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Fiction » Romance » A propos d'hier soir font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ivrian
Fiction Rated: M - French - Romance/Humor - Reviews: 41 - Published: 12-08-05 - Updated: 12-08-05 - Complete - id:2065022

A propos d’hier soir…

Résumé : Vous vous réveillez nu dans les bras de votre meilleur ami, et là… vous hurlez ! Bon sang ! Mais qu’est-ce qui s’est passé hier soir ??!! Attention, m/m, slash ou yaoi, si vous préférez. M.

Vous vous éveillez un beau matin en sentant les rayons du soleil caresser votre visage. Vous avez chaud, vous vous sentez bien. Votre corps délicieusement engourdi hésite encore à s’arracher aux méandres du sommeil.

Ensuite, la situation se présente à vous sous forme de flashs, rapides mais de plus en plus précis. Vous prenez tout d’abord conscience que votre corps est nu, enveloppé d’une bienveillante chaleur. Puis vous vous rendez compte que cette douce chaleur est loin de vous laisser indifférent.

Vous bandez.

Dans votre demi-sommeil, vous souriez. Jusque-la, rien que de très normal. Après tout, vous êtes un adolescent de dix-sept ans, avec des hormones tout ce qu’il y a de plus actives.

Machinalement, vous laissez votre main descendre le long de votre torse plat (Merci le sport !) et toucher presque négligemment votre gland durci.

Désormais, le sommeil s’éloigne et vous froncez les sourcils.

Vous ne dormez jamais nu.

Vous portez toujours un boxer pour couvrir cette délicate partie de votre anatomie dont, avant vos seize ans, vous n’auriez jamais cru qu’elle puisse intéresser autant de monde. Ça fait déjà quelques mois que vous repoussez les avances de celles (et de ceux !) qui en veulent à votre vertu…

Donc, pas de boxer la nuit dernière…

Vous déglutissez, et vous vous rendez compte que votre haleine est bizarrement pâteuse, voire nauséeuse. Comme si vous aviez ingurgité un peu trop d’alcool la veille… Certes, votre constitution vous permet de mieux supporter l’abus de boisson que la plupart de vos camarades, mais vous n’en êtes pas moins sujet à la gueule de bois.

Et là, vous avez l’impression que vous en tenez une carabinée !

Avec précaution, vous faîtes un léger mouvement, toujours sans ouvrir les yeux, et votre respiration se bloque dans votre poitrine. Votre sexe, si dur qu’il en est devenu douloureux, entre en contact avec quelque chose de doux et de tendre.

Votre cerveau, n’osant comprendre ce que vos sensations lui indiquent, ordonne à votre main de se poser sur l’objet en question. Vous caressez une surface ferme, charnue et chaude à souhait.

Vous bandez de plus en plus… Il ne manquait vraiment plus que ça !

Et soudain, vous constatez que la surface bouge sous vos doigts, en un mouvement explicite de plaisir.

Des fesses, vous êtes en train de caresser des fesses.

Là, vous ouvrez enfin les yeux.

Il y a quelqu’un dans votre lit. A côté de vous.

Il y aurait donc une forte probabilité pour que vous ne soyez plus vierge…

Soudain, votre cœur bat à deux cent kilomètres heure.

Prudemment, vous détaillez le « corps du délit ». Une masse de cheveux bruns, emmêlés, dépassent des draps.

Bien réveillé cette fois-ci, vous tirez délicatement les couvertures pour ne pas réveiller le dormeur et l’identifier en paix. Votre cerveau fonctionne à toute allure, mais pourtant, impossible de vous rappeler les événements de la soirée !

Vous vous souvenez vaguement d’une fête dans le dortoir du pensionnat, de vos meilleurs amis vous suppliant de vous lâcher enfin, et de l’alcool coulant à flots.

Le corps qui se dévoile pourrait avoir été sculpté par un artiste, tant les formes, les courbes, les pleins et les déliés sont superbes.

« La nature fait vraiment bien les choses, pensez-vous. »

Vous êtes de plus en plus excité. S’il remue encore ne serait-ce qu’une fois son délicieux popotin, vous savez que vous allez jouir.

Vous inspirez fermement pour regagner un semblant de contrôle sur votre traître de corps, mais votre main décide de ne pas écouter votre cerveau, qui lui intime l’ordre de ne pas bouger. Elle glisse lentement vers le membre de l’inconnu, et ô surprise ! Ces attouchements matinaux sont loin de l’avoir laissé insensible, lui aussi.

