir neuf ans à l’époque, et moi onze. On s’est rencontré à l’école. J’ai pris ta défense quand un abruti à voulu te chourrer ton déjeuner. Tu étais le " p’tit nouveau ", continua-t-il en emphasant le terme d’un signe des doigts marquant des guillemets imaginaires. Je suis devenu ton protecteur et de fil en aiguille ton meilleur ami. On était inséparable. Nos mères nous appelez même les siamois.
Lex s’arrêta un moment et releva les yeux sur Max, le scrutant.
Donc, fit le blond, on se connait depuis l’enfance...
Oui.
Et la musique ? Je nous ai vu à la télé en passant devant une vitrine.
J’y viens... on a découvert la musique ensemble un jour qu’on regardait la télé, irnoque, n’est-ce pas...après ça, on a voulut monter un groupe. J’ai donc appris à jouer de la guitare. Toi par contre, tu n’avais aucune affinitées avec les instruments. C’était vraiment pas ton truc. Alors tu as décidé d’apprendre à chanter. Tu n’as pas eu besoin de beaucoup de boulot. Tu avais une voix peu commune, claire, jouant sur plusieurs octaves, parfaites quoi. C’est comme ça qu’on a commencé à faire du rock. Et puis on a trouvé trois autres musiciens. Joe, Tom et Rodrigue. On passait dans des bars, dans des trous paumés et pas forcément recommandés. Et un jour, on a reçu la consécration supprême pour le petit groupe anonyme qu’on était. On a été repéré. Ça s’est passé un soir, dans un bar à moitié en ruine. Un homme était assis au fond de la salle, il aurait pu passer pour un habitué parfumé à la bière, si ce n’est qu’il nous fixait intensément. Je l’ai remarqué, mais je n’osais pas trop y croire. Et pourtant, quand on a eut fini, il s’est approché et nous a dit qu’il était découvreur de nouveaux talent pour une grande boite de production et qu’on l’intéressait. De là, on a eut un rendez vous...un casting et moins d’une semaine plus tard, on a signé un contrat.
Lex fit une pose, se remémorant se moment marquant de sa vie, de sa carrière. Il avala une gorgée de bière avant de reprendre le fil de son histoire.
Après ça, on a commencé à bosser en studio. On a fait un premier album.
Un album ?
Un cd.
Ah, d’accord.
Tu écrivais les paroles, et moi je composais les musiques. On était premier au top 5. On baignait dans un rêve. C’était le bonheur total, l’extase...Séances photos pour les plus grands magazines, interviews de toutes parts et comble de tout, notre premier vrai concert avec plus de 10 000 personnes. La gloire nous avait touché de sa grâce. On était tous les cinq aux anges. Toutes les portes nous étaient désormais ouvertes.
Et nos parents dans tous ça ? l’interrompit une fois de plus le blond en posant sa canette de soda.
Ils étaient heureux et inquiets à la fois. Heureux de notre réussite et inquiets parce qu’ils savaient que le show-biz était un monde dangeureux et que le succès pouvait rapidement monter à la tête. Mais on a réussi à garder les pieds sur terre. Peut-être parce que nos mères étaient toujours avec nous. Je crois bien qu’elles ont été nos premières groupies et nos plus grandes fans. Sur les deux tournées qu’on a fait, elles n’ont pas manqué une seule étape. Voilà en gros. La suite, tu dois la connaître.
Un accident de voiture. Ma petite amie conduisait, elle a perdu le contrôle, elle est morte et j’ai eu beaucoup de chance.
Lex manqua s’étouffer avec sa gorgée de bière. Il plaqua une main devant sa bouche pour retenir le liquide.
Max le regarda en fronçant les sourcils.
J’ai dit quelque chose de mal ?
Le brun secoua la tête, signifiant que non, et regarda autour de lui en quête de quelque chose pour s’essuyer.
Ne trouvant pas, il se leva et retourna à la cuisine prendre un torchon. Il essuya son visage et ses mains, ainsi que sa chemise qui avait un peu souffert de la surprise. Une fois ça fait, il revint au salon et s’assit à nouveau devant Max.
Tu n’as rien dit de mal, mais...ce n’est pas ce qui s’est passé...
C’est pourtant ce qu’on m’a raconté au centre, répondit le blond complètement paumé.
Mais qu’est-ce qui leur a pris, gronda Lex en serrant le poing pour éviter de frapper la table de colère.
Il prit une grande inspiration et soupira en secouant la tête.
