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J'ai décidé de poster quelques fragments de cette histoire. Voici donc un nouveau personnage, Asherah, une élémentaire du feu, qui se retrouve à discuter avec la Nain qui lui a forgé un bijou (qui lui a serti plus exactement). Cette histoire a été écrite sur un forum JDR, et donc les échanges
constituent des réponses données "en direct" ce qui explique le style
étrange, le type de phrase etc.
Les parties de texte qui sont en gras sont celles qu'a écrites un ami tandis que les miennes sont en style normal. J'ai décidé de séparer les répliques des deux personnages par des étoiles pour plus de clarté.
J'espère que vous apprécierez.
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Avec Asherah. s'attable et commande un tonnelet de bière et un jambon. reste muet quelques temps, puis observe sa compagne avec attention, d'un œil froid et pénétrant. sourit dans sa barbe, mystérieux.
Regarde
partout autour d'elle avec méfiance, sa capuche légèrement
rabattue en arrière, et s'assoit en face du Nain. Esquisse un
sourire en le voyant commander largement à manger et à
boire.
Appétit féroce, hein ? Saisit les
verres de grès des mains du serveur si vivement et celui-ci se
retrouve sans rien faire penaud, et en remplit un de bière
fraîche en l'inclinant pour pouvoir en apercevoir la
couleur.
Voilà qui me semble être tout à
fait délicieux !
Porte le verre à ses lèvres
et laisse le liquide se répandre lentement dans sa gorge pour
en savourer le goût tout en essayant de ne pas porter attention
au regarde du Nain fixé sur elle. Troublée elle lève
son verre dans sa direction.
Santé !
Se
force à répondre dans un grondement de gorge.
Hrum...
Santé !
Continue son observation minutieuse. Se décide
à parler.
Dis-moi, l'Elémentaire,
qu'est-ce que tu cherches, huh ? Pourquoi t'es là et pourquoi
t'as eu besoin que je te forge ce collier ? Si t'as une idée
en tête et qu'il y a de l'or à la clef, je veux en être,
compris ?
Tend un poing rageur vers le visage de son
interlocutrice.
Eclate
d'un rire sans retenue quand Dalunar s'emporte et la menace.
De
l'Or ? Il n'y a donc vraiment que ça qui vous motive ? Il
n'est en aucun cas question d'argent ! Prenez ça comme...
Amère, presque avec dégoût
Une
satisfaction personnelle, une question sentimentale... Certains
auraient appelé ça un caprice, mais c'est loin d'être
le cas, vraiment.
Scrute le regard de Dalunar qu'elle voit
maintenant en un peu perplexe, et peut être déçu
aussi.
On ne peut pas renier ses origines, vous devez le
savoir aussi bien que moi... ou peut être mieux.
Se
sentant soudain énervée, elle se lève.
Quoiqu'il
en soit, la seule question d'argent est réglée : je
vous ai payé pour votre travail, et il n'y aura rien de plus !
Se
renfrogne, vexé de la réponse de l'Elémentaire.
Bon,
bon, ça va, ça va, j'ai compris, n'en parlons plus.
Tout d'même, ça m'intrigue : vous vous faites reforger
un collier une fortune, tout ça par plaisir personnel ? Pas la
moindre envie de dominer le monde, de tuer des dragons et d'amasser
de l'argent ? Hum, étrange... D'autant qu'il y a peu d'autres
élémentaires sur l'Archipel et que nul à part
vous ne sait ce que représente ce pendentif : alors, quel
intérêt ?
Mais vous avez sans doute
raison : on ne se refait pas... Toutefois, s'il n'y a vraiment rien,
alors j'vous d'mand'rais rien, j'suis comme ça, moi, droit
dans mes bottes !
éclate de rire et choque son verre
contre celui d'Asherah, puis le vide d'un trait.
Asherah
reste surprise face à cette soudaine joie qui semble saisir le
nain. Encaisse du poignet le choc brutal du verre du nain, et avale
finalement le contenu de son verre. Se remet à pense à
son passé et répond au nain
Il y a des choses
que rien n'efface, pas même la domination des autres et du
monde, l'aventure, l'or... Effectivement, je suis la seule
Elémentaire du feu sur l'île, et la guerre l'explique en
partie.
S'assombrit
Cependant, si d'autres se
mettaient à arriver, je ne suis pas sûre qu'il
m'accueilleraient chaleureusement.
