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Fiction » Fantasy » Chroniques de L'Archipel des Peuples Perdus font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Letenastare
Fiction Rated: K+ - French - Fantasy - Reviews: 1 - Published: 11-30-05 - Updated: 01-08-07 - id:2059767

J'ai décidé de poster quelques fragments de cette histoire. Voici donc un nouveau personnage, Asherah, une élémentaire du feu, qui se retrouve à discuter avec la Nain qui lui a forgé un bijou (qui lui a serti plus exactement). Cette histoire a été écrite sur un forum JDR, et donc les échanges constituent des réponses données "en direct" ce qui explique le style étrange, le type de phrase etc.
Les parties de texte qui sont en gras sont celles qu'a écrites un ami tandis que les miennes sont en style normal. J'ai décidé de séparer les répliques des deux personnages par des étoiles pour plus de clarté.

J'espère que vous apprécierez.

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Avec Asherah. s'attable et commande un tonnelet de bière et un jambon. reste muet quelques temps, puis observe sa compagne avec attention, d'un œil froid et pénétrant. sourit dans sa barbe, mystérieux.

Regarde partout autour d'elle avec méfiance, sa capuche légèrement rabattue en arrière, et s'assoit en face du Nain. Esquisse un sourire en le voyant commander largement à manger et à boire.
Appétit féroce, hein ? Saisit les verres de grès des mains du serveur si vivement et celui-ci se retrouve sans rien faire penaud, et en remplit un de bière fraîche en l'inclinant pour pouvoir en apercevoir la couleur.
Voilà qui me semble être tout à fait délicieux !
Porte le verre à ses lèvres et laisse le liquide se répandre lentement dans sa gorge pour en savourer le goût tout en essayant de ne pas porter attention au regarde du Nain fixé sur elle. Troublée elle lève son verre dans sa direction.
Santé !

Se force à répondre dans un grondement de gorge.
Hrum... Santé !
Continue son observation minutieuse. Se décide à parler.
Dis-moi, l'Elémentaire, qu'est-ce que tu cherches, huh ? Pourquoi t'es là et pourquoi t'as eu besoin que je te forge ce collier ? Si t'as une idée en tête et qu'il y a de l'or à la clef, je veux en être, compris ?
Tend un poing rageur vers le visage de son interlocutrice.

Eclate d'un rire sans retenue quand Dalunar s'emporte et la menace.
De l'Or ? Il n'y a donc vraiment que ça qui vous motive ? Il n'est en aucun cas question d'argent ! Prenez ça comme...
Amère, presque avec dégoût
Une satisfaction personnelle, une question sentimentale... Certains auraient appelé ça un caprice, mais c'est loin d'être le cas, vraiment.
Scrute le regard de Dalunar qu'elle voit maintenant en un peu perplexe, et peut être déçu aussi.
On ne peut pas renier ses origines, vous devez le savoir aussi bien que moi... ou peut être mieux.
Se sentant soudain énervée, elle se lève.
Quoiqu'il en soit, la seule question d'argent est réglée : je vous ai payé pour votre travail, et il n'y aura rien de plus !

Se renfrogne, vexé de la réponse de l'Elémentaire.
Bon, bon, ça va, ça va, j'ai compris, n'en parlons plus. Tout d'même, ça m'intrigue : vous vous faites reforger un collier une fortune, tout ça par plaisir personnel ? Pas la moindre envie de dominer le monde, de tuer des dragons et d'amasser de l'argent ? Hum, étrange... D'autant qu'il y a peu d'autres élémentaires sur l'Archipel et que nul à part vous ne sait ce que représente ce pendentif : alors, quel intérêt ?

Mais vous avez sans doute raison : on ne se refait pas... Toutefois, s'il n'y a vraiment rien, alors j'vous d'mand'rais rien, j'suis comme ça, moi, droit dans mes bottes !
éclate de rire et choque son verre contre celui d'Asherah, puis le vide d'un trait.

