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Auteur : Kokoroyume
Disclamer : Mers persos, dommage pour eux XD
Vouii! Déjà de retour ! ( un grandmerci à tous les reviewers de ma prédédentes fic !!! ça m'a fait super plaisir !) J'ai retrouvé mon vieux cahier alors voici la "retranscription informatique", si l'on peut dire, de cette fic qui date de deux ans déjà.
Nyaaah! Attention ! Torturage de persos à l'horizon !
Dépendance
Chapitre I
Le vent était doux, les nuages nombreux et le soleil déjà haut sur l'horizon.
Le parc était désert, en cette matinée de début de printemps, à l'exception d'un jeune homme assis sur un banc.
Le jour n'était pas levé depuis longtemps, une heure tout au plus, et Gabriel profitait de cette solitude pour observer la simplicité qui l'entourait. Une feuille emportait par le vent, un oiseau rejoingnant son nid, tout cela lui semblait si innocent et si vrai face aux veines complications qu’entraînait sa vie de jeune adulte. Bien sûr, il savait pertinemment que cela n’était rien en comparaison de ce qu’il rencontrerait lorsqu’il finirait ses études. Mais, plus encore que durant son adolescence, Gabriel appréciait chaque seconde qui le coupait du rythme effréné de ses cours et ces quinzes jours d’interruption étaient pour lui une bénédiction.
Il se leva et ramassa son sac qu’il avait abandonné sur la pelouse fraîchement tondue.
En arrivant dans le parc, la première chose qu’il avait faîte, en ce premier dimanche de vacances, avait été de s’allonger dans l’herbe sans se soucier de la rosée qui atteignait ses vêtements.
- Salut
Gabriel était encore debout, son sac à dos à la main, lorsqu’il se retournan. Le visage lui semblait familier mais il se contenta d’un léger hôchement de tête.
- C’est vrai que nous ne nous sommes jamais parlés. Je suis à l’ESSM (Etudes Supérieurs des Sciences et Mathématiques) en 2ème année, comme toi, mais en section physique. Je m’appelle Frédéric. Toi, c’est Gabriel, si je ne me trompe pas ?
Effectivement, il se souvenait l’avoir vu à plusieurs reprises dans des classes voisines aux siennes.
- Cela faissait longtemps que je voulais te parler mais je n’ai jamais trouvé le bon moment, continua-t-il.
- Me parler ? s’étonna Gabriel.
Une impression bizarre s’insinuait en lui. Pourtant le jeune homme ne paraissait pas menaçant. Ce Frédéric était légèrement plus petit que lui, il avait les cheveux mi-longs blonds cendrés et un nez fin mais si discret qu’il paraissait plus jeune qu’il ne l’était.
- Ca ne te dérange pas si on marche quelques instants ? demanda Frédéric.
- Non, pas du tout, lui répondit-il.
Le parc se situant un peu à l’extérieur de la ville, la tranquilité y régnait comme chaque matin où il y était venu.
- Quel calme reposant, n’est-ce pas ? Je crois que j’ai vraiment choisi le bon endroit pour ça, déclara-t-il.
Gabriel commençait à trouver ce jeune homme étrange.
- Qu’entends-tu pas ça ? Et que voulais-tu me dire ? demanda-t-il soudain méfiant.
Arrivant près d’un chêne imposant, Frédéric quitta le chemin de graviers et s’approcha de l’arbre. Gabriel le suivit.
- Cela fait plusieurs mois que je t’observe attentivement, déclara le jeune homme.
- Qu...
Avant de pouvoir en dire plus, Frédéric lui attrapa les poignets et l’obligea à se retrouver le dos contre le tronc du chêne. Ce jeune homme faisait preuve d’une force inattendue par rapport à son gabarit.
- Qu’est-ce qui te prend ? Lâche-moi ! cria Gabriel.