Un gémissement sort des lèvres du dormeur alors que vous laissez sensuellement glisser vos doigts le long de sa chair fine. Vous imaginez les veines gonflées, le mauve délicat du gland, et inconsciemment, vous frottez votre membre contre les fesses fermes.

Et là, alors que vous êtes tous deux au bord de la jouissance… votre partenaire se retourne et plonge ses orbes rêveuses dans les vôtres.

Il y a une seconde de silence. Une de ces secondes ou tout peut basculer dans le pire comme dans le meilleur. Sauf que là, ce serait carrément plutôt le pire.

Une seconde d’angoisse, d’horreur absolue. Pour un peu, vous vous croiriez presque dans une mauvaise série B. Et soudain…

— Tristan ? !

— Si… Simon ? !

Vous bondissez hors du lit en hurlant, les draps pressés contre votre corps. Le problème, c’est qu’il n’y a plus rien pour couvrir la (magnifique !) nudité de votre meilleur ami.

Et qu’il bande toujours. Sous vos yeux exorbités.

Vous vous décidez enfin à rompre le pesant silence et à poser la question.

— Mais qu’est-ce qui s’est passé hier soir ???

Votre meilleur ami, celui que vous connaissez depuis l’école primaire, votre quasi-frère, l’homme sur lequel vous fantasmez en secret depuis l’année dernière, le seul à qui vous aimeriez offrir votre virginité, passe une main dans ses cheveux indisciplinés.

Et là, vous vous rendez compte qu’il l’a peut-être bien prise, votre virginité…

GLOUPS !!!

— Qu’est-ce qui s’est passé, bon sang ???

Vous êtes quasiment hystérique.

— Calme-toi, je n’en sais pas plus que toi ! répond-il tranquillement.

Vous êtes carrément scié. C’est VOUS, le père peinard, le sage du pensionnat. C’est vous qui n’élevez jamais la voix et qui raisonnez toujours avec logique. Simon, lui, c’est l’impulsif, le coléreux, le fonceur. Votre antithèse.

Autrement dit, c’est Simon qui devrait être aux cent coups et vous en train de le réconforter, et non l’inverse.

— Cool, Tristan, répète-t-il d’une voix apaisante. Je suis certain qu’il y a une explication rationnelle.

Le détachement avec lequel il prend les choses vous laisse médusé.

Vous en oubliez de vous mettre dans tous vos états.

Par contre, vous n’oubliez pas de reluquer sous toutes les coutures votre viril ami et peut-être… amant.

Vous vous prenez la tête dans les mains et vous asseyez au bord du lit. Vous êtes au désespoir. Ce n’est pas comme ça que vous aviez rêvé de vous retrouver dans ses bras.

Non, vraiment pas…

Une main caresse soudain vos cheveux avec… tendresse ? Bizarrement, ça vous donnerait presque envie de pleurer.

— Tristan, s’il te plait, ne prends pas ça au tragique…, vous murmure votre meilleur ami.

Et il vous semble entendre du regret dans sa voix.

Du regret ? Non, vous devez vous tromper. Le seul regret que Simon pourrait avoir, c’est d’avoir couché avec vous. Lui, le tombeur de ces demoiselles, la coqueluche des lycéennes serait certainement dégoûté s’il venait à apprendre vos sentiments les plus intimes à son sujet.

A savoir que vous, Tristan, gay refoulé depuis un an, vous fantasmez sur lui et son corps de dieu grec.

A ce propos, vous prenez subtilement conscience de la bosse qui déforme les draps et vous tentez subrepticement de vous dissimuler davantage.

Simon a un sourire rempli de tristesse.

— Hé, je ne vais pas te violer, rassure-toi…

— Je sais, le coupez-vous avec plus de violence que vous ne le souhaiteriez, tu préfères les filles !

— Non, rectifie-t-il, ce sont les filles qui me préfèrent.

Vous nagez en eaux troubles, vous venez d’entrer dans la quatrième dimension. Là, c’est certain, il vous faut un décodeur. Car vous n’osez deviner ce que votre ami essaye de vous confier, même si votre sixième sens, hyper-développé sur le sujet Simon-le-tombeur, a compris à demi-mot.

— Simon… tu es vierge ?

Il rougit violemment. Le Casanova de la pension, le garçon insolent et baratineur qui tourne la tête à toutes les filles… n’aurait aucune expérience ?