Asherah reste surprise face à cette soudaine joie qui semble saisir le nain. Encaisse du poignet le choc brutal du verre du nain, et avale finalement le contenu de son verre. Se remet à pense à son passé et répond au nain
Il y a des choses que rien n'efface, pas même la domination des autres et du monde, l'aventure, l'or... Effectivement, je suis la seule Elémentaire du feu sur l'île, et la guerre l'explique en partie.
S'assombrit
Cependant, si d'autres se mettaient à arriver, je ne suis pas sûre qu'il m'accueilleraient chaleureusement.
Son jeu de mot l'embarrasse plus que ne la fait rire, mais elle poursuit
Quand je dis, "plaisir", ça n'est pas forcément à prendre à la lettre... Les êtres peuvent se retrouver régis par des sentiments bien paradoxaux. Cette pierre a été plus que difficile à obtenir, et j'y ai laissé beaucoup. Elle est loin de me rappeler de bons souvenirs, et pourtant, elle devait être sertie...

Eclate de rire en entendant le jeu de mots involontaires de l'Elémentaire. Puis, reprenant — difficilement — le contrôle de ses côtes, il l'écoute, très intéressé.
Ah oui ? Et qu'est-ce que ça vous a coûté, j'peux l'savoir ? Et une aut' bière pour notre table, par Ömberly !

Se retrouve soudain saisie devant le rire sincère du nain. Elle ne peut s'empêcher de rougir légèrement tellement ce genre de situation lui est devenue étrangère. Elle tente de sourire cependant, se laissant aller à des sensations longtemps oubliées. Mais son regard reste pensif et amer lorsque le nain l'interroge. Elle saisit sa bière pour se donner un peu de courage et plonge ses yeux dans ceux du nain pour observer sa réaction
J'ai perdu la reconnaissance de mon peuple pour ce caillou...
Elle n'ose pourtant pas continuer
Je ne pense pas que vous ayez entendu parlé des rites chez mon peuple... je me trompe ?

Ca s'pourrait... ou p'têt' pas. D'toute manière, j'ai un pot de bière, mes deux oreilles et ce qui reste de ma tête, alors j't'écoute, Pyrlâd, tout ça m'intéresse; si c'est une histoire de mort, de sang, de violence et de trésor, par Gerfenssar ! Raaah, ça m'rappelle mon jeune temps, par les bottes de sang d'Almingar !
Frappe la table du poing. Se lève et dégaine sa hache. Bien qu'éméché, le Nain fait preuve d'une rare virtuosité lorsqu'il entame un ballet solitaire dans l'auberge. Non pas qu'il soit gracieux, comme un Elfe par exemple, mais l'efficacité des ses feintes et de ses mouvements rageurs fait peur et plaisir à voir. Il se trouve bien quelques coiffes et quelques plumes ornant ses coiffes qui quittent quelques fronts outrés, mais le Nain s'en soucie comme d'une guigne. Se trouverait-il quelqu'un pour lui tenir et à l'instant il rejoindrait un autre monde, quel qu'il soit.

Asherah ne put réprimer un sourire carnassier quand Dalunar prononça le mot violence et trésor. Elle le vit trancher des plumes et même des bouts d'étoffe, et le regarda faire avec plaisir. Cela faisait longtemps qu'elle ne sétait pas "amusé" avec quelqu'un... Cependant, elle se demanda si Dalunar allaitêtre sensible à son histoire. Allait-il vraiment percevoir ce que cela pouvait représenter ? Peu importait quelque part, après tout. Et peut-être même que cela la soulagerait d'en parler. Elle s'adossa mieux contre sa chaise, la tête renversée, les yeux fermés, et réfléchit quelques instants
... Par où commencer... ? ...
Elle rouvrit les yeux et se pencha très légèrement vers le nain
Vous savez peut-être que les Elémentaires du Feu sont très solitaires et individualistes. Nous vivons dans des sortes de clans très restraints et fermés à toute intrusion extérieure... même à des gens de notre propre race parfois. Il arrive aussi que certains clans se livrent même des combats sanglants. La notion de famille est presque inexistante chez nous, tout comme les notions de race et de "clan" sont relatives. Ce dernier peut-être considéré comme une famille, étant donné la sécurité qu'il apporte. Sans y être totalement dépendants les uns des autres, on veille à ce que rien n'arrive. Pourtant... avec la venue des humains, tout a changé.
Elle scrute le visage du nain pour tenter de percer à jour ses pensées.
Les clans sont devenus encore plus hostiles les uns envers les autres, et un climat de tension constante s'est installé. Le problème est que je suis loin d'être âgée, et je n'ai donc pas connu la "période dorée" de ma race. En réalité, mes parents ont dû être tués dans une lutte entre deux clans, et j'ai donc été recueillie par un clan différent du leur. J'ai été élevée plus ou moins comme une étrangère, toujours solitaire même si on veillait sur moi de loin.
Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais été réellement acceptée. Or après que les humains ont cherché à exterminer les différentes races, mon peuple est devenu nomade, et il a désiré former ses membres. Dès le plus jeune âge, on nous entraînait au combat, à maîtriser nos pouvoirs, ... Et il est arrivé un jour où nous sommes allés à une sorte de grand rassemblement qui regroupait divers clans. Je n'avais jamais vu autant d'élémentaires ! Il semble que le sujet était tabou car lors du voyage, je me suis bien rendue compte qu'un but était visé, mais personne ne voulait répondre à mes questions. Tout le monde avait l'air inquiet...
Les souvenirs remontent de plus en plus clairement à sa mémoire mais Asherah hésite à poursuivre son récit : elle se demande à présent pourquoi elle retrace toute cette histoire à un nain qui n'en a probablement rien à faire. Regardant la porte, elle pense à se lever pour partir.