Son jeu de mot l'embarrasse
plus que ne la fait rire, mais elle poursuit
Quand je dis,
"plaisir", ça n'est pas forcément à
prendre à la lettre... Les êtres peuvent se retrouver
régis par des sentiments bien paradoxaux. Cette pierre a été
plus que difficile à obtenir, et j'y ai laissé
beaucoup. Elle est loin de me rappeler de bons souvenirs, et
pourtant, elle devait être sertie...
Eclate
de rire en entendant le jeu de mots involontaires de l'Elémentaire.
Puis, reprenant — difficilement — le contrôle de ses côtes,
il l'écoute, très intéressé.
Ah
oui ? Et qu'est-ce que ça vous a coûté, j'peux
l'savoir ? Et une aut' bière pour notre table, par Ömberly
!
Se
retrouve soudain saisie devant le rire sincère du nain. Elle
ne peut s'empêcher de rougir légèrement tellement
ce genre de situation lui est devenue étrangère. Elle
tente de sourire cependant, se laissant aller à des sensations
longtemps oubliées. Mais son regard reste pensif et amer
lorsque le nain l'interroge. Elle saisit sa bière pour se
donner un peu de courage et plonge ses yeux dans ceux du nain pour
observer sa réaction
J'ai perdu la reconnaissance de
mon peuple pour ce caillou...
Elle n'ose pourtant pas
continuer
Je ne pense pas que vous ayez entendu parlé
des rites chez mon peuple... je me trompe ?
Ca
s'pourrait... ou p'têt' pas. D'toute manière, j'ai un
pot de bière, mes deux oreilles et ce qui reste de ma tête,
alors j't'écoute, Pyrlâd, tout ça m'intéresse;
si c'est une histoire de mort, de sang, de violence et de trésor,
par Gerfenssar ! Raaah, ça m'rappelle mon jeune temps, par les
bottes de sang d'Almingar !
Frappe la table du poing. Se lève
et dégaine sa hache. Bien qu'éméché, le
Nain fait preuve d'une rare virtuosité lorsqu'il entame un
ballet solitaire dans l'auberge. Non pas qu'il soit gracieux, comme
un Elfe par exemple, mais l'efficacité des ses feintes et de
ses mouvements rageurs fait peur et plaisir à voir. Il se
trouve bien quelques coiffes et quelques plumes ornant ses coiffes
qui quittent quelques fronts outrés, mais le Nain s'en soucie
comme d'une guigne. Se trouverait-il quelqu'un pour lui tenir et à
l'instant il rejoindrait un autre monde, quel qu'il soit.
Asherah
ne put réprimer un sourire carnassier quand Dalunar prononça
le mot violence et trésor. Elle le vit trancher des plumes et
même des bouts d'étoffe, et le regarda faire avec
plaisir. Cela faisait longtemps qu'elle ne sétait pas "amusé"
avec quelqu'un... Cependant, elle se demanda si Dalunar allaitêtre
sensible à son histoire. Allait-il vraiment percevoir ce que
cela pouvait représenter ? Peu importait quelque part, après
tout. Et peut-être même que cela la soulagerait d'en
parler. Elle s'adossa mieux contre sa chaise, la tête
renversée, les yeux fermés, et réfléchit
quelques instants
... Par où commencer... ? ...
Elle
rouvrit les yeux et se pencha très légèrement
vers le nain
Vous savez peut-être que les Elémentaires
du Feu sont très solitaires et individualistes. Nous vivons
dans des sortes de clans très restraints et fermés à
toute intrusion extérieure... même à des gens de
notre propre race parfois. Il arrive aussi que certains clans se
livrent même des combats sanglants. La notion de famille est
presque inexistante chez nous, tout comme les notions de race et de
"clan" sont relatives. Ce dernier peut-être considéré
comme une famille, étant donné la sécurité
qu'il apporte. Sans y être totalement dépendants les uns
des autres, on veille à ce que rien n'arrive. Pourtant... avec
la venue des humains, tout a changé.
Elle scrute le
visage du nain pour tenter de percer à jour ses pensées.
Les
clans sont devenus encore plus hostiles les uns envers les autres, et
un climat de tension constante s'est installé. Le problème
est que je suis loin d'être âgée, et je n'ai donc
pas connu la "période dorée" de ma race. En
réalité, mes parents ont dû être tués
dans une lutte entre deux clans, et j'ai donc été
recueillie par un clan différent du leur. J'ai été
élevée plus ou moins comme une étrangère,
toujours solitaire même si on veillait sur moi de
loin.