Impossible !

Et pourtant, vu la manière dont il évite votre regard…

— Ça va, n’en fais pas tout un plat, okay, Tristan ?!

Le ton est abrupt, voire franchement tranchant. Votre intuition vous indique que Monsieur est vraiment, vraiment, très mal à l’aise.

Vous ne savez que faire pour ne pas paraître vous moquer de lui, alors vous lâchez la chose la plus stupide qui soit.

— Mais moi aussi, je le suis !

Et la, vous réalisez qu’il est peut-être temps de parler au passé de vos belles vertus à tous deux.

— Et mer… deuh…

Simon vous lance un regard goguenard, dans lequel s’est glissé (comme vous pouvez le constater) une once de défi.

— Dis, Tristan… Il y a de fortes probabilités que nous ayons fait des folies de notre corps, hier soir… Alors…

— Alors ? demandez-vous, le cœur battant.

— Chiche qu’on le refait !!!

Vous êtes indigné. Outré. Au bord de l’explosion. Mais aussi triste et déçu.

La déception l’emporte. Vous vous levez, le plus dignement possible, et ramassez vos affaires en ignorant le porc qui vient de vous faire cette suggestion diabolique et… tentante. Une main se pose sur votre bras et vous force à vous retourner pour affronter le visage sévère et grave de votre meilleur ami.

— Je suis sérieux, Tristan.

Vous vous faîtes violence pour ne pas lui flanquer un bon coup de poing dans la figure. Comment peut-il ne serait-ce qu’une seconde bafouer ainsi vos sentiments ???

La seconde d’après, il a pris vos lèvres, et votre indignation fond comme neige au soleil.

— Après tout, murmure-t-il contre votre peau entre deux baisers, ce n’est pas comme si on ne l’avait jamais fait…

Votre seule réponse est un gémissement incohérent. Soudain, toutes vos objections vous paraissent futiles et sans fondements. Seuls importent ce corps dur pressé contre le vôtre, ce membre viril qui frôle le votre à travers le drap froissé. Avec un cri étouffé, vous vous cramponnez à son cou comme si vous étiez sur le point de vous noyer.

Votre bouche trouve la sienne et s’en empare, dans un baiser qui a tout d’une morsure. Violent, passionné et sensuel. Votre langue n’en finit pas d’affronter la sienne, vos mains ne se lassent pas de caresser ses fesses fermes. Vous ne remarquez même pas que le drap est tombé à terre et que vous frottez lascivement chaque partie de votre corps contre le sien…

— Tristan, gronde-t-il, j’ai envie de toi…

Vous voudriez bien lui répondre, mais le désir vous submerge comme une marée noire. Vous êtes incapable d’articuler le moindre son cohérent. Vous plongez avec délice dans le péché.

Luxure et stupre. Vous brûlerez dans les flammes de l’enfer. Et pour le moment, vous vous en foutez pas mal.

Votre meilleur ami, votre quasi-frère (Quelle est la position de l’église au sujet de l’inceste, déjà ?) vous bascule sur le lit avec une vigueur accrue. Tout ce que vous pouvez faire, c’est planter vos mains dans ses cheveux et gémir, hurler et crier à qui mieux mieux, et même appeler votre mère. Mais la chère femme filerait tout droit chez son confesseur si elle était témoin de la scène !

Simon vient de vous « prendre en bouche », il enfonce d’un mouvement animal votre membre au plus profond de sa gorge et commence à vous sucer voluptueusement.

C’est l’enfer. C’est le paradis. Et s’il continue… vous allez… vous allez…

Vous allez jouir, mais votre sadique ami en a décidé autrement. Il retire brusquement ses lèvres divines de votre virilité, vous arrachant un soupir de frustration. Fort heureusement, le regard lubrique qu’il vous lance vous fait immédiatement comprendre son souhait. Vous n’avez jamais eu besoin de mot pour vous comprendre, tous les deux… tellement vous êtes sur la même longueur d‘ondes.

Lentement, il se place au dessus de vous et vous admirez la vue imprenable sur son magnifique fessier, avant de le prendre à votre tour dans votre bouche. La sensation est extraordinaire. Avec gourmandise, vous léchez le gland déjà humide, savourant la délicieuse amertume qui s’en échappe. Et bientôt, par un curieux effet de mimétisme, chacun de vous se met à reproduire les mouvements de langue, de gorge, de palais de l’autre.