C'est bien l'une des rares fois de sa vie où le Nain n'est pas nombriliste, presque en état de grâce. Après s'être rassis, avoir vidé d'un trait son bock et rempli de nouveau celui-ci, il pose les coudes sur la table, le menton dans la main et, les yeux fixés sur sa compagne, il écoute de toutes ses oreilles. Ne cherche pas d'inutiles mots. Espère que sa conduite forcera simplement la jeune femme a poursuivre et à achever son histoire qui s'annonce palpitante.

Se retournant alors vers Dalunar, elle le voit, plus calme que jamais. Aurait-elle réussi à l’intérêt quelque peu avec son histoire ? Qui eut dit qu’elle aurait pu briser la glace aussi facilement…Quoiqu’il en soit, son air curieux l’encourage et lui donne envie de continuer. Mais elle espère que ce n’est pas une ruse du nain pour entendre l’histoire jusqu’au bout.
Nous avons donc fini par arriver dans un endroit plutôt montagneux ; il était difficile de supporter un tel froid pour nous, les jeunes, qui y étions peu habitués. Des tentes furent dressées partout dans la plaine, en fonction des différentes tribus, et c’est alors que je me suis rendue compte que quelque chose n’allait pas : si notre tribu était de taille moyenne, j’ai pu me rendre compte qu’il en était de bien plus grandes ! Et aussi, j’ai pu constater que certaines étaient au bord de l’extinction. Les jeunes ayant été rassemblés, j’ai voulu discuter avec ceux que je connaissais pour leur parler, leur demander les raisons de tout ceci. Mais comme il en avait toujours été le cas avec moi, on se tut ; personne ne daigna me répondre.
Plusieurs jours passèrent, et je crois que je n’ai jamais été aussi impatiente et tendue. Je me serais crue prisonnière…et tellement seule alors que nous étions tout un groupe. On était tous plus ou moins cloîtrés dans une tente large, sans en sortir bien qu’on ne nous ait pas donné d’interdiction formelle. Je ne sais pas combien de jours s’écoulèrent exactement, mais ça doit rester peu important, malgré mes impressions.
Elle frissonna tout en se rappelant ce qu’elle racontait, et surtout, en anticipant la suite…
On vint nous chercher plus tard, sans un mot, et tous les élémentaires se mirent alors en route vers un plateau recouvert des grands rochers, à partir duquel la montagne était facilement accessible. C’est à ce moment là que tout devint clair, car un des élémentaires qui semblait être un chef reconnu vint se poster en haut d’un rocher pour parler à la foule. Il expliqua alors le pourquoi de notre venue ici, et le but… j’étais mortifiée. C’est la première fois que j’entendis parler des attaques des humains, et je compris alors pourquoi certains clans étaient peu nombreux, et je réalisai que le notre avait dû subir beaucoup d’attaques, surtout que nous étions une fusion de plusieurs clans.
Elle esquissa un sourire amer, et une étrange lueur passa dans ses yeux
Un responsable de notre groupe s’approcha de moi et m’avoua donc que mes parents avaient été tués alors qu’un raid humain s’abattit en pleine lutte entre deux clans. On me dit que mes parents furent lâchement abandonnés sans qu’on sache s’ils étaient vraiment morts ou pas. Et c’est ainsi que j’ai intégré un clan différent de celui de mes parents.
Bouge sur sa chaise, et s’arrête de tourner son verre entre ses mains pour avaler une gorgée de bière avant de recommencer à parler.