Quoiqu'il en soit, je n'ai jamais été
réellement acceptée. Or après que les humains
ont cherché à exterminer les différentes races,
mon peuple est devenu nomade, et il a désiré former ses
membres. Dès le plus jeune âge, on nous entraînait
au combat, à maîtriser nos pouvoirs, ... Et il est
arrivé un jour où nous sommes allés à une
sorte de grand rassemblement qui regroupait divers clans. Je n'avais
jamais vu autant d'élémentaires ! Il semble que le
sujet était tabou car lors du voyage, je me suis bien rendue
compte qu'un but était visé, mais personne ne voulait
répondre à mes questions. Tout le monde avait l'air
inquiet...
Les souvenirs remontent de plus en plus clairement
à sa mémoire mais Asherah hésite à
poursuivre son récit : elle se demande à présent
pourquoi elle retrace toute cette histoire à un nain qui n'en
a probablement rien à faire. Regardant la porte, elle pense à
se lever pour partir.
C'est bien l'une des rares fois de sa vie où le Nain n'est pas nombriliste, presque en état de grâce. Après s'être rassis, avoir vidé d'un trait son bock et rempli de nouveau celui-ci, il pose les coudes sur la table, le menton dans la main et, les yeux fixés sur sa compagne, il écoute de toutes ses oreilles. Ne cherche pas d'inutiles mots. Espère que sa conduite forcera simplement la jeune femme a poursuivre et à achever son histoire qui s'annonce palpitante.
Se
retournant alors vers Dalunar, elle le voit, plus calme que jamais.
Aurait-elle réussi à l’intérêt quelque
peu avec son histoire ? Qui eut dit qu’elle aurait pu briser la
glace aussi facilement…Quoiqu’il en soit, son air curieux
l’encourage et lui donne envie de continuer. Mais elle espère
que ce n’est pas une ruse du nain pour entendre l’histoire
jusqu’au bout.
Nous avons donc fini par arriver dans un
endroit plutôt montagneux ; il était difficile de
supporter un tel froid pour nous, les jeunes, qui y étions peu
habitués. Des tentes furent dressées partout dans la
plaine, en fonction des différentes tribus, et c’est alors
que je me suis rendue compte que quelque chose n’allait pas : si
notre tribu était de taille moyenne, j’ai pu me rendre
compte qu’il en était de bien plus grandes ! Et aussi, j’ai
pu constater que certaines étaient au bord de l’extinction.
Les jeunes ayant été rassemblés, j’ai voulu
discuter avec ceux que je connaissais pour leur parler, leur demander
les raisons de tout ceci. Mais comme il en avait toujours été
le cas avec moi, on se tut ; personne ne daigna me répondre.
Plusieurs jours passèrent, et je crois que je n’ai
jamais été aussi impatiente et tendue. Je me serais
crue prisonnière…et tellement seule alors que nous étions
tout un groupe. On était tous plus ou moins cloîtrés
dans une tente large, sans en sortir bien qu’on ne nous ait pas
donné d’interdiction formelle. Je ne sais pas combien de
jours s’écoulèrent exactement, mais ça doit
rester peu important, malgré mes impressions.
Elle
frissonna tout en se rappelant ce qu’elle racontait, et surtout, en
anticipant la suite…
On vint nous chercher plus tard, sans
un mot, et tous les élémentaires se mirent alors en
route vers un plateau recouvert des grands rochers, à partir
duquel la montagne était facilement accessible. C’est à
ce moment là que tout devint clair, car un des élémentaires
qui semblait être un chef reconnu vint se poster en haut d’un
rocher pour parler à la foule. Il expliqua alors le pourquoi
de notre venue ici, et le but… j’étais mortifiée.
C’est la première fois que j’entendis parler des attaques
des humains, et je compris alors pourquoi certains clans étaient
peu nombreux, et je réalisai que le notre avait dû subir
beaucoup d’attaques, surtout que nous étions une fusion de
plusieurs clans.