Vous glissez lentement un doigt le long de l’intimité de votre petit camarade de jeu, et l’enfoncez sans préambule dans l’étroit orifice que vous allez bientôt combler de vos bienfaits. Car vous l’avez décidé, Simon sera à vous.

La tension soudaine de son corps vous fait comprendre que votre petit mouvement en ciseau n’est pas passé inaperçu. De délicieux gémissements s’échappent de sa gorge et vibrent le long de votre membre raidi.

Il rejette brusquement la tête en arrière et articule avec difficulté :

— Putain… prends-moi !

Vous ne vous faites pas prier. Vous courrez chercher votre lubrifiant personnel : le pot de miel que votre chère maman vous a envoyé la semaine dernière. Ça doit avoir bon goût, un Simon au miel…

Vous enfouissez vos doigts recouverts de miel dans son intimité avec douceur. La sensation le fait sursauter, mais il se relaxe aussitôt, signe que ce n’est pas vraiment désagréable. Allongé, alangui, les yeux mi-clos, il vous regarde tout en se masturbant sans complexe. Vous enlevez sa main et fixez son membre avec gourmandise.

— Pas touche, c’est à moi !

Simon éclate de rire, mais son rire se bloque dans sa gorge tandis que vous écartez ses fesses et commencez lentement à le pénétrer. Il est si étroit que vous avez peur de lui faire mal, et de plus, vous ne savez pas si vous pourrez vous contrôler suffisamment. Vous êtes au bord de l’explosion. Un soupir, un relâchement de la tension musculaire, et en un instant, vous êtes complètement à l’intérieur. Reflétée dans ses yeux, vous voyez la même lueur d’émerveillement que dans les vôtres. Vous vous sentez soudain si complet que vous pourriez en pleurer de bonheur.

— Tristan… , murmure-t-il soudain, bouge…

Comme douées d’une vie propre, vos hanches amorcent un mouvement de balancier, qui ajoute encore à l’exquise sensation de possession. Le visage de Simon est détendu, il marmonne des paroles incompréhensibles. Vous fermez les yeux pour mieux savourer les sensations, et vous commencez à pousser plus fort. Soudain, votre pénis heurte un point sensible et votre amant laisse échapper un cri de pur plaisir.

— Christ ! Ooooh… Refais-le encore !

Et vous obéissez.

Votre membre heurte, encore et encore, le point G du corps aimé. Sa prostate. Et c’est tellement bon que vous voudriez que ça dure toujours, mais vous sentez qu’aucun de vous deux ne pourra plus se retenir bien longtemps. La jouissance est là, elle arrive par vagues toujours plus brutales, et vous augmentez la cadence en un rythme de plus en plus anarchique.

— Plus fort… plus fort, Tristan !

Votre mouvement de va-et-vient est si rapide que vos testicules s’abattent à chaque fois sur ses fesses, provoquant une délicieuse irritation. Vos peaux sont en sueurs, vos respirations haletantes, et soudain, la décharge de plaisir est si forte qu’elle vous arrache un cri mutuel de plaisir. La tête en arrière sur l’oreiller, Simon déverse sa semence sur votre abdomen et la seconde suivante, vous êtes pris dans votre propre orgasme, tellement intense, tellement puissant, que vous devez lutter pour garder conscience.

C’est donc ça, que les gens appellent La petite mort

Vous vous abattez contre votre meilleur ami et nouvel amant, et il vous serre contre lui. Lentement, vous reprenez tous deux une respiration normale. Simon vous caresse les cheveux, et, un peu inquiet, vous ne pouvez vous empêcher de demander :

— Est-ce que ça va ?

Il vous sourit avec une tendresse qui vous fait fondre.

— Je comprends pourquoi on en fait tout un plat… c’est vachement mieux qu’une branlette !

Ses yeux brillent de malice. Il vous taquine éhontément.

Vous amorcez tous deux une bagarre d’oreillers, entre deux crises de fou rires, lorsque l’on frappe à la porte. Vous échangez un regard horrifié, mais avant d’avoir pu dire quoi que ce soit, les autres membres du « Quatuor infernal », ainsi qu’on vous surnomme au pensionnat, Julien et Patrick, sont déjà entrés et ont bondi sur votre lit.

— Bien dormi, les mecs ? ! hurle Julien.

— Pas trop la gueule de bois ? renchérit Patrick.