Quoiqu’il en soit, je n’ai jamais entendu quelqu’un exciter autant de haine à une foule. Et quel en était le but ? Il voulait former dans chaque clan un guerrier plus puissant que tous ceux présents qui avaient amassés une belle expérience, un élémentaire sans pitié et qui aurait appris à vaincre ses peurs, afin de pouvoir lutter plus facilement contre les hommes… et je les soupçonne d’avoir voulu monter une armée de mercenaires. Ils nous avaient donc rassemblés, nous les jeunes, afin de nous lancer dans la montagne pour engager une lutte à mort.
Elle ferma les yeux pour continuer, tant les images qui lui revenaient à la mémoire étaient fortes
Nous devions donc, une fois seul, résister aux assauts du froid pour prouver que nous étions aptes à survivre dans n’importes quelles conditions. En luttant les uns contre les autres, nous étions censés améliorer toutes nos techniques de combat, et également mieux maîtriser notre pouvoir d’élémentaire. Nous devions gravir la montagne à la recherche d’un objet… d’une pierre, but secondaire de la quête qui prouverait que nous avions terminé notre enseignement.
Elle rouvrit les yeux et saisit son collier pour le déposer entre les mains de Dalunar
Une pierre… couleur de sang, très rare, et difficile à obtenir, qui reflèterait tant notre race, que l’épreuve que nous avions traversée. Certains sont redescendus avant d’avoir commencé, apeurés, effrayés même, ou alors parce qu’ils étaient trop faibles… et ils ont été tués par notre propre race. Certains sont morts en chemin, de froid, de faim, de soif… Et les plus forts, se sont entretués. J’ai pu vite m’apercevoir que la colère et l’inimitié que j’avais l’impression que l’on ressentait envers moi étaient réelles. Je fus la première cible, on s’acharnait contre moi, mais j’ai développé une résistance à toute épreuve… et je les ai tués. Tous ceux qui n’ont pas eu l’intelligence de fuir quand je les ai repoussés sont morts entre mes mains. J’ai mis énormément de temps à trouver cette pierre, et quand je l’ai eu trouvé, comme je n’avais aucune connaissance pour ce qui touche à l’extraction des métaux, j’ai eu un mal fou à l’extraire de son rocher… Je vous passerai les détails…
Penche la tête sur le côté, et son visage semble plus rose que jamais
Lorsque je suis redescendu de la montagne, j’ai bien retrouvé sur mon chemin les corps de mes semblables… et si horrible que cela puisse paraître, je n’ai eu que plus de facilité à trouver mon chemin…
Le regarde dans les yeux
On n’oublie jamais le visage de quelqu’un que l’on a tué…
Quand je suis enfin arrivée sur le plateau qui accueillait le camp, j’ai entendu des cris lorsque quelqu’un m’a aperçue, et tout le monde s’est précipité. Leurs regards étaient si inquiets, si horrifiés, que je me suis vite posée des questions. Le chef de la tribu saisit la pierre de mes mains, l’observa fébrilement, et me la jeta au visage. Ils avaient sous-estimé la difficulté des la quête : j’étais apparemment la seule survivante… tous étaient morts ou avaient été tués. Personne ne chercha à me tuer bien entendu, et je fus reniée et chassée. Et j'ai donc dès lors commencé à rôder et à vivre seule.
Elle passa une main sur son front pour en mesurer la chaleur, puis dans ses cheveux pour s’assurer qu’aucun flammèche ne les parcouraient, puis regarda Dalunar, et dans ses mains, la pierre
Peut-être que vous mesurez maintenant ce que symbolise cette pierre… et ce qu'elle m'a coûté.

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Le chapitre n'est pas terminé mais j'ai voulu poster ce bout déjà. J'éditerai plus tard dès que ce sera fini.
J'espère que ça vous plaît !



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