Elle esquissa un sourire amer, et une
étrange lueur passa dans ses yeux
Un responsable de
notre groupe s’approcha de moi et m’avoua donc que mes parents
avaient été tués alors qu’un raid humain
s’abattit en pleine lutte entre deux clans. On me dit que mes
parents furent lâchement abandonnés sans qu’on sache
s’ils étaient vraiment morts ou pas. Et c’est ainsi que
j’ai intégré un clan différent de celui de mes
parents.
Bouge sur sa chaise, et s’arrête de tourner son
verre entre ses mains pour avaler une gorgée de bière
avant de recommencer à parler.
Quoiqu’il en soit, je
n’ai jamais entendu quelqu’un exciter autant de haine à
une foule. Et quel en était le but ? Il voulait former dans
chaque clan un guerrier plus puissant que tous ceux présents
qui avaient amassés une belle expérience, un
élémentaire sans pitié et qui aurait appris à
vaincre ses peurs, afin de pouvoir lutter plus facilement contre les
hommes… et je les soupçonne d’avoir voulu monter une armée
de mercenaires. Ils nous avaient donc rassemblés, nous les
jeunes, afin de nous lancer dans la montagne pour engager une lutte à
mort.
Elle ferma les yeux pour continuer, tant les images qui
lui revenaient à la mémoire étaient fortes
Nous
devions donc, une fois seul, résister aux assauts du froid
pour prouver que nous étions aptes à survivre dans
n’importes quelles conditions. En luttant les uns contre les
autres, nous étions censés améliorer toutes nos
techniques de combat, et également mieux maîtriser notre
pouvoir d’élémentaire. Nous devions gravir la
montagne à la recherche d’un objet… d’une pierre, but
secondaire de la quête qui prouverait que nous avions terminé
notre enseignement.
Elle rouvrit les yeux et saisit son
collier pour le déposer entre les mains de Dalunar
Une
pierre… couleur de sang, très rare, et difficile à
obtenir, qui reflèterait tant notre race, que l’épreuve
que nous avions traversée. Certains sont redescendus avant
d’avoir commencé, apeurés, effrayés même,
ou alors parce qu’ils étaient trop faibles… et ils ont été
tués par notre propre race. Certains sont morts en chemin, de
froid, de faim, de soif… Et les plus forts, se sont entretués.
J’ai pu vite m’apercevoir que la colère et l’inimitié
que j’avais l’impression que l’on ressentait envers moi étaient
réelles. Je fus la première cible, on s’acharnait
contre moi, mais j’ai développé une résistance
à toute épreuve… et je les ai tués. Tous ceux
qui n’ont pas eu l’intelligence de fuir quand je les ai repoussés
sont morts entre mes mains. J’ai mis énormément de
temps à trouver cette pierre, et quand je l’ai eu trouvé,
comme je n’avais aucune connaissance pour ce qui touche à
l’extraction des métaux, j’ai eu un mal fou à
l’extraire de son rocher… Je vous passerai les détails…
Penche la tête sur le côté, et son visage
semble plus rose que jamais
Lorsque je suis redescendu de la
montagne, j’ai bien retrouvé sur mon chemin les corps de mes
semblables… et si horrible que cela puisse paraître, je n’ai
eu que plus de facilité à trouver mon chemin…
Le
regarde dans les yeux
On n’oublie jamais le visage de
quelqu’un que l’on a tué…
Quand je suis enfin
arrivée sur le plateau qui accueillait le camp, j’ai entendu
des cris lorsque quelqu’un m’a aperçue, et tout le monde
s’est précipité. Leurs regards étaient si
inquiets, si horrifiés, que je me suis vite posée des
questions. Le chef de la tribu saisit la pierre de mes mains,
l’observa fébrilement, et me la jeta au visage. Ils avaient
sous-estimé la difficulté des la quête : j’étais
apparemment la seule survivante… tous étaient morts ou
avaient été tués. Personne ne chercha à
me tuer bien entendu, et je fus reniée et chassée. Et
j'ai donc dès lors commencé à rôder et à
vivre seule.
Elle passa une main sur son front pour en
mesurer la chaleur, puis dans ses cheveux pour s’assurer qu’aucun
flammèche ne les parcouraient, puis regarda Dalunar, et dans
ses mains, la pierre
Peut-être que vous mesurez
maintenant ce que symbolise cette pierre… et ce qu'elle m'a coûté.
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Le chapitre n'est pas terminé mais j'ai voulu poster ce bout déjà. J'éditerai plus tard dès que ce sera fini.
J'espère que ça vous plaît !