Quelque chose vous trouble. Ils n’ont pas spécialement l’air de trouver bizarre de vous trouver ensemble, nus comme des vers, dans le même lit. Jetant un bref coup d’œil en biais à Simon, vous constatez qu’il fronce lui aussi les sourcils. Vous rougissez en imaginant soudain qu’à peine dix minutes plus tôt, ils vous auraient trouvés, lui et vous, dans une position… fort compromettante.

— Qu’est-ce qui s’est passé, hier soir ? demandez-vous.

Julien et Patrick échangent un regard interloqué.

— Vous ne vous rappelez pas ?

Simon hoche négativement la tête. Julien éclate de rire.

— Bon sang, ça ne m’étonne pas ! Quelle cuite !!!

— Vous étiez tellement saouls qu’il a fallu qu’on vous mette au lit, explique Patrick. Vous vous étiez endormis dans la salle commune et vous ronfliez comme des malades !

— On a pas eu le cœur de vous laisser comme ça, et on vous a traîné dans la chambre de Monsieur le délégué de classe ! ajoute Julien en s’inclinant ironiquement devant vous. On a eu du bol de pas tomber sur le surveillant général !

Vous ne relevez pas l’impertinence. Vous avez déconnecté au moment ou vous avez compris que Simon et vous-même n’avez fait que dormir dans le même lit. Votre meilleur ami est blême, et vous imaginez que votre teint doit approximativement présenter la même teinte cadavérique que le sien. Julien doit sentir que quelque chose de bizarre vient de se produire, car il vous fixe tour à tour avec inquiétude.

— Vous êtes sur d’être OK, les gars ?

— Je vais être malade… , murmurez-vous.

Vous avez à peine le temps de courir jusqu’au toilettes et d’y soulager votre estomac. Vous étiez encore vierge ce matin… Vous avez fait l’amour avec votre meilleur ami alors qu’il ne s’était rien passé la veille !

Lorsque vous relevez la tête, quelques minutes plus tard, Simon vous regarde d’un air soucieux.

— Ils sont partis déjeuner, explique-t-il. Je leur ai dit qu’on les rejoindrait plus tard.

Vous baissez la tête, honteux.

— Tristan, regarde-moi.

Vous croisez son regard et ce que vous y lisez vous laisse pantois. De la tendresse, de l’angoisse, de… l’amour ?

— On avait rien fait, Simon.

Votre voix s’étrangle, mais son visage s’adoucit davantage.

— ça ne veux pas dire pour autant que je regrette ce qui s’est passé, murmure-t-il avant de faire la grimace. Quoi que mon postérieur, lui, va m’en vouloir un certain temps !

Vous êtes au bord des larmes, mais vous ne savez pas si ce sont des larmes de joie ou de chagrin. Après quelques secondes d’hésitation, vous vous abattez en riant contre son torse. Il vous serre contre lui et vous embrasse tendrement les cheveux.

— Je t’aime.

Votre aveu ôte un poids de vos épaules. Vous avez enfin admis ce que vous éprouviez pour lui. Sa bouche trouve la vôtre, la dévore, et pendant un long moment, vous oubliez le monde extérieur. Lorsqu’il vous relâche, il enfouit son visage au creux de votre cou, là ou la peau est si fine et si sensible.

— Je t’aime aussi, Tristan, murmure-t-il dans un souffle. Ça fait un moment que je voulais te l’avouer, mais je ne savais pas comment m’y prendre.

Vous êtes heureux. Tout bêtement. Vous croyez enfin ce que ses yeux vous disent.

Et lorsque, quelques minutes plus tard, il s’enfonce en vous et vous fait l’amour avec toute la passion qu’il éprouve, vous ne pouvez que vous soumettre, et crier des paroles incohérentes de bonheur.

Bonheur de le sentir au plus profond de vous-même.

Bonheur de ne plus faire qu’un avec lui.

D’avoir enfin trouvé votre moitié.

Vous ne pouvez que vous réjouir du fait qu’un quiproquo vous ait permis de dévoiler vos sentiments l’un pour l’autre. Bénis soient les soirées trop arrosées et les malentendus !

Ensuite, vous vous sentez lentement glisser dans un brouillard cotonneux. Morphée, de nouveau, vient vous rendre visite.

Lové contre celui que vous aimez, vous oubliez vos amis qui doivent vous attendre pour le petit déjeuner, les professeurs qui vont signaler votre absence en cours, ainsi que votre rôle de délégué de classe responsable.

De toute façon, vous dormez déjà.

FIN


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