- Je t’ai observé jour après jour, continua-t-il, j’ai observé chacun de tes mouvements, chacun de tes gestes inconscients comme lorsque tu passes négligemment tes doigts dans tes longs cheveux noirs ou que tu souris discrètement lorsque tu contemples tes camarades de classes lancés dans une joute verbales. Je t’ai vu certaines fois concentré sur tes cours et d’autres fois le regard errant à travers la classe comme-ci tout te paraissait sans intérêt. As-tu conscience de l’envoûtement que peut provoquer chacune de tes actions ? Non, je ne crois pas et c’est cela qui te donne tout ton charme.
Il approcha son visage de celui de Gabriel tout en maintenant toujours aussi fermement ses poignets.
- Arrêtes ça tout de suite ! lâche-moi espèce de malade ! Sinon tu le regretteras menaça Gabriel.
- Et qui m’empêchera de faire ce que je veux ? Je suis plus fort que toi. Et puis, il n’y a personne autour de nous. Tu peux essayer d’appeler à l’aide si cela te fais plaisir, peut-être te trouvrais-je plus attirant encore !
Gabriel essayait de lui échapper mais rien n’y faisait, son étreinte était trop puissante.
- Je vais enfin pouvoir faire ce dont je rêvais depuis des semaines...
Non, ce n’était pas réel, se disait-il, ça ne lui arrivait pas à lui, c’était un cauchemar et il allait se réveiller.
Mais tout était bien vrai. Le corps du jeune homme frissonnait contre celui de Gabriel et il l’embrassait sauvagement. Frédéric prolongeait ce baiser avec insistance l’obligeant à y réagir.
Lorsque cela s’interrompit Gabriel resta tétanisé.
- Mmmh... Ce fût encore plus doux que je ne l’eus espéré, lâcha Frédéric tout en libérant le jeune homme de son étreinte.
A peine ses poignés étaient-ils libres, qu’il essaya de frapper son agresseur. Mais ce dernier para le coup facilement.
- Ce n’est pas bien d’essayer de me faire du mal, tu ne voudrais pas gâcher la magie de ce baiser mémorable ? Pour la première fois que j’embrasse un homme, j’ai trouvé cela particulièrement intéressant. Bon, je vais devoir te laisser.
- Tu crois que je vais te laisser t’en tirer comme ça ? Après ce que tu viens d’oser me faire ? dit-il à Frédéric.
Il se jeta sur le jeune homme qui s’était déjà éloigné de quelques pas. Son adversaire l’envoya au sol en un instant.
- Je t’avais prévenu. Là je dois vraiment y aller, alors à bientôt, mon beau Gabriel.
Il essaya de se relever mais sans succès, le coup que lui avait donné Frédéric avait était trop violent. Il se contenta seulement d‘observer avec rage la silhouette qui s’éloignait.
Peu à peu sa colère se transforma en néant et, lorsqu’il put enfin se mettre debout, il ramassa son sac et quitta le parc. Arrivé à son appartement, Gabriel s’allongea sur son lit tandis que son état de totale hébétude laissait place à la réflexion. Que pouvait-il faire ? Porter plainte contre ce malade ? Et que dirait-il à la poice ? Qu’un jeune homme de son école l’avait embrassé de force ? Non. Quelles humilation ce serait ; il entendait déjà les moqueries qu’il subirait. La meilleure solution était encore de régler cette affaire lui-même. « A bientôt », avait osé lui dire ce malade ? Eh bien, la prochaine fois qu’il le verrait, se disait-il, il lui ferait payer cet affront.
Mais malgré tout Gabriel se sentait sali, comme s’il venait d’être violé ? Ce Frédéric lui avit infligé une blessure qui, il le pressentait, jamais ne se refermerait. Car, même si cela l’avait pris par surprise, il n’avait pas réussi à se défendre et en avait ressenti la plus grande honte de sa vie.
A suivre...
Court, je sais, mais la suite ne tardera pas : ) Aimé? Pas aimé? Reviews Onegai !