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Notes : ¤ J'ai écrit ce "poème" dans le cadre d'un Jeu de Rôle virtuel ) où j' incarne une elfe à la vie difficile (abandonnée à la naissance par mes parents, recueillie par quelqu'un qui se fit tuer, tout comme les peuples qui m'avait acceptée parmi eux, ayant dû fuir les hommes qui cherchaient à exterminer toutes les races "féériques", ...etc) . Le contexte est le suivant : A un âge déjà avancé, j'ai été adopté par un Elfe d'un monde différent du mien (Tenya) lors d'une de notre première recontre, mais beaucoup d'obstacles se sont mis en travers notre route : Plusieurs fois j'ai dû me séparer de lui et chaque ça a été extrêment douloureux. Bref, ici je lui écris car il est à nouveau reparti, dans son monde cette fois, car l'appel à sonné en son coeur comme un glas funèbre...
¤ Le plus étonnant, c'est que cet échange que j'ai eu avec un internaute (qui est devenu mon ami) a eu une intensité incroyable et que j'ai l'impression d'avoir réellement ressenti toutes ces choses. (Si vous voulez des liens en ce qui concerne notre histoire, dites- le moi, je posterais tout ça...) J'espère en tout cas que j'ai réussi à transmettre les émotions comme elles m'ont touchée...
¤ Si les noms sont étranges, c'est parce qu'ils sont issu d'un elfique inventé par ce même ami qui partage cette histoire merveilleuse avec moi.
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Lettre à Gilärtsëascet
Père,
Par
cette soirée d'automne en notre camps tu es arrivé
Et
dans mon coeur d'étranges émotions tu as ravivé.
De
suite tu m'as captivé avec les histoires de ton monde
Et en
m'adoptant, tu m'as baigné d'une félicité
féconde.
Je ne voulais plus qu'être avec et
auprès de toi,
Mais comme un oiseau migrateur tu es
parti,
Me laissant, bien que confiante, anxieuse derrière
toi.
J'ai tenté malgré tout de croire à
l'infini,
Comme cette vie immortelle qui nous a été
donnée ,
J'ai tenté de ne pas abandonner, de ne
pas
Baisser les bras. Mais tant de choses dont on ne parle
pas
D'horreurs et de massacres m'ont à nouveau
rattrapée
Que la seule chose à laquelle je
pouvais me raccrocher
Etait tout souvenir de toi, ah les longues
soirées
Au coin du feu, légèreté,
gravité, rires ou pleurs ;
Tout ne me semblait plus que
désolation ou malheur.
Longtemps, ô combien
longtemps j'ai erré dans la sauvage nature,
Perdant le peu
d'identité que j'avais, et la raison
Presque, torturée
de toutes parts par tant de sentiments. Immature ?
L'avais-je été
? Je n'avais plus rien, famille esprit, maison,
Je ne savais
plus qui j'étais, perdue dans un gouffre noir
Dont je ne
voyais aucune issue, comme le trouble miroir
De mon esprit,
enfermé avec ses propres démons.
Le seul espoir que
je voyais, comme un radeau à l'abandon
Sur une mer
mauvaise, déchaînée, incontrôlable,
Etait
ces mêmes souvenirs de toi, ton visage,
Que désespérée
je guettais vainement à mes côtés,
Cherchant
jour et nuit, sans cesse, jamais lassée.
Et finalement,
plus triste que jamais je suis arrivée ici,
Ecoutant les
rumeurs, fuyant la guerre, à l'Archipel des Peuples
Perdus
Espérant encore te retrouver, être enfin
réunis,
J'ai voulu gagner le paix. Et le moment tant
attendu
Est survenu. Tu es parvenu jusqu'ici.
Nous avons
vécu ensemble un moment encore,
Me comblant de joie. Mais
je ne savais pas ce que tu avais vu
Et je t'ai trouvé
changé, pensif et soucieux.
Au début je n'y
prenais garde, mais le doute s'est installé
Entre nous,
bien que je ne l'aurais jamais pensé.
Je te comprenais mal,
te sentais comme étranger, et
Dans ce moment difficile où
j'avais besoin de toi tu m'as laissé.
Mais comment t'en
vouloir de te soucier de ta terre natale ?
Tu avais à près
tout passé toute ta vie là-bas,
Tu y avais peut être
des amis, de la famille,
Mais cela je ne pouvais pas très
bien comprendre cela,
Ayant toujours dû fuir, perdu ceux
que j'aimais
N'ayant plus de lieu où vivre, rien d'autre
que toi,
Ce fut tellement dur de te voir partir encore une
fois,
Dur de subir sans pouvoir comprendre ce destin.
(dessein)
Egoïstement, oui, je t'en ai voulu, mais
Je
voulais agir, n'importe comment, te dire au revoir,
Mais je ne
trouvais pas les mots, je ne savais pas quoi dire,
Combien j'ai pu
me torturer avec ça.
Aujourd'hui je ne sais pas où
tu es, ni si tu vis encore
Mais il y a tant de choses que je
regrette, tant de remords.
Peut être que tu reviendras, peut
être pas ; la lettre sera là
En tout cas, et si
j'apprends que tu es mort
Elle sera comme un gage de notre
histoire ;
Et je n'aurais plus personne. Qui voir ?
A qui
parler ? Je ne pourrais que m'effondrer.
Ma seule certitude sera
que je t'ai aimé.
Lorëline Letenastärë