Tu n’as jamais eut d’accident de voiture. En fait, ça s’est passé après un concert...On était plusieurs groupe à passer, une convention quoi. Et il y avait le groupe d’Oliver. Après le concert, il a commencé à te draguer. Il t’a fait boire, toi qui ne tiens pas l’alcool et il t’as entraîné à part. Au départ on n’a pas fait attention. Tu étais grand, majeur et vacciné. Tu faisais ce que tu voulais. Et si t’envoyer un mec, c’était un des plans de ta vie, on allait pas te bafouer...même si s’était Oliver.
Alors...je suis...je préfère les...
ça je ne sais pas, tu ne me l’as jamais dit...et cette soirée ne peut pas être une preuve concrète de ta préférence, vu que tu avais trop bu...je continu ?
Oui, désolé.
Ce n’est rien, au contraire...questionne moi quand tu en ressens le besoin...je suis là pour ça après tout...faut bien que je serve à quelque chose...bref...
Il prit une cigarette et l’alluma.
A un moment, un cri nous a alerté. On s’est tous précipité vers sa source et là, on a vu le spectacle le plus traumatisant de toute notre vie. Tu étais allongé, inconscient, baignant dans ton sang et celui d’Oliver. Tu avais une plaie béante à la gorge et lui était tout bonnement mort, épinglé au mur d’un pied de chaise planté dans le coeur.
Le brun pinca les lèvres comme pour retenir un haut le coeur au souvenir de la scène. Il ferma les yeux un moment, respirant lentement.
Donc, après ça, tu as été emmené à l’hopital pour être soigné et puis ensuite, tu as été placé dans ce centre. Le coup que tu avais reçu sur la tête t’avais rendu amnésique. Voilà l’histoire...Personne n’a compris, et personne ne comprend toujours pas ce qui s’est passé...
Max hocha simplement la tête, ses yeux bleus trahissant son incompréhension. Il aurait voulut se souvenir. Il savait au fond de lui que cette soirée, cet évènement était la clé de tout ce qui lui arrivait.
Maintenant, tu vas me raconter pourquoi tu t’es sauvé.
La voix de Lex le tira de ses pensées, le faisant sursauter.
Il prit un moment avant de répondre.
Il ne savait pas comment son " ami " allait réagir et il ne voulait pas l’effrayer
Il se sentait bien avec lui. Il n’aurait su expliquer pourquoi, il se sentait en sécurité et se serrait volontier lové dans ses bras.
Il fini par se décider et lâcha de but en blanc.
J’ai tué une infirmière, dit-il posément.
En entendant ça, Lex en lacha sa cigarette qui tomba entre ses jambes. Il se leva vivement en tapant sur son jean pour arrêter tout début d’incendie sur sa personne. Il rattrapa la cigarette et répéta l’action sur le fauteuil roussi à l’endroit où elle avait fini sa course.
Tu as quoi ? demanda-t-il quand il eut enfin retrouvé sa voix, encore plus livide que d’habitude.
Lex, il y a des choses que je ne comprend pas encore. Je sais, sans vraiment le savoir que je peux avoir confiance en toi. C’est à mon tour de raconter... au centre, j’étais dans une petite chambre et je ne voyais que les infirmières ou les médecins qui venaient pour me faire parler. Extérioriser comme ils disaient. Au début, j’étais faible et encore sous transfusion quasi permanente parce qu’ils ne comprenaient pas comment je n’arrivais pas à reconstituer mon sang avec tout ce qu’ils me donnaient. Et puis ce matin, tout allait mieux. Ils m’ont enlevés le transfuseur. J’était libéré de la perfusion. J’ai eu le droit de me promener un peu dans le couloir. J’ai passé une journée tranquille. Et puis en fin d’après midi, vers 16 heures, l’infirmière est venue pour me donner mes comprimés. Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris. La pièce sentait le sang, son sang à elle...c’était grisant. J’ai eu faim, d’un coup, très faim et instinctivement, je me suis jetée sur elle et je lui ai ouvert la gorge pour me nourrir. Il me fallait son sang pour vivre. C’était bon, c’était chaud. Elle a fini par mourir et je l’ai laissé là, au milieu de la chambre. Je me suis assis sur le rebord de la fenêtre pour regarder le paysage et écrire un poème en fumant. La scène ne m’avait pas marqué plus que ça...j’avais faim et j’ai mangé...et puis une autre infirmière est venue, sûrement pour voir pourquoi l’autre ne revenait pas. Elle a hurlé, alertant tout le service. J’ai eu peur et j’ai sauté du sixième étage, atterrissant sur le toit d’une voiture en contre bas...et là, j’ai couru. Et puis un enchaînement de choses m’ont conduit ici, dont un second mort à la station de métro.
Lex n’en revenait pas. Il n’avait pas entendu ce qu’il avait entendu. Il glissa ses mains entre ses cuisses pour cacher le tremblement naissant. Max était un...
suivre